Sur le site de l'Hôpital Général de Québec
ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette

La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette
TROIS-RIVIERES: 21 750 élèves retournent sur les bancs d’école
21 750 élèves retournent sur les bancs d’école
Près de 21 750 élèves reprennent leur sac à dos pour retourner sur les bancs d'écoles. Presque la totalité des cours débuteront vendredi dans l'ensemble des institutions scolaires situées sur le territoire de L'HEBDO JOURNAL.
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Benoit Voyer
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A la commission scolaire Samuel-de-Champlain, c'est 4540 élèves de l'élémentaire comparativement à 3647 du secondaires, pour une somme de 8187 étudiants qui retourneront en classes.
A la Commission scolaire Chavigny: 3025 au primaire et préscolaire et 1800 au secondaire pour une somme de 4825 élèves.
A la Commission scolaire protestante St-Maurice qui compte 6 écoles sur un territoire qui s'étend de Trois-Rivières jusqu'à La Tuque, 1200 jeunes seront au rendez-vous. La moitié seront dans 3 institutions anglophones où se donnent les cours de la maternelle jusqu'à la fin du secondaire et les autres seront dans les écoles francophones, dont 2 sont destinées au primaire.
La Commission scolaire de Trois-Rivières, il y aura 7526 étudiants. L'élémentaire comprendra 2926 marmots dont 583 a la maternelle, 2203 au primaire et 150 en adaptation scolaire.
Le secondaire regroupera 4600 étudiants: 2400 au secteur général, 100 au CEFIT, 100 à Dumoulin à cause de troubles de comportement, 1000 a la formation professionnelle et 1000 a l’éducation des adultes.
Les élèves de la maternelle de la majorité des écoles feront des entrées progressives à partir de vendredi selon un horaire remis aux parents. A la Commission scolaire de Trois-Rivières, les petits de la maternelle débuteront un peu plus tard. Une lettre arrivera prochainement chez les gens concernés pour les informer de la date et la procédure d'accueil.
(L’Hebdo Journal, 25 aout 1996, p.10)
ARTICLE DU JOUR: Pour des écoles laïques et neutres
Par Benoit Voyer
28 aout 2025
C'était dans l'actualité des dernières heures. Le premier ministre François Legault songe a supprimer le financement de la l'État aux écoles religieuses.
Il y a longtemps que je le dis [1]. Il doit y avoir au Québec un espace public neutre. Ainsi, toutes les institutions qui appartiennent au secteur public doivent demeurer neutres ou laïques. Cela commence par l'école publique, Ce n'est pas l'endroit pour y donner de l'enseignement religieux, pas plus que c'est l'endroit pour y donner des cours de formation en éthique et en culture religieuse. L'enseignement religieux et l'enseignement de la culture religieuse sont l'affaire de chaque religion et, surtout, de chaque famille. Il faut que le système public d'enseignement se contente de transmettre les connaissances de base (mathématiques et langagières, techniques et scientifiques).
Il me semble qu'une innovation créatrice au service du bien commun dans le respect de la tradition est de convaincre les catholiques d'ici et tous les autres groupes philosophiques ou religieux de créer et de financer de véritables écoles privées non subventionnées par les gouvernements.
Ainsi, on y donnerait les éléments de base exigés par les programmes pédagogiques du ministère de l'Éducation du Québec et chaque courant religieux ou philosophique pourrait transmettre son héritage.
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[1] Cf. Benoit Voyer. «Lettres: Un peu trop loin - Au cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec», Le Devoir, 10 novembre 2007 (page consultée le 5 aout 2024) ledevoir.com/opinion/idees/163915/lettres-un-peu-trop-loin-au-cardinal-marc-ouellet-archeveque-de-quebec
Il y a longtemps que je le dis [1]. Il doit y avoir au Québec un espace public neutre. Ainsi, toutes les institutions qui appartiennent au secteur public doivent demeurer neutres ou laïques. Cela commence par l'école publique, Ce n'est pas l'endroit pour y donner de l'enseignement religieux, pas plus que c'est l'endroit pour y donner des cours de formation en éthique et en culture religieuse. L'enseignement religieux et l'enseignement de la culture religieuse sont l'affaire de chaque religion et, surtout, de chaque famille. Il faut que le système public d'enseignement se contente de transmettre les connaissances de base (mathématiques et langagières, techniques et scientifiques).
