VISION CATHOLIQUE: L'Église d'aujourd'hui
« Les gens se rapprocheront de l'Église quand ils constateront que ceux qui s'identifient à elle […] vivent réellement leur foi et ont un souci agissant du prochain »
-Claude Ryan
Benoit Voyer
14 mars 2026
En 2006, le théologien Normand Provencher me parlait des catholiques québécois de l’avenir. Ce demain est arrivé. Ses propos demeurent d’une grande actualité : « Nous sommes dans un nouveau monde. […] Une nouvelle façon de penser […] est née. » L'Église québécoise d’aujourd’hui est « plus modeste, mais prophétique. Les gens deviennent de plus en plus des nomades et des pèlerins »[1].
« La situation actuelle invite chaque chrétien à une plus grande humilité et surtout à la conversion intérieure. Les gens se rapprocheront de l'Église quand ils constateront que ceux qui s'identifient à elle, autant les clercs que les laïcs, vivent réellement leur foi et ont un souci agissant du prochain. Le chrétien doit éviter, à mon avis, de verser dans l'angoisse. Il doit faire un effort honnête pour être vrai, pour accorder sa vie et son discours. Ces propos sont de Claude Ryan. Ils sont tirés de son testament spirituel.[2]. Il nous appelle à l’espérance et à l’engagement. Pour lui, il n’y a plus de place pour un christianisme tiède.
Claude Ryan parlait comme Paul dans sa lettre aux Éphésiens : « Conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. »[3]
En 2006, le théologien Normand Provencher me parlait des catholiques québécois de l’avenir. Ce demain est arrivé. Ses propos demeurent d’une grande actualité : « Nous sommes dans un nouveau monde. […] Une nouvelle façon de penser […] est née. » L'Église québécoise d’aujourd’hui est « plus modeste, mais prophétique. Les gens deviennent de plus en plus des nomades et des pèlerins »[1].
« La situation actuelle invite chaque chrétien à une plus grande humilité et surtout à la conversion intérieure. Les gens se rapprocheront de l'Église quand ils constateront que ceux qui s'identifient à elle, autant les clercs que les laïcs, vivent réellement leur foi et ont un souci agissant du prochain. Le chrétien doit éviter, à mon avis, de verser dans l'angoisse. Il doit faire un effort honnête pour être vrai, pour accorder sa vie et son discours. Ces propos sont de Claude Ryan. Ils sont tirés de son testament spirituel.[2]. Il nous appelle à l’espérance et à l’engagement. Pour lui, il n’y a plus de place pour un christianisme tiède.
Claude Ryan parlait comme Paul dans sa lettre aux Éphésiens : « Conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. »[3]
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[1] Benoit Voyer. « L’Église du Québec va-t-elle survivre à la crise ? », Revue Sainte Anne, juillet-aout 2006, p. 314.
[2] Paru chez Novalis en 2004.
[3] Ep 5,8-14
[1] Benoit Voyer. « L’Église du Québec va-t-elle survivre à la crise ? », Revue Sainte Anne, juillet-aout 2006, p. 314.
[2] Paru chez Novalis en 2004.
[3] Ep 5,8-14
VISION CATHOLIQUE: Nos chères idées acquises
« Le danger est si grand de toujours ériger nos idées en idoles ! Mourir à nous-mêmes dans ces chères idées acquises, nos vérités tenues pour immuables et nos sagesses, c'est de cela qu'il s'agit pour naître à de nouvelles lumières ».
-Annick de Souzenelle
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Des confitures au goût de la campagne
Benoît Houle, directeur de la Petite ferme
Des confitures au goût de la campagne
« Pour financer notre organisme de réinsertion sociale, nous fabriquons des pots de confiture que nous vendons dans une centaine de supermarchés. Nous avons l'objectif d'atteindre, avec les ventes, l'autosuffisance financière de nos services, sans subvention gouvernementale. L'an dernier, nous en avons vendu pour près de 100 000$. C'est bon pour une première année ! Cette année, nous avons l'objectif d'atteindre 160 000$ de ventes »
Benoît Voyer
Après avoir travaillé 31 ans dans l'ombre de l'abbé Gérard Bossé à l'Auberge sous mon toit de Granby, Benoît Houle a fondé, il y a deux ans, la Petite ferme, un organisme de réinsertion sociale situé à Roxton Falls. Leur démarche thérapeutique implique la fabrication de pots de confiture et la spiritualité. Une histoire à la saveur de chez nous.
Le prêtre avec qui vous avez fondé l'Auberge sous mon toit de Granby, l'abbé Gérard Bossé, est décédé le 16 novembre 2002, à l'âge de 73 ans. Comment avez-vous vécu ce départ ?
Ce fut un moment très émouvant qui m'a fait réfléchir beaucoup. Il était ma référence. Je me dis souvent : qu'est-ce qu'il ferait à ma place dans telle ou telle situation ? Je m'aperçois parfois que ma façon d'agir correspond à la sienne.
Il disait souvent : « Lorsque tu prends une décision, il est mieux d'être trop bon que de ne pas l'être assez. » Il vaut mieux se tromper qu'être trop sévère lorsqu'il s'agit d'aider quelqu'un.
Voici un exemple. Un jeune en réinsertion sociale me demande de lui passer 10$ pour une supposée bonne cause. Il se peut qu'il s'agisse d'un mensonge et qu'il se procure de la drogue avec cet argent. Si j'ai un doute, mais que je ne peux être sûr de celui-ci, il est préférable de lui faire confiance.
Comment avez-vous connu Gérard Bossé ?
À l'époque, il était aumônier de la J.O.C. à Granby. J'avais 16 ou 17 ans. Puisqu'il n'y avait personne pour occuper le poste de président de la J.O.C. locale, j'ai accepté la fonction. Nous sommes devenus de grands amis. Suite à la fondation de l'Auberge sous mon toit, j'ai travaillé 31 ans dans son ombre.
Quelles sont les circonstances qui vous ont amené à fonder la Petite ferme ?
C'est par amour de la terre. J'avais le goût d'un projet agricole et j'avais de plus en plus de difficultés à travailler en ville. Le travail que je fais ici est le même que je faisais à l'Auberge sous mon toit.
Quelle est la mission de la Petite ferme ?
Aider des jeunes travailleurs de 18 à 30 ans qui ont des difficultés d'intégration au travail et dans la société. Ce sont des personnes qui ne réussissent pas à faire leur place dans le monde d'aujourd'hui, qui lâchent continuellement leur emploi et qui sont peu scolarisées. Quelques-uns ont des antécédents au niveau du jeu, de la drogue et de l'alcool.
Comment est née la Petite ferme ?
De 1999 à 2001, la Petite ferme avait pour seul but d'assurer l'autosuffisance alimentaire de l'Auberge sous mon toit.
Il y a deux ans, avec le départ de l'abbé Bossé de l'Auberge, une nouvelle équipe d'administrateurs est arrivée à la tête de la maison d'hébergement et je n'étais pas à l'aise avec la nouvelle structure.
De plus, il y avait beaucoup de gens qui travaillaient à la Petite ferme et je devais continuellement me rendre à Granby pour diriger l'auberge. J'essayais de bien m'occuper des deux emplois, mais c'était vraiment trop difficile. D'ailleurs, les choses allaient mal à la Petite Ferme à cause de mes absences.
En juin 2001, j'ai donc décidé de quitter l'Auberge sous mon toit pour me consacrer entièrement à ce nouveau projet. J'ai alors formé un conseil d'administration et nous avons obtenu notre incorporation légale le 25 octobre 2001.
Financièrement, nous avons obtenu une subvention du Fonds jeunesse Québec pour lancer l'organisme.
Quelle est votre démarche thérapeutique ?
La réinsertion se fait par une intégration concrète dans un environnement de travail. Lors de son départ de la Petite ferme, nous désirons que la personne qui chemine avec nous ait un emploi et le garde. Nous favorisons une ambiance aidante, compréhensive et nous favorisons les initiatives en équipe.
De plus, chaque lundi nous nous rencontrons pour faire une réflexion chrétienne et philosophique. Elle dure environ soixante minutes. Je rédige un petit éditorial d'une page ou deux et chacun s'exprime sur le sujet. Au début du mois de décembre, j'ai proposé une trentaine de proverbes de la Bible.
À la fin de 2002, il nous est arrivée une femme de 22 ans qui a eu un accident d'automobile deux ans plus tôt dans lequel elle a perdu son enfant. Elle a fait une dépression sévère. En y allant une journée à la fois, afin qu'elle ne panique pas, nous lui avons donné quelques outils pour s'en sortir. Elle sent à la Petite ferme un milieu aidant pour elle. Elle s'épanouit.
Quelle est votre particularité ? Qu'est-ce qui vous distingue des autres organismes de réinsertion sociale ?
Pour financer notre organisme de réinsertion sociale, nous fabriquons des pots de confiture que nous vendons dans une centaine de supermarchés. Nous avons l'objectif d'atteindre, avec les ventes, l'autosuffisance financière de nos services, sans subvention gouvernementale. L'an dernier, nous en avons vendu pour près de 100 000 $. C'est bon pour une première année ! Cette année nous avons l'objectif d'atteindre 160 000$ de ventes.
Nous fabriquons aussi des confitures sans sucre !
Dans peu de temps, nous réaliserons notre objectif d'autofinancement et nous pensons exporter nos produits.
Nous fabriquons aussi des tourtières, des pâtés au poulet et au saumon. Il y a aussi les œufs, le poulet de grain et le bœuf. Ces items sont vendus à la Petite ferme aux personnes qui se déplacent pour venir les chercher.
Pourquoi avoir intégré la spiritualité dans votre démarche de réinsertion sociale ?
Je crois que le changement provient de l'intérieur de l'être humain. Lorsqu'il est enclenché à cet endroit, tous les comportements extérieurs changent d'une manière permanente. Tout commence en soi.
