Pèlerinage des jeunes


Pèlerinage des jeunes

Le 28 septembre, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap présente son traditionnel pèlerinage des jeunes. Entre 500 et 600 jeunes d'un peu partout au Québec sont attendus pour une réflexion sur le thème "Quand l'amour se lève au monde". La journée débutera par une manifestation dans les rues de Cap-de-la-Madeleine. La foule partira du Canadian Tire et se dirigera vers les Sanctuaire via les rues Fusey, St-Laurent et Ste-Madeleine.

(L'Hebdo Journal, 15 septembre 1996, p. 11)

En ce 11 juin 2025


Augmentation des crimes contre la personne


Augmentation des crimes contre la personne

Les crimes contre la personne ne cessent d'augmenter sur territoire de la Sureté du Québec (SQ) de Cap-de-la-Madeleine. Depuis le 1er janvier, il y en eu 84, dont 26 voies de faits sans conséquences physiques le et 10 autres qui ont nécessité une hospitalisation ou qui laisseront des séquelles permanentes. En 1995, le chiffre s'élevait à 66 crimes et à 58 pour l'année précédente. 
Cette violence est souvent d'ordre familiale ou conjugale. 

(L'Hebdo Journal, 15 septembre 1996, p. 33)

En ce 10 juin 2025


Hôpital Pierre Le Gardeur, a Terrebonne, le 26 mai 2025

ARTICLE DU JOUR: Mon périple sur les traces des saints, bienheureux et vénérables du Canada (suite)


Mon périple sur les traces des saints, bienheureux et vénérables du Canada (suite)

Par Benoit Voyer

10 juin 2025


Au fil des ans, le Canada a été une terre fertile a l’éclosion d’âmes saintes. L’Église catholique en a élevé plusieurs au rang de saints et bienheureux et d’autres sont en route vers ces hautes distinctions. Ces derniers portent le titre de vénérables ou de serviteurs de Dieu.

Depuis l’an dernier, je tente de marcher sur leurs pas afin de mieux les connaître. Je suis allé me recueillir aux lieux de sépulture d’un grand nombre et visiter des endroits ou ils ont vécu. Le dernier bilan de mes visites remonte au 1er janvier. Voici donc la suite…

Le 16 avril, à Kanawake, 4e jour de ma montée pascale, j'ai participé à la messe de 10h30, au Sanctuaire Kateri Tekakwitha. Au préalable, à partir de 9h15, je me suis recueilli auprès de la tombe de Tekakwitha, baptisée dans la tradition catholique du prénom chrétien de Catherine, en anglais Kateri. Durant le temps où j’ai été présent à son lieu de sépulture, il y a toujours eu des visiteurs, notamment une famille américaine dont l’adolescente semblait émue de se retrouver auprès de sainte Kateri et une autre jeune dans la vingtaine qui, en arrivant devant la dépouille de Tekakwitha, a enlevé ses chaussures et ses bas afin de fouler le plancher de la chapelle les pieds nus. Le geste n’était pas sans rappeler ce que faisait Tekakwitha. Il arrivait à la jeune amérindienne d’enlever ses mocassins afin de marcher pieds nus dans la neige. Et puis, la jeune femme à la peau basanée s’est agenouillée au sol devant la tombe et s’est couverte la tête et le corps d’une couverture. Elle est restée dans cette position près de trente minutes. La ferveur de ces jeunes femmes m’a vraiment touché.

Le 29 avril, sur l’heure du dîner, dans la Basilique-Cathédrale Notre-Dame, à Québec, j’ai participé à la messe de midi et je me suis recueilli à la tombe de saint François de Laval. De plus, dans le mausolée Catherine de Saint-Augustin, situé dans le cimetière Saint-Charles, j’ai visité le lieu où repose le père Victor Lelièvre qui porte le titre de serviteur de Dieu.

Le 4 mai, à 17h, dans la Cathédrale Saint-Michel, à Sherbrooke, en Estrie, j’ai participé à une messe spéciale à l’occasion de la commémoration liturgique de sainte Marie-Léonie Paradis et je me suis recueilli devant ta tombe.

Le 8 mai, dans la cathédrale de Saint-Jérôme, dans les Laurentides, j’ai passé de longues minutes à la tombe de la bienheureuse Marie-Anne Blondin. Par la suite, à 7h15, j'ai participé à la messe, une liturgie à la mémoire de la bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin.

Le 14 mai, dans le Cimetière Saint-Charles, section du cimetière de Saint-Vallier, à Québec, j’ai passé un long moment à retrouver les lots ou sont enterrés le jeune Gérard Raymond et Louis Emond. En ce moment, je suis en train de lire le journal de Raymond. C’est un petit bijou! Et qui est Louis? Avec le vénérable Victor Lelièvre, il a fondé la Maison Jésus-Ouvrier. Il s’agit de deux laïcs dont plusieurs catholiques de Québec aimeraient voir béatifier et canoniser.

Le 23 mai, à 16h, en la veille de la commémoration liturgique du bienheureux Louis-Zéphirin Moreau, un "24 heures pour le Seigneur" était lancé dans la Cathédrale catholique de Saint-Hyacinthe, en Montérégie. Pour l'occasion, Mgr Christian Rodembourg, l'évêque du diocèse maskoutain, a présidé la messe d'ouverture. Quelques prêtres de la région prenaient place auprès de lui près de la table eucharistique. Il était possible de reconnaitre Mgr François Lapierre, l'évêque émérite. Bien entendu, j’étais présent. J’ai profité de l’occasion pour me recueillir à la tombe de Louis-Zéphirin.

