En ce 20 janvier 2025


DÉMOCRATIE : Aujourd’hui, Donald Trump devient officiellement président des États-Unis

CHRISTIANISME: Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

LES CANADIENS: De Joliette, dans la région de Lanaudière, l’ancien du Tricolore Marcel Bonin est décédé
ici.radio-canada.ca/sports/2133885/hockey-canadien-deces-marcel-bonin

SANTÉ MENTALE: Un centre de traitement psychanalytique « unique » poussé vers la fermeture par le CIUSSS
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133751/388-fermeture-coupe-ciusss-psychotique?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 20 janvier 1794, Olivier Durocher épouse Geneviève Durocher (1768-1830), une petite-cousine, à Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Il deviendra cultivateur et s’établiront à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Ils donneront notamment naissance à la bienheureuse Marie-Rose Durocher et à Flavien Durocher, fondateur de la paroisse Saint-Sauveur, à Québec.

Saint-Jacques

La circonscription de Rousseau

Le rang des Continuations, a Saint-Jacques,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière.

Les âges de la vie


Par Benoit Voyer

20 janvier 2025

On n’a jamais fini d’apprendre à devenir humain ». Ainsi, durant toute notre existence, nous apprenons l’art de devenir de meilleurs hommes et de meilleures femmes.

La famille est d’ailleurs une école d’humanité. En ce lieu, il est possible de déposer nos masques afin de communiquer ce que l’on est en toute vérité. C’est aussi l’endroit où l’on accepte d’être vus dans notre fragilité. De plus, dans une famille en équilibre, on apprend à devenir plus confiant, plus généreux et « plus » en toutes choses.

Comme l’écrit Christian Lépine dans son livre « Créés pour êtres aimés »[1]: « Ce que l’on reçoit au moment de la tendre enfance nous façonne et nous habite pour la vie entière; pensons à notre capacité de faire confiance en Dieu, en la vie ainsi qu’aux autres ».

Et puis, « l’adolescence étant le temps de l’idéal, de la soif d’absolu, des grands élans de générosité devant les élans de souffrances du monde et des défis multiples à relever ».

En revanche, « pendant la vie d’adulte, on découvre que les insuffisances et les faiblesses n’habitent pas seulement les autres mais aussi soi-même, et, apprenant à ne pas condamner, on apprend à être responsable, exigeant pour soi-même et miséricordieux pour les autres. Ayant intégré la confiance de l’enfance et le sens de l’idéal de l'adolescence, l’adulte devient capable de dépassement de soi, de don total, libre et gratuit: ce qui est là le véritable chemin de la sagesse »

De son côté, malgré ce qu’en pense quelques personnes, la vieillesse est une belle période de l'existence humaine. Personnellement, je ne suis pas encore totalement rendu à cette étape de ma vie, mais, chaque jour, l’existence me permet de côtoyer des dizaines et des dizaines d'aînés. Il m'est donc permis de m'inspirer de ce que je vois: c'est beau et bon d'être vieux!

De manière très concrète, je le vois chez ma mère qui est rendue à plus de 91 ans et chez Micheline, ma belle-mère, qui aura 78 ans ce 24 janvier, et qui vit au quotidien avec Manon et moi. Et jusqu’au 15 avril 2021, je l’ai vu chez mon père décédé à l’âge de 90 ans. D’ailleurs, dans ses dernières années, j’ai pu lui dire à quel point je souhaite vivre ma retraite avec la même sérénité que lui. Il est une inspiration pour moi.

Notre société - qui souffre de « jeunisme » - aurait intérêt à regarder de plus près le charme et la richesse de ceux et celles qui sont rendus au troisième et au quatrième âge de leur humanité.

Je l’ai écrit dans La Presse en 2009 [2] et je le redis encore : « J'apprécie au plus haut point l'intelligence des aînés: ils ont acquis une expérience inestimable que la société devrait mettre davantage à son service. »

La maturité signifie habituellement qu’on a affaire à une personne en plein contrôle de ce qu’elle est. Comme l’écrit Florence K: « Plus on vieillit, plus le ciment durcit et plus il est laborieux de le briser »[3]

Vous me direz que les « vieux »sont conservateurs. J'avoue que c'est parfois vrai, mais il ne faut pas généraliser. Je connais des personnes âgées qui sont pas mal plus ouvertes que les «p'tits jeunes» qu'on dit très libéraux. Ce n'est pas une question d'âge, mais plutôt une attitude qui habite l'intériorité de l'humain. Je connais de jeunes vieux et de vieux jeunes.

Il me semble que les jeunes générations devraient profiter de l'expérience qu'ils ont acquise au fil des ans.

L. Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier (Québec), abondait aussi dans cette voie dans son livre « Si on s’y mettait... [4] » : « Quand on montre la porte à des milliers de personnes en pleine possession de leurs moyens dans le secteur de la santé et de l'éducation, comme cela a été le cas il y a quelques années, on rate une belle occasion de transmettre du savoir et quelques expériences de vie. On constate ce que ça coûte aujourd'hui! Plusieurs d'entre nous avons acquis des actifs qui nous permettront de bien vivre et de continuer à contribuer à l'effort collectif. »

N'est-ce pas un peu ce qu'écrivait, en d'autres mots, Simone Weil, dans l'Enracinement [5]: « Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu'à l'avenir. C'est une illusion dangereuse de croire qu'il y ait même là une possibilité. L'opposition entre l'avenir et le passé est absurde. L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien; c'est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner, il faut posséder, et nous ne possédons d'autre vie, d'autre sève, que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous. De tous les besoins de l'âme humaine, il n'y en a pas de plus vital que le passé. »

Il est temps de favoriser une collaboration entre les personnes âgées et ceux et celles qui prennent leur relève. Un jour, le vieux dicton pourra s'exprimer avec élégance: « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

_________________________________________

[1] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012.
[2] Benoit Voyer. « Éloge de la vieillesse », La Presse, 1er juin 2009 lapresse.ca/debats/votre-opinion/la-presse/200906/01/01-861732-eloge-de-la-vieillesse.php
[3] Florence K. « Nueva Vida », Libre expression, 2021, p.47
[4] Jacques Ménard et Denis Bouchard. Si on s’y mettait..., Transcontinental, 2008
[5] Simone Weil. L’Enracinement, Gallimard, 1990

Ils l'ont tu l'affaire, les Amaricains!

En ce 19 janvier 2025


FINANCES PERSONNELLES: Surmonter l’inflation en 2025
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SANTÉ QUÉBEC: Compressions en santé: les employés d’un CISSS invités à travailler moins la semaine
journaldemontreal.com/2025/01/17/compressions-en-sante-les-employes-dun-cisss-invites-a-travailler-moins-la-semaine

LE CANADA AMÉRICAIN: 43 % des jeunes de 18 et 34 ans voteraient en faveur de l’annexion aux États-Unis, pourvu que la citoyenneté américaine et la conversion au dollar américain soient assurées. Les jeunes sont plus ouverts à devenir américains
jdq.pressreader.com/article/281925958674618

CAMBODGE: Décès du pére Ponchaud, grand témoin de l'histoire du Cambodge
vaticannews.va/fr/eglise/news/2025-01/deces-pere-francois-ponchaud-missionnaire-cambodge.html

CHRISTIANISME: Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

AU NORD DU NORD: Mécontent de l’état des pistes d’atterrissage au Nunavik, Air Inuit poursuit Québec
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2132961/air-inuit-nord-nunavik-poursuite?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.grandnord

Sainte-Julienne

La circonscription de Rousseau

La route 125, direction Nord, a Sainte- Julienne,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière.

Mgr François Lapierre

Mgr François Lapierre

Par Benoit Voyer
19 janvier 2025

François Lapierre nait le 16 juillet 1941 au 1055, chemin Compton, à West Shefford (aujourd’hui Bromont).

Ses parents, René Lapierre et Rachel Jolin (aujourd’hui décédés), se sont connus et mariés dans ce petit village aux précieux paysages. Sa mère est originaire du 6e rang.

Il a cinq ans lorsque la petite famille déménage sur rue Albert, à Granby. C’est dans ce quartier de la petite ville du plus beau jardin zoologique en Amérique du Nord, à quelques rues de la Coopérative agricole de Granby, l’ancêtre du géant Agropur, qu’il grandit.

Il fait ses études primaires à l’école Saint-Eugène, à Granby - dirigée par les Frères du Sacré-Cœur – et ses études secondaires à l’Externat classique Mgr Prince (nom donné en l’honneur de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de ce diocèse, de 1852 à 1860), à Granby et au Séminaire de Saint-Hyacinthe.

Sa fratrie comprend dix enfants: François, Mance, Hélène, Marthe, Zoé, Jérôme, Guy, Benoit, Louis et Eugène.

Le pape Benoit XVI et Mgr François Lapierre
Son père, René Lapierre, a besogné sur les chantiers de construction et a été propriétaire d’une petite usine d’emballage. Durant son adolescence, François a mis la main à la pâte afin de l’aider.


Bien entendu, , pour reprendre l’expression de Nestor, le personnage incarné par le regretté Claude Blanchard, « les p’tites filles me travaillent ». Il a toujours éprouvé ce besoin de relations et gardé en lui cette attirance naturelle d’un homme pour une femme : « Ma mère n’avait pas souvent le temps d’aller à l’église. Malgré tout, nous avons été éduqués dans une atmosphère chrétienne. Comme dans plusieurs familles, nous disions le chapelet avec le cardinal Léger, qui passait chaque soir à la radio. Nous avions donc une vie de prière à la maison [1]».

Il se sent attiré par la vie religieuse. Sa vocation, il l’attribue à sa grand-mère qui lui donne l’habitude d’aller à l’église, puisque ses parents occupés par la marmaille et l’entreprise ne pouvent pas toujours s’y rendre.

En aout 1961, il entre à la Société des prêtres des missions étrangères et est ordonné prêtre, le 18 décembre 1965, à l’église Saint-Eugène, à Granby, dix jours après la fin du concile Vatican II.