Il me semble qu'une innovation créatrice au service du bien commun dans le respect de la tradition est de convaincre les catholiques d'ici et tous les autres groupes philosophiques ou religieux de créer et de financer de véritables écoles privées non subventionnées par les gouvernements.
Ainsi, on y donnerait les éléments de base exigés par les programmes pédagogiques du ministère de l'Éducation du Québec et chaque courant religieux ou philosophique pourrait transmettre son héritage.
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[1] Cf. Benoit Voyer. «Lettres: Un peu trop loin - Au cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec», Le Devoir, 10 novembre 2007 (page consultée le 5 aout 2024) ledevoir.com/opinion/idees/163915/lettres-un-peu-trop-loin-au-cardinal-marc-ouellet-archeveque-de-quebec
TOURISME: L'Hôpital général de Québec
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Ma visite à l'Hôpital général de Québec
Par Benoit Voyer
28 août 2025
Le 25 août 2025, en fin d'après-midi, j'ai participé à une visite guidée de la plus vieille partie de l'Hôpital général de Québec, le plus ancien ensemble conventuel en Amérique. Certaines sections remontent à l'époque de l'arrivée des Récollets, il y a environ 325 ans. La maison religieuse qui appartient de nos jours aux Augustines héberge plusieurs communautés religieuses vieillissantes.
La majeure partie de la chapelle Notre-Dame des Anges remonte à cette époque. C'est ici que se sont mariés les grands-parents de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, Benjamin Durocher et Geneviève Marchesseau. C'était le 16 juillet 1765. Cette dernière a d'ailleurs été baptisée dans cette enceinte, le 26 mars 1748.
La chapelle était le lieu de rassemblement religieux des paroissiens de Notre-Dame-des-Anges. D'ailleurs, cette paroisse a encore de nos jours le statut de municipalité. Il s'agit de la plus petite entité municipale au Québec. Elle est enclavée dans la ville de Québec. Au chapitre démographique détient le plus bas taux de fécondité et la population la plus âgée. Sa population est composée de religieuses célibataires âgées et des bénéficiaires du CHLD.
Dans la plus vieille partie de la crypte, sous la chapelle, serait inhumé Louis Hébert, mon 11e arrière-grand-père. Louis Hébert, Marie Rollet et trois de leurs enfants sont les membres de la première famille française à s'établir en Nouvelle-France. Il est décédé le 25 janvier 1627 lors d'une attaque de quelques Amérindiens. Leur fille Guillemette épousera Guillaume Couillard, l'ancêtre en ligne directe de l'ancien premier ministre du Québec Philippe Couillard.
A la porte de la chapelle, on retrouve la tombe de Mgr de Saint-Vallier, le deuxième évêque catholique de Québec et de la Nouvelle-France. Il y a quelques années, un artiste a conçu un magnifique vitrail le représentant. Une belle oeuvre artistique.
Dans la chapelle, on retrouve aussi des oeuvres de peintres. Les plus significatives sont signées par Joseph Légaré. J'ai particulièrement apprécié la scène de la Nativité.
Dans les couloirs du monastère on retrouve de nombreuses peintures, dont un portrait de Geneviève Juchereau Duchesnay, une ancienne supérieure de la maison. Elle est la petite-fille de Nicolas Juchereau de Saint-Denis, seigneur des Aulnaies.
28 août 2025
Le 25 août 2025, en fin d'après-midi, j'ai participé à une visite guidée de la plus vieille partie de l'Hôpital général de Québec, le plus ancien ensemble conventuel en Amérique. Certaines sections remontent à l'époque de l'arrivée des Récollets, il y a environ 325 ans. La maison religieuse qui appartient de nos jours aux Augustines héberge plusieurs communautés religieuses vieillissantes.