Si je n'avais pas cette heure par semaine de réflexion, je fermerais l'organisme parce que tout ce que nous faisons ici n'aurait pas de sens.
Pourquoi Dieu est-il si important pour vous ?
Dieu est l'essentiel de ma vie. J'ai une relation intime avec lui. Il y a quelques années, je lui écrivais une lettre par jour. En ce moment, je lui parle de l'intérieur. De plus, je lis trois à quatre pages de la Bible chaque jour. Cela m'aide à garder l'équilibre en moi. Enfin, je vais régulièrement à la messe. Lorsque je n'y vais pas au moins une fois par semaine, je ne me sens pas coupable, mais je constate rapidement qu'il manque quelque chose en moi.
La Petite ferme
Roxton Falls, Québec
JOH 1E0
(450) 548-2736
(Revue Sainte-Anne, juillet-août 2003, page 297)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: La « génération i » apporte de nouveaux défis pour la société québécoise
Par Benoît Voyer
MONTRÉAL – Apparue dans les années 1980, après que la « génération X » a atteint l'âge de raison, la « génération i » est un nouveau phénomène de l'histoire sociale québécoise. Les jeunes membres qui la composent se caractérisent par trois « i » : indécision, incertitude et identité. Son arrivée amène de nouveaux défis à relever pour la société.
Parmi les trois « i », c'est la question de l'identité qui est le grand problème. Trouver sa mission de vie, voire sa vocation, est très difficile pour les personnes de cette génération.
Puisque le souci d'une vie intérieure saine est loin de leurs préoccupations, ces gens semblent se diriger vers une impasse majeure : ils ne connaissent leur véritable potentiel.
Le membre de la « génération i » est souvent en crise. Le moindre choc est, pour lui, une véritable catastrophe. Pourtant, la crise est normale, mais lorsqu'il n'y a pas en soi de ressources pour la traverser, elle devient un drame. Celui-ci semble surtout affecter les hommes puisque 80 % des suicides sont commis par eux.
D'ailleurs, les gars de cette génération occupent l'attention des intervenants sociaux puisqu'ils sont les nouveaux « démunis en intériorité ». Depuis l'avènement du féminisme, depuis que les rôles sociaux ne sont plus définis, la gent masculine est de plus en plus en déroute.
Ce n'est pas seulement au chapitre de l'intériorité que ces personnes sont affectées, mais aussi dans la voie d'un véritable choix de carrière. Elles mêlent la quête de soi avec la quête du succès. Puisque l'emploi n'est pas, pour elles, un gagne-pain, mais le fondement de l'identité, elles ont peur de s'identifier à une profession, surtout lorsqu'il s'agit de titres généraux comme ceux de « journalier » ou de « professionnel ». Elles savent fort bien que l'emploi est le symbole de ce que l'on est, donc à l'image que les autres auront de soi.
Le problème identitaire va jusque dans la sexualité. À les écouter, l'hétérosexualité est une voie marginale. La mode est à la bisexualité.
Indécision et incertitude
Une autre problématique de cette génération est qu'elle n'a pas été habituée à faire des choix. Lorsqu'il est question d'en faire, elle ne sait pas quoi choisir ni vers où se diriger. En ce début de XXᵉ siècle, on a l'embarras du choix. C'est le « syndrome du buffet ». Plus il y a de possibilités, plus on hésite. Au bout, on n'en fait aucun.
Lorsqu'on connaît pleinement son identité et sa vocation, il est plus facile de traverser les crises de la vie et de prendre de bonnes décisions, c'est-à-dire de ne plus vivre dans l'indécision et l'incertitude.
Pour s'en sortir…
Il n'y a pas bien des solutions pour sortir cette génération du drame des trois « i ». La plus évidente est la rencontre de personnes significatives qui vivent à plein leur vocation, voire leur mission. La « génération I » a besoin de modèles qui vivent loin de la médiocrité.
Pour l'aider, il faut ajouter un quatrième « i ». Celui-ci est l'intérêt humain. C'est la voie de l'accompagnement. Celle-ci se fait discrètement en offrant son amitié et sa disponibilité, dans le respect des différences (« je suis pleinement ce que je suis et tu es pleinement ce que tu es. Nous ne sommes pas nécessairement en accord, mais j'ai du plaisir à bavarder avec toi !) et de leurs choix du moment. Bien entendu, cette attitude doit être sincère et respectueuse. C'est la voie de la gratuité. C'est la voie du cœur.
Il y a aussi cinq autres attitudes qui peuvent aider la « génération i » à se sortir de l'indécision : Refuser les influences excessives des personnes autour de soi ; ne pas avoir peur de se tromper ; déterminer ses critères de décision, c'est-à-dire qu'il faut identifier ce qu'on cherche ; cultiver l'art du compromis, car aucun choix de vie n'offre que des avantages ; et s'informer.
(Revue Sainte Anne, juin 2003, pages 252 et 253)
VISION CATHOLIQUE: Aimer Dieu de tout son coeur
Par Benoit Voyer
12 mars 2026 Aimer est un verbe d’action. Aimer, c’est engageant et ça demande un peu de temps. Cela est vrai pour nos amours du quotidien comme pour celui qu’on peut avoir pour Dieu ou Jésus, qui est venu nous le révéler d’une manière nouvelle.
Un jour le cardinal Jean-Claude Turcotte [1] me disait : « Si tu veux avoir ce contact avec le Christ vivant, il faut y consacrer du temps. Si tu ne t'imposes pas dans ta vie un temps de contact, un temps de prière, autant que possible quotidien, comment veux-tu établir une relation sérieuse avec le Christ ? Les gens simples comprennent ça… C'est un peu comme l'amour humain. Si tu es en amour avec ta femme, mais que tu ne lui parles jamais, que tu ne t'en occupes pas, que tu passes à côté sans la voir… ça ne peut pas durer ! L'amour comme la foi sont des choses qui s'entretiennent avec du dialogue, de l'attention, un regard profond et des petits gestes. La relation avec le Christ ressemble à celle que tu as avec ta femme. En tout cas, moi dans ma vie, j'essaie à chaque jour d'avoir de 90 à 120 minutes de présence à lui. Je ne suis pas toujours en train de jaser, mais je suis là. […] Tu sais, c'est comme quand on fait de l'exercice physique. Il y a des matins où ça ne nous tente pas. Tu le fais pareil, sinon ta santé ne sera pas bonne ! »
Et il ajoutait : « Quand t'es en amour et que tu es poigné avec ta femme, il y a des matins que ça ne te tente pas d'être avec elle. Tu es là pareil ! L'être humain est ainsi ! Il est libre. Il fait des choix. Dieu le convie à rester fidèle à ses choix. Tu sais, un gars qui se marie… Ce n'est pas pour passer une fin de semaine ! S'il le fait pour ça, il a choisi le mauvais outil ! S'il a décidé de faire un projet d'amour pour la vie, il faut qu'il l'entretienne comme un trésor ! Je te donne aussi l'exemple des parents qui décident de mettre au monde un enfant : S'ils ne s'occupent… Ils vont avoir des sérieux problèmes ! Alors tout est comme ça dans la vie spirituelle ! C'est la loi de la vie, quoi ! »
Sans le savoir, ce jour-là, l’archevêque de Montréal m’a donné une des plus belles leçons de vie spirituelle de ma vie. Aimer, c’est engageant et ça demande qu’on soit présent pour l’être aimé, même si à certaines heures on n’a pas grand-chose à se dire ou qu’on aimerait se consacrer à autre chose. C’est cela aimer de tout son cœur, de toute sa force et de toute son âme.
Une prière
Jésus,
Apprends-moi à aimer pour que je devienne un vrai témoin de l’Évangile.
Je ne veux pas d’or et d’argent.
Je veux aimer plus loin que moi-même ;
C’est le grand désir de mon cœur.
Plus fort que les soucis de la vie qui éloignent du Royaume de Dieu et qui font des gens des étrangers de la vraie vie, que mon cœur ne soit jamais loin de toi. Ainsi, je pourrai dire avec les gens de ton temps : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur » (Mc 12,29).
Comme les premiers croyants, je te dis : Je t’aime, Seigneur, de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force et tout mon cœur.[2]
____________________
[1] Cf. Benoit Voyer. « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, 2005, pp. 57 à 63 (BANQ 204.4 V975t 2005). Article paru initialement dans la Revue Sainte Anne. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/06/il-etait-une-fois-dans-les-medias-jean.html
[2] Benoit Voyer. Je prie comme je peux – Les prières d’un pauvre de cœur, Éditions Sainte Anne, 2004
Apprends-moi à aimer pour que je devienne un vrai témoin de l’Évangile.
Je ne veux pas d’or et d’argent.
Je veux aimer plus loin que moi-même ;
C’est le grand désir de mon cœur.
Plus fort que les soucis de la vie qui éloignent du Royaume de Dieu et qui font des gens des étrangers de la vraie vie, que mon cœur ne soit jamais loin de toi. Ainsi, je pourrai dire avec les gens de ton temps : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur » (Mc 12,29).
Comme les premiers croyants, je te dis : Je t’aime, Seigneur, de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force et tout mon cœur.[2]
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[1] Cf. Benoit Voyer. « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, 2005, pp. 57 à 63 (BANQ 204.4 V975t 2005). Article paru initialement dans la Revue Sainte Anne. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/06/il-etait-une-fois-dans-les-medias-jean.html
[2] Benoit Voyer. Je prie comme je peux – Les prières d’un pauvre de cœur, Éditions Sainte Anne, 2004
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Nouvelles de chez nous
Nouvelles de chez nous
Benoît Voyer et B. Mercier, C.Ss.R.
Tirage diocésain
Pour éponger la dette engendrée par le déficit national des JMJ, au diocèse de Mont-Laurier, on a décidé d'organiser un tirage diocésain. La somme exigée par le diocèse est de 219 000 $.