En 1966, après quatre mois d’apprentissage de l’espagnol, au Mexique, il se rend au Pérou pour travailler dans un quartier pauvre d’Ica, une petite municipalité d’environ 10 000 habitants, située au sud du pays, en plein désert. A la demande de l’évêque, il devient aumônier des étudiants à l’université de l’endroit qui regroupe près de 8000 jeunes: « C’est comme ça que j’ai connu Gustavo Gutierrez. Il était responsable du Mouvement des étudiants catholiques du Pérou. Il est devenu mon ami. J’ai beaucoup appris à son contact. Il m’a aidé à revoir ma théologie, ma façon de comprendre la foi et, surtout, à découvrir que celle-ci a une dimension sociale, une dimension collective et pas seulement une dimension personnelle, individuelle. Il m’est devenu important de voir cette dimension sociale de la foi. Je suis demeuré à Ica jusqu’en 1971 ».

Le pape Jean-Paul II et Mgr François Lapierre
En 1998, il m’expliquait: « La théologie de la libération est une façon d’aborder l’expérience chrétienne. Quand on lit la bible, on s’aperçoit que la liberté est au cœur de cette expérience. Qu’est-ce que la liberté? Est-ce que c’est juste de choisir entre dix sortes de shampoings? C’est d'abord la réalité de s’ouvrir à la souffrance de l’autre. Il ne faut pas avoir peur de la liberté et de la libération. Elles font partie de la foi. Nous devons changer nos façons de voir. Nous ne devons pas être des catholiques les pieds posés sur les freins. Nous sommes trop sur la défensive! Il faut avoir le courage d’être ce que nous sommes! »


Et ajoutait: « Mon expérience en Amérique latine m’a amené à voir l’importance d’une option préférentielle pour les pauvres et à voir comment l’Église peut être non seulement au service des pauvres, mais faire que les pauvres soient des acteurs privilégiés dans l’Église. C’est ce que j'ai appris de la mission en Amérique latine. Les gens pauvres, très pauvres, même analphabètes, peuvent être des acteurs importants dans la mission. Ils ne sont pas uniquement des objets ».

De 1971 à 1979, il revient au Canada et est animateur missionnaire pour sa congrégation religieuse. Il met sur pied le Mouvement des étudiants catholiques du Québec.

De 1973 à 1979, il est également membre du conseil central de la Société des prêtres des missions étrangères.

De 1979 à 1980, il est brièvement aumônier du Mouvement international des étudiants catholiques et du Mouvement international des professionnels catholiques à Paris et à Genève.

En 1980, il arrive avec une équipe de prêtres et de laïcs au Guatemala pour y travailler. Le Guatemala vit une guerre civile très importante. L’expérience est très difficile pour les personnes installées dans la région ou il y a un affrontement entre l’armée et la guérilla révolutionnaire qui combat le régime établi.

Mgr François Lapierre

Raoul Léger, un Acadien faisant partie du groupe de Canadiens, y a laissé sa peau: « L’assassinat de mon ami Raoul Léger, avec qui j’ai travaillé au Guatemala, a engendré dans ma vie et dans ma foi une grande période d’obscurité. Ce fut une terrible épreuve pour moi. J’ai douté jusqu’à remettre en question mon apostolat. [...] C’est toujours la question du pourquoi qui hante l’esprit, surtout lorsqu’on a l’impression d’avoir été fidèle à l’appel reçu et qu’on a donné le meilleur de soi-même. J’ai beaucoup questionné Dieu. [...] L’expérience a été pour moi un tournant important. J’ai découvert une réalité nouvelle dans la spiritualité. Elle n’est pas une fuite, mais un au-delà. J’ai découvert une lumière dans ma nuit. C’est difficile à exprimer. C’est une expérience qui s’explique difficilement avec des mots. Si je n’avais pas vécu cet événement, mon cheminement n’aurait pas été le même. Après quelques pas dans la nuit, j’ai vu le soleil se lever. J’ai vécu l’expérience d’une vie nouvelle. La résurrection, c’est le soleil qui se lève après la nuit obscure », me confiera Mgr François Lapierre, en 2003, lors d’une rencontre à la Maison de la Madone, a l’ombre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières, ou se tenait une plénière des évêques.

Un beau jour, il trouve sous sa porte une lettre au ton impératif: « Si dans les 48 heures vous n’êtes pas sorti du pays, nous devrons vous supprimer ». Sans tarder, il se rend chez l’évêque du lieu pour lui demander conseil.

« Je n’étais pas un homme de grande foi. Je voyais des paysans qui regardaient la mort avec tranquillité... Pas moi... J’avoue que je sentais beaucoup de peur: Je crois qu’on aurait mis cette menace-là a exécution. J’ai bien pensé que j’allais laisser ma vie au Guatemala », me confiait le père François Lapierre dans un entretien en 1998.

Au Guatemala, une quinzaine de prêtres viennent d’être tués. Ce sont les semaines les plus sanglantes de la guerre civile qui sévit au pays.

Mgr François Lapierre et Le pape François
L'évêque n’hésite pas un instant et va lui-même le reconduire à la frontière du Honduras ou François Lapierre restera jusqu’en 1983: « En allant le rencontrer, je me disais: si j’ai des indications claires que je dois rester, je vais rester! »


En 1991, il est élu supérieur général de la Société des prêtres des missions étrangères.