La majeure partie de la chapelle Notre-Dame des Anges remonte à cette époque. C'est ici que se sont mariés les grands-parents de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, Benjamin Durocher et Geneviève Marchesseau. C'était le 16 juillet 1765. Cette dernière a d'ailleurs été baptisée dans cette enceinte, le 26 mars 1748.
La chapelle était le lieu de rassemblement religieux des paroissiens de Notre-Dame-des-Anges. D'ailleurs, cette paroisse a encore de nos jours le statut de municipalité. Il s'agit de la plus petite entité municipale au Québec. Elle est enclavée dans la ville de Québec. Au chapitre démographique détient le plus bas taux de fécondité et la population la plus âgée. Sa population est composée de religieuses célibataires âgées et des bénéficiaires du CHLD.
Dans la plus vieille partie de la crypte, sous la chapelle, serait inhumé Louis Hébert, mon 11e arrière-grand-père. Louis Hébert, Marie Rollet et trois de leurs enfants sont les membres de la première famille française à s'établir en Nouvelle-France. Il est décédé le 25 janvier 1627 lors d'une attaque de quelques Amérindiens. Leur fille Guillemette épousera Guillaume Couillard, l'ancêtre en ligne directe de l'ancien premier ministre du Québec Philippe Couillard.
A la porte de la chapelle, on retrouve la tombe de Mgr de Saint-Vallier, le deuxième évêque catholique de Québec et de la Nouvelle-France. Il y a quelques années, un artiste a conçu un magnifique vitrail le représentant. Une belle oeuvre artistique.
Dans la chapelle, on retrouve aussi des oeuvres de peintres. Les plus significatives sont signées par Joseph Légaré. J'ai particulièrement apprécié la scène de la Nativité.
Dans les couloirs du monastère on retrouve de nombreuses peintures, dont un portrait de Geneviève Juchereau Duchesnay, une ancienne supérieure de la maison. Elle est la petite-fille de Nicolas Juchereau de Saint-Denis, seigneur des Aulnaies.
ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette

La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette
TROIS-RIVIERES: L'étang complété
L'étang complété
Les travaux de de La réfection de l'étang Sacré-Coeur de Cap-de-la-Madeleine se termineront dans quelques jours. La fontaine sera en opération le 23 août. Deux jours plus tôt, se sera l'enlèvement des mauvaises herbes poussées en abondance au long de l'été. La réparation des murets devait, initialement, se terminer jeudi dernier. "Les dommages étaient plus importants que les estimations prévues au début des travaux", dit Jacques Picard du Service Loisirs et culture. Heureusement, les coûts n'ont pas excédé les prévisions. La 2e phase des réparations se transportera, l'été prochain, dans l'étang Dumoulin, située à proximité.
(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 38. Article de Benoit Voyer non signé)
ARTICLE DU JOUR: Le frère Didace Pelletier
Par Benoit Voyer
27 août 2025
Le 28 juillet 1657, à Sainte-Anne-de-Beaupré, naît Claude Pelletier, fils de Georges Pelletier et Catherine Vannier, originaires de Dieppe en France.
Puisqu’il n’y a pas encore d’église dans ce patelin, il est baptisé dans la maison familiale par le père jésuite André Richard, un missionnaire de passage. L’acte de naissance est écrit sur une feuille volante et transcrit dans le registre paroissial par l’abbé Germain Morin, curé de la paroisse en 1690. Il s’agit du premier acte de baptême qui figure dans le registre paroissial.
En 1664, le 28 février, l'évêque de Québec et de la Nouvelle-France, saint François de Laval, lui octroie le sacrement de confirmation.
A Saint-Joachim, sur la côte de Beaupré, il fréquente l’école d’arts et métiers fondée par l’évêque. Il devient charpentier et menuisier.
Il part de Sainte-Anne-de-Beaupré en septembre 1678. Il a 21 ans.
A Québec, il entre chez les Récollets, au Couvent Notre-Dame-des-Anges. Arrivés en Amérique en 1615, ils sont les premiers missionnaires à s’établir en Nouvelle-France. Le 3 février 1679, Claude revêt l'habit religieux et reçoit le nom de Frère Didace. Le 5 février 1680, il prononcera ses vœux de pauvreté, chasteté et obéissance.
