JOURNÉE MONDIALE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER
Par Benoit Voyer
21 septembre 2026
Préparer soi-même un repas au moins une fois par semaine pourrait être associé à une diminution du risque de maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées.
Les chercheurs de l’Institut des sciences de Tokyo ont suivi pendant six ans près de 11 000 Japonais âgés de 65 ans et plus. Ils ont constaté que les personnes qui cuisinaient au moins une fois par semaine présentaient un risque réduit de 23 % à 27 % de développer la maladie d’Alzheimer comparativement à celles qui cuisinaient moins souvent.
Selon cette étude japonaise, publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, l’effet semblait encore plus marqué chez les personnes qui déclaraient ne pas bien savoir cuisiner au départ, peut-être parce que l’apprentissage de nouvelles habiletés stimule davantage les fonctions cognitives.
Les chercheurs demeurent toutefois prudents : il s’agit d’une association et non d’une preuve de causalité. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce lien, notamment l’activité physique liée aux courses et à la préparation des repas, la stimulation mentale ainsi qu’une alimentation souvent plus riche en produits frais et moins transformés.
Alors que la maladie d’Alzheimer demeure incurable, les spécialistes rappellent que plusieurs habitudes de vie peuvent contribuer à réduire ou retarder le risque, notamment l’activité physique, les interactions sociales, le contrôle de la tension artérielle et la stimulation intellectuelle.
Le 21 septembre est la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.
FLASH : Messe à l'église catholique Saint-Henri, à Mascouche
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| Messe du 21 septembre 2026, à 8 h 15, à l'église catholique Saint-Henri, à Mascouche, présidée par l'abbé Claude Ritchie, curé de la paroisse. |
RÉFLEXION SPIRITUELLE : L'appel
Par Benoit Voyer
21 septembre 2026
On ne sait pas grand-chose de Mathieu (appelé aussi Lévi). Selon les évangiles, on sait qu’il est un collecteur d’impôts, qu’il suit Jésus instantanément et organise un généreux repas pour lui et ses disciples.[1]
Mathieu n’est pas très estimé par ses compatriotes. On le comprend bien. Il pratique un méprisable métier à la solde de l’empereur romain.
Il est tombé bien bas aux yeux de son peuple.
L’empressement avec lequel il répond à l’appel de Jésus à le suivre montre à quel point il aspire à devenir quelqu’un de meilleur.
Jésus indique le sens de cet appel : il n’est pas venu pour « les gens bien portants » (cf. Mt 9, 9-13), mais pour aider les pécheurs à réaliser tout leur potentiel de personne juste.[2]
Comme l’écrit sainte Marguerite Bourgeoys : « Notre Seigneur, voulant instruire tout le monde de sa doctrine et de son évangile, a choisi des hommes grossiers et peu estimés des gens du monde. »[3] « Quoique je ne refuse pas de voir mon malheur, je n’ai pourtant jamais douté de la miséricorde de Dieu et j’espérerai en lui, quand je me verrai un pied dans les enfers. Mais ce qui me fait beaucoup plus de peine […] c’est de voir que je fais des fautes à tout moment et que je n’ai point de ferveur pour recourir à Dieu »[4].
Et nous, malgré les défis que nous portons dans notre existence, répondrons-nous à l’appel ?
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[1] Cf. Francis Daoust, « Qui était Mathieu », Prions en Église, septembre 2024, p. 123.
[2] Cf. Francis Daoust, « Qui était Mathieu », Prions en Église, septembre 2024, p. 123.
[3] Cf. Marguerite Bourgeoys., dans « Les écrits de Mère Bourgeoys - autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, p. 125.
[4] Cf. Marguerite Bourgeoys., dans « Les écrits de Mère Bourgeoys - autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, p. 184.
SAINTS ET SAINTES : La vénérable Marie de la Ferré
Par Benoit Voyer
21 septembre 2026
Née en 1589 à Roiffé, aux confins du Poitou, la vénérable Marie de La Ferré grandit dans une région marquée par les conflits entre catholiques et protestants. Benjamine d'une famille de quatre enfants, elle reçoit de sa mère une profonde dévotion mariale et un grand respect de l'Eucharistie. Orpheline de mère à onze ans, elle est ensuite confiée à sa tante maternelle, Madame de Goubitz, au manoir de Ruigné, près de La Flèche. La vie mondaine qu'elle y découvre l'éloigne pendant un temps de ses préoccupations religieuses.
