POLITIQUE: Le PCQ, le parti d’un seul homme ?
Par Benoit Voyer
25 octobre 2025
Éric Duhaime était le leader qu’il fallait pour faire monter dans les sondages le Parti conservateur du Québec (PCQ). Ce n’est pas rien. De 10 à 14 % de l’électorat québécois est derrière lui. Malgré une montée timide dans les intentions de votes, il poursuit son ascension. Ainsi donc, pour les électeurs de centre-droit du Québec, il demeure l’homme de la situation pour l’élection générale de l’automne 2026.
Cependant, soyons honnêtes, tout est fragile pour le PCQ. Éric Duhaime fait cavalier seul. Il est à la tête du parti politique d’un seul homme. Il n’est pas encore un premier ministre en devenir. Pour cela, il devra présenter au public les membres de son futur conseil des ministres. Il le fait bien timidement.
À l’intérieur de sa formation politique, bien des membres se plaignent qu’il dirige le parti avec sa garde rapprochée du bureau de direction et qu’on ne tienne pas compte de leurs opinions. On ne se sent pas écouté, vraiment pas considéré et guère appuyé. Aussi, on se plaint qu’il soit devenu inaccessible. Plusieurs membres actifs songent à quitter le navire.
Lors d’anciens congrès du PCQ, on lui a reproché de faire un « one-man-show ». Par la suite, il est apparu régulièrement en public avec de potentiels candidats, mais sa vieille habitude de travailler en vase clos semble revenue. Chassez le naturel et il finit par réapparaitre.
Personnellement, je suis préoccupé par sa relève. Qu’adviendra-t-il du PCQ si Duhaime quitte ? À ma connaissance, il n’y a pas de candidats potentiels pour lui succéder. Cela voudrait dire que sans lui, il n’y a plus de PCQ.
Il serait peut-être temps qu’Éric Duhaime parte en précampagne électorale à la rencontre de ses membres afin de les écouter et de les mobiliser. De plus, il n’est pas trop tard pour se pointer plus souvent à des rencontres de presse et en public en mettant le focas sur ceux qui font le PCQ avec lui. En exemple, depuis l’élection partielle dans Terrebonne, quand a-t-on vu Ange-Claude Bigilimana, le président intérimaire, à ses côtés ?
POLITIQUE: Un lieu patrimonial
Madame Line Beauchamp,
ministre de la Culture et des Communications,
Le cloître des Carmélites, situé au 351, rue du Carmel, à Montréal -site de notre patrimoine qu'il faut absolument préserver - est menacé de disparaître, car le Groupe Prével, un promoteur, examine la possibilité d'acheter le bâtiment pour y ériger plusieurs condos.
Pourtant, selon une liste préparée par votre ministère et la Ville de Montréal, ce site a été identifié comme étant un lieu patrimonial à préserver. Le carmel a été construit en 1895 et 1896.
Est-ce que vous prévoyez intervenir prochainement dans ce dossier afin d'empêcher la disparition d'un autre lieu de notre histoire ?
Benoît Voyer, Montréal
(La Presse. 3 septembre 2004, p. A14)
Benoît Voyer, Montréal
(La Presse. 3 septembre 2004, p. A14)
TOURISME: Le Parlement du Québec, c’est vraiment chez nous ?
Par Benoit Voyer
24 octobre 2025
Avant-hier, dans la salle du conseil législatif du Parlement québécois, la présidente de l’Assemblée nationale du Québec, Nathalie Roy, regarde dans les estrades, situées au-dessus des députés, et lance aux visiteurs : « Mesdames, messieurs, le Parlement du Québec, c'est chez vous. Bienvenue ! »
Assis dans la dernière rangée de ce qui me fait penser au jubé d’une église, je suis étonné de cet accueil courtois. D’abord, je trouve ce petit mot bien gentil, mais, dans ma tête, la phrase résonne comme un écho : « c’est chez vous… ».
« Chez nous », la porte est toujours grande ouverte et il n'y a pas de grands protocoles pour ma famille et mes amis. Est-ce qu’ici, dans ce haut lieu où siègent les dirigeants de la Nation québécoise, je suis « chez nous » ? Pas vraiment…
Pour me rendre à la période de questions, j’ai d’abord dû payer 20$ de stationnement dans les entrailles de l’édifice Marie-Guyart. Quand c’est comme « chez nous », y a toujours une place gratuite dans le stationnement.
Et puis, à l’accueil de la « maison du peuple » ou de la « maison commune » ou, encore, de la « maison de famille nationale », je dois traverser un imposant filet de sécurité où je dois m’identifier, m’enregistrer, divulguer le motif de ma présence, traverser un détecteur de métal sous le regard de plusieurs constables et, obligatoirement, déposer mon manteau et mon sac à dos au vestiaire. Je suis impressionné par le nombre de gardiens armés.
Le nouveau pavillon d’accueil de l’Assemblée nationale est beau, majestueux et magnifique, mais froid et sans âme.
Je défile dans de longs corridors et je monte à l’étage, via un ascenseur, à l’entrée des salons Bleu et Rouge. Puisqu’on rénove entièrement la traditionnelle chambre des députés, c’est dans l’ancienne chambre des sénateurs de la province que tout se passe ces années-ci.