Enfin, le 29 mai, à Québec, j’ai participé à la messe de 8h à la chapelle de Monastère des Augustines et je me suis rendu à la tombe de la bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin et devant le reliquaire contenant le demi-crâne de saint Jean de Brébeuf. Par la suite, j’ai prié devant la tombe de sainte Marie Guyart de l’Incarnation dans la Chapelle des Ursulines afin que le peuple québécois retrouve des valeurs plus conservatrices. Enfin, avant de quitter le secteur du Vieux-Québec, je suis retourné saluer saint François de Laval dans la Basilique-Cathédrale Notre-Dame et voir le monument érigé à sa mémoire sur une rue située à l’arrière de lieu de prière.

Si tout va comme prévu, d’ici à fin août, je visiterai la bienheureuse Elisabeth Turgeon, qui repose à Rimouski, au Bas Saint-Laurent, le vénérable Marie-Clément Staub, qui est dans la chapelle du Montmartre, à Québec, le vénérable Alfred Pampalon, au Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, et Colette Samson, à Lévis.

Dans ma tournée québécoise, il me restera à visiter les vénérables Délia Tétreault, Marcelle Mallet et Marie Josephte Fitzbach et quelques serviteurs de Dieu et prospects. Pour les autres, il me faudra prévoir quelques visites à l’extérieur de la province et du Canada.

Enfin, pour diverses raisons, plusieurs des saints, bienheureux et vénérables canadiens n’ont pas de lieu de sépulture connu. Je pense notamment à la majorité des saints martyrs, aux bienheureux André Grasset et Nykyta Budka et le vénérable Jérôme Le Royer.

Une chance! ...


Une chance ! ...

Benoit Voyer


Oui! Une chance qu'il y a L'INFORMATEUR catholique! Grâce à ce journal, des informations autrefois inaccessibles aux Québécois le sont maintenant. Avant de me joindre à l'équipe, de nombreux évêques et prêtres m'avaient vanté ce média.

Il est vrai que les éditoriaux ne plaisent pas à tous et que certains sujets traités déplaisent a quelques individus. Mais cet état de faits n'est-il pas le tribut de toutes les publications?

De toutes façons, il faut être réalistes: l'Église a plusieurs visages. C'est cette diversité qui en fait la beauté.

Ce journal n'est vraiment pas comme les autres!

(L'Informateur catholique, 8 septembre 1996, p. 8)

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Voici le texte original livré au journal:

Malgré les différences

Par Benoit Voyer


Une chance qu'il y a l'Informateur catholique! Grâce à ce journal, des informations autrefois inaccessibles aux Québécois le sont maintenant. Avant de me joindre à l'équipe, de nombreux évêques et prêtres m'ont vanté ce mérite.

C'est vrai que les éditoriaux ne plaisent pas à tous et qu'il y a des sujets traités qui choquent quelques individus. Ne nous cachons pas et restons réalistes: l'Église a plusieurs visages. Des gens sont plus progressistes et d'autres plus conservateurs. Les éléments du "Je crois en Dieu..." ont une signification différente pour les uns et pour les autres. C'est ce qui fait la beauté de l'Église.

L'Informateur catholique reflète les diverses tendances du catholicisme. Toute l'équipe sait respecter les nombreuses opinions de la grande famille chrétienne. Ce journal n'est vraiment pas comme les autres!


En ce 9 juin 2025


C'était le 20 décembre 2014 avec ma tendre Manon

Selon le mystique juive, la femme est pour l'homme une lumière essentielle à son existence


Selon le mystique juive, la femme est pour l'homme une lumière essentielle à son existence

Par Benoit Voyer
9 juin 2025


A chaque vendredi soir, lorsque vient le temps d'ouvrir la célébration dominicale du Sabbat, la femme juive prie an allumant les chandelles. Sans elle, il n'y a pas de sabbat, car elle est la lumière qui éclaire toute la maison.

Lors de la chute, à l'Eden. Dieu n'a pas seulement puni Adam et Eve parce qu'ils ont désobéi à l'ordre de ne pas manger du fruit de la connaissance du bien et du mal, mais il a aussi - selon la tradition juive - établi une nouvelle relation avec la femme. Parce qu'elle s'est montrée perspicace et a tenté de devenir égale au Créateur, signe d'une grande intelligence, il lui a donné la possibilité d'être plus proche de lui. C'est pour cette raison, dit-on chez les Juifs, que la femme est beaucoup plus spirituelle, voire plus portée vers les choses de l'âme, que l'Homme. Ce don de Dieu l’amène à être beaucoup plus intuitive que l’homme

Ainsi, toujours selon le mystique juive, la femme est devenue pour l'homme une lumière essentielle à son existence. Sans elle, l’homme se prive d'une grande richesse et de la possibilité d'une plus grande proximité avec Dieu, à travers elle.

Eve


Eve

Eve, ma belle,
l'âme à nue,
je l'ai reconnue, hier,
Au jardin, au paradis perdu,
En toi, je me suis vu
comme un soleil en plein désert.