Le 22 juillet 1607, à l'âge de 18 ans, Marie vit au cours d'une Eucharistie une expérience spirituelle qui transforme profondément son existence. Elle abandonne progressivement les signes de sa vie mondaine et s'engage dans une recherche intense de Dieu. Elle se met au service de ses proches, de sa paroisse et surtout des pauvres du quartier de Sainte-Colombe à La Flèche. Sa réputation de piété et de charité devient telle qu'on la surnomme en ville « la sainte demoiselle ». Ses directeurs spirituels lui conseillent d'entrer dans la vie religieuse, mais chaque tentative est interrompue par la maladie.
En 1634, une nouvelle expérience spirituelle oriente définitivement sa vocation : après la communion, elle se voit dans une grande salle remplie de lits. Elle en parle à Jérôme Le Royer, qui reconnaît dans cette vision un projet qu'ils sont appelés à réaliser ensemble : l'établissement d'une nouvelle communauté. Le 18 mai 1636, Marie de La Ferré et son amie Anne Foureau rejoignent trois servantes qui travaillent déjà auprès des pauvres de l'Hôtel-Dieu. Cette étape marque le commencement de la communauté des Filles Hospitalières de Saint-Joseph.
Marie de La Ferré et la vénérable Jeanne Mance se connaissent personnellement. Lors de son passage à La Flèche en 1641, avant son départ pour la Nouvelle-France, Jeanne Mance rencontre Marie de La Ferré, alors à la tête de la jeune communauté des Hospitalières de Saint-Joseph. Les deux femmes partagent une même spiritualité tournée vers le service des malades et des pauvres. Cette rencontre crée un lien entre Jeanne Mance et la communauté fondée par Marie de La Ferré, lien qui se prolongera bien au-delà de leur rencontre.
La communauté est officiellement reconnue à La Flèche en 1643. Marie de La Ferré en devient supérieure et exerce cette responsabilité jusqu'en 1650. En 1651, elle participe à la fondation d'une nouvelle communauté à Moulins. C'est dans cette ville qu'elle meurt le 28 juillet 1652, après une existence consacrée à la prière, au service des pauvres et au développement de l’œuvre hospitalière qu’elle avait contribué à fonder avec le vénérable Jérôme Le Royer de la Dauversière.
Marie de la Ferré a été déclarée vénérable le 3 avril 2009.
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Le père Émilien Tardif s’éteint à 71 ans
Presse Canadienne
QUÉBEC
Le père Émilien Tardif, membre des Missionnaires du Sacré-Cœur et précurseur au Québec du mouvement du Renouveau charismatique, est décédé subitement à l’âge de 71 ans, mardi matin, à Cordoba en Argentine.
Personnage controversé, il avait défrayé la manchette à plusieurs reprises en raison notamment de ses présumés talents de guérisseur.
Installé depuis 1956 à Santo-Domingo, en République Dominicaine, il avait été invité en Argentine pour participer à une retraite où étaient réunis 300 prêtres. Inquiets de son absence au déjeuner, des confrères se sont rendus à sa chambre et l’ont retrouvé sans vie.
Il serait décédé d’un infarctus.
« C’était un homme d’une grande humilité et d’une grande bonté. Même ceux qui l’ont critiqué lui vouaient un très grand respect », a déclaré le père Claude Déry, qui l’a côtoyé depuis son cours classique et durant plusieurs années en République Dominicaine.
Né à Saint-Zacharie de Beauce le 6 juin 1928, Émilien Tardif, septième d’une famille de 12 enfants, a grandi en Abitibi. Il a été ordonné prêtre à Amos en 1955, prenant la direction de la République Dominicaine en tant que Missionnaire du Sacré-Cœur à peine un an plus tard.
C’est en 1973 qu’il aurait découvert ses dons de guérisseur, affirmant avoir été lui-même guéri de la tuberculose par deux religieuses canadiennes. Depuis ce temps, il a parcouru plus de 70 pays, prenant souvent la parole devant des milliers de personnes.
Le corps du père Émilien Tardif sera inhumé à Santiago de Los Caballeros, en République Dominicaine, dimanche.
(La Presse, Montréal, samedi 12 juin 1999, p. A22)
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