Encore une fois, je dois franchir un imposant filet de sécurité avant d’entrer voir les élus siéger. Il faut se présenter et indiquer si on a une réservation. Chose que j’avais faite sur le site de l’Assemblée nationale quelques jours plus tôt. Au vestiaire, on doit tout laisser. On ne tolère pas les appareils photo, les téléphones intelligents et les objets métalliques. Je tente de garder mon calepin et mon stylo pour prendre quelques notes. On refuse catégoriquement. « Pour les garder, il faut une autorisation du bureau de la Tribune de la presse parce qu’il n’y a que les journalistes et les personnes autorisées qui peuvent prendre des notes », me dit le préposé à l’accueil. Heureusement, on tolère le port de la ceinture de mes pantalons que je dois enlever et remettre avant de passer dans un autre détecteur de métal. Bien oui ! Une autre fouille en règle. C’est donc bien dépouillé que j’ai fait mon entrée dans la salle des députés et que je suis allé m’asseoir à la place qui m’était assignée.
Au loin, je vois la présidente de l’Assemblée nationale et François Legault, notre Premier ministre, dont un sondage du matin indique que la population souhaite son départ, et de quelques ministres et députés. De mon siège, je vois bien peu les débats. C’est donc sur les écrans de télévision que j’ai assisté à plus de 75 % des débats de la Période de questions des députés. Je vous entends : « Tu aurais dû rester chez vous et regarder tout ça dans le confort de ton salon avec ton stylo et ton calepin de notes sur les genoux. » Je suis bien d’accord avec vous.
Mes précédentes visites à l’Assemblée nationale remontaient aux années où Jacques Parizeau était premier ministre. À l’époque, il n’y avait pas tout le protocole de sécurité que je viens de traverser. Le détecteur de métal était pas mal nouveau et l’accueil des visiteurs était beaucoup moins protocolaire.
Dans ce temps-là, mon regretté ami Roger Paré, le député péquiste de Shefford, était toujours heureux de me recevoir. J’étais comme le jeune frère qu’il attendait. Je me sentais ici comme à la maison. Il venait me chercher à la porte de l’hôtel du Parlement. Il était content de mes visites. Et on allait manger ensemble. Un jour, au restaurant La Parlementaire, il m’a présenté le ministre Claude Ryan. J’étais impressionné.
Ce 22 octobre, c’est en solitaire dans la foule que j’ai vécu ma journée dans la grande maison de famille des Québécois et des Québécoises. Après l’ennuyeuse période de questions, je suis allé manger en tête à tête avec moi-même à la cafétéria.
Dans les couloirs, j’ai croisé des journalistes bien connus à la télévision. Bien qu’ils soient sympathiques au petit écran, ici je n’ai vu que des airs de Carême.
J’ai passé une partie de mon après-midi à la bibliothèque de l’Assemblée nationale à effectuer quelques recherches et à assister à une table ronde sur les bibliothèques publiques.
Malgré le fait que j’aie plus ou moins apprécié cette visite à l’Assemblée nationale, cet endroit est un lieu fascinant où s’écrit au quotidien l’histoire du Québec et qu’il faut visiter au moins une fois dans sa vie.
Bien que l’Assemblée nationale soit « la maison du peuple », ce n’est pas vraiment comme « chez nous » et ce n’est pas comme « chez vous », comme dit Nathalie Roy. Mais « bienvenue » quand même !
En passant, mes salutations à Madame Roy. Elle est à mes yeux une des plus intelligentes et ravissantes élues que le Québec a connues.
POLITIQUE: À bien y penser
Pourquoi pas un gouvernement de coalition? Ce serait une façon de ne pas permettre à M. Harper de gouverner, et aux Canadiens de voir les qualités de gouvernance de Michael Ignatieff, tout en empêchant des élections générales cet automne.
- Benoit Voyer, Montréal
(La Presse, 5 septembre 2009, p. A37)
ÉVÉNEMENT: Table ronde sur les bibliothèques à l’ère de la désinformation
Par Benoit Voyer
23 octobre 2025
À l’occasion de la Semaine des bibliothèques publiques, la bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec présentait, le 22 octobre, en après-midi, une table ronde sur le « rôle des bibliothèques publiques à l’ère de la désinformation ».
Les panélistes étaient Marc Gendron, ancien journaliste au quotidien La Voix de l’Est, éditeur du Soleil et directeur principal, Auditoires et plateformes, pour Les Coops de l’information. Également présents, Vincent Larrivière, professeur à l’université de Montréal, et Laureen Mook-Colombani, directrice générale de la Grande Bibliothèque, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Christine Vadnais animait la discussion. Cette dernière est autrice, animatrice et professionnelle de recherche au sein du laboratoire Ex situ de l’université Laval, consacré aux liens entre littérature et technologie.
J’étais présent lors de cette grande réflexion.
MUSIQUE: En avant la musique!
Le 50e ralliement de la Fédération des Gardes paroissiales du Canada (FGPC) aura lieu en fin de semaine a Cap-de-la-Madeleine. L'événement qui amènera quelque 25 corps de musique dans la région concentrera ses activités autour de celles de la Foire Trott-Art.
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Benoit Voyer
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Le vendredi 12 juillet, l'ouverture du rassemblement se fera à 16h30 par la montée du drapeau de la FGPC à la Promenade Ste-Madeleine (PSM).
La principale activité du samedi aura lieu à 20h sur le terrain de la PSM. Une soirée-gala permettra aux Madelinois et aux participants d'entendre et de voir les corps de musique de plusieurs Gardes paroissiales du Québec, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick.
Le dimanche 14 juillet, les membres se retrouveront à 9h15 pour une parade qui les conduit de la PSM jusqu'à la Basilique Notre-Dame-du-Cap où une messe spéciale sera présidée par Mgr Martin Veillette, évêque auxiliaire de Trois-Rivières.
