En ce 5 janvier 2025


SOCIÉTÉ : C’est aujourd’hui l’Épiphanie, mieux connue sous le vocable de fête des rois

DÉMOCRATIE: Mark Carney songe sérieusement à se présenter pour remplacer Justin Trudeau
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2130604/mark-carney-justin-trudeau-parti-liberal

DÉMOCRATIE: Pierre Poilievre dévoile ses objectifs dans une entrevue accordée à Jordan Peterson
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2130579/pierre-poilievre-objectifs-entrevue-jordan-peterson

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 5 janvier 1985 est fondée la communauté des Franciscains de l’Emmanuel.

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 5 janvier 2023 ont lieu les funérailles du pape Benoit XVI. Il est décédé au Vatican le 31 décembre 2022, à l’âge de 95 ans

La municipalité de Saint-Jacques

La circonscription de Rousseau

Saint-Jacques, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière.



ARTICLE DU JOUR: Saint Alfred Bessette, le « bon frère André »

Saint Alfred Bessette

Par Benoit Voyer

5 janvier 2025

En 1832, une année après leur mariage, Isaac Bessette et Clothilde Foisy s’installent sur ce qu’est devenu l’intersection de la montée et du rang du Grand-Bois, du 3e et du 4e Rang Nord, a Mont Saint-Grégoire. Il s’agit d’une pointe de terre située à 3,22 km du village.

Il est facile de s’y rendre. On emprunte la sortie 37 de l’autoroute 10, on prend la route 227 en direction sud et Google Map indique le reste du chemin à suivre.

De nos jours, sur le terrain se trouve une immense croix en pierre, bien évidemment une statue de saint Joseph, un monument nous rappelant la maison natale d’Alfred et un tas de pierres, vestiges du solage de la cabane de la famille Bessette. Elle est faite en bois et ne contient qu’une pièce de 20 pieds par 17.

Dix des douze enfants Bessette naissent dans cette très modeste maison. Alfred est le huitième bambin. Il nait le 9 août 1845.

Craignant pour sa vie, parce qu’il est très maigre, le bébé est baptisé le lendemain. Le curé Pierre-Albert Sylvestre procède au rituel.

La famille Bessette quittera cette maison en 1850. Alfred a 4 ans. Ils s’établiront à Farnham.

A l’âge de 12 ans, Alfred devient orphelin.

Intelligent, mais de santé délicate, il fréquente très peu l'école. Il apprend à lire, mais pas à écrire. Et il peut à peine signer son nom.

Alfred est travaillant. Il sera boulanger, cordonnier, homme de ferme.

Comme plusieurs canadiens, il œuvre dans les usines de textile de la Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis. Il revient au Canada en 1867.

Optimiste de nature, malgré sa faible santé et des difficultés qu’il traverse, il ne se plaint jamais.

Sa foi et sa confiance en Dieu donnent du sens à sa vie. Celles-ci viennent de sa mère. Elle lui a inculqué une grande confiance en saint Joseph, l'artisan discret de Nazareth. Il s’abandonne à son intercession.

L'abbé André Provençal, curé de la paroisse catholique de Saint-Césaire, remarque sa piété et son esprit de service. Il lui recommande d'entrer dans la communauté de Sainte-Croix. Ils viennent de fonder un collège pour les garçons au village.


A 25 ans, Alfred est homme à tout faire, quasi analphabète et de santé fragile, on hésite à l'accepter en communauté. On finira par le garder parce qu'il « prie très bien ».

Chez les Pères de Sainte-Croix, il portera le prénom du curé de Saint-Césaire: « le frère André».

Ces hommes instruits, tous des instituteurs, un peu bourgeois dans l’âme, le regardent souvent de haut, mais Alfred c’est l’humble gars de la communauté. Il effectue ses travaux – ceux que personne ne veut faire - avec entrain, humour et sans jamais se plaindre. Il devient portier, jardinier, commissionnaire, coiffeur, repasse le linge des religieux… Il mène une vie en apparence banale, une existence qui pense-t-on ne laisse pas de trace. Mais un feu l'habite.

En coupant les cheveux aux élèves, il leur parle de la prière et de l'importance de la communion fréquente.

Tous connaissent sa dévotion à saint Joseph.

Des rumeurs commencent à circuler: le frère André aurait guéri un élève à l'infirmerie. Au fil des ans, les « guérisons » se multiplient.

Homme d’écoute et de bons conseils, les gens se présentent au collège afin de se confier au « bon frère ». Il devient le confident d’un grand nombre de personnes.

C’est vers l’âge de 60 ans qu’il devient peu à peu un personnage public.

Après avoir longuement hésités, les autorités du Collège Notre-Dame achètent le terrain situé de l'autre côté de la rue.

En 1904, on y érige une petite chapelle. C’est la naissance de l'Oratoire Saint-Joseph.

Chaque matin, le frère André y monte pour accueillir les pèlerins qui sont de plus en plus nombreux.

Dans « son bourreau », comme il dit, le confident reçoit de 200 à 300 personnes par jour. Pour lui ces longues heures d'écoute sont souvent pénibles.

Le frère André n'est pas un magicien, ni un charlatan. C’est un homme qui parle avec son coeur de son expérience personnelle: prière, confiance en Dieu, dévotion à saint Joseph…


Le frère André meurt le 6 janvier 1937, à l'âge de 91 ans. L’humble oratoire est en voie de devenir une basilique. Le toit et le dôme seront complétés l'année suivante.

La semaine qui suit son entrée dans la gloire éternelle, un million de personnes, dit-on, passent lui rendre hommage. Ils viennent de partout en Amérique du Nord.

Montréal a connu un grand saint. Il est l’exemple parfait de ce que doit être un cheminement spirituel authentique : « Devenir grand en se faisant petit »[1].

La fête liturgique de saint Alfred Bessette, allias « le bon frère André » est le 6 janvier.