En 1997, il participe, à Rome, au Synode de l’Amérique: « Un soir, j’ai été invité à souper chez le pape [Jean-Paul II]. Avec lui, nous étions huit autour de la table, dont le supérieur des Jésuites. Après le souper, le souverain pontife nous a invités à prier dans sa chapelle. Pour s’y rendre, je marchais juste derrière lui. Il s’est arrêté, m’a pris la main et m’a invité à le soutenir, car il a de la difficulté à se déplacer. Nous avons marché ensemble jusqu’au lieu de prière. J’ai vécu la une expérience très profonde. J’ai senti un homme ayant un très grand poids à porter. J’ai trouvé ça très émouvant. »

Le 7 avril 1998, le père François Lapierre est élu évêque du diocèse catholique de Saint-Hyacinthe. Une semaine avant son sacre, le 16 juin 1998, il quitte son bureau de Laval et déménage à l’évêché de son nouveau diocèse. Son ami, Gustavo Gutierrez, le père de la théologie de la libération, est présent lors de son sacre. Il dirigera le diocèse jusqu’en 2017.

______________________________________

[1] Propos tirés d’articles que j'ai écrit en septembre 1998 et en avril 2003 dans la Revue Sainte-Anne. Ils ont été republiés dans le livre « Les Témoins de l’essentiel », Éditions Logiques, 2005.

Je me battrai aussi fort pour les droits des anglophones que pour la souveraineté

En ce 18 janvier 2025


SANTÉ MENTALE: Environ 30 postes coupés en santé mentale et services jeunesse en Chaudière-Appalaches
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133307/compression-emploi-sante-cisss-social?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

AU FIL DE L’HISTOIRE : Le 18 janvier 1963, à Saint-Georges-de-Beauce, naît Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada.

ALIMENTATION: C’est la fin pour le chocolat Cherry Blossom
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133472/cherry-blossom-chocolat-usine-sherbrooke

Dans le dossier de Lion électrique, le candidat du PCQ dans Terrebonne est inquiet

Ange-Claude Bigilimana

Par Benoit Voyer
18 janvier 2025

« Pourquoi le gouvernement continue-t-il à mettre de l’argent dans Lion électrique pendant que beaucoup de famille en arrache? », lance Ange-Claude Bigilimana, candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Terrebonne et vice-président pour le Nord-du-Québec, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais, les Laurentides et Lanaudière au bureau national du PCQ, dans un message qu’il a publié hier sur sa chaîne Youtube.

De tout cœur avec les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, il réclame une enquête parlementaire. En revanche, cela n’est pas assez à ses yeux : Dans ce dossier, « je souhaite que […] la CAQ me fasse la démonstration qu’ils aident vraiment les familles terrebonniennes et de Saint-Jérôme. Combien de familles bénéficient de cet argent public?»

Pour ce fils de parents rwandais, «les partis de l’opposition a l’Assemblée nationale dorment au gaz et quand ils se réveillent ils essaient de démarrer leur moteur. [Malheureusement], leur moteur est jammé! Le mal est fait! »

Saint-Alexis

La circonscription de Rousseau

Le chemin de la Petite ligne, a Saint-Alexis,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière.

« Il y a en chaque personne un pouvoir de résurrection »


Par Benoit Voyer

18 janvier 2025

Membre de la congrégation des Sœurs de la Charité, fondée par sainte Marguerite d’Youville, Soeur Nicole Fournier a longtemps été directrice générale de l’Accueil Bonneau, à Montréal. Sous sa direction l’organisme qui veille sur les itinérants est passé de 5 a une trentaine d’employés. Avec les plus pauvres de Montréal, elle a vécu une aventure de foi hors de l’ordinaire.

A l’automne 2002 [1], elle me confiait que la pauvreté a changé le visage qu’elle s’était fait de Dieu, notamment qu’il faut avoir foi en la résurrection : « Dans la lutte à la pauvreté, je pense que si on a si peu de résultats, c’est que souvent on oublie que la personne est plus que ses carences. Elle a aussi une force qui habite dans son intériorité secrète. Je crois que c’est cela le grand message de l’Évangile. Il y a en chaque personne un pouvoir de résurrection que l’Esprit peut réveiller, peut faire grandir. Il ne faut jamais perdre confiance en ce pouvoir de résurrection. Croire en quelqu’un, c’est le rendre capable de grandir. Si je ne crois pas que l’enfant puisse marcher, il ne prendra jamais le risque de se tenir debout et d’avancer ses jambes. Dans la vie, je pense que nous avons surtout besoin, au-delà de nourriture et d’argent, de quelqu’un qui croit en nous. »

Son propos reprend un peu ce que le pape Paul VI écrivait dans son encyclique « L’Évangélisation dans le monde moderne » . Il affirmait que le monde d’aujourd’hui a besoin de personnes qui vivent comme si elles voyaient l’invisible.