Le café équitable
À Mont-Laurier, le « café équitable » est en vente dans plusieurs endroits de la région. Il s'agit d'un café acheté directement de coopératives de producteurs, éliminant ainsi la spéculation boursière et réduisant le nombre des intermédiaires au profit des petits salariés. Au lieu de 4 % du prix de vente, le paysan reçoit 12 %. Cette initiative a pris forme en Europe et se répand maintenant dans plusieurs pays chrétiens.
Décès de Mgr Léonard Crowley
Né à Montréal en 1921, il avait été nommé évêque auxiliaire pour le diocèse de Montréal en 1971. Il a joué un rôle important dans l'évolution de l'éducation au Québec et fut un artisan du dialogue interreligieux. Décédé le 17 mars, ses funérailles ont eu lieu le 20 mars, en la cathédrale.
Nouvel évêque à Halifax
Le pape vient de nommer Mgr Claude Champagne, O.M.I., comme évêque auxiliaire à Halifax ; jusqu'ici provincial des Oblats pour l'Ontario et l'Ouest du Québec, Mgr Champagne secondera Mgr T. Prendergast dans sa double tâche d'archevêque de Halifax et d'administrateur du diocèse de Yarmouth. Le diocèse de Halifax compte 65 prêtres diocésains, 28 prêtres religieux, 270 religieux et religieuses, 25 diacres permanents et huit agents de pastorale laïques au service d'une population de plus de 152 000 catholiques répartis dans 76 paroisses et missions. Pour sa part, près de 40 000 catholiques de 39 paroisses et missions vivent dans le diocèse de Yarmouth, dans lequel on dénombre 26 prêtres diocésains, 25 religieuses, un diacre et neuf agents de pastorale laïques.
Radio Ville-Marie
Selon une étude de la firme CROP, les résultats sont très positifs. On a découvert que 60 % de l'auditoire se situe entre 18 et 64 ans et que, de ce chiffre, 14 % ont entre 18 et 34 ans. Un fort pourcentage est entre 45 et 54. Le sondage révèle aussi que 54 % sont des travailleurs de tous horizons, de tous niveaux avec une représentation plus forte pour les universitaires. Radio Ville-Marie rejoint 257 500 auditeurs ; 98 % apprécient la radio. Les gens sentent qu'ils écoutent une radio positive qui donne goût à la vie.
Décès du cardinal Carter
Le cardinal Emmett Carter, ancien archevêque de Toronto, est décédé le 6 avril dernier, à l'âge de 91 ans. Il était originaire de Montréal. Il a été évêque du diocèse de London (Ontario), avant de devenir archevêque de Toronto, en 1961, et l'année suivante, il était nommé cardinal. À Montréal, il s'est beaucoup impliqué dans l'éducation. Très actif et très impliqué, il demeurera une figure importante de l'Église canadienne.
Un centre de pastorale aux Promenades Beauport
Le centre pastoral Sel et Lumière a ouvert ses portes, il y a quelques semaines, aux Promenades Beauport. Nouvelle voie d'évangélisation, il s'agit d'une initiative du conseil de pastorale unifié des paroisses de la Nativité de Notre-Dame-de-Beauport, de Sainte-Gertrude, de Saint-Ignace-de-Loyola et de Notre-Dame-de-l'Espérance de l'archidiocèse de Québec. Les objectifs du centre sont l'accueil, l'écoute des personnes, le partage de la Parole de Dieu et l'annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
Hommage aux évêques de Saint-Jean-Longueuil
Le musée de la co-cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, à Longueuil, a dévoilé, il y a quelques semaines, la vitrine des évêques du diocèse de Saint-Jean-Longueuil. On y montre des objets ayant appartenu aux évêques Forget, Coderre et Hubert : mitres, crosses pastorales, bagues épiscopales, croix pectorales et quelques photos d'archives. Il s'agit d'une exposition permanente où le public peut découvrir 75 ans d'histoire. Informations : (450) 677-3659
Une église déménage
À Inverness, l'église anglicane Church of the Ascension a été déménagée à 500 pieds de son emplacement d'origine. Une chicane de terrain serait à l'origine du déménagement. Il s'agit du deuxième déplacement de ce temple protestant qui, en 1925, a été transporté de Campbell's Corners au village d'Inverness. La facture s'élève à 90 000 $.
Projet pilote pour l'initiation sacramentelle
Jusqu'en septembre, il n'y a pas de première communion et de confirmation à Châteauguay, Léry et Mercier, municipalités de la rive sud de Montréal. Une équipe prépare une nouvelle approche pour l'initiation sacramentelle. La démarche proposera la foi aux enfants et éclairera la recherche spirituelle des adultes qui les accompagnent. « C'est un grand tournant. Les parents seront déboussolés et vont devoir se repositionner. Ils faisaient baptiser leurs enfants, mais qu'est-ce qu'il y a après ? « Nous voulons maintenant qu'il y ait un cheminement », a dit l'abbé Gaétan Daoust à l'hebdomadaire Le Soleil du Saint-Laurent.
Le Centre interdiocésain de formation
NICOLET – Les diocèses de Trois-Rivières et de Nicolet et l'université Laval sont arrivés à une entente dans le but de créer le centre interdiocésain de formation. L'entente a été signée le 10 décembre 2002. Le centre offrira des programmes de certificat, de diplôme et de baccalauréat en théologie en Mauricie et Centre-du-Québec.
(Revue Sainte Anne, juin 2003, pages 251 à 253)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: François Paradis, animateur à la télévision
François Paradis, animateur à la télévision
« Je veux être un petit engrenage qui fait que chaque citoyen d'ici puisse se rendre compte de tout ce qu'il peut faire pour l'avancement de la société et, aussi, je veux leur montrer tout le poids qu'il a dans la démocratie. Lorsque j'anime un débat à la télévision, ma mission a pour seul but d'éveiller la réflexion »
Benoît Voyer
Qu'est-ce que la vérité ? Quelle est la mission du journaliste ? Est-ce que l'objectivité journalistique est possible ? L'animateur François Paradis accepte de répondre aux questions de la revue Sainte-Anne. En plus d'aborder ce sujet qui lui a demandé quelques heures de réflexion, l'homme de 45 ans accepte de parler de sa démarche à la télévision. En plus d'être l’animateur de TVA en direct.com à TVA, il rencontre presque quotidiennement ses téléspectateurs sur VOX aux émissions Cité Mag Québec et Réalité 2003. Durant la saison estivale, il remplacera quotidiennement la journaliste Jocelyne Cazin au réseau TVA.
François Paradis, on dit du journaliste qu'il est un chercheur de vérité. Est-ce que c'est bien cette vertu qui caractérise votre mission de vie ?
Ce serait prétentieux de ma part de dire que je recherche la vérité parce que ma vérité est la mienne et votre vérité est la vôtre.
La vérité s'applique aux choses que nous pouvons démontrer sans aucun doute. Avant de débuter cette conversation, vous avez renversé un verre d'eau sur la table. Ce petit événement relève de la vérité. C'est une certitude parce que, ensemble, nous avons vu et vécu l'incident et parce que la table est encore humide.
Cependant, lorsqu'il est question de vérité sociétale, c'est une autre histoire. Votre vérité ne sera peut-être pas la mienne parce que votre vérité prend sa source dans vos valeurs, dans vos connaissances et vos expériences.
Je recherche l'honnêteté et la sincérité parce que le moyen de communication pour lequel je travaille est à ce point puissant qu'on n'a pas le droit de le gaspiller. Je gère mal l'incompétence et l'hypocrisie.
Lorsqu'en bavardant vous m'expliquez votre point de vue, je ne peux pas toujours être d'accord avec vous, mais je respecte ce que vous me partagez parce que je considère votre cheminement autant valable que le mien. Cependant, durant notre échange, je peux remettre en question ou douter de ce que vous m'apportez. Je peux aussi confronter vos propos avec ceux d'autres personnes.
Lorsque vous interviewez le ministre « Coin Coin » qui essaie de vous faire croire un mensonge ou une demi-vérité, vous devenez un chercheur de vérité…
Lorsqu'il accepte mon invitation, j'ose espérer que le ministre en question est assez honnête pour me dire le vrai fond de sa pensée. J'ai bien de la difficulté avec les discours en boîte. J'ai aussi de la misère à entendre des absurdités comme celle-ci… Au décès de Monsieur Y, un invité me dit que la mort de cet homme n'est pas si pire que ça parce qu'il est mort tout seul. Il y a des logiques en sol mineur que je n'accepte point.
Quelle est votre mission de journaliste ?
Dans mon travail, je confronte des points de vue. Je m'oblige à le faire ! Et si je dois le faire, par mes questions, je tente de démontrer au téléspectateur que ce qui se raconte devant moi, c'est de la foutaise.
Vous brouillez davantage les cartes. est-ce que vous êtes un chercheur de vérité ou d'honnêteté ?
La vérité est un concept. À part quelques vérités dont nous ne pouvons pas douter, comme l'incident du verre d'eau, la vérité est indéfinissable.
À la fin d'une émission, je ne peux jamais dire que la vérité c'est ceci ou cela. En entrevue, j'entends des vérités qui peuvent toutes être de bonnes vérités.
Mon boulot est de faire sortir au grand jour l'essence même de ce qu'un intervenant trouve correct ou non. Je tente de rechercher chez lui l'honnêteté et qu'il dévoile entièrement son jeu, c'est-à-dire qu'il ne cache rien dans sa manche et qu'il soit assez vrai pour me présenter sa main ouverte sans peur. Ainsi, à la lumière de ce qui est dévoilé, je laisse le téléspectateur tirer ses conclusions. J'ai confiance au jugement de celui qui assiste à la discussion. Il est capable de dire : « Tiens ! Le monsieur ou la dame avec Paradis vient de nous en passer une vite. »
L'automne dernier, un ministre me disait quelque chose de totalement absurde. J'ai rétorqué : « Ben voyons donc ! Ce que vous nous dites, vous le pensez vraiment ? » Chaque fois que je lance cette affirmation, la personne devient très honnête ou se met à bafouiller.