___________________________________

[1] Dans sa chanson « Te ressembler », Patrice Vallée illustre bien qu’aurait pu chanter Alfred Bessette : « Te ressembler chaque jour un peu plus. Te continuer dans nos maisons nos rue. Être ton corps qui revit aujourd’hui à chaque endroit ou servent tes amis. Devenir grand en se faisant petit, en s’abaissant pour mieux donner sa vie, en se penchant sur un malade ami, sur un enfant qui pleure dans la nuit. Être un servant à l’autel de la vie. Donner son sang comme toi tu le fis. En s’oubliant pour celui qui gémit, pour le souffrant ou celle qu’on oublie. Donner son temps comme on donne le pain, en oubliant le geste de la main, en s’arrêtant à celui qui le tient, reconnaissant les traits de Dieu qui vient. »

Aimer, c'est avoir mal aux autres

En ce 4 janvier 2025


KENYA : un objet métallique tombé de l'espace atterrit dans un village
youtube.com/watch?v=ll-Z77Vg32s

SAINT-LIN-DES-LAURENTIDES: 3 patinoires extérieures sont réouvertes:
monjoliette.com/3-patinoires-exterieures-sont-reouvertes-a-saint-lin-laurentides/

SAINTE-JULIENNE: Une résidence lourdement endommagée par un incendie
cfnj.net/une-residence-lourdement-endommagee-par-un-incendie-a-sainte-julienne/

Saint-Alexis

La circonscription de Rousseau

Saint-Alexis, dans la circonscription électorale québécoise
de Rousseau, dans la belle région de Lanaudière.

A chacun son étoile


Par Benoit Voyer

4 janvier 2025

L’Épiphanie est traditionnellement appelée la « fête des rois ».

Bien des légendes circulent au sujet des « rois mages ». Puisque le récit évangélique est écrit dans le style du conte, il faut le lire au second degré, un peu comme on le ferait avec l’histoire de Petit prince de Saint-Exupéry.

Voici quelques notes pour bien entrer dans le récit.

D’abord, qu’en est-il de cette étoile? Dans le monde de la symbolique, l’étoile symbolise la foi. C’est ce qui fera dire au saint Padre Pio : « Il en va de même pour nous : la foi nous sert de guide et sa lumière nous indique le chemin qui nous mène à Dieu et à la patrie céleste » [1]

De passage à Jérusalem, qui sont ces mages qui suivent cette étoile? Les traducteurs de l’évangile de Mathieu de la Nouvelle traduction de la Bible [2], Marie-Andrée Lamontagne et André Myre, utilisent le terme « astrologues ». Plus récemment, dans sa traduction des Évangiles [3], Frédéric Boyer utilise le mot « magiciens ». Il s’agirait donc de devins ou de magiciens ou d’astrologue venus d’Orient.

Ces étrangers qui viennent en Israël sont en pèlerinage à la recherche du « roi des judéens ». Dans leur recherche, ils questionnent. Pour commencer, ils s’adressent aux autorités religieuses de la Judée.

Le roi Hérode est informé du passage de ces étrangers. Il est troublé en apprenant l’objet de leur recherche.

A son tour, Hérode qui n’est pas Judéen cherche à comprendre. Il se renseigne d’abord aux titulaires du sacerdoce suprême, les hauts responsables des sacrifices au Temple de Jérusalem à propos de ce qui est dit au sujet de l’endroit ou devrait naître le roi attendu et, en second lieu, aux lettrés du peuple. Ces lettrés étaient les gardiens des écrits sacrés. Frédéric Boyer explique qu’ « en hébreu, sopherim, employé plusieurs fois dans la Torah, désignait les scribes qui avaient la charge d’écrire sur les rouleaux sacré le texte de la Loi et de veiller à sa conservation » [4]

On cite a Hérode le passage du livre de Michée : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »

Dans sa traduction, Frédéric Boyer n’utilise pas les mots « gouverner » ou « chef ». Il traduit : « un prince qui veillera sur mon peuple Israël ».

Hérode n’est pas entièrement satisfait de la réponse. Il poursuit son enquête en interrogeant « en secret » ces pèlerins d’Orient. Avant de les quitter, il leur demande de trouver l’endroit exact où se trouve l’enfant en question et revenir l’en informer pour qu’il puisse lui aussi aller l’adorer.

Après leur rencontre avec Hérode, ils se remettent en route. L’étoile les guidera et s’arrêtera juste au-dessus de l’endroit où l’enfant est.

Leur joie est grande en découvrant ce petit bout d’homme. En le voyant, ils s’abaissent pour rendre hommage à l’enfant et lui offrent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

En donnant de l’encens à l’Enfant Jésus, les mages reconnaissent sa nature divine. Ce don était habituellement offert en sacrifice aux dieux et brûlé dans leurs temples.

La myrrhe pour son humanité. Dans l’antiquité, la myrrhe était utilisée entre autres pour le culte des morts.

Enfin, de l’or en reconnaissance de la royauté de Jésus.

Intuitivement, comme s’il s’agissait d’un songe reçu ou du signe donné à travers un rêve, les pèlerins d’Orient décident de ne pas revoir Hérode. Ils doutent de son honnêteté. Ils décident donc de rentrer chez eux par un autre chemin.

Être « pèlerins » : « C’est un beau mot dont la signification mérite d’être méditée, disait le pape François le 3 août 2023. Il signifie littéralement laisser de côté la routine habituelle et se mettre en chemin avec une intention, en se déplaçant « à travers les champs » ou « au-delà de ses frontières », c’est-à-dire hors de sa zone de confort, vers un horizon de sens. Dans le mot "pèlerin", nous voyons se refléter la condition humaine, parce que chacun est appelé à se confronter à de grandes questions qui n’ont pas de réponse, une réponse simpliste ou immédiate, mais qui invitent à accomplir un voyage, à se dépasser, à aller plus loin. C’est un processus qu’un universitaire comprend bien, car la science naît ainsi. Et ainsi grandit également la recherche spirituelle. Être pèlerin, c’est marcher vers un but ou chercher un but. Il y a toujours le danger de marcher dans un labyrinthe, où il n’y a pas d’objectif. Et même pas de sortie. Méfions-nous des formules préfabriquées – ce sont des labyrinthes – méfions-nous des réponses qui semblent à portée de main, tirées de la manche comme des cartes à jouer truquées ; méfions-nous de ces propositions qui semblent tout donner sans rien demander. Méfions-nous! Cette méfiance est une arme pour pouvoir avancer et ne pas continuer à tourner en rond. » (…) « L’imperfection caractérise notre condition de chercheurs et de pèlerins »

Comme ces pèlerins venus d’Orient (ou ces mages, astrologues et magicien), prenons la route. Ne cessons jamais de suivre l’étoile à la recherche de ce qui prend naissance, de Celui qui naît.

