ICI ET LA: 13 novembre 2024
Sondage Léger: la CAQ au plus bas, le PQ au sommet
tvanouvelles.ca/2024/11/12/rapport-du-coroner-lhotel-dieu-de-sherbrooke-blame-pour-le-suicide-dune-patiente-de-43-ans
journaldemontreal.com/2024/11/12/scoop-les-noirs-ne-votent-pas-tous-a-gauche
journaldequebec.com/2024/11/12/troisieme-lien-sur-lile-dorleans-les-residents-ne-sont-pas-unanimes
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bfmtv.com/paris/ceremonie-premiere-messe-festivites-le-calendrier-de-la-reouverture-de-notre-dame-de-paris_AN-202411130537.html
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LE PRÉSENT DU PASSÉ: Cuba s'ouvre au monde
Cuba est en train de changer. Au pays, on est à la veille de voir émerger une nouvelle génération politique. Le prochain congrès du Parti communiste cubain pourrait amener des changements majeurs.
« La jouissance des droits de l'homme reste une utopie pour des millions de personnes et on refuse à l'humanité de vivre en paix et de lui reconnaître le droit au développement », a lancé le président de Cuba, Raul Castro, devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 28 septembre. C'est la première fois qu'il était accueilli à titre de chef d'État.
Selon le frère du chef révolutionnaire cubain, c'est dans la pauvreté et les inégalités qu'il faut aller chercher les causes des conflits mondiaux.
Il a expliqué que l'engagement pris à la naissance de l'ONU, en 1945, de « favoriser le progrès social et de meilleures conditions de vie » reste sans suite parce que 795 millions de personnes ont faim, que 781 millions d'adultes sont analphabètes et que 17 000 enfants meurent tous les jours de maladies qu'il est maintenant possible de guérir, tandis que les dépenses militaires mondiales se chiffrent chaque année à 1,7 milliard de dollars.
On aurait dit une suite au discours du pape François à l'ONU. Le chef catholique déclarait, le 25 septembre, au même micro : « L'exclusion économique et sociale est une négation totale de la fraternité humaine et une très grave atteinte aux droits humains et à l'environnement. Les plus pauvres sont ceux qui souffrent le plus de ces atteintes pour un grave triple motif : ils sont marginalisés par la société, ils sont en même temps obligés de vivre des restes, et ils doivent injustement subir les conséquences des abus sur l'environnement. Ces phénomènes constituent la ''culture de déchet'' aujourd'hui si répandue et inconsciemment renforcée. »
Et puis, Raul Castro s'en est pris au capitalisme : il a fait remarquer qu'a disparu sur la planète le concept d'« État providence » au profit de systèmes régis par l'argent et la publicité.
Malgré ses propos vifs, il est resté prudent devant les géants mondiaux et a salué la reprise des relations diplomatiques entre son pays et les États-Unis : « C'est parce que le peuple cubain a su résister avec héroïsme et dans le sacrifice pendant 56 ans aux États-Unis que les relations diplomatiques ont pu être renouées et les ambassades rouvertes dans les capitales respectives. [...] S'enclenche maintenant une évolution longue et complexe vers la normalisation des relations, laquelle ne sera véritable que lorsque le blocus économique, commercial et financier sera levé et que le territoire occupé illégalement par la base navale américaine dans la baie de Guantanamo sera rendu. »
Ouverture au monde
Cuba est en train de changer. Au pays, on est à la veille de voir émerger une nouvelle génération politique. Le prochain congrès du Parti communiste cubain pourrait amener des changements majeurs.
La société de la famille Castro est en mutation. Son avenir passera inévitablement par un renouveau de son économie. Pour attirer des investisseurs étrangers, il lui faut une ouverture politique. Le nonagénaire l'a compris : l'embargo est « l'obstacle principal au développement économique de notre pays, et il touche d'autres États étant sa portée extraterritoriale ; il nuit aux intérêts américains et des entreprises américaines ».
Le président communiste de Cuba est pressé que ça change. Il a 84 ans. L'heure de sa retraite approche. Ce n'est pas pour rien qu'il a demandé au pape François d'établir des ponts avec les États-Unis. Le leader catholique a joué un grand rôle dans le rapprochement des derniers mois afin que l'embargo disparaisse.
Maintenant que les relations diplomatiques sont rétablies et qu'elles constituent « un progrès important qui a été très largement soutenu par la communauté internationale », pour reprendre ses propos, et que la visite de François a attiré l'attention médiatique de la planète sur Cuba, Raul Castro a hâte de passer à une autre étape. On le sent pressé, mais il tient à garder la tête haute.
Il pourrait reprendre ce que disait son frère le 26 juillet 1998 : « Nous sommes des patriotes. [...] Ce que nous avons semé, personne ne pourra le déraciner. Un arbre peut tomber si ses racines sont faibles ; mais un arbre ayant des racines profondes ne pourra jamais être arraché. »
Réussira-t-il son pari ? Laissera-t-il un héritage positif à son pays ? Il ne faut pas en douter mais il lui faudra encore un peu de temps…
Le jour de sa visite aux Nations unies, son homologue américain, Barack Obama, a dit, à la même tribune : « J'ai confiance que notre Congrès lèvera inévitablement un embargo qui ne devrait plus être en place. [...] Je crois que nous devons être assez forts pour reconnaître les choses quand ce que nous faisons ne marche pas. Pendant 50 ans, les États-Unis ont mené vis-à-vis de Cuba une politique qui a échoué à améliorer la vie du peuple cubain. [...] Nous avons changé cette approche. Nous continuons à avoir des différences avec le gouvernement cubain, nous continuerons à défendre les droits de l'Homme, mais par le biais de relations diplomatiques, commerciales et humaines. [...] Le changement ne viendra pas en une nuit à Cuba, mais je suis confiant dans le fait que l'ouverture, et non la coercition, favorisera les réformes et améliorera la vie des Cubains. »
Pour reprendre ce que disait l'archevêque catholique de Miami, Mgr Thomas Wenski, à la journaliste Philippine Saint-Pierre, de KTO TV : « Si l'embargo est levé, cela peut encourager la population, la société et le gouvernement cubains à des changements profonds. »
De passage à Cuba, il y a quelques jours, les paroles du pape François résonnent encore : « J'encourage les dirigeants politiques à persévérer sur ce chemin. [...] Pour donner un exemple de réconciliation au monde entier. » Ce sera un autre pas pour sortir de l'utopie et du cynisme. Une page d'histoire est en train de s'écrire.
