RÉFLEXION SPIRITUELLE : Une mère en héritage

Une mère en héritage

Par Benoit Voyer

15 septembre 2026

La constitution conciliaire Lumen Gentium explique que pendant la vie publique de Jésus, « sa mère apparaît expressément [du début à la fin]. Ainsi la bienheureuse Vierge avança dans son pèlerinage de foi, gardant fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la croix où, non sans un dessein divin, elle était debout (cf. Jn 19, 25), souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour, pour être enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la croix, donnée comme sa Mère au disciple par ces mots : « Femme, voici ton Fils » (cf. Jn 19, 26-27).[1]

Jean, le « tendre aimé » de Jésus, centre et témoin de la scène, devint ainsi l’héritier de Jésus, l’héritier, au nom de tous ceux qui marcheront dans les pas du maitre, d’une mère.

Ainsi, « à travers le disciple qu’il aimait, Jésus s’adressait à tous ses disciples d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Chaque disciple est donc interpellé par le maître d’accueillir sa mère chez soi. Il veut que sa mère devienne notre mère car elle est indissociablement unie à son Fils depuis le moment de l’incarnation jusqu’à l’achèvement complet de la rédemption, donc jusque dans la gloire éternelle. »[2]
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[1] Paul VI. Constitution conciliaire Lumen Gentium, no. 58, 21 novembre 1964. https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html
[2] Jean-Paul Regimbal. La Révolution de l’amour, Éditions internationales Alain Stanké, 1981.