RÉFLEXION SPIRITUELLE : Jamais content
Par Benoit Voyer
16 septembre 2026
C’est un trait bien humain. Nous sommes régulièrement en train de nous plaindre. L’hiver, on se plaint du froid et de la neige. L’été, on se plaint de la chaleur et de l’humidité.
En regardant de près les défis de son existence, on rêve de vivre celle des autres.
Lorsqu’on nous dit quelque chose, on aurait aimé qu’on nous dise autre chose.
C’est un peu ce que disait Jésus : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré. » (extrait de Lc 7, 31-35).
Il compare les gens de son époque à des enfants qui ne sont jamais satisfaits. Par exemple, Jean, le précurseur de Jésus, mène une vie austère : on le trouve excessif. Jésus mange et boit avec son monde et on le traite de glouton et d’ami des pécheurs.
Même en matière de vie chrétienne on est ainsi. Quoi que Dieu propose ou enseigne, on trouve une raison de faire la sourde oreille.
Aujourd’hui, il y a une invitation à se questionner : Est-ce que je cherche réellement ce que Dieu veut me dire, notamment à travers des gens que je rencontre, ou est-ce que j’attends qu’il me parle exactement comme je voudrais ?
Il est facile de rejeter une parole parce que la personne qui la porte nous dérange ou parce que sa manière de vivre ne correspond pas à nos attentes ou parce que sa parole nous oblige à changer quelque chose de notre vie.