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Huffington Post, 30 septembre 2015. huffpost.com/archive/qc/entry/cuba-souvre-au-monde_b_8216600
ICI ET LA: 12 novembre 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2119172/reduction-offre-parc-national-gaspesie?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.gaspesie
monjoliette.com/hydro-quebec-projette-la-construction-dun-poste-et-dune-ligne-dans-la-region/
vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-11/archives-bibliotheque-vatican-patrimoine-chirographe-francois.html
liberation.fr/societe/religions/des-agressions-sexuelles-endemiques-et-un-climat-terrifiant-pour-les-femmes-sur-le-chemin-de-compostelle-20241111_ND2QDVZ3KNHC3D5KT5XUA5RWCE/
ICI ET LA: 11 novembre 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2118488/protection-territoire-eolien-lac-foret?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.bsl
thecountersignal.com/ndp-liberals-ban-military-chaplains-from-praying/
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2119126/epaves-baie-conception-ile-bell-sous-marins-1942-bataille-atlantique?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.acadie
monjoliette.com/plus-de-30-000-amasses-pour-la-maison-louis-cyr/
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Éloge de la vieillesse
L'auteur réside à Saint-Jérôme
La vieillesse est une belle période de l'existence humaine. Je ne suis pas encore rendu à cette étape de ma vie mais, chaque jour, ma situation professionnelle me permet de côtoyer des dizaines et des dizaines d'aînés. Il m'est donc permis de m'inspirer de ce que je vois : c'est beau et bon d'être vieux !
Notre société – qui souffre de « jeunisme » – aurait intérêt à regarder de plus près le charme et la richesse de ceux et celles qui sont rendus au troisième et au quatrième âge de leur humanité.
J'apprécie au plus haut point l'intelligence des aînés : ils ont acquis une expérience inestimable que la société devrait mettre davantage à son service.
Vous me direz qu'ils sont conservateurs. J'avoue que c'est parfois vrai, mais il ne faut pas généraliser. Je connais des personnes âgées qui sont pas mal plus ouvertes que les « p'tits jeunes » qu'on dit très libéraux. Ce n'est pas une question d'âge, mais plutôt une attitude qui habite l'intériorité de l'humain. Je connais de jeunes vieux et de vieux jeunes.
Il me semble que les jeunes générations devraient profiter de l'expérience qu'ils ont acquise au fil des ans.
Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier (Québec), abonde dans la même voie que moi dans son livre : « Quand on montre la porte à des milliers de personnes en pleine possession de leurs moyens dans le secteur de la santé et de l'éducation, comme cela a été le cas il y a quelques années, on rate une belle occasion de transmettre du savoir et quelques expériences de vie. On constate ce que ça coûte aujourd'hui ! Plusieurs d'entre nous avons acquis des actifs qui nous permettront de bien vivre et de continuer à contribuer à l'effort collectif. » (Jacques Ménard et Denis Bouchard)
N'est-ce pas un peu ce qu'écrivait, en d'autres mots, Simone Weil, dans l'Enracinement : « Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu'à l'avenir. C'est une illusion dangereuse de croire qu'il y ait même là une possibilité. L'opposition entre l'avenir et le passé est absurde. L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c'est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner, il faut posséder, et nous ne possédons d'autre vie, d'autre sève, que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous. De tous les besoins de l'âme humaine, il n'y en a pas de plus vital que le passé. »
Il est temps de favoriser une collaboration entre les personnes âgées et ceux et celles qui prennent leur relève. Un jour, le vieux dicton pourra s'exprimer avec élégance : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »
ICI ET LA : 10 novembre 2024
x.com/MaximeBernier/status/1855290388665307459
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2119012/allemagne-commemore-chute-mur-berlin
ledroit.com/actualites/le-fil-des-coops/2024/11/07/apres-34-ans-la-prison-winter-devient-officiellement-un-batiment-patrimonial-TPMIJMGNAVENXL6WSAORZ7PN7Q/
leparisien.fr/paris-75/paris-abrite-secretement-depuis-5-ans-le-tresor-fait-son-retour-a-notre-dame-sous-haute-protection-10-11-2024-ARM72WQ6BFBGJNMHYHKNGHLFUA.php?at_campaign=Partage%20Twitter%20articles&at_medium=Social%20media
x.com/JewsFightBack/status/1855478322626736392
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Pour qui voter à la prochaine élection ?
Il y a des jours où je doute de mon choix des derniers mois. Je le dis souvent, je pense que Stéphane Dion ferait le meilleur premier ministre pour le Canada. Cependant, je ne suis vendu à aucune formation politique. Ainsi, je ne suis pas un libéral pur laine. Il m'est déjà arrivé de voter pour les conservateurs, les libéraux, le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Bloc québécois et le Parti vert (PV).