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[1] Saint Padre Pio de Pietrelcina. Une pensée par jour, textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul 1991, p.122
[2] La Bible. Bayard et Médiaspaul, 2001
[3] Frédéric Boyer. Évangiles, Gallimard, 2022
[4] Frédéric Boyer. Évangiles, Gallimard, 2022

Je ne peux pas parler de la détresse si je ne la sens pas dans mes entrailles

En ce 3 janvier 2025


CAMION: Acheter un « pick-up » neuf: un choix qui peut peser lourd sur vos finances
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SOCIÉTÉ: 5 nouvelles lois qui vont changer vos vies | JDQ
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SANTÉ QUÉBEC: La fin de la paperasse chez les médecins entre partiellement en vigueur au Québec
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Le coin des rangs Montcalm et des Pins, a Saint-Esprit

La circonscription de Rousseau

Le coin des rangs Montcalm et des Pins, a Saint-Esprit, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de Lanaudière.

Les Franciscains de l’Emmanuel

Les Franciscains de l'Emmanuel au Cameroun

Par Benoit Voyer

3 janvier 2025

Le 5 janvier 1985, Denis Lévesque et quatre hommes fondent les Franciscains de l’Emmanuel, une famille religieuse dont les membres veulent vivre de la radicalité de l’Évangile, à la manière de saint François d’Assise.

Les membres de la fraternité ne doivent rien posséder, se sauver du confort et de la vie facile et être matériellement les plus pauvres parmi les pauvres.

La mission des Franciscains de l’Emmanuel est l’évangélisation des jeunes, des pauvres, des gens en difficulté ou carrément dans la rue.

A l’été 1997, lors d’une rencontre avec ces Franciscains réformés, il ne restait plus que Denis Lévesque et François Garon. Ce dernier, ne faisait pas partie de la cellule initiale. Le duo habitait Roxton Pond, près de Granby.

Durant quelques années, ils travailleront avec les Franciscains du renouveau au cœur du Bronx newyorkais et, finalement, opteront pour un retour à Montréal où la Fraternité a commencé.

Après quelques années difficiles, d’autres hommes se joindront à eux.

Finalement, un évêque camerounais, en plein cœur de l’Afrique, invite les membres de la fraternité à s’établir dans son diocèse. Percevant cela comme un clin d’œil du bon dieu, ils acceptent. De nombreux africains décident de les suivre.
frères François Garon et Denis Lévesque

La relation à Dieu

Pour le frère Denis Lévesque, la prière et la vie spirituelle ne sont pas « des affaires de feeling ». A son avis, « sentir émotivement » la présence de Dieu est une grâce qu’il ne faut point rechercher. Le maître du temps et de l’histoire la donne à qui il veut et quand il veut…

« Il y a des gens qui disent : « Il y a des années que je prie Dieu pour obtenir telle ou telle faveur et il ne m’exauce pas ! » Pourtant, Jésus dit dans l’évangile : « demandez et vous recevrez! » Jésus n’est pas un menteur ! La question à se poser n’est guère : « Pourquoi il ne m’exauce pas? » mais plutôt « Est-ce que, moi, j’exauce Dieu dans ma vie? » me disait-il à l’été 1997.[1]

Il m’expliquait que Dieu fait aussi des prières a l’humain : « Dans la mesure où nous allons exaucer Dieu, de la même manière il va nous prendre au sérieux et va se donner à nous. »

Le fondateur des Franciscains de l’Emmanuel, m’indiquait que la prière est un dialogue et c’est Dieu qui a parlé le premier. La bible contient des centaines de ses prières : Les commandements, « Écoute mon peuple… », « Aimez-vous les uns les autres… », « Partagez… », « Pardonnez pour être pardonnés… », « Libérez les esclaves », etc.

Alors, selon lui, il n’y a donc pas à être inquiet de ne pas sentir la présence de Dieu ou d’avoir vécu une expérience sensible, et que, tout à coup, c'est la panne sèche : « C’est normal! Plus la relation à Dieu est stable, moins il y a des hauts et des bas dans la vie intérieure. Le cheminement spirituel est une pente qui se monte tranquillement – sauf pour les débutants ou ça ressemble à des montagnes russes ».

franciscains-emmanuel.org

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[1] Benoit Voyer. L’homme prie Dieu, Dieu prie l’homme, bulletin Trinité, septembre 1997, p. 1

Un message d'amour brûle la dans mon cœur

Il y a plusieurs manières de rencontrer Jésus


Par Benoit Voyer

3 janvier 2025

Un jour, Jean le baptiste, dit à deux hommes qui le suivent, dont un certain André, que celui qui passe près d’eux est Jésus, l’élu. Jean l’appelle « l’agneau de Dieu ».Sans tarder, tous deux se mettent à sa suite.[1]

Se sentant suivi, Jésus leur demande : « Que cherchez-vous? » Ils répondent à la question par une autre question: « Maître, où demeures-tu ? » Jésus leur répond par une boutade : « Venez et vous verrez » bien! Ils verront le lieu où Jésus repose à la 10e heures, c’est-à-dire vers 16h. Ils passeront le reste de la journée avec lui. On s’imagine qu’ils ont bavardé ensemble.

Ayant pris congé de Jésus, André ne tarde pas à aller voir son frère Simon afin de lui dire qu’il a enfin rencontré le messie tant attendu. Et sans tarder, il amène Simon rencontrer Jésus.

En voyant Simon, Jésus pose un regard de tendresse sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas [2]» – ce qui veut dire : Pierre.

Cette petite histoire nous indique qu’il y a plusieurs manières de rencontrer Jésus. Ici, on en voit deux : D’abord, André le suit parce qu’il croie ce que lui affirme Jean le Baptiste à son sujet. Et puis, de son côté, Simon le fait à l’invitation de son frère et, surtout, à cause du tendre regard de Jésus posé sur lui. Sa vie ne sera jamais plus même. Jésus lui donne même un nouveau prénom afin de confirmer sa nouvelle mission de vie.

De nos jours, les chrétiens de tradition catholique se rappellent à chaque célébration eucharistique les paroles de Jean le baptiste : « Voici l’agneau de Dieu ». Ainsi, celui qui préside la messe, indique à chacun des participants que le morceau de pain qu’ils recevront rappelle qu’à travers lui c’est l’élu qui se fait vivant parmi eux et qu’en le mangeant, il le deviendra en eux.