Elle me faisait une confidence : « Lorsque je prie, je rappelle à Dieu tous ces gens qui nous fréquentent. Je lui demande la force d’ouvrir en eux des portes et qu’il travaille sur les causes qui peuvent amener toutes ces personnes chez nous. Je lui demande aussi de faire grandir en eux la confiance en ce qu’ils sont. »

Avec les itinérants et les pauvres elle parle peu de spiritualité : Ils « sont peut-être beaucoup plus près de la foi qu’on le pense. Il y a peu de temps, je suis allée rencontrer un homme atteint d’un délire religieux. Il a une déficience intellectuelle et un problème de santé mentale. Il a tellement fréquenté de centres hospitaliers dans ses moments de crise qu’un jour on l’a orienté vers un logement approprié ou sa médication lui est administré de façon très régulière. Aujourd’hui, ses crises sont beaucoup moins grandes. Il vit dans une maison avec une dizaine de personnes éprouvant des problèmes similaires. En dehors du milieu hospitalier, l’Accueil Bonneau est à peu près le seul lieu qui lui apporte autre chose que ce qu’il trouve dans son univers fermé. Il revient souvent à son délire : « Ah! Je ne suis pas aimé de Dieu! Je suis damné! Je m’en vais en enfer… » L’autre jour, je l’ai rencontré avec une autre personne qui, elle aussi, a une déficience psychologique, mais qui n’a pas ce genre de dérapage. Pendant que nous prenions un café dans un centre commercial, mon gars qui délire commence son discours : « Je suis perdu, je m’en vais en enfer… » L’autre lui répond : « Tu ne peux plus y aller en enfer! » Cela a saisi mon bonhomme! L’autre ajoute : « Tu es la pauvreté! Tu ne peux pas y aller en enfer! Dieu est pour les pauvres! » Je pense qu’il ne faut pas servir un discours religieux qui soit comme un devoir ou une réponse à tout. Il faut surtout développer une confiance en Dieu. »

Elle admet que ce n’est pas toujours facile : « En voyant l’autre avec des yeux différents, c’est possible. Ce matin est entré dans mon bureau un sidéen en phase terminale. Pour avoir 10$, il m’a raconté une histoire rocambolesque. Je lui ai répondu : « Si tu veux 10$ pour consommer un peu de drogue, je te comprends. Tu n’as pas besoin de m’inventer une histoire (!) parce que si j’étais dans l’état de souffrance que tu connais, j’aurais peut-être envie de me geler la fraise moi aussi… » A cause de cette terrible maladie, la souffrance de cet homme est tellement rendue grande. Il m’impressionne parce qu’il a encore le courage d’être debout. Actuellement, il vit dans un de nos appartements et je pense qu’on lui permet de finir ses jours dignement. »

Ainsi donc, ce qui semble amoral ne l’est pas toujours!

Avant son implication a l’Accueil Bonneau, sœur Nicole Fournier arrivait du Cameroun, en Afrique, ou elle a été pendant 13 ans professeure de français.

___________________________________________

[1] Cf. Mon article paru dans la Revue Sainte-Anne de janvier 2003. L’article a été republié dans mon livre « Les Témoins de l’Essentiel », Éditions Logiques, 2005.

Soyez comme les abeilles

En ce 17 janvier 2025


MANAWAN: Nouveau règlement pour expulser les trafiquants de drogue:
monjoliette.com/manawan-nouveau-reglement-pour-expulser-les-trafiquants-de-drogue/

SANTÉ QUÉBEC: Compressions en santé - 1000 employés de moins en un mois
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2132860/compression-sante-reseau-quebec-emplois

SANTÉ QUÉBEC: Environ 500 postes seront abolis | TVA Nouvelles
tvanouvelles.ca/2025/01/15/compressions-en-sante-envrion-500-postes-seront-abolis#cxrecs_s

DÉMOCRATIE: Maxime Bernier pourrait être mis à l’écart du débat des élections fédérales
westernstandard.news/news/maxime-bernier-potentially-sidelined-in-upcoming-federal-election-debate/61207

SANTÉ MENTALE: A Port-Cartier, dans la région de la Côte-Nord, un jeune de 23 ans se suicide une journée après son congé de l’hôpital
lenord-cotier.com/2025/01/16/port-cartier-il-se-suicide-une-journee-apres-son-conge-de-lhopital/

Sainte-Julienne

La circonscription de Rousseau

Hôtel-de-ville de Sainte- Julienne,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière.

Esclave dans les camps de la mort

Tran Lam

Par Benoit Voyer

17 janvier 2025

Le 17 avril 1975, un génocide sans précédent débute au Cambodge. C’est la chute de Phnom Penh. Les sanguinaires Khmers rouges prennent le pouvoir.

Parmi les survivants figure Tran Lam. Pendant quatre ans, de 1975 à 1979, elle vit dans les camps de la mort. Son autobiographie « La Survivante – La guerre des autres »[1] est l’écho des sales atrocités qu’elle a vécues dans son pays.

Tran Lam n’a dix ans. Elle devient esclave. A plusieurs occasions, elle frôlera la mort.

Dans les camps les « camps de la mort », elle est contrainte aux travaux forcés du lever au coucher du soleil et parfois même durant la nuit. Elle vit comme un animal quasi sauvage. La majorité du temps, elle urine dans ses pantalons et se soulage du reste sur le bord de la route des chantiers ou elle doit travailler.

A 15 ans, elle trouve refuge au Canada. Elle doit réapprendre à vivre et à se comporter en société. D’ailleurs, a sa première visite au cabinet d’aisance, elle ne sait même pas où faire ses besoins et comment fonctionne une toilette. Elle doit refaire sa vie et apprend à vivre avec les séquelles des horribles moments vécus.