Tu es moi,
Je suis toi
En nous se crée le monde.
Dans la paix,
un secret
L'amour sème en nous la vie.


Eve, ma belle,
la fontaine où jailli le bonheur...
Boire en nous,
désaltérer l'ivresse
En toi, j'ai savouré un océan, un fol amour

Tu es moi,
Je suis toi
En nous se crée le monde.
Dans la paix,
un secret
L'amour sème en nous la vie.


Eve, ma belle,
en tes bras, je ne crains plus demain
Le chagrin est parti au grand vent.
En toi, le grand espace est devenu l'étoile claire.

Tu es moi,
Je suis toi
En nous se crée le monde.
Dans la paix,
un secret
L'amour sème en nous la vie.

Benoit Voyer
Mai 2000

Symposium en Église


Symposium en Église

Afin de consolider les acquis et de dégager les conditions indispensables à l'amélioration des rapports entre les femmes et les hommes au sein de l'Église, plus de 125 participants, dont 12 évêques, ont participé au 1er Symposium sur le partenariat hommes et femmes en Église organisé par le Comité des affaires sociales de l'Assemblée des évêques du Québec (AEQ). Cet événement important avait lieu, jeudi, vendredi et samedi, à l'Université Laval de Ste-Foy.

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Benoit Voyer
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Les participants de la région étaient: Mgr Martin Veillette, Lorraine Houle, du secteur de la condition des femmes du diocèse, Jacqueline Nadeau-Martin de l'AFEAS, Suzanne Rousseau et Gaëtan Baillargeon de l'UQTR, Rita Dionne et Marie-Paule Godin.

Gaétan Baillargeon jouait le rôle de coanimateur du symposium et Jacqueline Nadeau-Martin était panéliste lors d'un grand débat public sur le thème: "Femmes et hommes en Église, jusqu'on peut aller le partenariat?".

Ce triduum permettra à l'AEQ de débuter la rédaction d'un document de réflexion sur le sujet.

(L’Hebdo journal, 8 septembre 1996, p. 29)

En ce 8 juin 2025


Roméo Voyer, mon père, le 20 décembre 2014

La bienheureuse Anna-Maria Taïgi

Anna-Maria  Gianetti-Taigi
La bienheureuse Anna-Maria Taïgi

Par Benoit Voyer

8 juin 2025

Anna Gianetti est à l’âge des choix de vie. L’idée de devenir religieuse occupe ses idées pendant un certain temps. Cependant, après avoir demandé conseil a son accompagnateur spirituel, elle met de côté cette possibilité.

Dans sa prière, Anna finit par demander au bon Dieu de mettre sur sa route le jeune homme de ses rêves. Elle le veut honnête, chrétien, convaincu et de modeste condition. Au fond, elle veut un homme de cœur capable de la protéger.

Anne travaille au palais Maccarani pour une certaine dame Marini, la maitresse de la maison. A chaque jour, on y reçoit la visite de Domenico Taïgi qui, de la part du prince Chigi, son maître, apporte à la dame Marini des messages ou de quoi manger. Leurs fréquentes rencontres finissent par créer des liens cordiaux entre elle et lui.

Chacun s’intéresse à l’autre au point de chercher à mieux le connaître. De son côté, Anna s’informe de l’homme auprès du curé de la paroisse, de dame Marini et de quelques amies.

Le milanais Domenico Taïgi est un homme de figure franche et gaie, aux cheveux noirs crépus, robuste de santé, que les nobles aiment à garder à leur service. Anna n’est pas insensible à ses charmes, sans toutefois s’aveugler par ses défauts. Elle le sait, Domenico, n’a pas l’art de dissimuler son caractère grossier, son obstination résolue et sa vulgarité plébéienne. En revanche, la bonté de son cœur, son honnêteté instinctive, sa réputation morale et sa conviction religieuse compensent pour ses lacunes.

Domenico finit par demander aux parents Gianetti la main de leur fille, après avoir obtenu d’Anna l’assurance qu’elle l’épouserait.

Les fiançailles sont conclues à la fin de novembre 1789. On se hâte de confectionner le trousseau de la mariée.

Le 7 janvier 1790, Anna toute radieuse dans la fraicheur de ses 20 ans, s’engage auprès de Domenico devant l’autel de l’église catholique Saint-Marcel, à Rome.

Un jour, sa fille Sofia racontera: « Ma mère me disait que si elle avait ainsi tout réglé en 40 jours, c’est qu’elle ne voulait pas « rester à réchauffer la chaise » en s’éternisant à la maison. Trainer en longueur, après s’être assurée de la piété et de l’honnêteté de son futur, ne pouvait que lui amener ennuis et danger. Elle fut toujours heureuse de ce qu’elle avait fait en épousant mon père… » [1]

Sa mémoire liturgique est le 9 juin de chaque année.

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[1] Cf. Frère Jean-Paul de Jésus (Jean-Paul Regimbal). Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Les fiançailles d’une sainte, Trinitas, Vol. 1 No 3, avril, mai et juin 1954, pp. 10 et 11

Brin d’histoire


Brin d’histoire

Le 10 septembre 1903 était célébrée la première messe dans la chapelle du Séminaire de Trois-Rivières. Elle était présidée par l'abbé G. E. Panneton.

