SAINTS ET SAINTES : Thérèse de l’Enfant-Jésus

Thérèse dans l'église catholique de Sainte-Julienne, dans Lanaudière
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Par Benoit Voyer

29 septembre 2026

Le véritable nom de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus est Marie-Françoise-Thérèse Martin, la fille de Zélie et Louis Martin décédés, comme leur fille, en odeur de sainteté. Thérèse est également connue sous le vocable de Thérèse de Lisieux, ville où elle a passé sa vie. Trois noms pour désigner une même personne. Il y a de quoi s'y perdre quand on ne connaît pas cette sainte carmélite qui est la plus invoquée dans les prières des croyants autour du globe.

En 1996, Sœur Marie Langevin, du Carmel de Trois-Rivières, me disait que « Thérèse était pleinement femme […] Elle a développé à plein ses facultés de tendresse - un peu comme une fiancée - et de délicatesse. Elle nous montre comment aimer. »[1]

Elle m’expliquait que son Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux en est la preuve : « … Je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre cœur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement... afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m'offre comme holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'aussi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu ».

Sa mémoire liturgique est célébrée le 1er octobre.

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[1] Benoit Voyer. « Un centenaire aux Carmels », Revue Sainte Anne, septembre 1996, p. 344 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/11/cetait-le-present-du-passe-un.html

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LE PRÉSENT DU PASSÉ : Débranchez les bidules !

Débranchez les bidules !

Par Benoit Voyer


Les télécommunications ne cessent de se développer. Depuis 10 ans, 27 millions d’individus se sont procuré un téléphone cellulaire. Les prix de ces appareils ont chuté de 90%. Ils coûtaient de 3000$ à 5000$. Actuellement, il est possible d’en acheter un pour 300$. Bientôt, il n’y aura plus qu’un seul numéro de téléphone pour rejoindre un abonné qu’importe où il se trouve dans le monde.

Le réseau Internet a donné la chance aux utilisateurs de partout autour du globe de suivre le référendum québécois sur la souveraineté en même temps que moi qui étais accroché à mon téléviseur. De plus, grâce à ce service, il est possible de visiter des bibliothèques et des musées situés à des milliers de kilomètres de chez nous en pitonnant certaines touches du clavier.

Dans quelques années, des services de traduction simultanée permettront de téléphoner dans n’importe quel pays de la planète sans avoir l’effort d’apprendre la langue de mon interlocuteur.

Le vidéophone procurera le plaisir de voir ma p’tite famille au bout du fil lors de voyages à l’étranger. Les ambulanciers pourront transmettre les signes vitaux d’un malade vers l’hôpital pendant son transport.

Un gadget suivant l’itinéraire de mon bambin dans le quartier où j’habite évitera bien des tracas. Et que dire de l’autre bidule qui s’installera dans mon automobile et qui me permettra de suivre seconde après seconde l’évolution de la circulation.

Actuellement, il est possible d’acheter des billets d’avion sans se rendre chez un agent de voyage, de faire des transactions bancaires sans l’aide d’un représentant de mon institution financière, de magasiner en demeurant confortablement « évaché » dans le confort du nid familial et d’envoyer des lettres instantanément par télécopieur. C’est incroyable!

L’avancement de la technologie des télécommunications est extraordinaire. Notre civilisation a de plus en plus de moyens de communiquer, d’échanger, de se dire...

Une ombre surgit. Les forces que nous mettons à améliorer nos moyens d’entrer en relation avec les autres par des centaines et des centaines de gadgets nous font oublier les règles élémentaires de la communication.

Il y a trop d’interférences et plus assez de chaleur humaine. Le cœur de l’homme et de la femme n’a pas besoin de belles paroles électroniques. Il réclame un peu de présence, d’intimité et de proximité. Il a besoin d’être écouté au-delà des blablabla du moment. Il veut être accueilli et aimé simplement tel qu’il est, malgré ses faiblesses.

Les ordinateurs, la téléphonie et la multitude des services médiatiques ne pourront guère remplacer une personne. Nous avons été créés pour des rapports intimes, des proximités. « Je pourrais parler toutes les langues de la terre, si je n’ai pas l’amour je ne suis rien », disait saint Paul. Aimer et être aimé sont des valeurs essentielles, voire existentielles chez les humains.

Parfois, il faut débrancher ces « bidules électroniques » pour enfin se retrouver auprès de ceux que nous aimons, pour pouvoir se mirer dans le regard de l’autre et se laisser parler par les gestes du quotidien et l’amour que nous portons.

La technologie des médias est une bonne chose! Il faut cependant l’utiliser avec modération et ne pas oublier l’essentiel. En ce temps du carême, changeons des attitudes!

(Revue Notre-Dame du Cap, mars 1996, p. 3)