Dans son pays d’adoption elle se convertie au christianisme. En 2002, lors de notre première rencontre [2], elle me racontait: « Lorsque je suis partie de chez Yanna, parce qu’elle m’a mise à la porte, je suis demeurée en parrainage dans une famille montréalaise. J’ai vécu chez une certaine dame Lacroix, pendant deux ans. J’ai été touchée par sa bonté. Elle allait à la messe et elle m’a appris à prier. C’est en la voyant vivre que j’ai décidé que je voulais mieux connaitre ce Jésus qu’elle aimait. Je lui ai demandé si je pouvais devenir catholique comme elle. J’ai donc demandé le baptême. Durant ma préparation, elle est décédée. Cette initiation au christianisme n’était pas facile pour moi, parce que je ne comprenais pas trop bien le français. Il y avait donc un interprète qui m’aidait.»

Une fois, parce qu’elle était en colère, elle a failli mettre un terme à sa démarche baptismale: « Quand est venu le temps du baptême, plusieurs personnes voulaient que je sois baptisée dans une église ou on n’avait jamais vu un baptême d’adulte. Je n’aimais pas cette façon de faire. C’est pour cela que j’ai failli mettre un terme à ma démarche. De son côté, Monsieur Lacroix voulait que je sois baptisée à l’église Saint-Nom-de-Jésus, à Montréal, parce que les gens de cette paroisse m’ont aidée. Je trouvais qu’on se compliquait un peu trop la vie pour un baptême. Durant cette petite crise, j’ai regardé un film sur la vie de Jésus. Ah! J’étais tellement choquée de l’attitude de Pierre. Il m’a amenée à m’intérioriser. Je me suis dit: “Je ne suis pas mieux que lui. Je suis en train de faire la même chose”. J’ai finalement accepté le baptême. Il a eu lieu à l’église Saint-Nom-de-Jésus, lors de la veillée pascale. »

Elle finit par quitter Montréal afin de s’établir à Waterville, dans la région de Sherbrooke: « Lors de ma formation, j’ai rencontré une sœur des Servantes du Sacré-Cœur-de-Marie. Elle m’a proposé d’aller à l’école. C’est pour cette raison que je suis partie de Montréal. » Son cursus scolaire la conduira jusqu’à l’université ou elle fait des études en psychologie.

La foi chrétienne finit par occuper une place importante dans sa vie. Mais qui est Dieu pour elle? La question lui a demandé un peu d’introspection: « Cela est difficile à décrire. C’est une expérience qui se vit en soi. (Elle cherche ses mots) Peu importe les bêtises que font les humains, il est amour et miséricorde. Il pardonne à qui reconnait ses fautes et retourne à lui. Dieu est tellement grand! Il m’est difficile de dire avec des mots tout ce qu’il est en moi. »

Et qui est Jésus pour elle? « Jésus, à travers ce qu’il fait, est l’expression parfaite du Père. Il est un modèle pour moi. Je veux tenter de suivre son exemple. Toutefois, je rencontre une difficulté à m’expliquer pourquoi Dieu a un fils. Cependant, si Jésus l’appelle père, c’est peut-être juste un nom comme ça. Il aurait peut-être pu l’appeler mère ou Paul. Il a choisi le mot père parce qu’il a une signification pour lui. Ça doit faire plus affectueux, j’imagine! »

Ce qui la touche chez Jésus c’est « sa vérité d’être. Il aide les gens. Même ceux qui le détestent. Cela me dépasse! Il y a aussi son attitude devant Pilate qui me touche. Ce dernier le questionne. Il ne répond pas. Jésus sait qui il est. Il sait qu’il n’a pas besoin de se défendre. Pilate lui demande: “Es-tu le fils de Dieu?” Il répond tout simplement: “C’est toi qui le dis” Quel homme! Il est capable d’être lui-même. Jésus ne craignait pas de se faire traiter de fou en portant la bonne nouvelle que Dieu est proche de son peuple. Il ne craignait pas la controverse et des opinions. »


Étant une ancienne esclave, elle a une conception particulière de la liberté: « Nous ne sommes pas assez libres pour bien utiliser la liberté. Nous sommes les esclaves de ce que l’on est, en soi. […] Je crois que nous n’avons pas assez de liberté intérieure pour bien utiliser celle que Dieu nous donne. Cela a pour résultat que les personnes de notre temps sont esclaves de toutes sortes de choses. Le pire de l’esclavage n’a rien de physique. C’est en soi. Je crois que l’être humain n’est pas ce qu’il est réellement parce que la véritable image de l’humain, c’est Jésus qui la montre. » De quelle manière? « Nous sommes appelés à être bons, heureux et libres. Il me semble que nous sommes « poignés » dans nos propres « bibittes ». Le pire ennemi emprisonné, c’est soi-même. L’esclavage physique est quelque chose d’extérieur a soir. Regardez le monde civilisé : tous sont libres! Cependant, tous semblent être prisonniers de quelque chose. Si tu es libre intérieurement, tu peux faire n’importe quoi à l’extérieur de toi. Tu peux aller n’importe où. » Alors, comment trouver cette liberté intérieure? « A chaque jour, je demande à Dieu de me rendre libre. Ce n’est qu’en Dieu que je peux la trouver, à travers ma prière et en me donnant du temps pour être avec moi-même. Je suis loin d’être pleinement libre parce que, si je l’étais, je pourrais aimer n’importe qui et accepter la différence de chacun. »

Tran Lam figure parmi les plus belles rencontres de ma carrière journalistique. Je me demande bien si un jour j’aurai le plaisir de la recroiser sur ma route.