(L’Hebdo journal, 8 septembre 1996, p. 28)

En ce 7 juin 2025


Hôpital Pierre Le Gardeur, a Terrebonne

ARTICLE DU JOUR: Mgr Ignace Bourget

Mgr Ignace Bourget*
Mgr Ignace Bourget

Par Benoit Voyer

7 juin 2025

Le 30 octobre 1799, à Lévis, qu’on appelait à cet époque Saint-Joseph-de-la Pointe-Lévy, nait Ignace Bourget.

En 1811, il entre au Séminaire de Québec en vue de devenir prêtre.

Il sera évêque de Montréal de 1840 à 1876.

Ignace Bourget a un flair pour détecter les personnes qui vivent leur foi chrétienne de manière exemplaire. De plus, il est inspiré pour la création de grandes œuvres. Plusieurs marqueront l'histoire du Canada.

À la suite de sa rencontre avec Eulalie Durocher, Ignace Bourget fonde avec elle les Sœurs de Jésus Marie, vouées à l’enseignement. Eulalie est devenue la bienheureuse Marie-Rose Durocher. Elle repose dans la cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, a Longueuil.

Il en va de même pour Émilie Tavernier, la veuve de Jean-Baptiste Gamelin. Au fait des œuvres de charité de la dame Gamelin, Ignace Bourget veut en assurer la permanence en fondant une communauté religieuse. Ainsi, en 1843, naît la Congrégation des Sœurs de la Providence. Émilie en deviendra la première religieuse et une future bienheureuse de la chrétienté. Le Centre Émilie Gamelin des Soeurs de la Providence, situé sur le rue Grenet, a Montréal, présente une exposition permanente sur la bienheureuse. Sur demande, il est possible de se rendre a la tombe de la sainte.

Mgr Ignace Bourget décède, à Montréal, le 8 juin 1885. De nos jours, il repose dans la cathédrale Marie-Reine-du-monde, à Montréal. Il est possible de se rendre auprès de son sarcophage. 

Le diocèse catholique montréalais songe sérieusement à le proposer comme un modèle de vie chrétienne. Son histoire est inspirante pour l'Église d'aujourd'hui. 

*Toile représentant Mgr Ignace Bourget
au Musée des hospitalières de l'Hôtel Dieu de Montréal

Centenaire du décès de sainte Thérèse


Centenaire du décès de sainte Thérèse

Plusieurs activités marqueront le centième anniversaire de la mort de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Le Carmel de Trois-Rivières débutera cette année spéciale le 29 septembre en après-midi par une grande célébration eucharistique présidée par Mgr Laurent Noël.

(L’Hebdo journal, 8 septembre 1996, p. 10)

En ce 6 juin 2025


C'était le 17 aout 2006 a l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, a Dorval

Le lieu du dernier repos du premier ministre Pierre Elliot-Trudeau


En ce 5 juin 2025, a Saint-Rémi de Napierville, en Montérégie, j'ai visité le lieu du dernier repos du premier ministre Pierre Elliot-Trudeau.




Lieu de sépulture du premier ministre Paul Sauvé


En ce 5 juin 2025, dans le cadre de ma tournée des lieux de sépultures des premiers ministres du Québec, j'ai visité la tombe de Paul Sauvé dans le Cimetière de Saint-Eustache, dans les Basses-Laurentides



Nouvelle production pour Violaine Couture


Nouvelle production pour Violaine Couture

A l'occasion du centenaire de la mort de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, la trifluvienne Violaine Couture vient de lancer une nouvelle production musicale conçue spécialement pour monde scolaire. La cassette éditée par Novalis comprend deux chansons dédiées à la sainte, dont "Mon nom est écrit dans le ciel" composée par l'auteure-compositeure. La seconde pièces est de la carmélite Huguette Boutin.

(L’Hebdo journal, 8 septembre 1996, p. 10)

En ce 5 juin 2025


C'était en 2017

En souvenir de Claude Ryan


En souvenir de Claude Ryan

Par Benoit Voyer
5 juin 2025

En ce 5 juin 2025, sur l'heure du diner, j'ai fait un petit détour par le cimetière de Saint-Philippe d'Argenteuil, pas loin de Lachute, afin de me recueillir quelques minutes sur la tombe de Claude Ryan, ancien secrétaire de l'Action catholique, ancien éditorialiste au quotidien Le Devoir, ancien chef du Parti libéral du Québec et ancien député et ministre a l'Assemblée nationale du Québec.

Monsieur Ryan, sans trop le savoir, a marqué des facettes de ma vie. 

Le 5 juin 1962, Claude Ryan signait son premier éditorial dans le quotidien Le Devoir.

En passant, si vous êtes en lien avec sa famille, il faudrait les informer que les gestionnaires du cimetière cherche a établir un lien avec elle. 



Inauguration de l'espace Alfred-Pellan, a Granby


Tourisme estival
Inauguration de l'espace Alfred-Pelland

Par Benoit Voyer
5 juin 2025

Demain, 6 juin, de 16h à 18h, la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, à Granby, inaugurera l’Espace Alfred-Pellan, une installation muséale qui a pour but de mettre en valeur les murales mosaïques que l’artiste a réalisées en sol granbyen.