Une autre parade regroupant les corps de musique de la FGPC et plus de 12 chars allégoriques partira, 13h, de l'aréna Jean-Guy-Talbot pour se rendre à la PSM où une cérémonie clôturera le 50e ralliement.
La première Garde paroissiale a été fondée en 1923. Celle de Cap-de-la-Madeleine a vu le jour en 1947. Actuellement, les 101 cellules de la FGPC rassemblent près de 25 000 membres.
(L’Hebdo Journal, 7 juillet 1996, p. 15)
22 octobre 2025
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Le 22 octobre est la fête de saint Jean-Paul II En septembre 1984, lors d'un pèlerinage au Québec, il a rencontré le premier ministre René Lévesque en compagnie du cardinal Louis Albert Vachon |
HISTOIRE: Le Québec en 1966
Par Benoit Voyer
22 octobre 1966
En 1966, la société canadienne poursuit sa transformation. La révolution dite tranquille bat son plein. En 1967, Ken Kelly [1] en fait ce bilan : « Le taux des naissances et de la fertilité a baissé au Canada en 1966, jusqu’à atteindre le chiffre le plus bas enregistré jusqu’ici, du moins en ce qui concerne les naissances. On est évidemment tout de suite porté à attribuer ce phénomène à la ‘‘pilule’’, ce célèbre contraceptif qui gagne de plus en plus de popularité. Les experts sont d’avis que, si la pilule a eu un rôle à jouer dans cette diminution des naissances, il ne faut pas exagérer son importance. Pour le moment, personne n'a encore entrepris l’enquête gigantesque qui démontrerait de façon rationnelle jusqu'à quel point la pilule joue un rôle primordial dans la vie du pays. »
Et il ajoute : « Le taux de naissances, sur 1 000 personnes, a été de 20 en 1966, alors qu’à la fin de la dépression, en 1937, il était de 20,1. Lorsque l’économie commença à se relever de la dépression, le taux des naissances remonta lentement, jusqu’à 24,3 à la fin de la guerre. Les mariages et les retours de guerre causèrent une recrudescence en 1947, alors que le taux des naissances s’éleva jusqu’à 28,5. Ce taux est demeuré relativement stable jusqu’en 1957, alors qu’il commença à décliner. Depuis 1960, les taux de natalité et le nombre global de naissances ont baissé de façon continuelle, chaque année au pays. »
Plus près de moi, à Granby, « les statistiques dans les neuf paroisses catholiques de langue française de Granby montrent que l’année 1966 a subi une baisse en ce qui a trait aux naissances, aux mariages et aux sépultures. En effet, les derniers 12 mois indiquent qu’il y eut 852 baptêmes, 286 mariages et 207 sépultures comparativement à 864 baptêmes, 292 mariages et 219 sépultures, en 1965. La paroisse St-Eugène, qui l’an dernier avait nettement fait sa marque dans le domaine des naissances avec 180, a quelque peu perdu du terrain en 1966 et se fait maintenant donner le pion par la paroisse St-Joseph. Cependant, avec un chiffre de 148 baptêmes, la paroisse St-Eugène se maintient au sommet des paroisses. […] Dans le domaine des mariages, la paroisse St-Eugène l’emporte haut la main avec un total de 53, soit sept de plus que sa plus proche concurrente, la paroisse St-Joseph. Cependant, le plus grand nombre de sépultures pour l’année 1966 va à la paroisse Notre-Dame, avec un total de 57 »[2].
Enfin, « compte tenu de sa population, la paroisse St-Eugène vient en tête pour ce qui est des baptêmes avec 148, soit 81 garçons et 67 filles. Mais, c’est cependant inférieur au nombre de 1965, qui avait atteint le chiffre record de 180 baptêmes. Pour ce qui est des mariages, la paroisse St-Eugène se classe aussi première avec 53 mariages, soit 20 de plus que 1965. Les sépultures sont demeurées sensiblement au même point : 32 en 1966 et 31 en 65. »[3]
Un Québec catholique
En 1966, le Québec est encore profondément catholique, mais on sent que les choses commencent à changer. Le 8 décembre 1965, l’Église catholique terminait les travaux du grand concile œcuménique Vatican II débutés le 11 octobre 1962.
Lancé par le saint pape Jean XXIII, celui-ci, sans trop le savoir encore, transformerait l’Église catholique en la tirant vers ses origines en faveur des pauvres et des exclus. Ainsi donc, l’histoire d’une Église triomphante et amie des rois, des reines et des puissants prendrait fin peu à peu. Comme Jésus le souhaitait, après des millénaires d’errance, l’Église sera maintenant au service des pauvres et avec les plus pauvres.
Un extrait de la constitution Lumen Gentium montre le côté novateur et, dans le contexte de l’époque, révolutionnaire : « Mais, comme c’est dans la pauvreté et la persécution que le Christ a opéré la rédemption, l’Église elle aussi est appelée à entrer dans cette même voie pour communiquer aux hommes les fruits du salut. Le Christ Jésus « qui était de condition divine s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave » (Ph 2, 6). Pour nous « il s’est fait pauvre, de riche qu’il était » (2 Co 8, 9). Ainsi l’Église, qui a cependant besoin pour remplir sa mission de ressources humaines, n’est pas faite pour chercher une gloire terrestre mais pour répandre, par son exemple aussi, l’humilité et l’abnégation. Le Christ a été envoyé par le Père « pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, … guérir les cœurs meurtris » (Lc 4, 18), « chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 10) : de même l’Église enveloppe de son amour ceux que l’infirmité humaine afflige, bien plus, dans les pauvres et les souffrants, elle reconnaît l’image de son fondateur pauvre et souffrant, elle s’efforce de soulager leur misère et en eux c’est le Christ qu’elle veut servir. Mais tandis que le Christ saint, innocent, sans tache (He 7, 26) ignore le péché (2 Co 5, 21), venant seulement expier les péchés du peuple (cf. He 2, 17), l’Église, elle, enferme des pécheurs dans son propre sein, elle est donc à la fois sainte et toujours appelée à se purifier, poursuivant constamment son effort de pénitence et de renouvellement. » [4]
21ᵉ concile œcuménique de l’histoire, Vatican II n’est pas comme les précédents. En premier lieu parce qu’il a été le premier à être un événement mondial. Toutes les peuples de la planète étaient représentés et la présence des médias, notamment, de la télévision, a permis à tous de suivre les travaux.
