Par Benoit Voyer
12 septembre 2026
Chacun de nous est appelé à devenir un bon arbre qui porte des fruits féconds. Comme le disait Jésus : « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri » et « chaque arbre […] se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. » Ainsi, « l’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » (Lc 6, 43-45).
Ces paroles sont particulièrement intéressantes.
On affirme que la foi et l’authenticité de la vie chrétienne ne se mesurent pas d’abord aux manifestations extraordinaires, aux paroles ou à l’image religieuse qu’une personne donne d’elle-même. Elle se reconnaît aux fruits d’amour qu’elle produit.
Puis, Jésus déplace le regard vers l’intérieur. Le fruit révèle l’arbre. La parole révèle quelque chose du cœur.
Enfin, entendre l’appel de Jésus ne suffit pas ; il faut mettre en pratique ce qu’il dit. C’est un peu pour cela que Jésus s’insurge : « Pourquoi m’appelez-vous « Seigneur ! Seigneur ! » et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Lc 6, 46).
Ici, c’est Jésus qui prie la personne humaine de se mettre en action. Comme l’écrivait Jean Ravary [1] : « Il faut […] prendre le risque de la foi. À force d’être prudent, on en vient parfois à éteindre l’Esprit. »
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[1] Jean Ravary. J’ose le dire, Les Éditions populaires du Québec, 1988.
[1] Jean Ravary. J’ose le dire, Les Éditions populaires du Québec, 1988.