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[1] Jn 1, 35-42
[2] D’autres traducteurs écrivent « Céphas »

En ce 2 janvier 2025


DÉMOCRATIE: À venir en politique au Canada en 2025
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129492/calendier-politique-canada-electionsLE

DÉMOCRATIE: Les perspectives avec Luc Langevin
ici.radio-canada.ca/tele/infoman/site/segments/capsule/1952221/illusions-duhaime-ghazal-idees

SANTÉ MENTALE: En 2025, pour garder une bonne santé mentale, voici les huit questions à se poser
lalsace.fr/magazine-sante/2025/01/01/en-2025-pour-garder-une-bonne-sante-mentale-voici-les-huit-questions-a-se-poser

Multiculturalisme et immigration


Par Benoit Voyer

2 janvier 2025

La montée de l’islamisme au Canada indique que la philosophie multiculturelle et les politiques d’ouverture et de tolérance qui ont été adoptées par la classe politique depuis l’époque du premier ministre Pierre Elliot-Trudeau et continuées par son fils Justin, sont un échec. Elles conduisent aux mêmes troubles sociaux vécus en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l’Europe et pourraient même nous conduire à une dictature islamique d’ici 50 ans.

Le multiculturalisme propose une vision de la personne qui est déracinée de toute appartenance politique, religieuse, nationale, culturelle et historique. Il va même jusqu’à une décomposition de la civilisation occidentale. Volontairement, il cherche à déconstruire le monde ancien pour implanter de nouveaux modèles.

Dans le domaine de l’immigration, il implique une ouverture totale aux demandes des immigrants. Cela conduit à un déni de son identité nationale propre afin d’accueillir sans restriction celle de la personne qui est accueillie.

Sur ce point, Mathieu Bock-Côté écrivait dans son livre “Le nouveau régime: essais sur les enjeux démocratique” (Boréal, 2017): « Ce que les idéologues du multiculturalisme rejettent essentiellement, c’est l’idée qu’un “nous” historique et cohérent sur le plan culturel soit fondateur d’une communauté politique et que les nouveaux arrivants doivent en prendre le pli pour s’y intégrer ».

Avec l’immigration massive, on contribue à l'effacement culturel et à la chute des sociétés occidentales.

Comme Mathieu Bock-Côté et plusieurs autres observateurs et penseurs, je suis très préoccupé par l’islamisme. Ce courant radical d’origine chiite profite de cette ouverture multiculturelle pour s’incruster de manière permanente dans notre société.

On le voit, l’islamisme est un système politique et religieux impérialiste. Il parle de colonisation de l’Occident par leur nombre et par leur influence sur la pensée de chaque occidental ou en termes plus simples à « coloniser les esprits ».

On le voit avec évidence en Europe, l’islam fait ouvertement une guerre aux institutions. La femme, le voile et la burqua sont, notamment, parmi les armes utilisées.

Mathieu Bock-Côté ajoute: « Ce qui heurte autant le commun des mortels dans le voile intégral, c’est qu’il représente un symbole agressif et militant du refus de l’intégration au monde occidental par une frange de l’islam qui ne doute pas de son droit de conquête ».

Il en va de même avec la prière en public, une autre de leurs armes.

L’islam est une théocratie avec son propre ensemble de lois. Cela amène plusieurs fondamentalistes musulmans à résister à l’intégration aux lois canadiennes, car ils veulent maintenir leur propre système juridique.

Un proche m’accusait, il y a quelques jours, de devenir intolérant. Pourtant, je ne suis pas le seul à parler de « l’invasion islamiste du Canada ».

En exemple, en 2024 si mon souvenir est bon, l’écrivain algérien Boualem Sansal disait à l’émission « L’Invité » sur TV5 Monde : « C'est idiot de séparer islam et islamisme. Au temps du prophète, des gens demandaient déjà l'application stricte de l'islam. De là à penser qu'il y a un islam modéré, c'est une analyse fausse. L'islam est conquérant, prosélyte.»

En 2024, dans plusieurs villes du pays, on a assisté à de grandes manifestations en faveur du Hamas. La rhétorique antisémite, accompagnée de vandalisme, de harcèlement et de perturbation de l’ordre public, est un comportement courant dans ces groupes extrémistes. Celui-ci est intolérable au Canada.

Au Canada, on doit freiner sans tarder l’immigration et arrêter d’accueillir les immigrés qui ne veulent pas s’intégrer aux valeurs de notre pays et qui veulent nous envahir et prendre le contrôle de nos institutions et de notre pays. Il faut une diminution de beaucoup plus que 20% de nombre d’immigrants. Il faut être plus ferme sur le nombre afin d’envoyer un message clair.

En matière d’immigration, notre priorité devrait être d’accueillir des immigrants économiques et des réfugiés appartenant à des groupes persécutés qui n’ont nulle part où aller dans les pays voisins. Je pense ici aux chrétiens, aux yézidis et aux membres de religions minoritaires dans les pays à majorité musulmane ou aux personnes qui sont persécutés parce qu'ils rejettent l'islam politique et adhèrent aux valeurs occidentales.

Et puis, comme l’a fait en 2024 la République du Tadjikistan, en Asie, ou 97% de la population est musulmane, le gouvernement canadien doit officiellement interdire le hijab islamique. Qu’attendons-nous pour dire avec fermeté comme le gouvernement du Tadjikistan que le hijab est une culture étrangère, une invasion culturelle et, qu’ici, les femmes ne se couvre pas les cheveux?

Les graves problèmes qui secouent actuellement notre monde


 

En ce 1er janvier 2025


SOCIÉTÉ : C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la paix.

SANTÉ MENTALE: La gouverneure générale exhorte les Canadiens à prendre soin de leur santé mentale
lapresse.ca/actualites/national/2024-12-31/la-gouverneure-generale-exhorte-les-canadiens-a-prendre-soin-de-leur-sante-mentale.php

ARTICLE DU JOUR: Mon périple sur les traces des saints, bienheureux et vénérables du Canada


Par Benoit Voyer

1er janvier 2025

En octobre, novembre et décembre 2024, mes visites aux lieux de mémoire des saints, bienheureux, vénérable et saintes personnes du Canada ont ralenties un peu.