Je dois tout de même vous confier que je n'aime pas reprendre les gens ou douter de ce qu'ils me disent. Je prends toujours pour acquis que les gens sont fondamentalement honnêtes et qu'ils expriment réellement ce qu'ils pensent, sans jouer de jeu.
Des réseaux de télévision et de radio se vantent de poser les vraies questions…
C'est juste du marketing, ça ! Voyons ! Est-ce qu'il y a des questions qui sont fausses ? Je n'ai pas cette prétention. Je veux juste poser de bonnes questions et ne pas avoir peur de les exprimer.
De plus, je ne fais jamais de pré interview. On dit ce qu'on a à se dire en présence du public. Cependant, avant une émission, je dis à chaque invité que je permets de poser toutes les questions qui me viennent à l'esprit et qu'il n'est pas obligé d'y répondre. S'il ne veut pas, je veux qu'il le dise directement au téléspectateur. Toutes les questions se posent et chacun a le droit ou non d'y répondre. Et la personne à la maison dira : « Il a osé lui poser cette question ! » Il ne faut pas sous-estimer le téléspectateur, il est pas mal plus intelligent que vous pensez !
Est-ce que l'objectivité journalistique existe vraiment ?
Je suis un gars d'opinions. Quand j'aborde un sujet, je ne veux pas teinter celles des autres. Je serais bien malvenu de faire semblant de ne pas en avoir. Lorsque j'aborde des questions délicates, j'ai déjà une opinion sur le sujet. J'ai ma tendance.
Je trouve qu'il serait dommage d'être des créatures insipides, incolores, sans opinion et sans idée. Cependant, mon idée ou mon opinion ne doit pas m'empêcher d'entendre celle de l'autre avec qui je parle.
Sur les ondes, il m'arrive de ne pas dire ce que je pense. Néanmoins, par mes questions, il est possible de savoir ce que je pense vraiment. L'individu qui est devant son petit écran a la capacité de me saisir parce qu'il est brillant, compétent et intelligent. Il comprend et il a soif de comprendre. De cette manière, nous devenons des partenaires.
Lors d'une interview, au risque d'avoir l'air fou devant le public, est-ce qu'il vous arrive de changer d'opinion ?
Avoir l'air fou pour qui ? Pour mon ego ? Voyons ! J'ai le droit de me tromper et de l'exprimer. Puisque je me nourris de ce que les gens me donnent, ma pensée est toujours en évolution.
Alors, quelle est votre mission de journaliste ?
Je veux être un petit engrenage qui fait que chaque citoyen d'ici puisse se rendre compte de tout ce qu'il peut faire pour l'avancement de la société et, aussi, je veux lui montrer tout le poids qu'il a dans la démocratie. Lorsque j'anime un débat à la télévision, ma mission a pour seul but d'éveiller la réflexion. J’ai le pouvoir de poser des questions. C'est un privilège qui m'est donné. Cependant, le vrai pouvoir, c'est le téléspectateur qui l'a parce qu'il est le mieux placé pour analyser et juger les idées de mes invités.
(Revue Sainte-Anne, juin 2003, page 249)
UN PEU DE MOI: Un mariage qui ne durera même pas trois ans
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Nouvelles de chez nous
Nouvelles de chez nous
Benoît Voyer
La théologie au service de Bush
C'est le théologien Michael Gerson qui écrit les discours de guerre de Georges W. Bush, le président des États-Unis. C'est ce que rappelle Rodrigue Tremblay, résident de l'arrondissement Vaudreuil-Dorion à Montréal et ancien ministre de l'Industrie et du Commerce au gouvernement du Québec, dans son livre qui vient de paraître, où il dresse une vision globale de la tourmente géopolitique à l'échelle mondiale, avec au premier plan le chef américain. En confiant ses discours à ce théologien, il veut s'assurer que toutes ses interventions soient teintées de l'esprit que « Dieu est un Américain ». Ainsi, il veut copier ceux du leader israélien Ariel Sharon qui parle constamment qu'il est issu du peuple choisi.
Les évêques d'Amérique à Québec
Dans la semaine du 17 février, la ville de Québec a accueilli, pour la première fois, la rencontre annuelle des évêques catholiques des Amériques. Ils ont notamment discuté des effets négatifs de la mondialisation sur la diversité des cultures et de la solidarité entre les peuples. Parmi les évêques présents aux rencontres figuraient Mgr Jorge Jimenez, évêque de Zipaquira en Colombie, qui a été kidnappé en novembre 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie et relâché quatre jours plus tard.
2ᵉ centenaire du Séminaire de Nicolet
Fondé en 1803, le Séminaire de Nicolet soulignera, le 27 septembre 2003, ses 200 ans. L'institution souhaite regrouper tous les anciens du collège qui sont toujours vivants. La fête aura lieu dans les bâtisses du Séminaire devenues le siège de l'École nationale de police du Québec.
Nouveau document des évêques du Québec
L'assemblée des évêques du Québec (AÉQ) vient de publier un document sur la formation globale à la vie chrétienne dans une perspective d'humanisation. Le document veut donner des pistes sur la manière de faire découvrir le Christ. Il consacre une place majeure à une réflexion sur les assises théologiques et culturelles du projet catéchétique de l'Église catholique du Québec.
150ᵉ anniversaire
Le 16 février, la paroisse de Papineauville a célébré le 150ᵉ anniversaire de son érection canonique.
Soirée de prière pour la paix
Le 20 février, le cardinal Jean-Claude Turcotte a présidé une grande soirée de prière pour la paix en Irak. Il était accompagné de nombreux chefs religieux des Églises chrétiennes de la grande région de Montréal.
Honneurs diocésains
Mgr Gilles Cazabon, évêque de Saint-Jérôme, a remis la médaille du Mérite diocésain à Christine Beauchamp-Lafleur, Guy Michaud, Paul-André Lachance, Jean Breault et Maurice Paquette pour les remercier de leur grande implication. De son côté, l'abbé André Daoust a reçu le titre de prélat d'honneur, prix accordé par le pape Jean-Paul II.
Le nouvel archevêque de Québec fait monter l'audimat de RDI
Le temps d'entenne consacré à l'arrivée de Mgr Marc Ouellet au poste d'archevêque de Québec, les 23 et 26 janvier, a fait gonfler l'audimat de RDI. L'entrevue avec Pierre Maisonneuve a attiré près de 100 000 spectateurs, soit le double de l'auditoire habituel de son émission quotidienne. Quant à la diffusion de la messe inaugurale, le dimanche 26 janvier, elle a retenu 350 000 spectateurs pendant la plus grande partie de l'après-midi, ce qui dépasse plusieurs fois l'audience habituelle.
Un missionnaire canadien attaqué en Zambie
Trois prêtres catholiques, dont un missionnaire canadien, ont été blessés, le 24 février, en Zambie, lorsque des bandits armés de machettes ont fait irruption dans leur résidence dans le nord du pays, située à 850 kilomètres de la capitale, Lusaka. Le prêtre canadien attaqué est Paul Butte, âgé de 72 ans.
La CECC accueille une délégation de Chine
Une délégation du gouvernement chinois et des représentants religieux ont rencontré les évêques canadiens, le 17 février dernier, à Ottawa. Cette visite avait pour but de présenter l'engagement de l'épiscopat canadien en matière d'œcuménisme, d'éthique, de pastorale et d'éducation de la foi, notre expérience en pluralisme religieux et le respect des différences des voies assurées par la liberté religieuse vécue chez nous. Cette initiative faisait suite au séjour d'une délégation canadienne en Chine, en 1999.
Hearst
En novembre 2003, Jeunesse du monde enverra une délégation au 2ᵉ congrès de l'Amérique missionnaire au Guatemala Deux jeunes de notre diocèse, Jonathan Lacroix (Hearst) et Lynne Leblanc (Smooth Rock Falls), nous représenteront. Ces jeunes ont été choisis en raison de leur implication dans la communauté chrétienne et dans les JMJ. Ils auront à se préparer pour cet événement.
Développement et paix
Depuis 1967, l'organisme contribue à l'amélioration des conditions de vie et de travail des plus pauvres entre les pauvres, en apportant un soutien de 407 millions de dollars à des projets de développement communautaire, de défense des droits humains et de secours d'urgence dans 70 pays. Développement et paix achemine aussi les dons des catholiques du Canada lors des situations d'urgence, qu'il s'agisse de catastrophes naturelles ou de conflits, et mène des campagnes d'éducation, de plaidoyer et de financement ici-même au pays. Plus de 13000 projets ont été financés depuis la fondation de l'organisme.
Tricentenaire
La branche canadienne de la congrégation des Filles de la Sagesse, aujourd'hui présente dans 20 pays, a célébré, à Ottawa, le tricentenaire de sa fondation. La congrégation compte 2500 membres, dont 400 œuvrant au Canada. C'est saint Louis-Marie de Montfort qui, le 2 février 1703, institua cette congrégation avec la bienheureuse Marie-Louise Trichet de Poitiers, en France. Ces festivités se sont déroulées dans la cathédrale d'Ottawa et elles ont été présidées par Mgr Marcel Gervais, archevêque.
Fusion
Après 156 ans, les branches nord-américaine et irlandaise de la congrégation des Sœurs de Lorette ont fusionné. Elles sont 1100 membres, dont 117 se trouvent principalement en Ontario et en Saskatchewan. Ces religieuses s'occupent d'éducation et de centres de spiritualité.
Trois-Rivières
L'Église de Trois-Rivières insère, au cours de ses parutions, un feuillet liturgique pour aider les membres des équipes liturgiques locales. Ce feuillet souhaite devenir un outil d'information, mais ne prétend pas remplacer une formation dans le domaine.