Fondamentalement, c’est surtout par son contenu qu’il a brillé : tous les conciles précédents ont traité de questions internes de l’Église, questions théologiques ou questions de discipline dans l’institution. De son côté, Vatican II est le premier concile qui, ayant pris acte du pluralisme religieux, aborde de la question de la place de l’Église dans un monde pluriel. Il s’interroge sur ce qu’est l’Église et détermine quelle est sa mission pour son époque.
La révolution dite tranquille
Je vis mon enfance au rythme de la révolution dite tranquille. À Granby, comme partout au Québec, on s’ajuste au bouleversement des structures, des manières de vivre et des mentalités.
Pendant mes quinze premières années, je grandirai autour du clocher de l’église Saint-Eugène.
Dans ma ville, c’est la transformation de l’économie industrielle. La loi du marché oblige de nouvelles règles économiques.
Depuis 1964, c’est Paul-O. Trépanier qui est le maire de la municipalité. Il le sera jusqu’en 1985. Sous son règne, la ville prend de l’expansion et se modernise. Elle s’endette aussi.
De société conservatrice, le patelin de Granby devient plus “libéral”. Comme partout au Québec, les valeurs éclatent, les églises et les communautés religieuses perdent du terrain. De plus, les femmes et les jeunes prennent la parole et s’impliquent. Ils imposent leurs valeurs.
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[1] Ken Kelly. « Le taux des naissances a son plus bas », Voix de l’Est, 11 janvier 1967, p. 2. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4694017
[2] Voix de l’Est. « 852 naissances, 286 mariages et 207 sépultures en 1966, à Granby, 21 janvier 1967, p. 6. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4694028
[3] Voix de l’Est. « 852 naissances, 286 mariages et 207 sépultures en 1966, à Granby, 21 janvier 1967, p. 6. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4694028
[4] Paul VI. Lumen Gentium, 21 novembre 1964. https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html
TROIS-RIVIERES: 1000 draveurs pour une rivière, décevant mais…
Elle est un peu décevante l'exposition "Mille draveurs pour une rivière présentée au long de l'été dans le hall de l'Hôtel de ville de Trois-Rivières par le Service des affaires culturelles trifluvien. Elle n'a rien pour épater l'œil. Elle se limite à des placards et quelques humbles objets. Cependant, l'initiative est digne de mention et mérite une petite visite parce qu'elle permet de s'introduire dans l'univers du flottage du bois
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Benoit Voyer
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Entre 1870 et 1920, le nombre annuel de travailleurs qui vivaient de ce métier passaient de 5000 à 8000 personnes. En 1923, il dépassait le cap des 10 000 individus. Toute la région a profité de cette façon de transporter le bois vers les moulins à papier. C'est une économie régionale qui a permis à bien des familles de subvenir à leurs besoins.
Les journées de ces travailleurs étaient longues et pénibles. Elles débutaient très tôt le matin pour se terminer à la tombée du jour, 7 jours sur 7, qu'importe les caprices de "Mère nature". Il faut attendre jusqu'aux années 1960 pour que les conditions d'emploi et le nombre d'heures de besogne deviennent plus acceptables.
La présentation des 16 tableaux permet de faire le tour de plusieurs facettes de cette époque révolue. En 1998, lorsque les travaux de nettoyage de la Saint-Maurice seront terminés, il ne restera plus que quelques vestiges de ce riche passé.
Chaque étape de la visite comprend des photographies qui proviennent de collections ou d'archives d'institutions, de courts textes bien documentés et des bribes de poésie qui caractérisent si bien la région.
Même si l'exposition est un peu rébarbative, ce contact avec l'histoire nourrit l'âme de souvenirs et d'émotions. Il ne faut pas se fier à l'apparence de ce timide retour aux sources.
(L’Hebdo Journal, 11 aout 1996, p.51)
CULTURE CLASSIQUE: Un nouvel album pour David Jalbert
Par Benoit Voyer
21 octobre 2025
David Jalbert est assurément l’un des meilleurs pianistes classiques que le Canada a formés. Il se produit régulièrement en récital un peu partout sur la planète, collaborant avec des artistes reconnus comme Yannick Nézet-Séguin, Nicola Benedetti et Rachel Barton Pine.
Le 12 septembre 2025, dans un troisième album d’une série consacrée à l’intégrale des sonates pour piano de Serguei Prokofiev, il nous a offert une magnifique interprétation de la sonate nᵒ 8.
Sur Music Youtube:
https://music.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_mnklzquJIJUxMAP9rLLAAj7opPlhqtS5g
TROIS-RIVIERES: Le rendez-vous de l’âme
Un rendez-vous inusité a la chapelle des Filles de Jésus
Le rendez-vous de l’âme
La chapelle de la maison provinciale des Filles de Jésus du 1193, boul. Saint-Louis à Trois-Rivières transporte le visiteur dans un état d'intériorité. Son style néo-gothique amène l'âme à se recueillir et à s'interroger sur le sens de l'amour. Pas étonnant en cette grande résidence où habitent tant de femmes qui se sont données au service des autres.