J’ai pris beaucoup de temps pour lire une partie de la documentation amassée et traiter mes notes afin d’en faire des petits textes a saveur historique ou de les joindre à d’autres en préparation.

Mieux connaître ces personnes me fait un grand bien et m’aide à comprendre le passé de la Nouvelle-France et du Canada francophone. Il me donne aussi des pistes à explorer pour mon présent et mon avenir. La main gauche ne peut ignorer par ou est passée celle de droite. En d’autres termes, l’avenir se construit sur le roc du passé.

J’ai tout de même poursuivi mes visites. En plus de voir de nouveaux lieux, je suis retourné à quelques endroits.

Dans la Basilique Sainte-Anne, à Varennes, le 16 octobre, à 16h30, avec ma conjointe, j’ai participé à une messe spéciale à l’occasion de la mémoire liturgique de sainte Marguerite Dufrost de la Jemmerais, mieux connue du nom de son époux Youville. La célébration qui avait lieu près de son tombeau était présidée par l'abbé Patric François, prêtre collaborateur a l'unité pastorale sainte Marguerite d'Youville. Ce fut une belle occasion d'implorer le Père céleste, une dévotion chère à Marguerite.

Le 20 octobre, au cœur de la nuit au Québec, j’ai regardé la cérémonie de canonisation de la sherbrookoise Marie-Léonie Paradis sur la chaine télévisée KTO, en provenance de France et retransmis en direct sur Internet.

Ce même jour, à 17h, je me suis rendu à la cathédrale Marie-Reine-du-monde, à Montréal, afin de participer à la messe d’ouverture du procès diocésain en vue de la canonisation de la bienheureuse Émile Tavernier-Gamelin. La messe multilingue de près de deux heures était présidée par l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine.

Le 22 octobre, je suis retourné au Mausolée du cimetière de la Cathédrale de Saint-Hyacinthe, sur la rue Girouard. Je me suis recueilli à tombe de la vénérable Élisabeth Bergeron, mais lors de ma dernière visite, je ne savais pas qu’au même endroit, dans un autre espace moins bien indiqué, repose la vénérable Catherine-Aurélie Caouette, la fondatrice des Adoratrices du Précieux-Sang. Je me suis donc attardé à elle. J’ai jadis lu ses écrits. C’était une grande mystique!

Enfin le 15 décembre, j’ai visité avec ma conjointe le Musée des hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal et la crypte des religieuses ou repose la vénérable Jeanne Mance, la cofondatrice de Montréal et du premier hôpital de la cité qui, à son époque, était situé sur la rue Saint-Paul.

Le musée est fort intéressant. Manon et moi y avons passé près de deux heures à s’imprégner du début de la Nouvelle-France et de la petite histoire du réseau montréalais de la santé.

En revanche, J’ai été très déçu de ma visite à la crypte. Je n’ai pas pu réaliser mon objectif de toucher à la tombe de Jeanne. La guide bénévole nous a indiqué que les os et le crâne de Jeanne Mance sont mélangés avec un paquet d’autres de religieuses hospitalières. Je doute de la véracité de cette information puisque, dans les années 1990, lors de quelques visites à la crypte avec des groupe de pèlerins, la regrettée sœur Thérèse Payeur m’avait montré la boîte en bois dans laquelle elle reposait.

Mon exploration se poursuivra durant cette nouvelle année qui commence. J’ai bien hâte de me retrouver auprès de François de Laval, Marie de l’Incarnation, Catherine de Saint-Augustin, Dina Bélanger, Élisabeth Turgeon et tous les autres. Les grands saints n’ont pas tous vécus en Europe. Ici, sur le sol du Canada qui est situé entre trois océans, il y en a eu qui ont vécu comme nous des vies simples et humbles et qui, pour la majorité, coulait dans leurs veines le même sang que chacun de nous.

La vie est une perpétuelle lutte contre soi-même

La rivière Ouareau

La circonscription de Rousseau

La rivière Ouareau, a Sainte-Julienne, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de Lanaudière

31 décembre 2024

ICI ET LA: 31 décembre 2024

SANTÉ QUÉBEC: Les superbactéries prolifèrent à l’extérieur des grands centres hospitaliers
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129775/bacterie-hopital-sante-quebec?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.estrie

CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS: 13 missionnaires catholiques tués au cours de l’année 2024
vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-12/13-missionnaires-catholiques-tues-2024-fides-rapport.html

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le pape Benoit XVI décède au Vatican le 31 décembre 2022, à l’âge de 95 ans. Ses funérailles seront célébrées le 5 janvier 2023 et seront présidées par le pape François.

ESCAPADE: Le Parc national de la Yamaska

Le Parc national de la Yamaska

VISION CATHOLIQUE: Le Jour de l’an

Le Jour de l’an

Par Benoit Voyer

31 décembre 2024

À chaque Jour de l’An, plusieurs d’entre nous prenons des résolutions pour l’année qui commence. Quelques semaines plus tard, elles tombent une après les autres. On le sait tous, il faut beaucoup de volonté pour garder ses résolutions jusqu’au 31 janvier et bien peu sont encore vivantes le 1ᵉʳ février.

Je vous fais une confidence : Depuis quelques années, je prends toujours la même résolution : ne pas en prendre. Est-ce que cette année je ferai la même chose ? Je ne sais pas encore. Il me reste quelques heures pour y penser.

Dans le numéro de décembre 1953 de la revue Trinitas, Jean-Paul Regimbal souhaite une bonne année 1954 à ses lecteurs. Il écrit : « Une année s’achève, une autre suivra… Le temps infailliblement se perd dans le temps et entraine avec lui tous les hommes vers la maison du Père dont la porte est celle du tombeau. Oh ! Ce que peut être une vie? … Un échec formidable ou un admirable triomphe, succès ou désastre souvent renfermé dans la décision énergique d’un moment. À l’aurore de cette année, une résolution est à prendre, un choix à établir. Cette fois, pourquoi ne pas apporter une résolution ferme, constante, durable, héroïque même ? N’est-ce pas l’assurance d’une vie pleinement vécue ? »[1]

C’est bien vrai : « Le temps se perd dans le temps. [...] Les années qui passent nous conduisent vers notre finalité ».

