SANTÉ MENTALE : Les liens d’amitié en recul au Canada
Par Benoit Voyer
16 septembre 2026
Selon les données de Statistique Canada publiées en juin 2025, les Canadiens fréquentent de moins en moins leurs amis. En 2022, seulement 19,3 % de la population déclarait avoir vu des amis lors d’une journée moyenne, comparativement à 47,9 % en 1986.
Un article publié dans Le Devoir du 4 mai 2026 explique que le recul est particulièrement marqué chez les adultes en âge de travailler. Chez les 25 à 64 ans, la proportion de personnes rencontrant des amis lors d’une journée moyenne est passée de 42,3 % à 13,9 % en trois décennies.
Les jeunes ne sont pas épargnés. Chez les 15 à 24 ans, la fréquentation des amis a diminué de près de 32 points de pourcentage, passant de 72,4 % en 1986 à 40,8 % en 2022.
Cette transformation des habitudes sociales accompagne une montée des préoccupations liées à l’isolement, à la solitude et à la santé mentale.
RÉFLEXION SPIRITUELLE : Jamais content
Par Benoit Voyer
16 septembre 2026
C’est un trait bien humain. Nous sommes régulièrement en train de nous plaindre. L’hiver, on se plaint du froid et de la neige. L’été, on se plaint de la chaleur et de l’humidité.
En regardant de près les défis de son existence, on rêve de vivre celle des autres.
Lorsqu’on nous dit quelque chose, on aurait aimé qu’on nous dise autre chose.
C’est un peu ce que disait Jésus : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré. » (extrait de Lc 7, 31-35).
Il compare les gens de son époque à des enfants qui ne sont jamais satisfaits. Par exemple, Jean, le précurseur de Jésus, mène une vie austère : on le trouve excessif. Jésus mange et boit avec son monde et on le traite de glouton et d’ami des pécheurs.
Même en matière de vie chrétienne on est ainsi. Quoi que Dieu propose ou enseigne, on trouve une raison de faire la sourde oreille.
Aujourd’hui, il y a une invitation à se questionner : Est-ce que je cherche réellement ce que Dieu veut me dire, notamment à travers des gens que je rencontre, ou est-ce que j’attends qu’il me parle exactement comme je voudrais ?
Il est facile de rejeter une parole parce que la personne qui la porte nous dérange ou parce que sa manière de vivre ne correspond pas à nos attentes ou parce que sa parole nous oblige à changer quelque chose de notre vie.
EGLISE : Les femmes prêtres, ce n’est pas pour demain
Par Benoit Voyer
16 septembre 2026
Bien que le pape François ait fait avancer le dossier de la place des femmes dans l’Église catholique, il n’en demeure pas moins qu’il y a encore bien du chemin à parcourir pour qu’elles accèdent au sacrement de l’ordre et deviennent prêtres. Sous les prédécesseurs de François, la cause des femmes était au beau fixe.
Dans une lettre apostolique parue le 29 juin1995 [1], le pape Jean-Paul II réaffirmait la position de l’Église sur la question de l'accès des femmes à la prêtrise. Encore une fois, le chef des catholiques disait : « Non ».
Lorsque l’Église anglicane a soulevé le débat, Paul VI, qui était alors pape, a rappelé aux anglicans que le Vatican tient à ce que l’ordination sacerdotale des femmes ne pouvait être acceptée pour des raisons fondamentales.
Il citait en exemple le passage de l’Évangile dans lequel on apprend que Jésus a choisi ses apôtres uniquement parmi des hommes. Dans la pratique, l’Église a également toujours choisi des membres de la gent masculine.
Comme Paul VI le proclamait et Jean-Paul II le disait aux évêques du Québec, le 6 mai 1993 [2], lors de la visite « ad limina » : « L'Église ne se considère pas autorisée à admettre les femmes à l’ordination sacerdotale ».
Le pape soutenait que « la présence et le rôle de la femme dans la vie et la mission de l’Église, bien que non liés au sacerdoce ministériel, demeurent absolument nécessaires et irremplaçables […] L’Église souhaite également que les femmes chrétiennes prennent pleinement conscience de la grandeur de leur mission : leur rôle sera capital aujourd’hui, aussi bien pour le renouvellement et l’humanisation de la société que pour la découverte parmi les croyants du vrai visage de l’Église ».
Dans sa lettre, Jean-Paul II concluait sur un ton directif en affirmant qu’en vertu de sa mission de confirmer ses frères, tous les fidèles de l’Église doivent faire leur cette position.
À son retour du Vatican, à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle je participais à titre de journaliste [3], Mgr Jean-Guy Hamelin, en marchant sur des œufs, déclarait que la Conférence des évêques catholiques du Canada accueillait cet enseignement du pape en le faisant sien : « Les évêques du Canada ont été, spécialement ces dernières années, de vigoureux promoteurs d’une juste place des femmes dans l’Église. Ils continueront de le faire à l’invitation même de la lettre apostolique, et au sein de l’Église universelle et auprès de leurs propres communautés […] On ne peut pas voir dans la présente déclaration, qui réaffirme une position déjà tenue dans l’Église, un obstacle pour continuer à intensifier les efforts des femmes et ceux de tous les catholiques d’ici en vue de les impliquer toujours de plus en plus dans les structures et toute la vie de la communauté des fidèles ».
Ainsi donc, grâce au pape François, la cause des femmes a continué d’évoluer au sein de l’Église. Comme me le disait en 1994 l’abbé Denis Lépine, prêtre au diocèse catholique de Saint-Hyacinthe [4] : « Théologiquement, ça ne tient plus les arguments de Rome. Pour être honnête intellectuellement, allons au bout de la pensée : Jésus n’a choisi, chez ses disciples, que des hommes juifs. Alors, moi, je ne suis pas juif. L’Église a évolué en ce sens à une époque et admettra les femmes éventuellement. Il me rappelait qu’il y a eu, dans l’histoire de l’Église, des diacres féminins. Il s’agit d’un ministère ordonné au même titre qu’un prêtre et un évêque. »
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[1] Jean-Paul II. « Lettre du pape Jean-Paul II aux femmes », 29 juin 1995 www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/letters/1995/documents/hf_jp-ii_let_29061995_women.html
[2] Jean-Paul II. « Discours de sa sainteté Jean-Paul II à l’Assemblée des évêques du Québec en visite « Ad limina », 6 mai 1993 www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/speeches/1993/may/documents/hf_jp-ii_spe_19930506_quebec-ad-limina.html
[3] Benoit Voyer. « Les femmes prêtres ce n’est pas pour demain - Jean-Paul II réaffirme la position de Rome », Le Plus de La Voix de l’Est, 26 juin 1994, p. 2. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/les-femmes-pretres-ce-nest-pas-pour.html
[4] Benoit Voyer. « Les femmes prêtres ce n’est pas pour demain - Jean-Paul II réaffirme la position de Rome », Le Plus de La Voix de l’Est, 26 juin 1994, p. 2. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/les-femmes-pretres-ce-nest-pas-pour.html
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Chez les Trinitaires
Le R. P. JEAN-PAUL DE JESUS, O.Ss.T., (Jean-Paul Regimbal), (fils de M. Léo Regimbal, décédé, et de Mme Regimbal, de North Bay, Ont., qui a été ordonné prêtre, le 11 mai, à la paroisse S.-Vincent-de-Paul de North Bay, par S. Exc. Mgr Alexander Cartier, coadjuteur de Sault-Ste-Marle,
(La Presse, 18 mai 1957, p. 42)
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