À Notre-Dame-des-Anges, le père Joseph Denis devient son accompagnateur spirituel. Il le dirigera pendant quatorze ans.
Dès cette époque, on reconnaît sa vie religieuse intense et fervente, et son travail consciencieux de charpentier et bâtisseur d'églises et de couvents. Il sera mis à contribution à Percé et à l'Île Bonaventure (1684-1689), à Plaisance, Terre-Neuve (1689-1692) et à Montréal (1692-1696).
Le frère Didace est finalement nommé à Trois-Rivières. Il entreprend la construction de la chapelle du couvent et, durant l'hiver 1698-1699, travaille à la préparation du bois qui sera utilisé au printemps.
L'hiver sera rigoureux. Le récollet attrape une pleurésie. D’urgence, on le transporte à l'Hôpital des Ursulines. Même si le médecin (probablement le docteur Jacques Duguay) le dit hors de « danger de mort », il demande les « derniers sacrements ».
Le samedi, le 21 février 1699, le frère Didace, 41 ans, dont une vingtaine d’années chez les Récollets, décède.
Il est inhumé dans la crypte de l’église des Récollets, à Trois-Rivières. Une église, construite en 1754, est érigée sur le même emplacement. De 1821 à 2000, le lieu est occupé par les Anglicans. Il est devenu un bien patrimonial de la Ville de Trois-Rivières. Son corps reposerait toujours sous l’église. Quant à son crâne, il a été transporté à Québec et conservé dans la sacristie. Il est disparu dans un incendie, le 6 septembre 1796.
Le père récollet Joseph Denis, qui a vécu avec lui une bonne partie de sa vie religieuse, écrit à son sujet: « Frère Didace a conservé toute sa vie, non seulement la première ferveur de son noviciat, mais encore la première grâce de son baptême... Son obéissance était parfaite dans les petites choses comme dans les plus grandes et sa pauvreté si extrême qu'il n'a jamais voulu avoir seulement qu'une tunicelle pour changer dans les plus grandes chaleurs de l'été où il était continuellement exposé, travaillant à la charpente de toutes les églises et maisons de nos établissements, non plus que de s'exempter du jeûne dans les plus grands et pénibles travaux, et de se lever à minuit pour prier. […] Lorsque je lui représentais qu'il ne pouvait pas vivre longtemps en ne donnant aucune relâche à la nature, il me priait, non seulement comme son confesseur, mais encore comme étant presque toujours son supérieur, de le laisser faire, aimant mieux mourir dix ans plus tôt et avoir la consolation d'avoir observé sa Règle que de vivre dix ans plus tard et avoir à se reprocher de s'être épargné. Sa Religion (son Ordre religieux) s'était bien passée de lui avant qu'il y fût et elle s'en passerait encore bien après sa mort. Le travail qui faisait le plus d'honneur à son état était de se sanctifier soi-même. Son humilité était si profonde qu'il s'estimait toujours serviteur inutile, quoique doué de beaucoup d'esprit et de pénétration pour tous les arts. »
Huit mois après sa mort, Mgr Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de St-Vallier, deuxième évêque de Québec, débutait son procès en vue de le béatifier et le canoniser. Il sera repris en 1717 et, dans ce cadre, le séminaire de Québec gardera les témoignages du père Denis et des 22 miracles attribués au frère Didace. Malheureusement, il n’y eut pas de suite à ce début d’enquête. Il n’est pas impossible qu’il soit réouvert.
TOURISME: Georges Vanier, lieutenant-gouverneur du Canada
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La chapelle Georges Vanier dans la Citadelle de Québec, le 25 août 2025, lieu d'inhumation de Georges Vanier et de plusieurs gouverneurs-généraux du Canada. |
TROIS-RIVIERES: Gestion des déchets - Le Cap décide d’innover
Le Cap décide d’innover
La ville de Cap-de-la-Madeleine signera, dans les prochaines semaines, une entente avec la firme Composortium dans le but de fonder une société d'économie mixte qui aura lieu pour mission de gérer les déchets de la ville. Une conférence de presse aura lieu très bientôt (la date n'est pas encore déterminée) pour annoncer ce projet qui associera la municipalité à une entreprise privée. La première étape consistera à étudier s'il y a intérêt à faire comme la MRC du Haut-Richelieu. La ville de Ste-Marthe serait éventuellement prête à devenir partenaire dans ce projet, si les résultats sont satisfaisants.