La vie va vite, vraiment trop vite. On dirait que plus je vieillis, plus je sens que chaque journée qu’il m’est encore permis de vivre est courte. Je n’arrive jamais à tout faire ce que j’ai planifié en 24 heures. Est-ce que je terminerai tout ce que je veux faire avant de m’éteindre ? À 58 ans, il me reste évidemment moins d’années devant moi que derrière. J’en suis conscient : je suis dans mon sprint final. Ainsi donc, je sens de plus en plus que je dois me concentrer sur l’essentiel pour réaliser pleinement ce qui me reste à faire et à vivre.

Et le frère Jean-Paul de Jésus [2] questionne avec intelligence : « Ce que peut être une vie ? » Et se répond à lui-même : « Un échec formidable ou un triomphe admirable. »

Et moi, qu’est-ce que je choisis ? Bien entendu, je me souhaite du succès. Je veux le meilleur pour ma vie. Toi aussi, j’imagine…

Alors, « ce que peut être une vie ? », questionne le Trinitaire. En fait, qu’est-ce que devient ma vie ou qu’est-ce que je veux vraiment pour celle-ci ? Je réfléchis à la réponse depuis quelques semaines. J’ai trouvé quelques bribes.

Pour la nouvelle année, Jean-Paul Regimbal invite chacun à prendre une résolution ferme, voire héroïque : il insinue, bien entendu, de prendre bien soin de sa relation à Dieu : « N’est-ce pas l’assurance d’une vie pleinement vécue ? », lance-t-il.

C’est vrai qu’on oublie souvent le bon Dieu Il passe après tout le reste, mais dès que plus rien ne va, il est le premier vers qui nous crions : « Pourquoi, mon Dieu ? » Et on l’accuse de tout ce qui nous arrive, alors qu’on sait fort bien que nous sommes les premiers responsables des choix que nous faisons. Nous sommes créés libres.

D’ailleurs, parlant de choix, lequel ferai-je en 2025 ?

Au fond de moi, je sens que je dois persévérer dans la voie que j’ai commencée, il y a quelques mois : chaque jour, allumer ma petite chandelle, m’asseoir et dire au bon Dieu : « Me voici, je suis là… Je ne sais pas trop quoi te dire, mais je suis là… Aujourd’hui, je veux te laisser entrer un peu dans ma vie » Et puis, fermer mes yeux, faire silence et me laisser habiter par LA lumière.

Ce simple geste quotidien répété jour après jour est assurément le plus héroïque que je puisse réaliser. Comme le disait un saint espagnol : le plus important n’est pas de commencer des nouveaux projets, mais de persévérer dans ceux déjà commencés malgré les défis à surmonter. L’héroïsme n’est pas dans les grandes réalisations, mais dans les petits gestes qu’on répète jour après jour, par amour [3].

La plus grande invitation que l’humain n’a-t-il pas eue au fil des siècles, n’est-elle pas celle dont fait écho la Bible, une demande faite à Moïse : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit… » ? (Dt 6,5) Ce sera fort probablement ma résolution de 2025 : continuer de lui laisser une petite place, au nom de l’amour.

Et puis, comme l’écrivait Christian Lépine : « En présence de Dieu, je découvre la vérité sur moi-même ».[4] C’est bien vrai, lorsque je prends le temps de m’arrêter, j’apprends à me voir tel que je suis. Et si je le suis, je ne peux que devenir de plus en plus humain. N’est-ce pas ce que Jésus ajoutait à la loi de Moise : «… et ton prochain, comme toi-même »? (Mt 22, 37-39)

Ainsi donc, plus j’apprends à m’aimer dans la pure vérité de ce que je suis, plus je peux aimer ceux que je rencontre au quotidien. À l’école de Jésus, plus on s’imprègne du divin, plus on devient humain.

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[1] Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Une résolution bien gardée », Trinitas – revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, vol. 1, no 1, décembre 1953 – janvier 1954, p. 9 à 11.
[2] Jean-Paul de Jésus était le nom religieux de Jean-Paul Regimbal avant le Concile Vatican II. Il sera ordonné prêtre le 11 mai 1957.
[3] Saint Josémaria Escriva écrivait : « Oublie ce goût de poser les premières pierres et fais en sorte de poser la dernière pierre à un seul de tes projets. » (Chemin, no 42)
[4] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012, p.66.

PENSÉE: Lettre du Jour de l’An 1937 du frère Marie-Victorin à Marcelle Gauvreau


Ma chère amie,

Vous êtes ma fille chérie, non pas parce que j’ai injustement reporté sur vous ce que je devais aux autres ou à tous, mais parce que vous m’avez choisi comme ami et père, en acceptant toutes les implications que cela comporte. Vous m’avez accepté tel que je suis, avec les faiblesses qui ne peuvent échapper à votre perspicacité féminine, vous avez épousé pleinement ma pensée, ma manière de penser, mes idéals, mes ambitions les plus fortes. Vous êtes devenue, j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire pour votre consolation, mon soutien moral en certaines circonstances, le petit bras de chair sur lequel chacun a besoin de s'appuyer, aux heures noires.

Vous êtes entrée dans ma vie – donnez à cette expression qui est très juste la signification la plus noble et la plus pure – a un moment ou mon milieu me desséchait quelque peu, ou on opposait sans cesse à ma conception d’une science sans cesse en communion avec le beau et la poésie la froide conception d’une technicité morte. Vous êtes venue comme un rayon de soleil. Il y avait quelqu’un désormais que mes accents les plus convaincus, au lieu de faire sourire, faisaient vibrer sur la même note, et à partir de ce moment, je suis devenu plus créateur. De vous savoir la, votre petit cœur battant des mêmes ardeurs et des mêmes convictions, cela me donnait du courage, et j’ai marché plus droit, et j’ai marché autrement. Ma chère amie, je sais que je ne puis pas vous faire un plus beau cadeau de Noel que de vous dire cela, qui est d’ailleurs la pure vérité. Dieu, par vous, a mis sur mon chemin une de ces femmes capables d’élever un homme très haut. Ici cet homme était avancé dans la vie. Et c’était un religieux. Étrange murmure en vérité! Mais, chère Marcelle, vous avez été cela. Restez cela. Soyez toujours cela. [...]