J'avoue qu'en ce moment, Dion est mon premier choix, mais ma fidélité reste fragile. Le NPD et le Parti vert exercent actuellement un certain attrait: l'assurance de Jack Layton me plaît davantage que la timidité de Harper, mais quelques points du programme de gauche de sa formation politique freinent mon intérêt.
Le PV demeure, depuis des années, mon second choix de vote. L'arrivée d'un premier député vert à la Chambre des communes me donne le goût de voter pour la formation dirigée par Elizabeth May. Toutefois, rien n'est acquis.
Pour l'instant, le leadership, la sagesse et son plan vert m'amènent à garder confiance en Stéphane Dion et son équipe. Mais la campagne électorale pourrait me faire changer d'idée.
J'oubliais ! Je ne voterai pas pour le Parti conservateur, car son programme est trop à droite, et ses coupes sauvages dans le domaine de la culture, injustifiées. Pour ce qui est du Bloc québécois, je pense qu'une formation souverainiste n'a plus sa place à Ottawa.
Ce ne sera pas une campagne électorale facile pour moi.
Benoit Voyer
Saint-Jérôme, 3 septembre 2008
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Le Devoir, 4 septembre 2008, p. A6. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2813748
ICI ET LA: 9 novembre 2024
nouvelles.umontreal.ca/article/2024/11/08/la-contagion-emotionnelle-un-facteur-meconnu-de-la-detresse-psychologique-chez-les-aines
x.com/Jimlegare/status/1854591641262211096
x.com/CNEWS/status/1855346394380337170
x.com/realMaalouf/status/1855335242266997222
theguardian.com/global-development/2024/nov/08/woman-arrested-iran-undressing-protesters-psychiatric-institutions-rights-groups?utm_term=Autofeed&CMP=twt_gu&utm_medium=&utm_source=Twitter&s=03#Echobox=1731052784
rfi.my/B77W.X
fr.aleteia.org/2024/11/05/mali-des-djihadistes-soumettent-les-chretiens-a-la-jizya/
lejdd.fr/societe/poitiers-lincendiaire-de-leglise-classee-lunesco-juge-penalement-irresponsable-151514
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Un géant nommé Claude Ryan (1)
Par Benoit Voyer
Au Québec, Claude Ryan s'est grandement inspiré de la doctrine sociale de l'Église catholique dans son travail d'éditorialiste au quotidien Le Devoir et à la direction du Parti libéral du Québec. Il ne le disait pas très fort, mais elle était toujours en arrière-fond, imprégnée en lui. En 1999, il me disait avec regre : « «Si les évêques du Québec m'avaient consulté, ils auraient évité quelques pièges dans leurs interventions sociale »», notamment lors de la présentation de mémoires en commissions parlementaires.
Claude Ryan est né dans la paroisse catholique Saint-Jean-de-la-Croix, à Montréal, près du marché Jean-Talon, un quartier fortement italien. Il est le deuxième d'une famille de trois enfants. Sa famille a beaucoup voyagé.
Blandine, sa mère, est née au Québec, et son père estirlandais En 1926, la famille quitte Montréal pour s'établir à Port-Alfred, où son père est commis de bureau à l'International Paper. Peu de temps après, ils déménagent de nouveau, cette fois à Dolbeau, au Lac-Saint-Jean.
Après la naissance d'Yves, vers 1928, son père quitte le nid familial. Blandine se retrouve seule pour affronter les difficultés financières quotidiennes.
En 1931, elle revient à Montréal avec ses trois bambins. Ils trouvent domicile sur le boulevard Monk, dans la paroisse Saint-Jean-de-Matha dirigée par les Trinitaires, communauté arrivée au Canada en août 1924 de qui Claude Ryan gardait d'excellents souvenirs.
Dès lors, Blandine transmet à ses enfants tous les principes religieux, en plus de leur inculquer le sens du devoir, du respect d'autrui et des responsabilités. Elle est une femme dévouée et cultivée qui se sacrifie pour sa marmaille.
Ce n'est pas l'extrême pauvreté, mais la famille a de la difficulté à boucler les fins de mois. Heureusement, la force de caractère de Blandine et son attachement aux valeurs morales donneront à ses enfants une base solide pour traverser les épreuves de la vie.
«J'ai toujours joué un rôle d'intermédiaire, pendant ces années-là, entre mes deux frères. Par conséquent, j'avais un tempérament assez vif, mais plutôt conciliant. La vie m'a formé comme ça. J'ai toujours cherché une juste mesure, une solution qui tienne compte du point de vue de l'un, du point de vue de l'autre, du pour et du contre», racontait-il.
À l'école, Claude Ryan apprend très aisément. Il assimile tout à une vitesse étonnante. Plus rapide que les autres, il saute des années scolaires. En 1935, il se retrouve dans la même classe que Gérard, son frère aîné. En 1937, ils entrent ensemble à l'Externat classique de Sainte-Croix. Les deux adolescents suivent les mêmes cours. Claude travaille sans relâche. C'est un élève brillant et très prometteur. Il étudie seul et ne se mêle pas beaucoup aux autres étudiants.
Ses proches sont convaincus (sauf lui) qu'il se destine à une vocation religieuse. Deux semaines à Saint-Benoît-du-Lac lui suffiront pour fixer sa vocatio :: il est trop individualiste et accepte difficilement l'autorité. Il se demande bien comment il pourrait logiquement prononcer le vœu d'obéissance.