Il sera possible de découvrir les origines, les raisons d’être et le processus de création des oeuvres de Saint-Patrick et de l'Immaculée-Conception, à l’aide de panneaux explicatifs, de photographies et de maquettes originales.

La mosaïque du saint patron des Irlandais, qui était jadis sur le bâtiment de la Commission scolaire régionale meilleur, a été réaménagée à l'intérieur de la Société d'histoire. Elle est splendide! Celle de l'Immaculée-Conception est sur un mur extérieur du Cégep de Granby.


Lieu d'inhumation de Louis Hébert



Saviez vous que...

Louis Hébert a été inhumé sur le site du monastère de l'Hôpital général de Québec à l'époque des Récollets. Il serait vraisemblablement sous l'église ou le choeur des religieuses. Aucune plaque n'indique sa présence sur les lieux.

Au service des jeunes


Au service des jeunes

Katia Leduc est la nouvelle animatrice à la pastorale jeunesse de la paroisse St-Jean-Baptiste-de-la-Salle. La jeune de 23 ans a été embauchée, par les marguillés, pour un travail de ½ journées par semaine. Cette communauté chrétienne, sous la direction de l'abbé Roland Leclerc, se rassemble à l’école Jacques-Buteux, le samedi à 19h et le dimanche à 10h, pour la messe dominicale.

( L’Hebdo Journal, 1er septembre 1996, p. 5)

En ce 4 juin 2025


C'était le 27 avril 2018

Maurice Duplessis est enterré dans le cimetière Saint-Louis, à Trois-Rivières

La tombe de Maurice Duplessis
au cimetière Saint-Louis a Trois-Rivières
Tourisme estival


Maurice Duplessis est enterré
dans le cimetière Saint-Louis, à Trois-Rivières

Par Benoit Voyer
4 juin 2025

A Trois-Rivières, l’endroit où est inhumé Maurice Duplessis était et reste méconnu du public. En juillet 1996, afin de réaliser un reportage d’été pour l’Hebdo Journal [1], je suis parti à sa recherche.

La préposée au bureau d’informations aux touristes de la rue Notre-Dame, à Trois-Rivières, en ignorait l’existence jusqu’à mon coup de téléphone.

Au bureau de l’archevêché trifluvien, on n’en savait pas plus. La dame au bout du fil finit par me dire : « Allez faire un tour dans le cimetière et vous allez assurément rencontrer notre employé. Il y travaille depuis plusieurs années. C’est le mieux placé pour vous aider ». Sans tarder, je me mets en route.

En arrivant sur place, je suis d’abord étonné par ce beau lieu paysagé a l’allure d’un grand parc. Rapidement, je vois un homme près d’un petit tracteur. Je me dirige vers lui. C’est l’homme que je cherchais. Je me présente. En moins d’une minute, il me conduit vers ma destination.

Ainsi donc, les restes du corps de Maurice Duplessis reposent dans le cimetière Saint-Louis, à l’angle du boul. des Forges et de la côte Laflèche. Le site de la pierre tombale ne laisse pas présager la présence d’un illustre personnage qui a marqué l’histoire du Québec et de la région trifluvienne.

La dépouille est dans le lot 73 du cimetière - 3e rangée à partir de la côte Laflèche et 5e pierre tombale à partir du boul. des Forges

Il est enterré auprès de son père, le juge Nérée Le Noblet Duplessis, décédé le 23 juin 1926, et de sa mère Marie-Berthe Genest, morte le 26 juillet 1921.

Le monument est bien ordinaire. Il est fabriqué en pierre blanche et orné. D’une grande croix où est gravé l’inscription latine « O crux ave spes unica» (salut, o croix, notre unique espérance). De simples drapeaux du Québec sculptés dans le roc et peinturés en bleu permettent de constater le caractère distinct du lieu.

Mon reportage trouvera des échos. L’année suivante, Trois-Rivières verra apparaitre « L’année Duplessis», trois expositions consacrées à son histoire et son héritage.

De plus, le gouvernement du Québec y ajoutera une mention officielle afin d’indiquer aux passant la présence en ce lieu d’un ancien premier ministre.

Maurice Duplessis est né le 20 avril 1890 et décédé à Shefferville le 7 septembre 1959. Il a été député de Trois-Rivières de 1927 à 1959 et premier ministre du Québec de 1936 à 1959.

Il a d’abord travaillé au sein du Parti conservateur du Québec jusqu’à la fondation de l’Union nationale, une coalition de partis politiques.

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[1] Benoit Voyer. Duplessis est enterré au cimetière St-Louis, L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 3

Hommage au père Gaston Morin


Hommage au père Gaston Morin

Les paroissiens de Ste-Marie-Madeleine ont remercié leur curé, le père Gaston Morin, pour ses 5 années de dévouement, lors d'une célébration d'action de grâce qui avait lieu à l'occasion de la messe dominicale de 19h15.
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Benoit Voyer
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L'église était à moitié déserte, mais tous les représentants des mouvements de la paroisse et de nombreux confrères étaient venus lui rendre hommage, dont le père Denis Paquin, provincial de la communauté des Oblats de Marie Immaculée; le père Jean-Claude Gilbert, recteur du Sanctuaire; l'abbé François Donaldson, animateur de la zone pastorale du Rivage et curé à Ste-Bernadette; et le diacre François Bournival. Sa mère, Léona Morin, était assise dans les premiers bancs.