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Benoit Voyer
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La simplicité du lieu de prière étonne. Les murs recouverts de marbre importé d'Italie donnent un cachet unique au mobilier en chêne, aux fenêtres ambre et à l'architecture.
"Toutes les chapelles des congrégations avaient ce cachet monastique avant le concile. Notre vie baignait dans ce monde. Notre chapelle qui est une réplique de celle de notre maison mère en Bretagne, en est le plus beau rappel", dit sœur Pauline Ducharme.
Le coin de recueillement des religieuses a été restauré en 1969 pour répondre aux demandes du Vatican. Le baldaquin de fer forgé qui couvrait l'autel de l'époque est disparu, l'autel a changé d'endroit et le tabernacle a pris sa place.
Je regrette ces rénovations, car le choeur de la chapelle a perdu un peu de son charme d'antan", exprime la religieuse.
La centaine de femmes consacrées à Dieu pour la plupart à la retraite - qui se rassemblent quotidiennement dans cet endroit pour la prière pourrait se retrouver sans prêtre prochainement pour la célébration des sacrements. Le manque de relève du clergé commence à se faire sentir ici.
"Notre chapelle a un défaut. Elle n'a pas d'entrée extérieure. Il faut y pénétrer par la maison. C'est ce qui fait que les gens viennent moins.", ajoute cette soeur aux yeux étincelants de bonheur, satisfaite de sa vie qui est à son apogée.
Dentelle
Au Musée des Filles de Jésus, il est possible de contempler l'exposition "Fil d'art... Doigts de fée" qui montre de magnifiques travaux de broderie et de dentelle exécutés par les religieuses depuis près d'un siècle. Une exposition qui attire surtout des femmes, mais qui plaira aux hommes. Le musée et la chapelle sont ouverts le mardi, mercredi, jeudi et dimanche de 13h à 16h. L'admission est gratuite.
(L’Hebdo Journal, 7 juillet 1996, p. 11)
LIVRE: Les étrangères de Saint-Michel
Les étrangères de Saint-Michel
Par Benoit Voyer
20 octobre 2025
En 1759, à Saint-Michel-de-Bellechasse, sur la rive sud du Saint-Laurent, comme partout en Nouvelle-France, le curé Joseph Dufour, du haut de sa chaire, rappelle à ses ouailles qu’ils doivent porter allégeance au roi de France, Louis XV, et à la mère patrie.
Dans ce village, Marie Blanchard et Gabriel Chamberland mènent une vie simple et heureuse. Ils forment un couple d’amoureux comme on en trouve rarement à cette époque.
Malheureusement, leur bonheur tranquille est menacé au mois de mai par les troupes anglaises dirigées par l’officier général James Wolfe. Les Britanniques attaquent les villages au long de leur passage sur le fleuve. Ses hommes incendient des maisons et infligent sans scrupule des sévices à la population.
Au nom du roi, Gabriel ira combattre les Anglais, à Québec. Il laissera sa femme seule à Saint-Michel.
Un jour, le major Gregory Hunter agrippe la femme originaire de Nantes, la brutalise et la viole sans pitié.
Plus loin, Gabriel perd la vie au combat.
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| Stéphanie Martin |
Marie Chamberland donne ainsi la vie à une petite fille qu’elle n’a jamais désirée. En voyant son poupon, c’est le coup de foudre. Cet enfant est pour elle une véritable bénédiction qui guérit ses blessures intérieures et donne un nouveau sens à sa vie. Elle l’appelle Bénédict.
Le curé Dufour devient leur protecteur. Afin de leur assurer l’essentiel pour vivre, Marie devient sa ménagère et femme de confiance.
L’histoire que raconte Stéphanie Martin, journaliste au Journal de Québec, est riche en rebondissements et en émotions. L’autrice « écrit carré », pour reprendre une vieille expression. Ses phrases sont courtes et elle ne s’attarde pas à des détails inutiles. Elle va droit à l’essentiel. Ce qui crée un récit vivant. Par moment, on a l’impression d’être dans un scénario écrit pour le cinéma. D’ailleurs, les deux tomes de cette saga pourraient devenir un succès au box-office.
Les personnages sont attachants et les scènes d’amour, puisqu’il en faut dans ce genre d’histoire historico-dramatique, mettent en scène un imaginaire féminin sur la réalité des choses intimes : « Ils sont seuls au monde, enfin. Il l’attire et pose ses lèvres sur la pointe dressée d’un de ses seins. Marie soupire de désir et détache en tremblant les cordons du pantalon de son amant. Elle relève sa jupe et l’enfourche en poussant un grognement de satisfaction. [Il] gémit de surprise et de plaisir, et pose ses mains sur les hanches de Marie pour l’ancrer davantage en lui. Elle bouge et l’entraine avec elle dans un ballet endiablé qui les laisse tous les deux, à bout de souffle, repus. »[1].
Ce récit vous fera verser quelques larmes. Même les yeux secs, comme les miens, finissent par succomber. Le roman « Les étrangères de Saint-Michel » de Stéphanie Martin est inoubliable. Il restera longtemps dans ma mémoire.
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[1] Stéphanie Martin. « Les étrangères de Saint-Michel », tome 2, Guy Saint-Jean éditeur, p. 109.