Vous avez raison de penser qu’il peut exister entre un homme et une femme une amitié très grande, et sans arrière-pensée, une union absolue des âmes, sans un mensonge et sans une réticence, qui élève au-dessus des choses matérielles et rapproche de la divinité. L’histoire nous en montre quelques-unes entre saints et saintes (saint François et sainte Claire), entre grandes âmes, entre hommes et femmes d’action. Mais combien il y a eu de ces amitiés qui ne firent pas de bruit littéraire, et qui n’en furent que plus véritables. Combien de fois devant l’oeuvre splendide d’un homme a-t-on oublié la grande âme de femme qui l’inspirait! Ces femmes ne furent pas toujours des épouses. Elles furent souvent des amies. [...]

Il se trouve que nos deux âmes rendent le même son, que nous regardons la vie et la vie avec les mêmes yeux d’enfants. Il se trouve que l’idée religieuse parle à nos âmes de la même façon, parce que nous avons grandi dans des familles de vieux christianisme patriarcal. [...]

C’est une lettre du jour de l’An que je voulais vous écrire, ma chère fille, et je bavarde inconsidérablement [...]

Tout le beau et tout le bien pour votre famille, pour votre papa que vous adorez [...]

Et puis je redis avec vous: “Et que ce Nouvel An nous garde unis dans le Christ pour notre plus grand bien et celui d’autrui”.

Tout vôtre dans le Christ.

Frère Marie-Victorin
29 décembre 1936

PENSÉE: L'aumône entre le pauvre et toi n'est qu'un échange

30 décembre 2024

ICI ET LA: 30 décembre 2024

ÉTATS-UNIS: L'ancien président Jimmy Carter est décédé
ici.radio-canada.ca/nouvelle/1016148/jimmy-carter-mort-deces-democrate-washington-prix-nobel

SANTÉ QUÉBEC: La présence de superbactéries dans les hôpitaux du Québec inquiète des experts
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129554/superbacteries-hopitaux-quebec-inquiete-experts

ESCAPADE: Sainte-Julienne, dans la région de Lanaudière


Sur la rue Viau, a Sainte-Julienne, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de la région de Lanaudière

VISION CATHOLIQUE: Les Clarisses, à Rivière-du-Loup


Les Clarisses, à Rivière-du-Loup

Par Benoit Voyer

30 décembre 2024

Dans sa lettre annuelle, la communauté féminine des Clarisses, située à Rivière-du-Loup, au Bas-Saint-Laurent, se réjouit qu'en 2024, une nouvelle femme se soit jointe à elles. Chaque nouvelle recrue est une lueur d'espoir en cette période où les groupes de « sœurs » disparaissent du paysage québécois : « Nous avons eu la joie d’accueillir cette année Madame Christine Pelletier en tant qu'oblate régulière. Après avoir travaillé et prié avec nous durant l’année dernière, elle a exprimé son désir de rejoindre notre communauté pendant l’octave de Pâques. Nous avons célébré avec joie son intégration officielle au sein de notre communauté et de la grande famille de l’Église lors d'une eucharistie le 5 mai, entourées d'amis et des Religieuses de l’Enfant-Jésus (REJ). Ce moment a été marqué par la remise d'un anneau symbolique lors d'une cérémonie d'oblature intime à l'oratoire. Nous sommes reconnaissantes pour ce beau cadeau que le Seigneur nous a offert. »

VISION CATHOLIQUE: Appelés à devenir des lumières

Appelés à devenir des lumières

Par Benoit Voyer

30 décembre 2024

L’humain n’est pas toujours bien brillant. On le voit, il peut facilement engendrer autour de lui de grandes ténèbres et conduire sa vie et celle des autres dans des nuits obscures. Comme le dit l’expression populaire : « Ce n’est pas une lumière ! »

Aujourd’hui, les paroles du Pape François résonnent en moi : « Viens à la lumière. […] tu vis pour renaître chaque jour. […] Tu es appelé à apporter au quotidien une lumière nouvelle au monde, celle de tes yeux, de ton sourire, du bien que toi seul peux offrir. Personne d’autre ne peut le faire. Mais, pour voir le jour, il faut lutter chaque jour contre l’obscurité. Oui, il y a un combat quotidien entre la lumière et les ténèbres, qui ne se produit pas quelque part là-bas, mais à l’intérieur de chacun de nous ».[1]

Depuis l’étincelle première de notre univers, plus précisément depuis que le Créateur a séparé la lumière des ténèbres (cf. Gn 1, 4), « nous aussi, si nous voulons devenir meilleurs, nous devons apprendre à distinguer la lumière des ténèbres. »

Par où commencer ? De passage à Iqaluit, au Nunavut, le 29 juillet 2022, François tente une réponse : « Tu peux commencer en te demandant : qu’est-ce qui me semble brillant et séduisant, mais qui me laisse ensuite un grand vide à l’intérieur ? C’est l’obscurité ! Qu’est-ce qui, au contraire, me fait du bien et me laisse la paix dans le cœur, même si cela exige de moi de sortir d’abord de certains conforts et de dominer certains instincts ? C’est la lumière ! Et – je me demande encore - quelle est la force qui nous permet de séparer en nous la lumière des ténèbres, qui nous fait dire "non" aux tentations du mal et "oui" aux occasions de bien ? C’est la liberté. Liberté qui n’est pas faire tout ce que je veux et qui me plaît ; ce n’est pas ce que je peux faire malgré les autres, mais pour les autres ; ce n’est pas un arbitraire total, mais une responsabilité. La liberté est le plus grand don que notre Père céleste nous a donné en même temps que la vie. »

Bien entendu, pour le successeur de Pierre, Jésus qui est de toujours le témoin de la lumière, « est proche de toi et désire illuminer ton cœur pour te faire venir à la lumière ».

En homme de foi, Jean commence son récit au style littéraire évangélique, par une envolée poétique : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. […] Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. […] Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître » (Jn 1, 1-18)

Le début de l’évangile selon Jean fait référence aux racines du grand livre du judaïsme écrit en hébreu. Ce récit commence avec l’expression grecque « Ἐν ἀρχῇ » (en achi), c’est-à-dire « au commencement ». Le premier texte de la Torah utilise de son côté le mot « Bereshit ». C’est d’ailleurs le vrai nom du livre de la Genèse inséré dans le premier testament des chrétiens. « Bereshit », qu’on a aussi traduit par « au commencement », est plus proche de l’expression « la flamme première » ou « le commencement du commencement ». Vous me direz que c’est un peu la même chose. Vous avez un peu raison, mais si je vous demande de compter jusqu’à 10 en partant du début, vous commencerez probablement avec le chiffre « un » parce que - pour la majorité des gens - « un » commence la série numérique. Le mot hébreu « Bereshit » rappelle qu’il y a le chiffre « zéro » au début de tout et qu’il y a une multitude de fractions entre « zéro » et « un ».