Dans son homélie, il en a profité pour remercier chaque intervenant avec qui il a travaillé. "Je vous demande aussi pardon pour mes indélicatesses et mes petites colères lorsque j'étais un peu plus fatigué. Je ne suis pas parfait, même si je dois montrer l'exemple", a dit humblement le timide religieux, qui quitte pour l’Université St-Paul d’Ottawa.

(L’Hebdo journal, 8 septembre 1996, p. 27)

En ce 3 juin 2025


C'était le 30 mai 2018, a Blainville

La Chapelle Notre-Dame de Bonsecours

Chapelle Notre-Dame de Bonsecours
Tourisme estival


La Chapelle Notre-Dame de Bonsecours

Par Benoit Voyer
3 juin 2025

Entrer dans la chapelle Notre-Dame de Bonsecours, c’est pénétrer dans l’univers de sainte Marguerite Bourgeoys et son époque

Ce lieu est la plus ancienne chapelle de pierre de Montréal. Elle a été reconstruite de 1771 à 1773 sur les vestiges de la première chapelle de pèlerinages. . C’est un joyau historique et patrimonial.

Lorsqu’on y entre, on se sent envahi par un grand sentiment de bien-être intérieur et de paix.

A travers deux œuvres d’Ozias Leduc qui ornent le mur arrière de la chapelle, c’est d’abord Paul de Chomedey de Maisonneuve, cofondateur de Montréal, qui a concédé le terrain de la chapelle, et sainte Marguerite Bourgeoys, première enseignante et fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, qui accueillent les visiteurs.

En 1655, c’est d’ailleurs Marguerite qui a rallié les premiers colons à son projet de construction d’une chapelle de pèlerinage en dehors de l’enceinte de la ville. Le rêve s’est concrétisé en 1675 à l’occasion de l’érection de la première chapelle de pierre.

En 1672, après un deuxième voyage en France, Marguerite rapporte avec elle une petite statuette de bois de Notre-Dame-de-Bon-Secours. Celle-ci est bien nichée dans l’autel latéral gauche de la chapelle. On la dit miraculeuse. En 1754, lors de l’incendie qui a ravagé la chapelle, curieusement, elle n’a pas été touchée et son reliquaire en ressorti indemnes.

Au 19e siècle, au fur et à mesure que le port montréalais prend de l’expansion, la chapelle devient un lieu de prière visité par les marins. C’est pour cette raison que des navires miniatures ont été suspendus à la voûte de la chapelle. Ils rappellent leur foi envers Notre-Dame-de-Bon-Secours.

L’histoire du lieu est riche.

Depuis 2005, la tombe de sainte Marguerite Bourgeoys y est déménagée. Les restes de son corps ont été placés dans l’autel gauche de la chapelle sous la statuette de Notre-Dame-de-Bon-Secours. La même année, la dépouille de la vénérable Jeanne Le Ber, la recluse de Montréal, a été installée dans le mur gauche de la nef de la chapelle. Ainsi donc, deux saintes femmes des débuts de Montréal reposent en paix.

Pour en savoir plus :
www.margueritebourgeoys.org



Intronisation a XXIII


Intronisation a XXIII

L'abbé Georges Gendreau a été intronisé, samedi, au poste de curé de la paroisse Jean-XXIII à Trois-Rivières Ouest. Il remplace le père Jean-Luc Provençal qui a quitté, il y a quelques jours, suite au retrait des Clercs de St-Viateur de la direction de cette communauté chrétienne.

(L’Hebdo journal, 8 septembre 1996, p. 28)

En ce 2 juin 2025


VISION CATHOLIQUE: Le vénérable Vital Grandin

Vital Grandin
Le vénérable Vital Grandin

Par Benoit Voyer

2 juin 2025

Le 8 février 1829, à Saint-Pierre-sur-Orthe, en Mayenne, une région de France, naît Vital Grandin, neuvième enfant d’une famille de treize. Il est le fils de Marie Veillard et Jean Grandin.

Interpellé par les missions chrétiennes auprès des premiers nations d’Amérique, il se joint aux Oblats de Marie Immaculée, communauté fondée par Mgr Eugène de Mazenod, le saint évêque de Marseille.

Le 23 avril 1864, il est ordonné prêtre par le fondateur de son groupe religieux.

A la demande d’Eugène de Mazenod, il devient missionnaire dans l’Ouest canadien. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie.

Le 30 novembre 1859, le père Vital Grandin est sacré évêque et est nommé évêque auxiliaire de Saint-Boniface. Il a 28 ans.

Il est audacieux et courageux. Malgré les épreuves causées par les rudes déplacements dans la forêt sauvage du Nord, il explore les vastes territoires des Prairies, buche du bois, chasse, pêche, arpente les glaces, risque sa vie sur les lacs gelés, allant de village en village afin d’être une présence d’évangile auprès des premières nations. On estime que dans ses expéditions en raquettes et en canot d’écorce, Vital Grandin a parcouru une distance égale à sept fois le tour du monde.

Le 22 septembre 1871, Vital Grandin est nommé premier évêque du nouveau diocèse de Saint-Albert, devenu l’archidiocèse d’Edmonton, qui couvre à cette époque deux fois la superficie de la France.