TROIS-RIVIERES: La Wayagamack en a plein le nez
Le Corporation Stone Consolidated qui exploite la Wayagamack continue son programme de purification de l'air. Depuis l'installation de l'épurateur humide au coût de 14M$, l'année dernière, l'entreprise qui se spécialise dans la fabrication de papier craft a fait d'autres pas importants. Le porte-parole, Roger Bélisle, est content du chemin parcouru.
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Benoit Voyer
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Depuis le début de l'année, trois nouveaux projets ont été réalisés pour un montant totalisant 3,7M$.
Dans les prochaines semaines, on va s’arranger pour récupérer les gaz, qui, pour l’instant, sont directement rejetés dans l'atmosphère. Ceux-ci seront brûlés. C'est un autre budget de 8,4M$.
Le jeux de mots est approprié: La Wayagamack en a plein le nez... des odeurs. Elle a d'autres projets en tête. Depuis 2 ans, les efforts de dépollution ont coûté 26M$ à la corporation. Ce n'est pas fini...
En 1995, la Wayagamack rejetait 220 parties par million (PPM) de soufre et de pollution à l'odeur nauséabonde de ses cheminées. Actuellement, l'usine éjecte une moyenne quotidienne de 8 PPM (soit 12 PPM en dessous de la nouvelle norme exigée par le ministère de l'Environnement pour la fin de l'année).
"La technologie actuelle a ses limites. Pour l'instant, nous ne sommes pas capables de descendre en bas de 5 PPM. C'est à ce niveau que l'odorat humain commence à détecter les odeurs", conclut Roger Bélisle.
(L’Hebdo Journal, 14 juillet 1996, p. 8)
MÉDIAS: La désinformation dans les médias
Par Benoit Voyer
19 octobre 2025
Personne ne s'en étonnera : de nombreuses entreprises de communication au service des grandes entreprises, des partis politiques et de groupes de revendications utilisent la désinformation médiatique pour faire passer leurs messages et opinions. C’est ce qu’on appelle « le pouvoir des médias ».
La désinformation est l'arme principale de la guerre idéologique. Pour Vladimir Volkoff, la méthode utilisée est simple. Elle s'exerce sur les foules. Elle ne se met jamais en place à contre-courant, c'est-à-dire que la cible doit être quelque peu complice du mensonge qu'on veut lui faire subir. Il faut donc adapter le discours selon le public ciblé. Elle exige du temps, parfois même des années, et elle agit à travers un ou –de préférence– plusieurs intermédiaires.
Ainsi donc, on peut fort bien crier une chose et faire le contraire. L’important est de crier assez fort et que ce cri soit remarqué. Et si on crie assez fort et de manière soutenue, on finira par faire oublier les raisons du cri. Il n’y a que le cri qui persistera dans les médias. Comme l’expliquait Arnaud de Lassus dans la Revue Sainte Anne [1] : « La préparation une fois faite, on a même plus besoin d'orienter l'information : il suffit de la laisser raisonner. »
Ce qu’il faut faire est de frapper les imaginations en faisant croire ce qu’on veut faire croire. D’ailleurs, au Canada, les politiciens sont devenus les spécialistes de la désinformation. Ils connaissent la technique. Ils savent que leur cri ou demi-vérité transmis véhiculé par les médias peut transformer l’opinion publique.
L’information tendancieuse
La technique de désinformation utilise aussi l'information tendancieuse. Elle est soigneusement choisie et adroitement présentée.
Les douze principes généraux de cette méthode sont : la contrevérité non vérifiable, le mélange vrai-faux (un seul fait vérifiable peut en laisser passer d'autres qui ne le sont pas), la désinformation du vrai (la fausse objectivité), la modification du contexte, l'estompement (parler d'un événement ou d'un détail important comme d'un fait banal), les vérités sélectionnées, le commentaire appuyé, l'illustration (une photographie qui dit le contraire de l'article), la généralisation, l'omission pure et simple, le sondage tendancieux et la présentation trompeuse des statistiques et la désinformation par les titres.
Il faut donc demeurer vigilant en formant son jugement critique. Pour y arriver, il faut se documenter, lire, consulter diverses sources sur le même sujet et se donner une bonne culture générale, surtout en histoire.
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[1] Benoit Voyer. La désinformation dans les médias, Revue Sainte Anne, mai 2000, page 204
TROIS-RIVIERES: La Régie qui prône l’apport volontaire pourrait changer d’idée
18% du sac est récupéré à T-R - Ouest
La Régie intermunicipale de gestion des déchets s'occupe de la collecte sélective des déchets recyclables de 27 municipalités dont Trois-Rivières, St-Etienne-des-grés et St-Louis-de-France. C'est par choix qu'elle a opté pour la cueillette par apport volontaire. Elle préfère miser sur la protection de l'environnement, un dossier jugé prioritaire.
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Benoit Voyer
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"D'un point de vue environnemental on s'est dit qu'il est mieux de mettre nos énergies sur diverses activités de protection que sur une seule comme la cueillette de porte à porte. On a lancé la collecte des déchets domestiques dangereux (ddd) qui nous a permis de ramasser 70 tonnes métriques de détritus en 1994 et 1995 et un projet de compostage domestique en vendant des composteurs à prix modique (environ 30$) à partir de 2 sites de démonstration dont celui du parc Pie XII" dit Normand Lapointe de la régie intermunicipale.
Pour lui, ce qui est le plus dommageable pour l'environnement ce sont les ddd. "Un litre d'huile dans un site d'enfouissement peut contaminer jusqu'à un million de litres d'eau, alors que la bouteille de Pepsi sera presque identique dans 300 000 ans!" explique-t-il.