Oratoire
Les 14-15-16 mars marquaient le premier rendez-vous du magazine religieux à la salle Pichette de l'Oratoire du Mont-Royal. C'est une initiative de la revue Oratoire et de la maison d'édition Novalis.
Mgr Donald Lapointe
Ordonné évêque, comme auxiliaire de Mgr Cazabon, pour le diocèse de Saint-Jérôme, Mgr Lapointe se présente comme un frère qui accorde confiance et qui veut favoriser la coresponsabilité. Il croit que l'Église « peuple de Dieu » a la mission de faire connaître et aimer le Christ. Mgr Lapointe était prêtre du diocèse de Sherbrooke et curé dans la région du lac Mégantic.
(Revue Sainte-Anne, mai 2003, pages 203, 204 et 205)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Mission possible
Abbé Christian Simoneau, responsable de Parcours-Mission
Benoît Voyer
La personne issue de la « génération i » (1), née dans les années 1980, est, selon de nombreux spécialistes, une « démunie en intériorité ». Indécision, incertitude et crise identitaire caractérisent son existence. L'abbé Christian Simoneau, responsable de Parcours-Mission, qui a pignon sur « rang » dans la municipalité du Canton-de-Shefford, à la limite de Granby, travaille activement à donner à la présente jeunesse une chance de surmonter son drame intérieur. Son action contribue à instituer une « nouvelle génération de bâtisseurs » (2), selon un vœu du pape Jean-Paul II. Chaque individu qu'il forme avec son équipe pourra dire dans quelques années, comme l'animateur de télévision François Paradis, « Je veux être un petit engrenage… » (3) et s'engagera comme Raid Fahmi (4) et sœur Nicole Fournier (5) jusqu'au risque de donner sa vie ou de la perdre. Voici la manière de Christian Simoneau de « se soucier de la qualité de cette vie » (6) qui nous est « prêtée » et de « se centrer sur le cœur du message chrétien » (7). C'est sa façon bien à lui de « parler de l'essentiel sans se taire ». (8).
Comment découvrir sa mission de vie ?
Il faut commencer par prendre le temps de s'arrêter et de descendre en soi. C'est une démarche intérieure, une démarche spirituelle.
Plus on apprend à se connaître, plus on réalise le besoin de spiritualité qu'il y a en soi. On découvre que Dieu a semé quelque chose de grand en nous. Il nous invite à aller toujours plus loin. Tu ne peux pas plafonner avec lui. Avec la spiritualité, tu t'ouvres à toutes les possibilités. Il est donc important de ne pas seulement chercher dans la psychologie et l'intellectualisme.
Est-ce qu'il est possible de trouver sa mission sans l'aide de Dieu ?
En rejetant la réalité religieuse de ce qui nous forme, on rejette une partie de soi. Les dimensions religiologique et spirituelle façonnent l'homme et la femme. Les évacuer de son existence, c'est rejeter une partie de son avenir, de son devenir. Sans ces réalités, un jour ou l'autre, au moment de la crise de vie, le vide surgit en soi.
Un des problèmes de l'humain qui forme la présente société, c'est qu'il s'enferme dans certaines parties de ce qu'il est. Cette difficulté n'est pas unique aux jeunes. Pour être heureux, il faut retrouver son unité intérieure.
Ce que je vous dis, c'est ce que Jésus nous a enseigné. Il disait : « Ne vous enfermez pas ! Restez vivant ! Soyez ouverts ! »
Si chaque personne pouvait réaliser ce qu'elle est appelée à être, c'est-à-dire découvrir sa mission propre, il y aurait beaucoup moins de souffrances dans notre société. Je le répète, pour avancer dans la vie et être heureux, il faut qu'il y ait en soi une unité et une direction.
Avec l'évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr François Lapierre, et une équipe, vous avez fondé Parcours-Mission, un organisme qui désire aider les 18 à 35.
Nous voulons permettre au jeune de se ressourcer et de découvrir quelle est sa mission de vie à partir de ce qu'il est. Nous voulons être un lieu propice pour qu'il puisse grandir intérieurement et découvrir ce que Dieu a semé en lui. Au baptême, nous avons reçu une semence. Nous voulons lui permettre qu'elle porte des fruits.
De plus, nous favorisons des expériences de guérison intérieure et d'intériorisation. Nous voulons lui permettre de retrouver l'essentiel dans sa vie, c'est-à-dire un retour à sa source interne.
Quel est votre programme ?
Il touche chaque facette de l'humain : intellectuelle, religieuse et psychologique. Il comprend aussi une initiation aux petites choses du quotidien.
Concrètement, nous offrons des retraites spirituelles, des conférences, des fins de semaine de croissance et de connaissances spirituelles. Il y a aussi des implications dans le bénévolat, notamment auprès de sidéens. Enfin, le jeune doit apporter son soutien matériel dans la maison et dans la cuisine. En arrivant ici, il bâtit son propre programme de vie et nous cheminons avec lui.
Nous voulons former au leadership. Au retour dans son milieu, nous souhaitons qu'il prenne une place importante dans sa communauté de vie.
Est-ce qu'il s'agit d'une nouvelle approche vocationnelle ?
Nous sommes préoccupés par la vocation fondamentale de la vie. Toutefois, si la démarche débouche sur une vocation religieuse ou presbytérale, nous accompagnons la personne vers son appel intérieur.
Quelle est votre spiritualité ou votre école spirituelle ?
Nous sommes à l'école des profondeurs. Nous partons de ce qu'il y a en soi. Nous voulons découvrir, faire grandir et faire voir que Dieu agit dans notre monde. Nous cherchons à le découvrir au quotidien.
Notre approche s'inspire de celles de saint Ignace de Loyola, de Jean Montbourquette et du récit biblique des disciples d'Emmaüs.
Enfin, puisque nous sommes un organisme diocésain, notre évêque nous invite sporadiquement à porter notre regard sur une dimension ou l'autre de la foi, particulièrement autour de la Parole de Dieu.
Combien de temps dure un séjour chez vous ?
D'une heure à neuf mois
De quelle manière est né Parcours-Mission ?
Tout a débuté durant l'année jubilaire. En janvier 2000, Mgr François Lapierre, qui a une grande préoccupation pour la jeunesse, m'a demandé de commencer une réflexion sur un projet concret pour aider la jeunesse.
Sans tarder, j'ai invité plusieurs jeunes de milieux différents à une réflexion communautaire. Durant ce temps, une équipe s'est formée à l'initiative de notre évêque avec Mario Jacques et Francine Babin qui travaillent aux services diocésains.
Qui est le fondateur ?
C'est officiellement Mgr François Lapierre qui a le titre de fondateur de Parcours-Mission. C'est lui qui a donné les orientations fondamentales.
Mon initiative s'est limitée à l'amorce de la réflexion avec l'équipe et à concrétiser le projet.
À quel moment le centre Parcours-Mission a-t-il officiellement ouvert ses portes ?
En septembre 2000.
Est-ce que vous avez une formation particulière pour bien orienter les jeunes qui fréquentent votre organisme ?
J'ai obtenu une maîtrise en travail pastoral de groupe de l'Université Saint-Paul à Ottawa. Jean Montbourquette m'a donné une solide formation. Son cours « Comment se brancher à sa mission » a eu une grande influence sur moi. Il m'a considérablement aidé à découvrir ma véritable ligne de vie.
Enfin, je chemine avec les jeunes depuis une quinzaine d'années. En plus de mon travail à Parcours-Mission, je travaille au service de la vie spirituelle au Cégep de Granby.
Personnellement, quelle est votre mission de vie ?
Rassembler des jeunes et des nouvelles familles pour discuter et grandir ensemble. Je veux faire un bout de chemin avec eux. Je souhaite être dans leur existence un signe de la présence de Dieu. Je veux leur faire découvrir que malgré les souffrances, les peurs et les moments difficiles de la vie, plus on se branche à lui, plus on se découvre et on est capable de se dépasser. En résumé je veux une présence aimante au service de la jeunesse. Je suis un volcan plein d'amour qui veut transmettre son feu.
Centre Parcours-Mission
350, chemin Ostiguy
Canton-de-Shefford
(450) 372-2440
____________________
(1) La « génération i », Revue Sainte Anne, juin 2003;
(2) Jean-Paul II, 27 juillet 2002, Journée mondiale de la jeunesse, Toronto;
(3) François Paradis, Revue Sainte Anne, juin 2003;
(4) Raid Fahmi, Revue Sainte Anne, mars 2003;
(5) Nicole Fournier, Revue Sainte Anne, janvier 2003;
(6) Mgr François Lapierre, Revue Sainte Anne, avril 2003;
(7) Bertrand Ouellet, Revue Sainte Anne, février 2003;
(8) Bertrand Ouellet, Revue Sainte Anne, février 2003
Mission possible
Benoît Voyer
« Si chaque personne pouvait réaliser ce qu'elle est appelée à être, c'est-à-dire découvrir sa mission propre, il y aurait beaucoup moins de souffrances dans notre société »
La personne issue de la « génération i » (1), née dans les années 1980, est, selon de nombreux spécialistes, une « démunie en intériorité ». Indécision, incertitude et crise identitaire caractérisent son existence. L'abbé Christian Simoneau, responsable de Parcours-Mission, qui a pignon sur « rang » dans la municipalité du Canton-de-Shefford, à la limite de Granby, travaille activement à donner à la présente jeunesse une chance de surmonter son drame intérieur. Son action contribue à instituer une « nouvelle génération de bâtisseurs » (2), selon un vœu du pape Jean-Paul II. Chaque individu qu'il forme avec son équipe pourra dire dans quelques années, comme l'animateur de télévision François Paradis, « Je veux être un petit engrenage… » (3) et s'engagera comme Raid Fahmi (4) et sœur Nicole Fournier (5) jusqu'au risque de donner sa vie ou de la perdre. Voici la manière de Christian Simoneau de « se soucier de la qualité de cette vie » (6) qui nous est « prêtée » et de « se centrer sur le cœur du message chrétien » (7). C'est sa façon bien à lui de « parler de l'essentiel sans se taire ». (8).