Il s'inscrit donc à l'école de service social et de relations industrielles de luniversitéé de Montréal. À 20 ans (en 1945), après deux ans d'études supérieures, il devient secrétaire général de l'Action catholique, un mouvement institué par les évêques catholiques du Canada.
«Dans l'Action catholique, nous avions créé un organisme pour regrouper tous les mouvements spécialisés qu'il y avait à l'époqu :: Jeunesse agricole, Jeunesse étudiante, Jeunesse ouvrière, Jeunesse indépendante, etc. On avait créé un organisme pour regrouper et rapprocher ces mouvements-là. On m'a demandé d'être le secrétaire. J'y suis allé à titre de stagiaire. À la fin de l'année, on m'a demandé si je voulais rester encore. J'ai accepté. J'ai renouvelé mon engagement année après année pendant 17 ans. En même temps, je me suis engagé dans le mouvement à titre personnel, particulièrement dans la Jeunesse indépendante catholique, comme militant et comme président à différents niveau »», se souvenait-il.
Claude Ryan trouve à l'Action catholique une liberté d'action où il exprime sa pensée en toute franchise, où il est écouté et peut transmettre un message spirituel. Cela lui plaît.
En août 1948, il participe, à Rome, au Congrès international de l'Action catholique. Il en profite pour se faire de nouveaux contacts. En 1950, il y retourne pour le Congrès de l'apostolat laïc. Il décide d'y séjourner un peu plus d'une année pour étudier et approfondir l'histoire des pères de l'Église, à luniversité grégoriennee.
Durant ce temps, il travaille sans relâche en se cloîtrant dans une discipline d'études quasi monastiqu :: durant ces mois, il sortira deux ou trois fois pour visiter l'Italie et se divertir. Tout son temps est consacré à l'apprentissage.
À son retour au Québec, il s'implique plus que jamais. Un soir de janvier 1958, dans un petit restaurant, il demande spontanément à Madeleine Guay, une jeune militante de l'Action catholique, si elle serait intéressée à le fréquenter. En juillet 1958, ils se marient. Ils auront 5 enfants. Le jeune père décide de se réorienter et ambitionne de quitter l'Action catholique après 17 ans à sa barre. À la demande de Gérard Filion, le directeur général du journal Le Devoir, il entre dans le milieu journalistique à titre d'éditorialiste.
«En 1961, il n'y avait pas très longtemps que j'étais à la Commission Parent et que ce poste prenait de plus en plus de mon temps et me détachait du Devoir. J'ai rencontré Claude Ryan pour la première fois. Je lui ai proposé de venir au Devoir en lui expliquant qu'il ne pouvait passer sa vie dans le secrétariat de l'Action catholique. Ce sont des genres d'emplois qu'on occupe pendant un certain nombre d'années, mais ensuite, il faut en sorti »», racontait Gérard Filion il y a plusieurs années.
Il ajoutai : « «Puis en 1962, je l'ai revu de nouveau en lui laissant entendre que moi, je ne finirais pas mes jours au Devoir et que j'aimerais bien le mettre à l'essai pour savoir s'il était capable de prendre la succession, sans toutefois lui faire aucune promess. ». Le 5 juin 1962, Claude Ryan signait son premier éditorial.
En 1978, il fera le saut en politique québécoise.
Chez Claude Ryan, on trouve un modèle d'intégration de la doctrine sociale de l'Église catholique dans les débats de société ou dans le rapport entre« «religion et politiqu »». Il a démontré que les deux peuvent vivre en harmonie.
À suivre...
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Un géant nommé Claude Ryan (2)
Par Benoit Voyer (2016)
Un politicien guidé par la main de Dieu
C'était en 1999. Il était là, devant moi, assis sur le canapé de son appartement de la rue McNyder, à Outremont. Claude Ryan était vieillissant, mais il était en forme. Il m'accordait un de ses derniers entretiens. Je garderai toujours en moi les souvenirs dceses instants mémorables.
«Je ne suis pas l'homme pour engager une révolution qui va casser les choses, qui va renverser les murailles, me confiait-il. Je crois plutôt à la puissance du ruisseau qui, chaque jour, perce le rocher petit à petit. C'est long, je sais. Cela permet de travailler longtemps sans s'impatienter, sans devenir amer, sans condamner qui que ce soit. De plus, toute ma vie, j'ai accompli mes devoirs sans effort. Je n'étais pas obligé de me "crinquer" le matin en me disant : aujourd'hui, il faut que tu fasses ton devoir. J'ai été heureux comme ça. Enfin, j'ai toujours aimé les valeurs qu'incarne à mes yeux le christianisme. J'ai essayé d'y demeurer fidèle à travers les engagements que j'ai connus. Je n'ai pas de mérite à avoir agi de la sor. e.»
À l'aube de sa vie à trépas, il me disait vivre une retraite heureuse et demeurer au service des autres. Au-delà de ses options politiques, Claude Ryan a toujours été un homme des profondeurs « «La mo….. j'y pense presquà tous les jours. Vous savez, à mon âge, on sait que ça viendra. J'aimerais avoir la grâce de mourir comme j'ai vécu, sans tricher. e.» Dans son quotidien, tout comme hier, il me disait vivre guidé par l« «main de Di »u».