Les résultats de la collecte sélective par apport volontaire sont comparables à ce qui se fait ailleurs, soit la récupération de 6% du sac vert ou 2500 tonnes métriques de détritus en 1995 pour l'ensemble des 27 municipalités.
La façon de faire la collecte pourrait changer prochainement, car la régie prépare actuellement un nouveau plan triennal qui sera en vigueur en janvier 1997. Toutes les formes possibles de cueillettes sont à l'étude.
(L’Hebdo Journal, 7 juillet 1996, p. 34)
Ville Verte
Trois-Rivières Ouest est sans aucun doute la ville la plus verte de la région. Grâce à sa cueillette à domicile instaurée en 1994 au coût de 15$ la porte, 18% du sac à ordures est récupéré. Ce pourcentage représente 23 000 kilogrammes de détritus par semaine.
Le directeur général de la ville croit que ce chiffre ira en augmentant. "La récupération c'est une histoire de moeurs. Il faut que ça vienne de façon instinctive chez les gens", dit Roland Lottinville.
(L’Hebdo Journal, 7 juillet 1996. Cette partie du texte de Benoit Voyer n’a pas été publiée par manque d’espace)
ARTICLE DU JOUR: Les miracles du père Jean-Paul Regimbal
Par Benoit Voyer
18 octobre 2025
Thérèse Corriveau a eu le privilège de côtoyer au quotidien le père Jean-Paul Regimbal. Pendant de nombreuses années, elle était à la tête du Carrefour de la prière, situé sur la rue Avery, à Granby, à quelques pas de la maison de ressourcement spirituel des Trinitaires.
Comme son nom l’indique, le Carrefour est un organisme qui offre une ligne d’écoute pour les personnes qui ont besoin de se confier, via le téléphone, et de recourir au soutien de la prière d’une équipe de pieux catholiques. C’est aussi le quartier général du ministère du Religieux Trinitaire où on le soutient dans son ministère sacerdotal. Ainsi donc, Thérèse Corriveau travaille discrètement pour lui. En d’autres mots, elle est sa secrétaire, sa coordonnatrice et, surtout, sa chaste amie.
Dans un entretien qu’elle accordait à la journaliste Lise Lapalme dans le cadre d’un « visage d’Église » diffusé dans l’émission télévisée Parole et Vie (1), animée par Roland Leclerc, elle racontait des prodiges dont elle a été témoin dans les années 1970, à Granby :
« Il y a eu de nombreuses guérisons, ici au Monplaisant. J'ai été témoin de plusieurs guérisons. [Une] guérison qui m'avait frappé, c'était un jeune peut-être 6-7 ans qui était à la chapelle pendant une veillée de prière et le père [Jean-Paul Regimbal] avait fait des prières spécifiques pour les malades et le petit bonhomme qui avait une prothèse, enlève cette prothèse, se met à courir, il va se jeter dans les bras du père […] et le père […] dit : "Mais ce n’est pas moi, c'est Jésus." Alors, il se met les deux mains autour du tabernacle, il dit : "Merci Jésus !" Il marchait alors que, quand il est arrivé, il ne pouvait pas marcher sans ce support. »
Elle ajoute après un bref silence : « Et il y a le cas aussi d'un jeune de Sudbury qui avait été présenté au père [Jean-Paul Regimbal] pour qu'on prie sur lui. Il faisait une tumeur cancéreuse au poumon. Et celui qui l'avait présenté, c'était un médecin. Il savait très bien l'état de ce jeune. Et il a [fait] radiographier le jeune plus tard, [et] il n'avait plus de cancer. Et ça, il a tous ces dossiers-là chez lui. C’est le docteur Raymond Bonet de Sudbury en Ontario. »
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| Jean-Paul Regimbal |
Le père Jean-Paul Regimbal est un des principaux initiateurs du renouveau charismatique chez les Catholiques.
Dans l’entretien, Thérèse Corriveau explique que « le Renouveau charismatique dans son ensemble, c'est l'approfondissement de la vie chrétienne… C'est le plein épanouissement de la vie chrétienne, mais sous la mouvance de l'Esprit Saint. C'est pourquoi l'Esprit Saint joue un rôle tellement important comme il devrait le jouer dans la vie de tout chrétien. Le baptême dans l'Esprit Saint, c'est comme une nouvelle effusion de la vie de l'Esprit Saint en nous, qui libère les dons qu'on reçoit au baptême. Il n'y a pas de nouveaux dons, ce sont les mêmes dons mais qui prennent vie […]. Le père Regìmbal disait souvent… [Il] compare ça un peu à un cadeau que l'on reçoit au baptême. Il est bien enveloppé [avec] des beaux rubans, mais à un moment donné il faut le déballer et c'est ce qui se produit au moment du baptême dans l'Esprit Saint ou, comme on l'appelle aussi, l'effusion de l'Esprit Saint. » […] C'est l'enseignement traditionnel, si vous voulez, mais inspiré de cette foi nouvelle qui est découverte sous la mouvance de l'Esprit Saint. C'est ajouter cette dimension de vie dans l'Esprit Saint qui donne une coloration tout à fait nouvelle, une vie, ça devient plus vivant. »
Elle rappelait que « le père Regimbal ne [donnait] de cadre à personne. Il communiquait cette vie dans l'Esprit Saint et ensuite chacun devait y aller selon ce qu'il était et selon l'inspiration de l'Esprit Saint. »
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(1) Document conservé dans le fonds Benoit Voyer (P049) de la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby.
TROIS-RIVIERES: Le Cap désire une plus grande utilisation du sac vert
Recyclez-vous?
Cueillette de porte a porte ou par apport volontaire?