Comment découvrir sa mission de vie ?
Il faut commencer par prendre le temps de s'arrêter et de descendre en soi. C'est une démarche intérieure, une démarche spirituelle.
Plus on apprend à se connaître, plus on réalise le besoin de spiritualité qu'il y a en soi. On découvre que Dieu a semé quelque chose de grand en nous. Il nous invite à aller toujours plus loin. Tu ne peux pas plafonner avec lui. Avec la spiritualité, tu t'ouvres à toutes les possibilités. Il est donc important de ne pas seulement chercher dans la psychologie et l'intellectualisme.
Est-ce qu'il est possible de trouver sa mission sans l'aide de Dieu ?
En rejetant la réalité religieuse de ce qui nous forme, on rejette une partie de soi. Les dimensions religiologique et spirituelle façonnent l'homme et la femme. Les évacuer de son existence, c'est rejeter une partie de son avenir, de son devenir. Sans ces réalités, un jour ou l'autre, au moment de la crise de vie, le vide surgit en soi.
Un des problèmes de l'humain qui forme la présente société, c'est qu'il s'enferme dans certaines parties de ce qu'il est. Cette difficulté n'est pas unique aux jeunes. Pour être heureux, il faut retrouver son unité intérieure.
Ce que je vous dis, c'est ce que Jésus nous a enseigné. Il disait : « Ne vous enfermez pas ! Restez vivant ! Soyez ouverts ! »
Si chaque personne pouvait réaliser ce qu'elle est appelée à être, c'est-à-dire découvrir sa mission propre, il y aurait beaucoup moins de souffrances dans notre société. Je le répète, pour avancer dans la vie et être heureux, il faut qu'il y ait en soi une unité et une direction.
Avec l'évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr François Lapierre, et une équipe, vous avez fondé Parcours-Mission, un organisme qui désire aider les 18 à 35.
Nous voulons permettre au jeune de se ressourcer et de découvrir quelle est sa mission de vie à partir de ce qu'il est. Nous voulons être un lieu propice pour qu'il puisse grandir intérieurement et découvrir ce que Dieu a semé en lui. Au baptême, nous avons reçu une semence. Nous voulons lui permettre qu'elle porte des fruits.
De plus, nous favorisons des expériences de guérison intérieure et d'intériorisation. Nous voulons lui permettre de retrouver l'essentiel dans sa vie, c'est-à-dire un retour à sa source interne.
Quel est votre programme ?
Il touche chaque facette de l'humain : intellectuelle, religieuse et psychologique. Il comprend aussi une initiation aux petites choses du quotidien.
Concrètement, nous offrons des retraites spirituelles, des conférences, des fins de semaine de croissance et de connaissances spirituelles. Il y a aussi des implications dans le bénévolat, notamment auprès de sidéens. Enfin, le jeune doit apporter son soutien matériel dans la maison et dans la cuisine. En arrivant ici, il bâtit son propre programme de vie et nous cheminons avec lui.
Nous voulons former au leadership. Au retour dans son milieu, nous souhaitons qu'il prenne une place importante dans sa communauté de vie.
Est-ce qu'il s'agit d'une nouvelle approche vocationnelle ?
Nous sommes préoccupés par la vocation fondamentale de la vie. Toutefois, si la démarche débouche sur une vocation religieuse ou presbytérale, nous accompagnons la personne vers son appel intérieur.
Quelle est votre spiritualité ou votre école spirituelle ?
Nous sommes à l'école des profondeurs. Nous partons de ce qu'il y a en soi. Nous voulons découvrir, faire grandir et faire voir que Dieu agit dans notre monde. Nous cherchons à le découvrir au quotidien.
Notre approche s'inspire de celles de saint Ignace de Loyola, de Jean Montbourquette et du récit biblique des disciples d'Emmaüs.
Enfin, puisque nous sommes un organisme diocésain, notre évêque nous invite sporadiquement à porter notre regard sur une dimension ou l'autre de la foi, particulièrement autour de la Parole de Dieu.
Combien de temps dure un séjour chez vous ?
D'une heure à neuf mois
De quelle manière est né Parcours-Mission ?
Tout a débuté durant l'année jubilaire. En janvier 2000, Mgr François Lapierre, qui a une grande préoccupation pour la jeunesse, m'a demandé de commencer une réflexion sur un projet concret pour aider la jeunesse.
Sans tarder, j'ai invité plusieurs jeunes de milieux différents à une réflexion communautaire. Durant ce temps, une équipe s'est formée à l'initiative de notre évêque avec Mario Jacques et Francine Babin qui travaillent aux services diocésains.
Qui est le fondateur ?
C'est officiellement Mgr François Lapierre qui a le titre de fondateur de Parcours-Mission. C'est lui qui a donné les orientations fondamentales.
Mon initiative s'est limitée à l'amorce de la réflexion avec l'équipe et à concrétiser le projet.
À quel moment le centre Parcours-Mission a-t-il officiellement ouvert ses portes ?
En septembre 2000.
Est-ce que vous avez une formation particulière pour bien orienter les jeunes qui fréquentent votre organisme ?
J'ai obtenu une maîtrise en travail pastoral de groupe de l'Université Saint-Paul à Ottawa. Jean Montbourquette m'a donné une solide formation. Son cours « Comment se brancher à sa mission » a eu une grande influence sur moi. Il m'a considérablement aidé à découvrir ma véritable ligne de vie.
Enfin, je chemine avec les jeunes depuis une quinzaine d'années. En plus de mon travail à Parcours-Mission, je travaille au service de la vie spirituelle au Cégep de Granby.
Personnellement, quelle est votre mission de vie ?
Rassembler des jeunes et des nouvelles familles pour discuter et grandir ensemble. Je veux faire un bout de chemin avec eux. Je souhaite être dans leur existence un signe de la présence de Dieu. Je veux leur faire découvrir que malgré les souffrances, les peurs et les moments difficiles de la vie, plus on se branche à lui, plus on se découvre et on est capable de se dépasser. En résumé je veux une présence aimante au service de la jeunesse. Je suis un volcan plein d'amour qui veut transmettre son feu.
Centre Parcours-Mission
350, chemin Ostiguy
Canton-de-Shefford
(450) 372-2440
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(1) La « génération i », Revue Sainte Anne, juin 2003;
(2) Jean-Paul II, 27 juillet 2002, Journée mondiale de la jeunesse, Toronto;
(3) François Paradis, Revue Sainte Anne, juin 2003;
(4) Raid Fahmi, Revue Sainte Anne, mars 2003;
(5) Nicole Fournier, Revue Sainte Anne, janvier 2003;
(6) Mgr François Lapierre, Revue Sainte Anne, avril 2003;
(7) Bertrand Ouellet, Revue Sainte Anne, février 2003;
(8) Bertrand Ouellet, Revue Sainte Anne, février 2003
(Revue Sainte Anne, Mai 2003, pages 201 et 206)
ICI ET LA: Le travail de nuit
« Les horaires de nuit ne sont pas sans conséquences pour la santé. Plusieurs études ont notamment mis en évidence une augmentation du risque de décès par accident vasculaire cérébral ou par maladie cardiovasculaire, mais aussi davantage de troubles de la santé mentale, de perturbations du sommeil, de fatigue chronique et de somnolence. Ces dérèglements s’accompagnent également d’un risque accru d’accidents, ainsi que de troubles métaboliques comme l’obésité ou le diabète.
Ne pas dormir la nuit supprime aussi le pic nocturne de mélatonine, hormone aux propriétés anticancéreuses, et affaiblit le système immunitaire, qui lutte normalement contre les cellules cancéreuses produites par l’organisme. Depuis plusieurs années, les chercheurs s’intéressent donc à son rôle possible dans l’apparition de certains cancers, en particulier les cancers dits « hormono- dépendants » (sein, prostate, etc.), en raison des perturbations durables du rythme biologique. […] Le travail de nuit perturbe l’horloge interne et les sécrétions hormonales, notamment celles liées au cortisol. Normalement, le pic se produit le matin, mais lorsqu’on travaille la nuit, le corps ne sait plus quand le déclencher.
La Croix [1]
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[1] Esther Serrajordia. « Ce que dit la science sur le lien entre travail de nuit et cancer », La Croix, 6 mars 2026, p. 7. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/7
VISION CATHOLIQUE: Jésus et la Samaritaine
Par Benoit Voyer
8 mars 2026
Jésus et ses élèves sont de passage en Samarie. Ils sont en route vers la Galilée. Ils ont quitté la Judée parce que les pharisiens ont commencé à surveiller le maître.
Ils font un arrêt au puits de Jacob. Les disciples partent se ravitailler à Sykar, le patelin le plus proche. Jésus reste sur place afin de se reposer. Il est fatigué par la longue route. Puis, cette chaleur intense du milieu du jour n’aide en rien sa condition physique. Il s’assoit près de la source. Une Samaritaine se présente. Il la regarde et lui demande à boire.
Elle est sarcastique avec lui : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » […] Pauvre p’tit gars, t’as rien pour puiser et le puits est profond. Est-ce que tu serais « plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes » ?
Jésus connaît les querelles qu’il y a entre les habitants de la Judée et ceux de la Samarie. Les Judéens considèrent les Samaritains comme des hérétiques, des païens. Leur désaccord porte principalement sur l’emplacement du temple : pour les Judéens, il est à Jérusalem ; pour les Samaritains, il est sur le mont Garizim [1].