Cette fameus« «main de Di »u» a valu à l'ancien politicien, de 1978 à 1994, et chef du Parti libéral du Québec, la risée de bien des humoristes. Le chrétien engagé sait que cette main est pour lui une image qui lui dit que son Dieu s'exprime par les événements, les invitations reçues, les paroles des personnes rencontrées (particulièrement celles des proches), l'expérience du quotidien, filtrée à la lumière de la tradition biblique et de la vie de l'Église. Le monde biblique parle de l« «main de Di »u». Cet esprit est un fondement du catholicisme« «Je crois que Dieu nous parle continuelleme »t», insistait Claude Ryan.
«Ma façon de respecter l'autre est de lui dire qui je suis, et non pas de taire qui je suis sous prétexte de ne pas dérang »r», ajoutait-il.
Lorsqu'il est entré au service du quotidien Le Devoir, il n'a pas entretenu le mystère sur ses convictions religieuses. Il en fut de même lorsqu'il a fait le saut en politique provinciale. Une position de clarté et de franchise a toujours caractérisé sa dynamique.
Il m'expliquait « «À un moment donné, j'ai donné une interview au réseau anglais de Radio-Canada. C'était une émission sur des sujets spirituels, religieux. "Comment avez-vous été amené à prendre vos décisions importantes dans la vie ?", m'a demandé l'animateur. J'ai dit : "Cela va peut-être vous surprendre. Je n'ai jamais couru au-devant de rien, je ne me suis jamais angoissé à savoi: estst-ce que je vais être capable de trouver une carrière qui va m'intéresser ? Et j'ai ajouté : "J'ai eu comme l'impression d'avoir été guidé par la main de Dieu. Il y a toujours eu une main invisible qui était à l'œuvre et qui préparait les choses pour moi sans que je sois obligé de préparer tout .".»
Le lendemain, les journaux d'un océan à l'autre publiaien« «Ryan dit être guidé par la main de Di »u». L'opposition à l'Assemblée nationale a rapidement repris cela contre lui, de façon déplorable.
Et il ajoutait « «Je ne me suis jamais plaint de ça ! Je n'ai jamais rétracté non plus, parce que je le croyais profondément et je le crois encore aujourd'h. i.»
Néanmoins, il admettait ne pas avoir utilisé le bon terme pour s'expliquer, puisque le grand public n'était pas habitué à ce langage disparu une décennie plus tôt. Pour quelqu'un qui n'a aucune culture biblique, un tel propos fait automatiquement croire à un illuminé.
Avoir été ridiculisé pour cela ne le dérangeait pas trop. Il a eu à traverser des épreuves bien plus difficil….« «Ça me fait de la peine pour la religi »n», me confessait l'ancien secrétaire de l'Action catholique.
Être à l'écoute de la volonté de Dieu dans sa vie a été un point important de l'existence de Claude Ryan. À l'approche de la mort, il lui semblait important de demeurer attentif à cela « «Si on m'apprenait demain matin que j'ai une maladie grave, je ne pense pas que j'en ferais une catastrophe. Je demanderais à Dieu la grâce d'accepter ma souffrance.» Il est décédé le 9 février 2004.
ICI ET LA: 8 novembre 2024
leparisien.fr/paris-75/paris-les-cloches-de-notre-dame-resonnent-pour-la-premiere-fois-depuis-lincendie-08-11-2024-DDC23JA4TBC67NVKTOTZX2KGXY.php?at_campaign=Partage%20Twitter%20articles&at_medium=Social%20media
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monjoliette.com/des-travaux-causeront-des-fermetures-de-nuit-sur-les-autoroutes-440-et-25-a-terrebonne-et-laval/
shhy.info/les-debuts-du-canton-de-granby/
VISION CATHOLIQUE: Ma rencontre avec Michel Quoist
Par Benoit Voyer
8 novembre 2024
À l’été 1995, dans un restaurant français situé au coin des rues Sherbrooke Est et Monsabré, à Montréal [1], je rencontre l’auteur Michel Quoist. Il est au Québec dans le cadre d’une tournée afin de promouvoir son livre « Dieu n’a que des désirs », publié aux Éditions Sciences et culture. L’ouvrage a été écrit à la suite d’entretiens avec le journaliste Élie Maréchal. Auprès de son diffuseur au Canada, j’ai demandé à le rencontrer afin d’écrire un article sur la prière pour la Revue Notre-Dame du Cap [2], le magazine du grand sanctuaire marial trifluvien pour lequel je collabore depuis 1992.
Je suis intimidé par cette rencontre. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre un auteur qui a un rayonnement international. Ce n’est pas rien : Plus de huit millions d’exemplaires de ses livres ont été vendus. Son bouquin « Prières » a été traduit en 26 langues. Il s’agit d’un phénomène jamais rencontré en littérature religieuse. Même le pape Jean-Paul II a lu ses bouquins pour nourrir sa vie intérieure.
Afin de bien me préparer, j’ai passé plusieurs journées à lire un imposant dossier de presse, son livre "Dieu n'a que des désirs" et trois de ses ouvrages et à préparer soigneusement mes questions.
La veille de l’entretien, me vient une idée : Mettre de côté toutes mes questions complexes de journaliste et y aller avec des interrogations simples, vraiment simples… comme si c’était un enfant ou un commençant dans la foi, c’est-à-dire un néophyte, qui menait l’échange. Sur ma feuille de route, je note : “La prière : qu'est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? Comment on fait ? Comment se placer physiquement pour prier ? Quoi penser des prières toutes faites, c’est-à-dire écrites par diverses personnes ? Quand je prie, Dieu écoute vraiment ? Est-ce qu’il y a des mots qu’il aime que je lui dise ? Et j’écris bien lisiblement dans la marge : « M’en tenir à des questions courtes et très simples. »
Tel que convenu, Michel Quoist m’attend dans l’entrée du restaurant. J’entre avec mon appareil photo, mon magnétophone et mon calepin de notes. « Vous êtes monsieur Voyer ? » Avec son accent de France, je comprends qu’il est arrivé bien avant moi. Je m’excuse de l’avoir fait attendre. « Bien non ! C’est moi qui suis en avance… »
Ce qui se passe est inhabituel. En temps normal, j’arrive le premier aux rencontres et les invités arrivent à l’heure pile ou en retard. De plus, lorsqu’il s’agit d’une vedette, il est accompagné d’un attaché de presse. Michel Quoist est seul et en avance sur l’horaire.
