Par Benoit Voyer
21 septembre 2026
On ne sait pas grand-chose de Mathieu (appelé aussi Lévi). Selon les évangiles, on sait qu’il est un collecteur d’impôts, qu’il suit Jésus instantanément et organise un généreux repas pour lui et ses disciples.[1]
Mathieu n’est pas très estimé par ses compatriotes. On le comprend bien. Il pratique un méprisable métier à la solde de l’empereur romain.
Il est tombé bien bas aux yeux de son peuple.
L’empressement avec lequel il répond à l’appel de Jésus à le suivre montre à quel point il aspire à devenir quelqu’un de meilleur.
Jésus indique le sens de cet appel : il n’est pas venu pour « les gens bien portants » (cf. Mt 9, 9-13), mais pour aider les pécheurs à réaliser tout leur potentiel de personne juste.[2]
Comme l’écrit sainte Marguerite Bourgeoys : « Notre Seigneur, voulant instruire tout le monde de sa doctrine et de son évangile, a choisi des hommes grossiers et peu estimés des gens du monde. »[3] « Quoique je ne refuse pas de voir mon malheur, je n’ai pourtant jamais douté de la miséricorde de Dieu et j’espérerai en lui, quand je me verrai un pied dans les enfers. Mais ce qui me fait beaucoup plus de peine […] c’est de voir que je fais des fautes à tout moment et que je n’ai point de ferveur pour recourir à Dieu »[4].
Et nous, malgré les défis que nous portons dans notre existence, répondrons-nous à l’appel ?
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[1] Cf. Francis Daoust, « Qui était Mathieu », Prions en Église, septembre 2024, p. 123.
[2] Cf. Francis Daoust, « Qui était Mathieu », Prions en Église, septembre 2024, p. 123.
[3] Cf. Marguerite Bourgeoys., dans « Les écrits de Mère Bourgeoys - autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, p. 125.
[4] Cf. Marguerite Bourgeoys., dans « Les écrits de Mère Bourgeoys - autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, p. 184.