(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 3. Article de Benoit Voyer non signé)
ARTICLE DU JOUR: Mon périple sur les traces des saints du Canada
Par Benoît Voyer
26 août 2025
Depuis le 10 juin, je poursuis, à temps perdu, mon périple sur les traces des saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu catholiques du Canada. Ce périple comprend des visites des lieux de sépulture et d’endroits où ils ont vécu, de la recherche documentaire, de la lecture au sujet de ces gens et la rédaction de petits récits.
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| Tombe de la bienheureuse Élisabeth Turgeon |
| L'abbé Charles Dufrost |
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| Tombe du vénérable Alfred Pampalon |
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| Tombe de la bienheureuse Dina Bélanger |
D’ici la fin de l’année, je souhaite visiter les lieux de sépulture des vénérables Délia Tétreault, Marie Fitzbach et Marcelle Mallet, de la servante de Dieu Julienne Dallaire et de Colette Samson.
ARTICLE DU JOUR: Le Montmartre canadien et le vénérable Marie-Clément Staub
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Le sanctuaire du Montmartre canadien, a Québec et le lieu de sépulture du vénérable Marie-Clément Staub |
TROIS-RIVIERES: Un nouveau club de golf à Pointe-du-Lac
Un nouveau club de golf à Pointe-du-Lac
Le Domaine optimiste de Pointe-du-Lac a été vendu au prix de 150 000$ à Guy Gagnon, Jean Proulx et Marc Lyonnais dans le but d'aménager un nouveau club de golf. "Nous sommes à la recherche d'un 4e investisseur, si possible un professionnel du golf", dit Marc Lyonnais.
Un projet récréo-touristique sera également érigé sur le site. "Nous ne savons pas encore quoi. On travaillera sur ce projet cette semaine. Il faut commencer par monter un plan d'affaires. Même si le budget n'est pas encore complété, il est possible de croire que l'investissement tournera autour de 700 000$", ajoute-t-il.
(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 25. Article non signé de Benoit Voyer)
ARTICLE DU JOUR: Mon ami Jean-Claude
l'ex-itinérant devenu président du syndicat de son usine ...
Par Benoît Voyer
25 août 2025
Bip! « Vous avez un nouveau message », dit la chaleureuse voix féminine du service téléphonique auquel je suis abonné. Quel contraste avec le message glacial qui m'attend ...
« Bonjour Benoit, c’est le père Bruno. Rappelle-moi rapidement! C’est important! Tu te souviens de Jean-Claude Synette? Il a un cancer. Il n'y a plus rien à faire pour lui. Il est condamné par la médecine. Il lui reste entre trois mois et trois ans à vivre. Avant de mourir, il désire se marier avec sa Josée [1]. Il m'a demandé de présider la célébration, le 9 mars [2], et il souhaite que tu chantes quelques-unes des chansons que tu as écrites [...] », dit le père Bruno Godin, qui n'a même pas 40 ans, curé de la paroisse Très-Sainte-Trinité-de-Montplaisant de Granby et membre de l'Ordre des Trinitaires, en ce matin de février. Je retiens mon souffle. Je suis bouche bée.[3]
La mort, une bombe
Cette nouvelle est une bombe qui tombe sur ma vie. Mon Israël intérieur est ravagé par une attaque palestinienne. Mon Word Trade Center est touché par Al Quaïda. Un missile s'attaque à ce qu'il y a de plus vulnérable en moi. Mon vieil ami arrive au bout du sentier, il va passer de vie à trépas. Des larmes de douleur envahissent mes yeux. Mes joues deviennent des lacs d'eau salée.