Le 17 juillet 1887, Mgr Vital Grandin donne le sacrement de l’ordre au vénérable Ovide Charlebois et l'envoie travailler dans le secteur de Cumberland House. Ainsi, pendant seize ans, Ovide Charlebois, vivra chez les autochtones. Dans quelques années, Ovide sera à son tour sacré évêque et aura la charge du vicariat apostolique de Le Pas, en Saskatchewan.

Mgr Vital Grandin décède en fonction le 3 juin 1902. Il repose dans la crypte de la cathédrale catholique d’Edmonton.

Il a été déclaré vénérable le 15 décembre 1966.

Roland Leclerc, évêque?


Rumeur

Roland Leclerc, évêque?

L'abbé Roland Leclerc, curé de la paroisse St-Jean-Baptiste-de-la-Salle de Trois-Rivières, n'a pas voulu confirmer ou démentir la rumeur qui circule à l'effet qu'il aurait été approché pour succéder à Mgr Laurent Noël à la tête du diocèse trifluvien. "Je n'ai rien à répondre sur ce sujet. Si c'était le cas (qu'il soit le futur évêque), je serais tenu au secret. Par honnêteté, je ne peux rien dire...", confie le prêtre.

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Benoit Voyer
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Il avoue, cependant, qu'il a encore le goût de travailler avec ses paroissiens et dans le monde le des communications. Actuellement, il présente le "Jour du Seigneur" à la SRC et anime "Parole et vie", un magazine religieux diffusé sur les ondes de plusieurs télévisions communautaires du Québec. En plus de ses nombreux autres engagements médiatiques, il signe une chronique dans L'HEBDO JOURNAL.

"A titre d'évêque, je n'aurais pas la même liberté. Je serais tenu à l'officialité", ajoute celui qui ferait un excellent berger pour le diocèse.

Ce n'est pas la première fois qu'une rumeur circule au sujet du futur successeur à Mgr Noël. Parmi les nom entendus, il y a eu Mgr Martin Veillette, évêque auxiliaire de Trois-Rivières), Mgr Jacques Barthelet, évêque auxiliaire de St-Jean/Longueuil et Mgr Pierre Morissette, évêque de Baie-Comeau.

Processus
Quand un candidat apostolique au Canada aura accepté, Mgr Carlo et Curis, nonce apostolique au Canada et représentant du cardinal Bernardo Gantin, responsable de la congrégation des évêques au Vatican, téléphonera à Mgr Noël, 24 heures avant l'annonce officielle par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). L'Office des communications sociales de Trois-Rivières sera informé une douzaine d'heures après l'évêque pour permettre au responsable des communications d'informer (par un communiqué) les médias de la région. La CECC s'occupera du mémo envoyé à travers le Canada. Ce sont les entreprises de presse qui auront dont la tâche d'informer le grand public.

( L'
Hebdo Journal 1er septembre 199, p. 6)

En ce 1er juin 2025


La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu

Jean-Paul Regimbal
La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu

Par Benoit Voyer

1er juin 2025

Le 1er juin 1978, environ 2500 personnes participent à la fête du Sacré-Cœur au Collège d'Arthabaska [1], dans la région du Centre-du-Québec.

La manifestation de foi débute par une marche du pardon. Les fidèles partent de l’école Saint-Christophe en chantant dans les rues des chants religieux et en priant.

Sur l’estrade aménagée sur le parterre du collège, le père Jean-Paul Regimbal préside la grande célébration en l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus.

Dans son allocution, il lance qu'il est urgent et nécessaire que les laïcs chrétiens affirment leurs convictions sur la place publique : « L’heure est venue de passer de la parole aux actes », de passer à « la puissance de l'évangile ».

Jean-Paul souligne que, le 20 octobre 1976, le pape Paul VI rappelait qu’en cette fin de millénaire, c’est le moment idéal pour mettre en marche la « civilisation de l'amour ». Il dit à la foule : « L'ère de la civilisation industrielle et matérialiste s’écroule de toutes parts. […] Voici que commence l’ère de l’Esprit saint, l’ère de la libération individuelle et sociale, l’ère de l’évangélisation. […] La civilisation de l’amour est seule en mesure d’apporter l’authentique justice sociale, la juste promotion de la dignité humaine et introduire la vraie paix dans le monde. »

Il ajoute : « La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu, de chaque famille, de chaque cité et de chaque nation. […] Au lieu de déclarer la guerre dans une haine fratricide, l'heure est enfin venue de déclencher la révolution sociale de l’amour c’est-à-dire : La révolution du cœur qui s’appelle « Conversion »; La révolution de la famille qui s’appelle « Réconciliation »; La révolution de la cité qui s’appelle « Rénovation »; Et la révolution de la nation qui s’appelle « Consécration ».

Pour le père Jean-Paul Regimbal, il est urgent de travailler ferme à l'avènement social du règne de Jésus et c’est aux laïcs chrétiens qu'il appartient de réaliser cela, notamment dans le monde des affaires.

