JOURNÉE MONDIALE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER
Par Benoit Voyer
21 septembre 2026
Préparer soi-même un repas au moins une fois par semaine pourrait être associé à une diminution du risque de maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées.
Les chercheurs de l’Institut des sciences de Tokyo ont suivi pendant six ans près de 11 000 Japonais âgés de 65 ans et plus. Ils ont constaté que les personnes qui cuisinaient au moins une fois par semaine présentaient un risque réduit de 23 % à 27 % de développer la maladie d’Alzheimer comparativement à celles qui cuisinaient moins souvent.
Selon cette étude japonaise, publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, l’effet semblait encore plus marqué chez les personnes qui déclaraient ne pas bien savoir cuisiner au départ, peut-être parce que l’apprentissage de nouvelles habiletés stimule davantage les fonctions cognitives.
Les chercheurs demeurent toutefois prudents : il s’agit d’une association et non d’une preuve de causalité. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce lien, notamment l’activité physique liée aux courses et à la préparation des repas, la stimulation mentale ainsi qu’une alimentation souvent plus riche en produits frais et moins transformés.
Alors que la maladie d’Alzheimer demeure incurable, les spécialistes rappellent que plusieurs habitudes de vie peuvent contribuer à réduire ou retarder le risque, notamment l’activité physique, les interactions sociales, le contrôle de la tension artérielle et la stimulation intellectuelle.
Le 21 septembre est la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.