Le Cap désire une plus grande utilisation du sac vert
Le Conseil municipal de Cap-de-la-Madeleine se prépare à instaurer une cueillette de déchets recyclables de porte à porte. Chaque propriétaire et locataire de la municipalité recevraient un bac de récupération pourraient mettre pêle-mêle toutes les matières recyclables sur roulettes où ils pourraient mettre pêle-mêle toutes les matières recyclables qu'ils voudraient jeter. Le projet débuterait en janvier 1997.
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Benoit Voyer
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"On veut voir comment ça coûterait pour ce type de cueillette. Présentement, nous payons environ 13$ la porte pour la récupération de 4% sac vert. Le nouveau projet porterait ce prix à 25$ la porte. Nous pourrions récupérer plus de 17% du sac de détritus", commente le maire Clément Croteau.
Les calculs sont faits: Pour 2 fois le prix, la municipalité récupérerait 4 fois plus de déchets recyclables.
Composortium
Par ailleurs, la ville signera prochainement une entente avec la firme Composortium dans le but de fonder une société d'économie mixte qui aura pour mission de gérer les déchets de la municipalité. Un tel projet associera la ville à un partenaire privé.
"On veut savoir s'il y aura intérêt pour nous de faire la même chose que dans la MRC du Haut-Richelieu, ajoute-t-il. La ville de Ste-Marthe est intéressée à embarquer avec nous et nous pourrions, éventuellement, proposer le projet à d'autres villes.
(L’Hebdo Journal, 7 juillet 1996, p. 34)
CULTURE CLASSIQUE: Un nouvel album pour le quintette à vent Pentaèdre
Par Benoit Voyer
17 octobre 2025
Le 26 septembre 2025, quintette à vent Pentaèdre a lancé, en version numérique, l’album Tutti all’opera. L’œuvre est publiée sous étiquette Atma musique.
L’ensemble, composé d’Ariane Brisson à la flûte, d'Élise Poulin au hautbois, de Martin Carpentier à la clarinette, de Louis-Philippe au cor et de Mathieu Lussier au basson, nous emporte dans le fabuleux univers de l’opéra italien du XIXᵉ siècle. Les pièces choisies témoignent de l’évolution des instruments à vent et de la naissance du quintette moderne.
On y découvre des compositeurs marquants comme Maria Cambini, auteur des tout premiers quintettes à vent, Giulio Briccialdi, virtuose et pédagogue de la flûte, et le célébrissime Gioacchino Rossini.
La troupe Pentaède a été fondée en 1985.
Sur YouTube Music :
https://music.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kjprExlG5KYuVeUQe5NAwhTf5PplzkYRw
TROIS-RIVIERES: Défense de parler anglais… Les anglophones débarquent
Défense de parler anglais…
Les anglophones débarquent
L'École internationale de français de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UOTR) accueille, cet été, plus de 600 élèves des quatre coins du monde pour ses deux sessions d'immersion française. Plusieurs participants viennent des ou provinces anglophones ou des Etats-Unis, alors que d'autres proviennent du Mexique, du Brésil et du Japon.
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Benoit Voyer
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"Il y a des personnes qui en six semaines sont capables de parler le français. Notre technique, c'est l'immersion totale en français. C'est 7 jours sur 7, 18 heures par jour", dit Linda de Serres, directrice de l'école.
Programme
En matinée, les élèves sont en classe avec des professeurs. En après-midi, ils ont un choix d'ateliers comme la conversation française (obligatoire), le français assisté par ordinateur, le laboratoire de langue, le théâtre, la musique et la chanson française.
Les soirées sont consacrées à des projections de films et des divertissements qui amènent les participants à parler et à penser dans la langue de Molière. Les fins de semaines sont destinées au tourisme. "Il y a toujours quelque chose à l'horaire", insiste la directrice.
Le programme diffère un peu d'une personne à l'autre, selon l’âge et la culture. Ainsi, le Canadien anglais et le Japonais ne participent pas toujours aux mêmes activités.
"C’est entendu que les deux premières semaines sont plus difficiles. Ils ont les oreilles qui bourdonnent! Finalement, ils glissent de plus en plus dans la langue", ajoute la dame.
Balises
Les participants sont très encadrés par des moniteurs qui veillent sur eux. Ils n'ont pas le droit de parler leur langue pendant leur séjour. S'ils font des efforts pour s'entretenir en français, ils reçoivent des cartons bleus. Si le contraire se produit, l'école donne des cartons rouges.
Les commerçants et les restaurateurs où les élèves se rendent souvent sont invités à participer au jeu du carton bleu. C'est une façon de remercier les étudiants de parler en français. Ainsi, plus ils ont de cartons, plus ils ont de chances de gagner les prix hebdomadaires.
"Avec les cartons rouges, ils ont deux possibilités: Au départ, ils reçoivent une banque de points et ils peuvent les racheter par des tâches comme composer un poème qu'ils devront lire à la radio communautaire ou chanter une ritournelle devant la classe de l'atelier chanson. Ce n'est pas menaçant, mais ce n'est pas facile quand ce n'est pas ta langue maternelle! De plus, ils peuvent opter pour perdre des points. A ce moment, au 3e carton rouge, ils sont expulsés du programme", explique-t-elle.
Impact économique
L'École internationale de français qui existe depuis une vingtaine d'années, permet l'embauche d'une quarantaine de personnes en période estivale et de garder de nombreux services ouverts & l'UQTR. En hiver, elle redevient plus modeste avec sa trentaine d'étudiants par session.
(L’Hebdo Journal, 30 juin 1996, p. 3)
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