Le début de l’évangile selon Jean débute par une affirmation qui donnera naissance au dogme de la Trinité et à la formule du signe de la croix des chrétiens : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Jean affirme : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. » Ainsi donc, pour les chrétiens, Jésus est depuis toujours auprès de Dieu et l’Esprit saint est le Souffle d’amour qu’il y a entre lui et le Père céleste. Rien de plus clair : Dieu demeure l’Unique. Au fil des deux derniers millénaires, le concept dogmatique de la « Trinité » a malheureusement conduit à des guerres sanglantes entre chrétiens et musulmans, parce que, pour ces derniers, Dieu est « un » et il est hérétique de croire qu’il y a « trois dieux ». Que de sang versé inutilement pour une incompréhension ! Comme je l’écrivais : « L’humain n’est pas toujours une lumière ».

Je reviens à ce que disait le Pape François. Il recommandait aux jeunes d’Iqaluit, au Nunavut : « Marche vers le haut […] sans te laisser entraîner vers le bas par ceux qui veulent te faire croire qu’il vaut mieux ne penser qu’à toi seul et à utiliser le temps que tu as uniquement pour tes loisirs et tes intérêts. Mon ami, tu n’es pas fait pour vivoter, pour passer tes journées à équilibrer les devoirs et les plaisirs, tu es fait pour t’élever vers le haut, vers les désirs les plus vrais et les plus beaux que tu portes dans ton cœur, vers [le] Dieu à aimer et le prochain à servir. Ne pense pas que les grands rêves de la vie sont des cieux inaccessibles. Tu es fait pour prendre ton envol, pour embrasser le courage de la vérité et promouvoir la beauté de la justice, pour "élever ton tempérament moral, être compatissant, servir les autres et construire des relations" (cf. Inunnguiniq Iq Principles, nn. 3-4), pour semer la paix et le soin là où tu te trouves ; pour raviver l’enthousiasme de ceux qui vivent autour de toi; pour aller de l’avant, non pas pour tout aplanir ».

François ajoutait : « Le monde que tu habites est la richesse dont tu as hérité : aime-le, comme celui qui t’a aimé t’a donné la vie et les joies les plus grandes, comme Dieu t’aime, Dieu qui pour toi a créé tout ce qui existe de beau et ne cesse jamais de te faire confiance, pas même un instant. Il croit à tes talents. Chaque fois que tu le cherches, tu comprendras que le chemin qu’il t’appelle à parcourir tend toujours vers le haut. Tu le sentiras quand tu regarderas le ciel en priant et surtout quand tu lèveras les yeux vers le Crucifié. Tu comprendras que de la croix, Jésus ne te pointe jamais du doigt, mais t’embrasse et t’encourage, car il croit en toi même lorsque tu as cessé de croire en toi-même. Alors tu ne perdras jamais espoir, bats-toi, implique-toi à fond et tu ne le regretteras pas. Avance sur le chemin »

« Marche vers le haut », c’est marcher dans la lumière et devenir plus heureux, plus brillants, c’est devenir « des lumières ».

Chaque fois qu’un cœur s’ouvre à sa Lumière, il naît à nouveau. Comme le chante l’auteure-compositrice-interprète Lucie Cournoyer-Champagne, C'est « Noël partout dans le monde. Noël à chaque seconde quand quelqu’un ouvre son cœur »

Cette lumière est assurément celle qui donne sens à la vie. Comme l’écrit Christian Lépine : « Dans une culture où l’on veut profiter de la vie, on ne réfléchit pas assez au sens de la vie ».[2]

Mais entendre une voix qui parle en soi dans ce monde où chacun est inondé de millions de paroles, ce n’est pas facile. C’est probablement un peu pour ça que le saint Padre Pio disait : « Autant que possible, vis dans le recueillement, car le Seigneur parle alors librement à l’âme, et celle-ci est plus disposée à écouter sa voix. »[3]

En cette époque troublée, comme Jean-Baptiste, nous sommes appelés à être les témoins du Verbe de lumière, c’est-à-dire Jésus, qui est depuis toujours auprès de Dieu, LA lumière créatrice, LA Vie.

Mes humbles prières
Enfant de lumière, Tu habites au fond de moi, tu me parles sans que je t’écoute. Souvent, tu m’invites à la rencontre et je te fuis.

J’ai toujours préféré l’enfant prétentieux, orgueilleux et autoritaire qui domine ma vie. Il me rend malheureux, je le sais. Il me fait croire qu’il peut m’apporter le bonheur à l’intérieur de moi, un épanouissement profond et durable.

Aide-moi à accepter l’idée de le faire taire et de tourner mon cœur et mes oreilles vers toi. Cesse d’être discret et réveille-toi, ma bienheureuse lumière. Je t’en prie, guide-moi.

Ne laisse pas trop mon intelligence conduire ma destinée. Elle croit se suffire à elle-même et me mène vers des sentiers ténébreux.

Je t’accueille et j’accepte de me laisse enlacer par tes bras tendus vers moi. Apprends-moi à faire silence et réapprivoiser la douceur divine que je repousse trop souvent. Oui, je veux renouer le dialogue avec Dieu.[4]

____________________

[1] Propos du pape François sur la place de l’école primaire d’Iqaluit, au Nunavut, le 29 juillet 2022. www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2022/july/documents/20220729-giovani-anziani-iqaluit.html
[2] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012, p. 75.
[3] Saint Padre Pio de Pietrelcina. Une pensée par jour, textes recueillis par le père Gerardo Di Flumeri, OFM Cap, Médiaspaul, 1991, p. 119.
[4] Prière tirée de Benoit Voyer, Je prie comme je peux, Éditions Sainte-Anne, 2004.

VISION CATHOLIQUE: Enfant de lumière


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29 décembre 2024

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