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[1] Tran Lam. Le Survivante – La guerre des autres, Éditions internationales Alain Stanke, 1982
[2] Cf. Mon article paru dans l’édition de novembre 2002 de la Revue Sainte-Anne. L’article a été republié dans mon livre « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, 2005.

De façon a ce que ces gens ne se sentent pas comme dans l'obligation de mourir pour débarrasser la société

En ce 16 janvier 2025


CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS : 380 millions de chrétiens persécutés dans le monde en 2024 vaticannews.va/fr/monde/news/2025-01/portes-ouvertes-rapport-chretiens-persecutes-monde-2024.html?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=NewsletterVN-FR

SANTÉ MENTALE : Dans cet hôpital, les résidents qui n’ont plus toute leur tête sont surveillés… grâce à une puce ouest-france.fr/leditiondusoir/2025-01-15/dans-cet-hopital-les-residents-qui-n-ont-plus-toute-leur-tete-sont-surveilles-grace-a-une-puce-caa58feb-6f91-4761-92bd-f8aea1ade513?mgo_eu=d41d8cd98f00b204e9800998ecf8427e&mgo_l=6pmozfiqRemnVuraEYLOYw.21.3&utm_content=20250115&utm_medium=email&utm_term=840015&utm_source=sendinblue_co_newsletter_eds&utm_campaign=co_newsletter_eds&vid=1460878&mediego_euid=1460878

CATHOLIQUE : Quel avenir pour les églises du diocèse de Saint-Hyacinthe? lapensee.qc.ca/quel-avenir-pour-nos-eglises 

RADARS : Encore des millions générés par les radars photo journalsaint-francois.ca/encore-des-millions-generes-par-les-radars-photo?utm_campaign=infolettre-du-mercredi&utm_medium=email&utm_edition=202501151000&utm_source=newsletter

AUTOROUTE 25: Fermeture de nuit du tunnel dans les deux directions lareleve.qc.ca/2025/01/13/fermeture-de-nuit-du-tunnel-dans-les-deux-directions

Du 19 au 25 janvier aura lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

INDUSTRIE DU LIVRE: La SODEC doit sauver Septentrion! ledevoir.com/opinion/idees/833098/idees-sodec-doit-sauver-septentrion

AU FIL DE L’HISTOIRE : Le 16 janvier 1876, Le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau est sacré évêque par Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau. Nous sommes de lointains petits-cousins. Gaspar Boucher et Nicole Lemaire (née en 1595), ses 5e arrière-grands-parents sont aussi mes 11e arrière-grands-parents

Saint-Esprit

La circonscription de Rousseau

La Halte jardinière, a Saint-Esprit,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière

Les souvenirs d’enfance de Dorothée Berryman à Sainte-Anne-de-Beaupré

Dorothée Berryman dans La Muse d'un artiste

Par Benoit Voyer

16 janvier 2025

Le plus sensible des souvenirs d’enfance de la comédienne et chanteuse de jazz Dorothée Berryman est sans nul doute celui de la guérison de son frère Édouard, le benjamin de la famille. Le petit de quelques mois souffrait d’un angiome qui déréglait son système lymphatique. Il a été guéri grâce à la prière d’intercession de la mère de sa mère « à la bonne sainte Anne », la grand-mère de Jésus selon la tradition.

En 2002, elle me disait [1] : « Je vous raconte cela avec mes souvenirs de petite… C’était proche du cerveau et il y avait là une sorte d’excroissance énorme qui poussait tout le temps. On a fait une biopsie. Les médecins ont identifié la maladie et ont dit qu’il n’y avait rien à faire parce que c’était trop proche de certains nerfs du cerveau. A l’époque, c’était dangereux d’opérer dans cette région du corps humain! Il y a plus de 40 ans de cela! ».

Cette époque ou son jeune frère était hospitalisé, elle s’en souvient comme si c’était hier : « Les trois autres enfants chez nous, dont moi, pleuraient. On ne pouvait pas imaginer notre petit frère malade pour toujours. Cela voulait dire qu’ils allaient l’opérer, enlever une partie de l’angiome, que ça allait resurgir et qu’il devrait revenir continuellement à l’hôpital. C’était affreux pour nous! »

Ne pouvant accepter une telle situation, sa grand-mère décide de prier la mère de Marie, la grand-mère du Nazaréen, en promettant, a la guérison du bébé, un abonnement à vie à la Revue Sainte Anne.

Dorothée Berryman
dans Les Invasions barbares

Quelques mois plus tard, de retour à la maison…

« Tout à coup, une nouvelle infection est apparue! Édouard a fait une fièvre monstre! Là on pensait que ça y était, que c’était la fin. En réalité, ça a été la dernière crise! » ajoute-t-elle la voix remplie d’émotions.

Les médecins n’ont jamais pu expliquer ce qui était arrivé. D’après eux, le petit malade a développé des anticorps. Médicalement, ils n’ont guère été capables d’expliquer clairement la soudaine guérison. Pour la famille de Dorothée, ce fut le miracle attendu.

Edouard a été abonné à la Revue Sainte Anne toute sa vie.

La neuvaine à sainte Anne
Lorsqu’elle était fillette, elle allait au Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré en famille à chaque neuvaine. Le 26 juillet, veille de l’anniversaire de sa mère, était une journée familiale sacrée. Elle se souvient surtout des processions aux flambeaux.