À mon grand étonnement, je rencontre un homme d'une très grande simplicité. D’ailleurs, je lui dis en préparant mon magnétophone. Il m’explique que pour demeurer ainsi, il a longtemps opté pour l’humble apostolat en paroisse et auprès des jeunes. Il me confie qu’il n’a jamais accumulé ses honoraires d’écrivain. Il les a tous donnés à des associations catholiques de jeunes Français.
Nous nous asseyons à la table que nous propose le serveur. Nous lui demandons des cafés et lui expliquons brièvement que nous sommes là pour une interview.
Parce que je sens que l’entretien a débuté dès que nos regards se sont croisés, sans tarder j’ouvre le magnétophone, je le place devant lui et lance avec le sourire aux lèvres et sarcasme : « Ainsi donc, vous êtes un spécialiste de la prière ? » Visiblement, il n’aime pas la question. Il me lance : « Vous savez, je suis un chrétien et un prêtre comme les autres qui essaie de prier. J’ai surtout cherché à le faire à partir de toute la vie. Je me suis dégagé très tôt des textes de prières tout faits. Ce qui est important, c’est de rencontrer le Seigneur dans toutes les circonstances et avec nos goûts. Il faut prier avec nos mots à nous… »
J’entre sans tarder dans mon plan de match : Mais, « Qu’est-ce que prier ? »
Il me répond : « C’est de parler à Dieu comme à un ami, c’est exprimer son amour par la parole, par des gestes, en chantant, en offrant quelque chose à celui que l’on aime, avec des gestes… Il y a bien des formes possibles et inimaginables de prières. Prier, c'est aussi s’exprimer par le silence, c’est-à-dire être là à côté de quelqu’un par amour. Prier, c’est aimer. Il y a de nombreuses façons d’exprimer son amour ».
Tout va comme prévu, je lui lance ma deuxième question : « À quoi sert la prière ? »
Un peu soupe au lait, il s’emporte : Mais « Coup donc, lisez mes livres ! » Je ne m’attendais vraiment pas à une telle réaction.
Laissant mes notes de côté, je le regarde dans les yeux et lui raconte ma préparation des derniers jours. Durant mes explications, le calme s’installe. Il sourit. Il semble apprécier l’orientation éditoriale.
Je reprends l’entretien : Alors, « à quoi sert la prière ? »
Il répond : « Elle sert à répondre à l’amour infini de Dieu. Il est venu au-devant de nous pour nous le déclarer. On peut s’ouvrir à celui-ci ou bien lui dire « Je n’en ai rien à faire de ton amour ! » Si on s’ouvre à un amour, on est transformé par lui. »
Je demande : « Comment prier ? »
Il répond : « À ceux qui me disent : "Je ne suis pas capable de prier !", je dis toujours : "Est-ce que tu es capable de dire bonjour ?" Bonsoir ? Je t’aime ? J’ai fait ceci ? J’ai fait cela ? » Ils disent « bien oui ». Alors, je rétorque à ces gens : « C’est cela aimer. » Il s’agit de le dire à Dieu. C’est simple ! Pas besoin d’apprendre à prier… Ça m’agace un peu les histoires d’écoles de prière. On n’apprend pas à dire « Je t’aime ! »
Je rétorque tout de go : « Comment dire “Je t’aime” à quelqu’un que je ne connais pas ? »
Michel Quoist : « C’est comme dans l’amour humain : quand une fille se présente à un gars et vice-versa, ils ne se connaissent pas au début et, pourtant, ils dialoguent dès la première rencontre. Ensuite, au fil du temps, la relation s’approfondit. »
Question : « Y a-t-il une position corporelle, une façon de respirer qui favorise davantage le dialogue avec Dieu ? »
Michel Quoist : « Ce sont des préfaces à la prière. Ce n’est pas la rencontre. Les techniques de respiration, je ne suis pas contre, mais je n’aime pas beaucoup cela, parce qu’au fond on mélange la méthode avec la prière. Ces longues préparations engendrent beaucoup d’illusions. Quand on fait de longs exercices de préparation, on se retrouve en face de soi. La prière, c’est se trouver en face de Dieu. »
Je tente de voir si j’ai bien compris : « La prière se fait donc au cœur du quotidien… »
Michel Quoist : « Bien oui, bien oui… Vous savez, ça me barde d’aller faire des courses. Je demande au Seigneur : « Viens-tu avec moi ? » C’est une prière, ça ! En faisant des courses, je lui dis : « Regarde la dame, elle a une drôle de tête ! » Dans ma tête, je vois une image. Je me permets de rire.