Du tac au tac, Jésus lui répond : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » […] « Crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
Au fil de leur entretien, elle comprend que Jésus n’est pas un voyageur ordinaire. Il lui révèle que le culte n’est plus une affaire de temple ou de montagne. C’est d’abord une affaire de cœur. C’est principalement à cet endroit que l’on adore Dieu.
Ce jour-là, Jésus « libère en elle ce qui l’entrave. Désormais, elle porte en elle une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle »[2].
En relisant ce récit, je me questionne : lorsque je rencontre Jésus, est-ce que sa Parole est pour moi une source vive ?
____________________
[1] Cf. La Croix, 6 mars 2026, p.14. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/14
[2] Anne Da. « Avec nous », Prions en Église (application), 8 mars 2026.
[1] Cf. La Croix, 6 mars 2026, p.14. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/14
[2] Anne Da. « Avec nous », Prions en Église (application), 8 mars 2026.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Affectation difficile
Mgr Pierre Melki, le prêtre qui a fondé et dirigé, pendant 25 ans, la paroisse catholique syriaque Saint-Ephrem de Montréal, dit que son nouveau poste d'archevêque de Jérusalem est une affectation difficile puisque sa voiture est automatiquement fouillée par les soldats israéliens à chaque fois qu'il se rend à l'une ou l'autre de ses deux paroisses à Jérusalem et à Bethléem. Mgr Melki est devenu officiellement évêque de Jérusalem, le 1er septembre.
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, avril 2003, page 161)
VISION CATHOLIQUE: Le fils prodigue
Par Benoit Voyer
7 mars 2026
La parabole du père qui avait deux fils est assurément une des plus célèbres de Jésus. En même temps, il s’adresse « à deux publics bien différents : d’un côté les publicains et les pécheurs et de l’autre les pharisiens et les scribes. Deux publics qui ne se côtoient pas et n’entretiennent pas de bonnes relations : les uns se savent pécheurs, les autres se croient justes. Les uns écoutent et les autres récriminent. Deux attitudes radicalement différentes »[1]. Jésus s’adresse « aux deux sans discrimination car il est venu pour les bons et les méchants. Il espère la conversion des uns et des autres, à la manière du Père qui dispense sa miséricorde à tous sans exception. [...] Il raconte la parabole du père qui avait deux fils afin que les uns et les autres en tirent profit, et nous aussi par la même occasion. »[2]
Le plus jeune fils dilapide le bien de son père et « mène une vie de misère qui lui fait regretter de s’être éloigné de son père. »[3] « Imaginant son retour à la maison, [il] se voit déjà prendre la place d’un simple ouvrier pour pouvoir manger à sa faim »[4]. « Alors il se lève et revient vers son père qui l’accueille les bras ouverts tant il est heureux que son fils soit revenu vers lui. »[5] « Le père fait preuve d’une générosité sans limite : rien n’est trop beau pour fêter son retour »[6]. « Il organise une fête qui rend le fils aîné jaloux. Celui-ci refuse de se réjouir de la joie de son père et de son jeune frère. Il se ferme et n’entre pas dans la fête, comme les pharisiens et les scribes qui s’offusquent de voir Jésus manger avec les publicains et les pécheurs. »[7]
Pour le chrétien de tradition catholique, chaque dimanche, c’est Jésus qui rassemble tous ceux qui marchent à sa suite autour d’une même table pour nous communiquer sa vie et s’unir les uns aux autres. « Osons croire en un Père dont la joie est de nous surprendre ! »[8]
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[1] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[2] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[3] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[4] Bénédicte de la Croix. « Joie surprenante », Prions en Église (application), 7 mars 2026.
[5] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[6] Bénédicte de la Croix. « Joie surprenante », Prions en Église (application), 7 mars 2026.
[7] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[8] Bénédicte de la Croix. « Joie surprenante », Prions en Église (application), 7 mars 2026.
[1] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[2] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[3] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[4] Bénédicte de la Croix. « Joie surprenante », Prions en Église (application), 7 mars 2026.
[5] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[6] Bénédicte de la Croix. « Joie surprenante », Prions en Église (application), 7 mars 2026.
[7] Anne-Marie Aitken. « Méditation - Samedi de la 2e semaine du temps ordinaire », La Croix, 6 mars 2026, p. 20. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/20
[8] Bénédicte de la Croix. « Joie surprenante », Prions en Église (application), 7 mars 2026.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges chasse les vieux fantômes
Pour démystifier la mort
Le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges chasse les vieux fantômes
MONTRÉAL – Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui fêtera son 150ᵉ anniversaire en 2004, multiplie ses efforts pour changer la perception populaire de la mort. Il y a quelques années, la direction a mis en place des moyens pour changer la vision de ce qu'est un cimetière. « Ce n'est pas si lugubre que ça ! »
« À Notre-Dame-des-Neiges, nous travaillons à démystifier la mort afin de la rendre plus sympathique. Ici on vient apprendre des choses… C'est un musée à ciel ouvert. Et ça ne coûte rien pour le visiter ! », dit Yoland Tremblay, directeur général du cimetière, au représentant de la Revue Sainte-Anne.
Le premier travail a été la recension de tous les personnages importants inhumés en ce lieu. Rapidement, un guide à l'intention des visiteurs a été publié. Plus de 320 noms ont été identifiés. Parmi eux figurent des Pères de la Confédération canadienne, des gouverneurs généraux, des premiers ministres du Canada et du Québec, des artistes, des athlètes et des gens de plusieurs milieux importants de la société. Le cimetière s'est révélé comme étant le Montmartre de Montréal.
« On a aussi créé une bonne interactivité pour faire connaître la personne moins célèbre qui repose ici et qui est importante pour sa famille. La journée de l'anniversaire de son décès, on va voir sa photo à la une de la borne et on raconte qui il a été », spécifie M. Tremblay.
De plus, quatre fois par année, la revue Dialogue permet de garder le contact avec les familles des personnes inhumées. En plus des articles de fond sur des problématiques autour du deuil, elle les invite à des rendez-vous pour les aider à vivre leur deuil.
Puisqu'il s'agit toujours d'un cimetière catholique, il offre aux familles des repères spirituels. Pour les catholiques, des messes commémoratives sont célébrées à chaque mois.
« Et après on les invite à se promener dans les jardins. On offre même des visites guidées adaptées aux intérêts des gens », ajoute Yoland Tremblay.
Enfin, parce qu'on veut vraiment s'occuper de ceux qui restent, un congrès sur le deuil est organisé à chaque année. La 9ᵉ édition aura lieu en septembre. Ce rassemblement, qui est ouvert à tous, est sous la responsabilité de Johanne De Montigny, psychologue spécialisée en suivis de deuil. Elle réunit autour d'elle des spécialistes de la question. Le cimetière assure tous les frais afin de permettre à ceux qui ont vécu la blessure du départ d'un être cher de trouver des clés pour passer à travers leur épreuve.
En plus de créer des activités spéciales, d'offrir des ressources et de démontrer qu'un cimetière est un grand parc-jardin, ce cimetière travaille à changer le langage mortuaire. Aujourd'hui, on « célèbre une vie » et on se « commémore celle-ci » Aussi, on ne parle plus d'un « défunt », mais de « la perte d'un être cher ».
Tout comme il n'est plus question d'« enterrer » quelqu'un, mais plutôt de l'« inhumer ». Chaque époque a son vocabulaire. Celui d'aujourd'hui a pour but de dédramatiser cette vie qui est souvent considérée comme un tabou qu'il faut fuir.
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, avril 2003, pages 156)
ICI ET LA: Les dangers des médias sociaux pour les adolescents
Dans un article paru dans Le Figaro, le 28 février 2026 [1], à l’occasion de la publication, en français, de son livre « La Supériorité morale » (Éditions Arpa), Jonathan Haidt, psychologue social, qui a connu un succès mondial avec son précédent essai, « Génération Anxieuse », livre qui nous éclaire sur le danger que représentent les réseaux sociaux pour la santé mentale de la jeunesse, explique qu'« un enfant moyen passe environ cinq heures par jour sur les réseaux sociaux (Youtube inclus) et trois à cinq heures supplémentaires sur son téléphone. Avec le sommeil et l’école, il ne reste presque rien pour le reste. Sont évincés : le sommeil (en baisse de trente minutes en moyenne, parfois de deux à trois heures) ; l’exposition au soleil ; l’exercice physique ; le jeu libre, non supervisé, physique et en groupe (essentiel pour tous les mammifères) ; la lecture ; le contact physique. Sur les réseaux, ce n’est pas du jeu, c’est de la performance et de la gestion de marque. L’ennui aussi disparaît : le cerveau a besoin d’absorber des patterns puis de moments sans stimulation. Les meilleurs patterns viennent de la vraie vie, de la littérature ou de récits longs. Or les enfants consomment, sur ces plateformes, des fragments de cinq à trente secondes. L’enfance téléphonique se noie sous le divertissement, mais évince le vrai plaisir et les histoires qui forment un adulte culturellement compétent à terme. »
Il ajoute : « Chaque plateforme a ses mécanismes spécifiques. Chez les membres les plus âgés de la génération Z (nés entre 1997 et 2012, NDLR), l’explosion de dépressions, d’anxiétés et d’automutilations chez les filles coïncide avec l’arrivée de la puberté. Les enquêtes montrent que les adolescentes associent Instagram à une anxiété accrue. Instagram, lancé en 2010 comme site de photos, était peu utilisé par les enfants. En 2012, Facebook a racheté ce réseau social et en a fait massivement sa publicité, c’est l’année où les filles s’y sont précipitées. Leur vie sociale passe alors des conversations, des ragots et des appels téléphoniques, bénéfiques pour leur développement, à la publication permanente, à la surveillance des likes et des non-likes. Elles deviennent des gestionnaires de leur marque personnelle 24 heures sur 24. C’est exactement en 2012 que les indicateurs de santé mentale s’effondrent. Instagram en porte la responsabilité principale au sein de cette frange de la population. TikTok est, à terme, plus destructeur. Il est extrêmement addictif et détruit la capacité d’attention chez les garçons comme chez les filles. Si Instagram a surtout généré de l’anxiété et accentué la dépression chez les filles, TikTok, lui, provoque une addiction massive. Beaucoup de mes étudiants à l’université de New York passent six à neuf heures par jour sur TikTok, au détriment de toute autre forme de loisir. Ils peinent à lire un livre. Dès qu’une phrase les ennuie, ils retournent sur TikTok. Cette plateforme forme des esprits impitoyables. Au bout de huit secondes, si le contenu n’est pas captivant, ils « swipent ». C’est la principale cause du déclin des scores aux tests cognitifs et au déclin de l’attention en général. »
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[1] Ronan Planchon. « Instagram porte la responsabilité principale de l’effondrement de la santé mentale des adolescentes », Le Figaro, 28 février 2026, p. 18. https://www.pressreader.com/france/le-figaro/20260228/page/18
[1] Ronan Planchon. « Instagram porte la responsabilité principale de l’effondrement de la santé mentale des adolescentes », Le Figaro, 28 février 2026, p. 18. https://www.pressreader.com/france/le-figaro/20260228/page/18
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Nouvelles de chez nous
Nouvelles de chez nous
Benoît Voyer
Le pape au Québec en 2008 ?