Ses souvenirs de gamine restent bien vivants : « Je me rappelle nous, quatre enfant, assis dans la voiture et insistant pour que daddy arrête acheter des patates fruites. Il me semble qu’il attendait toujours le dernier restaurant pour arrêter. Nous désespérions! »

La comédienne

Dorothée Berryman doit sa vocation de comédienne aux religieuses, notamment à sœur Marie-Louise-de-la-Trinité. En 2002, elle me confiait : « Je me trouve privilégiée d’avoir fait mon cours classique chez les Sœurs de la Charité de Saint-Louis et avec la Congrégation Notre-Dame au Collège Bellevue, à Québec, et de certaines rencontres, comme celle de cette religieuse qui a orienté ma vie. J’avais 13 ans à l’époque! Elle a pressenti en moi un talent artistique et m’a guidée vers une école de théâtre ».

Elle n’est pas la seule à avoir inspiré ses rôle de « bonne sœur » au théâtre et a l’écran. Sa tante Gabrielle est membre de la congrégation des Religieuses de Jésus-Marie et sa tante Jacqueline a donné sa vie au service des Hospitalières. Cette dernière habite Chicoutimi. Sœur Agnès, dans la télésérie Rivière-des-Jérémie, c’était un peu elle.

Dorothée Berryman est actrice et interprète de jazz. Elle participe à l’enrichissement du paysage culturel du Canada francophone, depuis plus d’un demi-siècle. Elle a joué des rôles marquants au cinéma, à la télévision, au théâtre et elle a interprété de grands classiques du jazz sur disque ou sur scène.

Au cinéma, on se souvient de son rôle de Louise dans Le Déclin de l’empire américain (1986) et Les Invasions barbares (2002) de Denys Arcand, de Bibiane Guérin dans Je n’aime que toi (2003) de Claude Fournier et de sa participation dans Chocolat, crème glacée et autres consolations (2001) de Julie Hivon.

C’est en 1971 qu’elle commence sa carrière. Le metteur en scène Paul Hébert lui confie le rôle d’Élise Doolittle dans la pièce Pygmalion de Georges Bernard Shaw. Elle incarnera ensuite plusieurs rôles au théâtre.

A la télévision, on la retrouvera notamment dans Des dames de cœur (Radio-Canada), ainsi que dans les miniséries Bombardier, Réseaux, Cauchemar d’amour, Rivière-des-Jérémies, Tribu.com, The Hunger et Urban Angel.

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[1] Les propos de Dorothée Berryman, sont tirés d’un article de Benoit Voyer paru dans la Revue Sainte Anne en mai 2002 et repris dans le livre « Les Témoins de l’essentiel » (Benoit Voyer, Éditions Logiques, 2005)

Parti conservateur du Québec de la circonscription de Rousseau

Nous avons laissé très longtemps notre administration publique croupir dans l'incurie et la corruption, et notre vie politique entre les mains de hâbleurs et de « rois nègres »

En ce 15 janvier 2025


PATRIMOINE : Une partition originale de Beethoven, volée par les nazis, appartient désormais à la Beethoven-Haus de Bonn
radioclassique.fr/classique/une-partition-originale-de-beethoven-volee-par-les-nazis-appartient-desormais-a-la-beethoven-haus-de-bonn/#xtor=EPR-3056

Saint-Roch-de-l' Achigan

La circonscription de Rousseau

Le rang de la Rivière Sud, à Saint-Roch-de-l' Achigan,
dans la circonscription québécoise québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière.

La compassion


Par Benoit Voyer

15 janvier 2025

Dans un texte des évangiles (Mc 1, 40-45), on raconte cette petite histoire sur la compassion de Jésus.

Une personne atteinte de la lèpre a une grande confiance en Jésus. A genou, elle l’implore de l’aider : « Si tu veux, tu as le pouvoir de me purifier »[1].

Jésus est remué intérieurement – jusqu’aux entrailles - par la confiance de cet homme. Pris de compassion, il le touche et lui dit : « Je veux, sois purifié ».

Aussitôt, l’homme est guéri.

Et Jésus lui lance : « Regarde. Ne dis rien n’a personne » et conforme toi à ce que la loi a prévu lorsqu’il y a une guérison.

Mais on le voit bien dans ce récit, devant une heureuse nouvelle, l’humain a bien de la difficulté à ne pas la partager. Le lépreux guéri a fait ce que chacun de nous ferait. Notre bonheur ou nos bonnes nouvelles on les partage.

Il n’a pas fallu bien des heures pour que tout le patelin en parle.

Nous aussi sommes invités à faire - comme Jésus - des actes de compassion en visitant ceux qui réclament un peu de notre présence et qui ont besoin d’être touchés.

Et puis, en visitant des personnes malades, nous laisserons-nous émouvoir comme Jésus?

Et nous qui sommes malades, aurons-nous la même confiance en Jésus que ce malade de la lèpre?

Oui, il peut nous purifier. Oui il peut nous guérir. Si ce n’est pas le corps, ça peut être le cœur ou notre manière de voir le monde.

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[1] Frédéric Boyer. Évangiles, Guallimard, 2022


On ne sort pas d’une souffrance en la neutralisant, mais en la vivant