L'écho du désastre émotif résonne en moi.
La main sur la poitrine, je sens que la vie est toujours présente, même si mon cœur et mon esprit chantent à l'unisson « Mort-Mort. Mort-Mort. Mort-Mort.» Je prends conscience que la mort existe parce qu'il y a la vie et que la vie existe parce qu'il y a la mort. Vie et mort sont des cousins.
La mort n'est qu'un passage. Elle n'est pas la fin de la vie. C'est une étape vers une autre dimension qui s'appelle l'espace, l'endroit où nous étions avant notre passage sur la terre et où nous irons après celle-ci. Ce n'est pas compliqué : à la mort, nous retournerons à la maison. Mon ami Jean-Claude prépare ses bagages afin de retrouver son vrai pays. Le chanceux! À la fontaine, près de la gouve, il redécouvrira ce qu'il a perdu en acceptant de venir jouer au grand jeu de l'existence humaine.
Un chercheur de justice
Dans mes souvenirs, Jean-Claude, qui est né en 1957, ne sera jamais mort. À chaque jour, je me rappellerai son combat pour la justice et de plusieurs de ses petits secrets.
Il ne lésine pas au chapitre des droits et des devoirs. Il y a quelques années, insatisfait de la protection syndicale au sein de l'usine de meubles où il travaille sur le boulevard Industriel granbyen, il prend en main le dossier syndical, en catimini, sans se laisser décourager par ses collègues de travail. Il rencontre une autre centrale syndicale, lui procure son accréditation et réussit à convaincre les employés de changer d'association. Depuis ce temps, il veille aux droits des 92 employés de l'entreprise. Même dans sa maladie, il reste en poste.
Peu de temps après son entrée en fonction, il démarre une longue négociation avec l'employeur. Il fait grimper considérablement les salaires et fait augmenter les droits des travailleurs.
À l'image de Michel Chartrand, un homme pour qui il a une profonde admiration, rien ne l'arrête. Lorsque ses patrons font acte d'injustice, il monte le ton et fait de saintes colères. Il les regarde droit dans les yeux et les confronte. Il perd rarement ses causes et les griefs qu'il dépose coûtent cher à l'employeur. Il est dur avec eux. Pas question d'abus.
Cependant, il ne fait pas que gueuler. Il gronde parfois certains collègues qui ne respectent pas les objectifs minimaux qu'exigent le travail.
En février, lorsque Jean-Claude a appris son triste sort, il se préparait à faire le saut au service permanent de sa centrale syndicale.
Toxicomanie et itinérance
Sa vie n'a pas toujours été facile. De 13 à 33 ans, il vit une existence de bohémien. Il devient toxicomane et itinérant au centre-ville de Montréal. Il s'engouffre. Il n'est pas heureux ...
Né au sein d'une famille de six enfants, son père alcoolique quitte tôt le domicile familial, incapable d'en assumer les responsabilités. Assistée sociale avec une marmaille à s'occuper, sa mère doit se battre pour joindre les deux bouts. « Je pense même que maman faisait de petits extras ... Il y avait souvent des hommes à toute heure du jour et du soir à la maison », m'a-t-il déjà lancé, en parlant de cette femme pour qui il a un profond respect.
À l'école, il fait partie des groupes en cheminement particulier. Il éprouve de sérieux problèmes d'apprentissage. Il laisse le monde scolaire au début de l'adolescence.
Il y a quelques mois, il m'a confié : « Un jour de mes seize ans, je suis arrivé à la maison et mes bagages étaient dans des sacs verts sur le trottoir. Ma mère m’a mis dehors. Elle disait souvent : Toi, tu ressembles à ton père! Et ton père, c'est un pourri! »
C'est sa sœur qui lui ouvre sa porte. Il va habiter chez elle. Il se trouve quelques petits boulots, mais « la coke et l'alcool coûtaient cher! »
À 19 ans, débute sa vie d'itinérance sur la rue Saint-Laurent.
Le frère Roger de Montréal
À 33 ans, il rencontre le frère Roger Harvey, un travailleur de milieu membre de l'Ordre des Trinitaires qui dirige la Piaule, un petit organisme qui s'occupe des jeunes de la rue et, surtout, des prostituées du centre-ville montréalais.