Reprenant le fil de l’entretien, je lui demande son opinion : « Alors que pensez-vous des formules de prières ? »
Michel Quoist : « Eh bien, il faut s’en servir quand on n’a pas les mots à sa disposition… Encore une fois, quand un garçon aime une fille, il n’a pas une liste de formules. L’amour, c’est l’expression d’une vie. »
Je réponds : « Donc, ce n’est guère nécessaire… »
Michel Quoist : « Bien non ! Quand on est pauvre, quand on ne sait pas quoi dire au Seigneur, il faut les utiliser. Quand on prie en commun, il y a la belle formule du « Notre Père ». Cependant, on n’utilise pas une formule pour exprimer son amour ; on parle avec ses mots à soi. Cela dépend du cheminement de chaque personne. Il y en a qui ont besoin de beaucoup de mots pour s’exprimer et d’autres qui n’en ont pas besoin. C’est la présence qui compte. »
Après un bref silence, je lui demande : « Et quand on n’a plus rien à dire ? »
Il me regarde en souriant : « Il suffit d’être là, l’un à côté de l’autre… Il suffit de se regarder et de se mirer par nos regards. »
Je pense à voix haute : « C’est comme la prière au Saint-Sacrement ! »
Il me sourit : « L’adoration c’est ça ! C’est d’être là pour celui qui est là, gratuitement. »
Je demande : « Combien de temps devrait-on prier chaque jour ? »
Il éclate de rire et me lance : « Combien ? (rire)… Avec une parade (rire)… Je ne sais pas ! C’est comme si vous me demandiez « Combien de temps dois-je embrasser ma femme ? » Je ne sais pas. Ça dépend de vous ! Ça dépend d’elle ! Ça dépend si elle a besoin de sentir votre amour ! »
Le rire fait place à l’intensité des regards. Comme s’il lisait en moi…
Après un silence, l’agnostique en moi lui demande : « Est-ce que Dieu écoute vraiment ? Est-ce qu’il nous répond ? »
Il ne me lâche pas du regard : « C’est lui qui a parlé le premier… par l’Écriture. On y croit ou il n’y croit pas ! C’est sûr ! Sa parole, c’est une lettre d’amour qu’on a reçue. C’est lui qui a parlé le premier et c’est nous qui ne répondons pas. Il répond par les Écritures, les événements, les personnes que nous rencontrons, etc. Pour le voir et l’entendre, il faut la foi. »
Naïvement, je demande : « Est-ce qu’il y a des mots et des gestes que Dieu aime plus que d’autres ? »
Il ne se laisse pas distraire : « Ben non !!! Il connait tous ses enfants et il sait qu’ils sont différents. Chaque enfant a une façon différente de dire « Papa, je t’aime bien ! » Dieu accueille les différentes façons. Ce n’est pas la façon extérieure qui importe, c’est le contenu. »
Je me fais intime : « Dieu veut que je me révèle tel que je suis… »
Il ajoute : « On n’a pas à copier l’autre dans sa prière. C’est quelque chose de personnel. C’est pour cela qu’il est difficile d’en parler d’une façon générale. C’est tellement différent pour chacun comme est différent l’amour vécu par telle ou telle personne. »
En conclusion, j’ose entrer dans son univers secret : Et vous, « comment est votre prière ? »
Il accepte la confidence : « Elle est pleine de silences. C’est plus contemplatif… Au début d’une relation amoureuse, les mots et les gestes sont importants. Au fil des années, il y en a de moins en moins. »
Je referme mon magnétophone. Je le remercie du fond du cœur pour l’échange.
Sans le savoir, ce jour-là, Michel Quoist m’a fait la plus belle des catéchèses sur la prière que j’ai eu l’occasion d’avoir de toute ma vie. Quelques mois plus tard, j’apprendrai avec regret son décès.
Michel Quoist nous a quittés le 18 décembre 1997. Il repose au Havre, en France.
____________________
[1] Bâtiment démoli. Il s’agit maintenant du 5780, rue Sherbrooke Est.
[2] Benoit Voyer. « LA PRIÈRE : Un dialogue d’amoureux », Revue Notre-Dame du Cap, octobre 1995, pp. 8 et 9. BANQ PER N-142
ICI ET LA: 7 novembre 2024
fr.zenit.org/2024/11/07/un-pretre-enleve-au-nigeria/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=un-pretre-enleve-au-nigeria-8-titres-jeudi-7-novembre-2024_877
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2118197/hydroelectricite-barrages-energie-electricite-cote-nord?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.cotenord
religionnews.com/2024/11/06/white-christians-made-donald-trump-president-again/?utm_source=RNS+Updates&utm_campaign=dc59054a20-EMAIL_CAMPAIGN_2024_11_07_01_21&utm_medium=email&utm_term=0_c5356cb657-dc59054a20-%5BLIST_EMAIL_ID%5D
x.com/AssnatQc/status/1854636680319500372
VISION CATHOLIQUE: Selon saint Paul, comment un homme doit-il aimer sa femme ?
Par Benoit Voyer
7 novembre 2024
Dans sa lettre à la communauté d’Éphèse (Ep 5, 21-33), une ancienne municipalité de la Turquie devenue un site historique et archéologique à visiter, Paul prodigue des conseils aux époux.
Le passage « soyez soumises à vos maris » a souvent été lu à l’avantage des hommes afin d’inviter les femmes au respect et à la soumission sans tenir compte de l’entièreté des recommandations faites dans la missive. Éventuellement, il faudra reparler de cette soumission puisque je ne suis pas convaincu que Paul parle d’une obéissance totale et aveugle à l’époux.
Puisque je suis un homme et un conjoint, la partie qui m’est destinée m’intéresse au plus haut point.
D’abord, Paul invite à se soumettre les uns aux autres. Le message est clair : je dois également l’être à ma conjointe.
Et puis viennent deux demandes fort engageantes…
Premièrement, aimez « votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle afin de la rendre sainte ».