QUÉBEC – Le congrès eucharistique 2008 pourrait avoir lieu au Canada. Le conseil pontifical responsable de cet événement qui a lieu à chaque quatre ans a accepté la candidature du diocèse de Québec, actuellement seul dans la course. Ce rassemblement pourrait amener le pape Jean-Paul II ou son successeur dans la province québécoise. La décision finale du Saint-Père sera annoncée en 2004 à Guadalajara, au Mexique, lors du prochain congrès. Cette fête de la foi présente des conférences, des spectacles et des célébrations. En moyenne, entre 10 000 et 15 000 personnes prennent part à chaque rendez-vous et la messe papale, qui termine la semaine, attire de 100 000 à 150 000 fidèles. En 2008, la ville de Québec aura 400 ans.
Taux d'avortements à la hausse
MONTRÉAL – Le taux d'avortements a grimpé du tiers en 10 ans au Québec. En 2001, il s'est situé à 17,9 pour 1000 femmes de 15 à 44 ans. Une hausse de 1,7 % par rapport à 2000 et de 30 % depuis 10 ans. Les groupes d'âges qui ont le plus recours à ce moyen de contraception sont, dans l'ordre, les 20 à 24 ans, les 25 à 29 ans et les 15 à 19 ans.
Décès de Mgr Michael Rusnak
OTTAWA – Le 16 janvier 2003, à l'âge de 81 ans, est décédé Mgr Michael Rusnak, rédemptoriste, évêque éparchial à la retraite des Slovaques de rite byzantin au Canada. Les funérailles ont été célébrées le 25 janvier 2003. Il était originaire de Beaverdale, en Pennsylvanie. Il a été ordonné prêtre rédemptoriste à Presov, en Slovaquie, en 1949, par le bienheureux Paul Gojic. Peu de temps après son ordination, il fut arrêté et envoyé dans un camp de concentration en compagnie d'autres prêtres slovaques de rites byzantin et latin qui refusaient de collaborer avec le régime communiste en Tchécoslovaquie. Après 14 mois de réclusion, il s'évadait de la prison qui le tenait captif.
Déficit de la JMJ 2002
OTTAWA – Le déficit de 38 M$ de la Journée mondiale de la jeunesse 2002 est presque entièrement remboursé. Il est encore temps d'apporter sa contribution.
Nouvel évêque
TORONTO – Mgr Nicolas Angelis a été nommé évêque du diocèse de Peterborough, en Ontario. Depuis 1992, il était évêque auxiliaire à Toronto.
40ᵉ anniversaire du Rapport Parent
MONTRÉAL – Du 31 mars au 4 avril, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et sa faculté d'éducation permanente soulignent, par une semaine d'activités et un colloque scientifique de portée internationale, les 40 ans du Rapport Parent. « Cette rencontre majeure permettra de faire le point sur les acquis de cette grande réforme qui a révolutionné notre système éducatif », explique le communiqué qui annonce l'événement. Celui-ci a lieu à l'UQAM et au Palais des Congrès à Montréal. De nombreux experts, acteurs et responsables du milieu de l'éducation du Québec et de l'étranger participent à ces rencontres, dont le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, deux anciens ministres de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie et Claude Ryan, ainsi que Pierre Lucier, président de l'Université du Québec, Jean-Pierre Proulx et Céline Saint-Pierre, respectivement président et ex-présidente du Conseil supérieur de l'éducation.
Visite pastorale du nouvel archevêque de Québec
QUÉBEC – En février, Mgr Marc Ouellet, nouvel archevêque de Québec, a entrepris une grande visite pastorale de son nouveau diocèse. Il a visité les régions pastorales de Lévis, Saint-Marie de Beauce, Vanier, La Malbaie, Beauport, La Guadeloupe, Saint-George-de-Beauce, Plessiville et Québec. À chaque endroit, il a célébré l'eucharistie et rencontré ses diocésains. Le 26 janvier, lors de la célébration de l'inauguration de sa charge pastorale, il a annoncé son intention d'instaurer une nouvelle évangélisation pour son diocèse et a exhorté ses diocésains à vivre plus intensément les valeurs de l'Évangile. « Aimons les bonnes choses et protégeons la création, mais ne tombons point dans l'idolâtrie de l'argent, du sexe et du pouvoir médiatique. Écoutons le message de la Croix qui jalonne l'histoire du monde et l'histoire de la Nouvelle-France, de Gaspé à Montréal, de Notre-Dame-du-Cap à Notre-Dame-de-Québec. Cette croix glorieuse n'est-elle pas notre lumière et notre espérance au milieu des errances de ce temps ? N'est-elle pas notre phare pour repérer les valeurs authentiques ! », a-t-il dit dans son homélie.
Jean Vanier au Canada
OTTAWA – Des rencontres avec Jean Vanier et les maisons de l'Arche auront lieu du 27 au 29 juin 2003. Elles se tiendront dans le diocèse d'Ottawa.
En faveur de la paix en IRAK
OTTAWA – Mgr Jacques Berthelet, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada et évêque de Saint-Jean-Longueuil, s'est joint à d'autres leaders d'Églises et dirigeants d'organismes ecclésiaux afin de lancer un appel en faveur de la paix en Irak. La demande consiste à « donner à la population irakienne, non pas des bombes et des missiles, mais un appui moral, politique et matériel. »
Faire le choix de l'école catholique
OTTAWA – Mgr Marcel Gervais, archevêque d'Ottawa, demande aux parents catholiques d'opter en faveur de l'école… catholique. Il y a quelques semaines, il a publié une lettre pastorale sur le sujet. « Dans le contexte de l'éducation en Ontario où les parents ont la possibilité de choisir entre différents conseils scolaires, nous sommes bien conscients qu'ils considèrent plusieurs facteurs avant d'arrêter leur choix sur une école. Nous voulons insister ici sur le choix d'une école catholique de votre langue. L'école catholique est la seule qui se propose explicitement de remplir la mission d'une éducation catholique réelle », introduit-il avant de défendre son point de vue.
4ᵉ rencontre mondiale des familles
WATERLOO – C'est Monique et André Normand de Gatineau, au Québec, et Janet et Grant Ertel de Waterloo, en Ontario, qui étaient les délégués de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) à la 4ᵉ Rencontre mondiale des familles qui a eu lieu du 22 au 26 janvier. 75 pays étaient représentés.
Honneur rendu à Rose Mathieu
TROIS-RIVIÈRES – Au nom du pape, Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, a remis l'insigne « Pro Ecclesia et Pontifice » à Rose Mathieu, membre de l'institut séculier des Oblates missionnaires de Marie Immaculée, pour les services qu'elle a rendus pendant plus de 30 ans à l'Église catholique des Antilles, particulièrement en République dominicaine, mais aussi à Cuba.
Mgr Berthelet en Terre sainte
LONGUEUIL – En janvier, Mgr Jacques Berthelet, évêque de Saint-Jean Longueuil, a participé à la troisième rencontre portant sur l'avenir de la Terre sainte, organisée par le patriarcat latin de Jérusalem. À cette occasion, il a rencontré Yasser Arafat, président de l'autorité palestinienne, et Moshe Katsav, président de l'État d'Israël. « Un an après mon dernier voyage en Terre sainte, j'ai constaté qu'il y a plus de violence et de pauvreté, plus de chômage, plus d'émigration, que les mesures de sécurité sont plus oppressives et les points de contrôle plus nombreux. La souffrance et le désespoir sont encore plus présents dans la population, d'où un sentiment général de résignation », a-t-il dit lors de son point de presse à son retour au Canada.
Le diocèse de Rimouski en difficultés financières
RIMOUSKI – Le diocèse de Rimouski, au Québec, éprouve de sérieuses difficultés financières. Afin de diminuer son déficit d'opération de 2003, il a fait des coupures dans les heures de travail de ses employés des services diocésains. Chacun a été coupé de 2 heures de travail par semaine.
Pas question de vendre d'églises.
VALLEYFIELD – Mgr Luc Cyr, évêque de Valleyfield, n'a pas l'intention de vendre d'églises dans son diocèse pour l'instant. C'est ce qu'il a déclaré lors d'un point de presse afin de faire taire toutes rumeurs. Cependant, rien n'est impossible dans le futur. Une étude est présentement en cours. « Il est important de bien saisir la réalité de chacune des paroisses. Il faut que les paroissiens réfléchissent sur la façon d'assumer leur mission », a-t-il dit.
(Revue Sainte-Anne, avril 2003, pages 155 à 157)
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