Ce bonhomme à la barbe longue, qui ressemblait à un gitan et, comme il le décrivait en 1992 à des toxicomanes au Café chrétien de Sherbrooke, dirigé par sœur Marielle Lemire, « qui avait toujours une jupe sur le dos » (une longue veste), l'intrigue.
Le frère Roger fréquente de jour en jour un restaurant au coin des rues Sainte- Catherine et Saint-Laurent. Il boit et boit du café en bavardant avec les gens, surtout des femmes faciles.
« Un soir, j'entre dans le restaurant et je m'arrête devant lui et je lui dis : Qu'est- ce que tu fais ici? Vous n’êtes pas comme les autres personnes qui viennent ici! Il m'explique son travail et me parle de sa maison où les gens vont se ressourcer », me dit Jean-Claude.
Peu de temps après cette rencontre du frère Roger qui travaille maintenant dans la région de Québec, il visite la Piaule pour la première fois. Il se sent bien en ce lieu. Il découvre le petit oratoire du religieux. Il ne tarde pas à s'y réfugier.
Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie
Plusieurs fois, il m'a raconté cette anecdote : « Une journée, je m'écrase au pied de l'autel de la chapelle et je commence à revoir ma vie. Je n'en peux plus. Pendant trois semaines, je reviens à cet endroit de jour en jour. Je cherche une lumière, une idée d'avenir pour me sortir de cette situation ... Je me sens tellement bien dans cette chapelle ... »
À chaque fois qu'il parle de cette aventure intérieure, ses yeux s'emplissent de larmes. Il est ému. Pour lui, c'est Dieu qui était présent à cet endroit. En Dieu, il a trouvé un père d'adoption.
Son expérience spirituelle, il arrive difficilement à y mettre des mots. De toute manière, cela n’est pas nécessaire. À chaque fois qu'il essaie d'en parler, il suffit de le voir s’essuyer les yeux pour comprendre qu’il a vécu une expérience très particulière.
Il finit par demander au frère Roger de l'aider. Celui-ci l'envoie habiter et travailler à la Maison du Père. Quelques mois plus tard, il demande à un autre Trinitaire de l’amener travailler et habiter à leur maison de Granby afin de lui permettre de changer de milieu de vie. Rester à Montréal aurait contribué à une rechute dans l'univers de la drogue. Partir voulait dire « le début d'une nouvelle vie ».
Sans tarder, il commence à fréquenter le Café d'accueil chrétien sur la rue Saint- Antoine à Granby. Un soir, je l'ai accueilli. En bavardant avec lui, j'ai décidé d’en faire mon ami. Il y a près de 20 ans que nos chemins se croisent.
Bip! Après le timbre sonore, veuillez enregistrer votre message : « Père Bruno, ici Benoît. J'ai bien reçu ton message. Je serai présent le 9 mars si tel est le désir de Jean-Claude. Cependant, j'aimerais que tu me téléphones avant de l'appeler ... » lui dis-je encore troublé par l'annonce du départ de mon ami.
Les battements du cœur humain finissent par s'arrêter, mais l'âme vit éternellement. Un jour, comme Jean-Claude, je traverserai l'arc-en-ciel qui conduit à l'espace. À Édenville, nous habiterons sur la même rue. Jusqu'à ce jour, il sera toujours présent dans mes meilleurs souvenirs.
Mon ami est passé sur l’autre rive de l’existence, le 31 juillet 2002. Il avait 45 ans. Les funérailles ont été célébrées le 10 août 2002 dans la chapelle des Trinitaires, à Granby. Ses cendres reposent au Cimetière Mgr Pelletier.