Les romantiques aiment l’expression « mourir d’amour ». De son côté, Paul écrit qu’il faut aimer malgré la souffrance, c’est-à-dire malgré les croix qui se présentent sur la route de la vie. Il appelle les hommes à aimer jusqu’à mourir par amour. Il ajoute que, dans la vie à deux, l’homme a pour mission d’aider sa femme à se rapprocher du bon Dieu ou, en d’autres termes, à l’aimer davantage avec une infinie tendresse…
Et puis, il lance : « Les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même. » Selon les propos de Paul, je dois aimer mon épouse comme moi-même ou comme si son corps et ce qu’il porte, c’est-à-dire son souffle de vie et son esprit qui sont une part de ce qu’il est, étaient un prolongement de mon propre corps. Paul ne passe pas par quatre chemins : « Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. »
En fait, est-ce que j’aime ma femme pour mon « moi égoïste » ? Paul est clair : l’amour dans le couple n’est pas une émotion narcissique. Je suis là pour elle. On appelle cela le don de soi. Pour reprendre une expression du terroir canadien français ou québécois, lorsqu’on aime, « narcisse » doit « prendre son trou ».
C’est un peu ce que Paul écrivait dans sa lettre aux Philippiens (2, 1-4) : « Ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-même. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé par ses propres intérêts ; pensez à ceux des autres ».
Enfin, Paul m’indique que je dois respecter le rythme et les limites de celle qui partage ma vie. Je ne peux pas lui demander ce que je ne peux même pas lui offrir moi-même. Un couple, c’est trois personnes : elle, moi et nous.
Comme l’écrit Christian Lépine dans son livre « Créés pour être aimés » (Médiaspaul, 2012) : « Nous ne savons jamais pleinement ce qu’est aimer. L’amour vrai, c’est l’amour toujours plus grand, l’amour qui cherche à se donner davantage ».[1] Et, « il n’y a d’amour que là où est la liberté ».[2]
Et quand ça ne va pas bien dans le couple, souvent « c’est notre orgueil froissé qui cause tous nos chagrins, nous fait verser des larmes », pour reprendre les mots de sainte Marie-Léonie Paradis.
[1] Christian Lépine. Créés ;pour être aimés, Médiaspaul, 2012, p. 25
[2] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012, p. 30
ICI ET LA: 6 novembre 2024
DÉMOCRATIE: Donald Trump revient au pouvoir nytimes.com/es/2024/11/06/espanol/estados-unidos/trump-gana-presidencia.html?smid=tw-nytimes&smtyp=cur&s=03
20min.ch/fr/story/suisse-il-sera-interdit-de-se-dissimuler-le-visage-en-public-des-janvier-103215972?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1730899305
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2115560/consignes-bouteilles-vin-detaillants?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=info.environnement
VISION CATHOLIQUE: Où est la tombe de Jérôme Le Royer
Par Benoit Voyer
6 novembre 2024
Décédé le 6 novembre 1659, Jérôme Le Royer de la Dauversière a d’abord été inhumé dans l’Hôtel-Dieu de La Flèche. Depuis le 16 mai 1838, le vénérable repose dans la chapelle de l'ancien hôpital de La Flèche.
Dans un courriel reçu hier, Christophe Maillet, président de l’association La Flèche-Canada, m’explique : « En ce qui concerne son corps charnel, l'hypothèse qui revient le plus souvent est que ses restes pourraient être dans un mur, ou peut-être dans le
sol, de la chapelle de l'hôpital, rue Henri-Dunant, à la Flèche. Aucune recherche
digne de ce nom n'a été entreprise pour avoir une certitude. Ce lieu est
désormais interdit au public, d'une part pour des raisons de sécurité, et
d'autre part, parce que l'ancien hôpital va être réhabilité en appartements
après de lourds travaux… Si un jour, il arrivait qu'ils soient retrouvés, Le Royer devrait normalement être placé dans la chambre reliquaire déjà installée dans la chapelle de
Notre-Dame-du-Chef-du-Pont dans l'église Saint-Thomas. Ceux de la Vénérable
Marie de la Ferre y est déjà, dans un emplacement dédié, juste à côté ».
Son cœur, qui a longtemps été conservé par les Hospitalières de Saint-Joseph, dans leur communauté fléchoise, repose de nos jours dans la chambre reliquaire de l’église paroissiale Saint-Thomas, où, le 2 février 1630, Jérôme Le Royer de la Dauversière a reçu l’inspiration de fonder la colonie de Ville-Marie et la congrégation de religieuses hospitalières destinée à y servir.
Exposition
Depuis le 4 novembre, une exposition sur le vénérable Jérôme Le Royer a lieu dans l’atrium de la maison diocésaine Saint-Julien, 26, rue Albert Maignan, Le Mans, France.
Elle est présentée par l'association "La Compagnie des Associés Amis
de Montréal à La Flèche", appelée encore "La Flèche-Canada", créée en 1947.
L'exposition sur un Jérôme est un ensemble de sept kakémonos. Il a pour but de permettre, de manière simple, de découvrir son existence et sa vie.
| Une exposition sur le vénérable Jérôme Le Royer a lieu en ce moment dans l’atrium de la maison diocésaine Saint-Julien, a Le Mans, en France (Photos: Christophe Maillet) |
| Chambre reliquaire de l’église paroissiale Saint-Thomas, a La Flèche |
| Buste de Notre Dame du Chef du Pont, dans la chambre des reliquaires de l’église paroissiale Saint-Thomas, a La Flèche |


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