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[1] Josée Dionne
[2] Le 9 mars 2002
[3] La première version de ce récit a été publié dans la Revue sainte Anne, juin 2002, pages 249 et 254
TROIS-RIVIERES: La neuvaine de l'Assomption - Le rendez-vous des Nations
La neuvaine de l'Assomption
Le rendez-vous des Nations
La messe de minuit qui ouvrait sur une note solennel la journée de la fête de l'Assomption, dans la nuit de mercredi à jeudi, fut un moment pour dire combien ce temps de prières et de réflexion est un lien de rencontres entre les nations du monde. A Cap-de-la-Madeleine, les gens viennent de partout pour rendre hommage à la Vierge.
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Benoit Voyer
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Immédiatement après l'entrée solennelle d'une ribambelle de jeunes et du président de la célébration, le père Jacques Letarte, un chant de joie fut interprété par Marie-Claude Poirier accompagné par l'orchestre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et d'un joueur de tam-tam.
Au son de cette joyeuse musique, des chorégraphes de Cap-Jeunesse et des dizaines de jeunes qui couraient dans les allés de la basilique en agitant des drapeaux aux couleurs du monde rendaient grâce à Dieu par leurs corps pour ce jour de joie qui commençait.
Les pèlerins entassés dans la basilique, qui était pleine à craquer, garderont longtemps en mémoire cette grande fête de la mère du Christ.
(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 7)
ARTICLE DU JOUR: Louis Émond, un saint laïc
Par Benoit Voyer
24 août 2025
Louis Émond porte le nom de l’auteur du célèbre roman Maria Chapdelaine, mais n’a rien d’un intellectuel. Il s’agit plutôt d’un simple journalier de son époque.
Il naît à Sainte-Famille, sur L'Île d'Orléans, près de Québec, le 24 août 1876. Sa mère est Maria Rhéaume (1845-1922) et son père François-Xavier Émond, un petit cultivateur. Il sera baptisé dans la tradition catholique trois jours plus tard.
On ne vit pas riche chez les Émond. Afin d’aider ses parents, il commence à travailler à l’âge de 12 ans. Il gagne 1$ par semaine dans la cave malsaine d'un sellier-tanneur. Il est un apprenti modèle, appliqué et dévoué aux intérêts de son patron.
Louis passe ses soirées au service de la jeunesse défavorisée au Patronage Saint-Vincent-de-Paul.
Le 12 mai 1902, il unit sa destinée à Maria Gingras. Il a 26 ans. Rapidement, il achète une maison dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec, au cout de 400$. Leurs trois enfants y grandiront. En tout, ils y demeureront pendant 42 ans.
Il s’implique dans le syndicalisme catholique afin de se porter à la défense des ouvriers.
Au conseil municipal de Québec, il représente le quartier Saint-Sauveur, un secteur défavorisé de la ville.
En 1926, 3 000 ouvriers sont mis à pied. Par solidarité, Louis Émond démissionne de son poste. Il deviendra percepteur des arrérages de taxes municipales.
Sur le plan religieux, il fonde le Comité du Sacré-Coeur. Il deviendra un proche du père Victor Lelièvre. Leur amitié durera une trentaine d’années. Le religieux dira de son ami Louis: « La découverte de ce Louis d'or fut l'une des grandes grâces de ma vie. »
En 1930, avec Victor Lelièvre, il fonde, à Québec, la Maison Jésus-Ouvrier. On s’y spécialise dans les retraites spirituelles pour « le monde ordinaire ». Louis Émond prend la direction de la Maison. Il n’hésitera pas à passer de maison en maison, afin de « vendre » la retraite fermée comme étant une « police d'assurance pour le ciel ».
Durant 27 ans, les retraites se terminent par une conférence de Louis Émond. Un retraitant dira un jour: « C'est le père Lelièvre qui a préparé ma confession, et le père X qui l'a entendue; mais c'est Louis Émond qui m'a décidé à persévérer. »
En 1922, à cause de ses services rendus à l'Église, le pape Pie XI lui a remis la décoration de Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand.
Il est décédé à Québec le 26 septembre 1949, à l'âge de 73 ans. Il est inhumé dans le lot A 4 43 du Cimetière Saint-Vallier, une composante du Cimetière Saint-Charles, à Québec
Il a reçu le titre de « serviteur de Dieu ». Ainsi donc sa cause, en vue d’une future canonisation, est à l’étude.
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