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[1] L’Union, 6 juin 1978, p. A10

Centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus - Les recrues sont rares au Carmel


Centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus

Les recrues sont rares au Carmel

La relève est minime chez les religieuses carmélites déchaussées du Québec, une congrégation regroupant environ 75 religieuse carmélites sœurs cloitrées. Dans les cinq monastères québécois - situés à Montréal, Tewkesbury, Trois-Rivières, Dolbeau et Danville – il y a six femmes en formation. Les illusions tombent quand l'expérience démontre que trois recrues sur quatre quitteront avant d'avoir prononcé leurs voeux perpétuels. L’année du centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus qui débutera le 30 septembre prochain, sera l'occasion pour cette communauté de parler de la grandeur de la vie monastique et du mode de vie de Thérèse Martin qui est un modèle d'inspiration pour le monde d'aujourd'hui.

La plus grande difficulté rencontrée par la relève, selon sœur Marise Langevin du Carmel de Trois-Rivières, est le dépouillement de la foi et de la prière de toutes sensibleries, sentiments et émotions. "C'est dans la réalité du mystère qu'il faut vivre sa foi", dit la prieure du Carmel trifluvien. La place des rites est donc importante pour vivre ce dépouillement : contemplation silencieuse, vie sacramentelle, lecture des Psaumes, etc. Il faut en venir à avoir la conviction que Dieu est présent au cœur de son quotidien sans le sentir par ses émotions.

La peur de l'engagement définitif semble être le deuxième point de la désertification de ce choix de vie. "Les femmes qui viennent en formation au Carmel veulent rester, mais retardent l'échéance de l'engagement", explique celle qui demeure au Carmel depuis 42 ans. Ce n'est pas que dans la vie monastique que cette peur de s'engager se fait sentir, c'est dans toute la société. Cette caractéristique prend sa source dans la psychologie des adolescents. Les générations de cette partie du XXe siècle ont de la difficulté à entrer dans l'âge de la maturité. L'adulte n'hésite pas à se donner. Lui seul est capable d'assumer ses choix et de vivre les renoncements que ceux-ci impliquent.

Néanmoins, sœur Marise Langevin demeure dans l'espérance, car la mentalité québécoise change: le mouvement féministe devient moins radical, les jeunes - brisés par les problèmes des parents - veulent vivre de façon différente, La peur du SIDA fait croître en popularité le dossier de la chasteté...

"Quand les jeunes viennent nous visiter, ils nous interrogent sur notre façon de vivre. Ils se posent bien des questions! Comment vivre sans télévision, sans radio, sans liberté, sans relations sexuelles...? Dans leurs confidences, je constate qu'ils ont les mêmes aspirations que les jeunes d'autrefois, malgré l'évidence que leurs problèmes sont différents. désirent vivre l'amour vrai", dit-elle d'une voix optimiste.

Thérèse
Le véritable nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus est Thérèse Martin, la fille de Zélie et Louis Martin décédés, comme leur fille, en odeur de sainteté. L'Église étudie la possibilité de les béatifier. Thérèse est également connue sous le vocable de Thérèse de Lisieux, ville où elle a passé sa vie. Trois noms pour désigner une même personne. Il y a de quoi s'y perdre quand on ne connait pas cette sainte religieuse carmélite qui est la plus invoquée dans les prières des croyants autour du globe.

Son message demeure actuel. "Thérèse était pleinement femme", lance sœur Langevin alias sœur Marise du Saint-Esprit. "Elle a développé à plein ses facultés de tendresse - un peu comme une fiancée - et de délicatesse. Elle nous montre comment aimer."

Son acte d'offrande à l'amour miséricordieux on est la preuve : " … Je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre cœur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement... afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m'offre comme holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me comme consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'aussi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu".

Des activités pour le centenaire
De nombreuses activités marqueront le centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Une petite revue baptisée "Carmel en fête" paraitra dès le mois prochain. Les religieuses ne publieront que 13 numéros spéciaux en collaboration avec quelques laïcs engagés dans la fraternité séculière. La préparation est assurée par les pères carmes de Montréal. Chaque édition comprendra 24 pages sur la vie de Thérèse Martin et sa spiritualité. Il y aura quelques jeux et de beaux poèmes écrits par Thérèse. Sœur Jeanne Sauriol du Carmel de Trois-Rivières écrira une série de 7 articles sur le thème "L'infini du désir dans la totale impuissance". Enfin, chaque numéro aura un thème dominant en lien avec la vie de sainte Thérèse et l'année du centenaire. L'abonnement aux 13 numéros est de 15$.

Un dossier d'animation a été conçu pour le monde scolaire. Violaine Couture, une animatrice à la pastorale scolaire de la Mauricie, a écrit un chant pour les enfants - "Mon nom est écrit dans le ciel" - qui est édité chez Novalis. La cassette comprend également une pièce composée par sœur Huguette Boutin, une carmélite.

Les 12 paroisses du Canada portant le vocable de Thérèse de l'Enfant-Jésus -particulièrement regroupées au Québec - s‘impliqueront à leur façon. Un document de réflexion leur est destiné.

En avril 1997. le père Marie-Michel, un Carme qui a fondé, en France, avec le père Daniel-Ange, Jeunesse-Lumière, une école de la foi pour les jeunes, fera une petite tournée de deux semaines au Québec en compagnie de deux religieuses de la communauté Elie Thérèse.

De plus, chaque Carmel aura ses activités. Le Carmel trifluvien. par exemple, débutera l'année du centenaire, le 29 septembre en après-midi, par une grande célébration eucharistique présidée par l’évêque du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Laurent Noël.

Le 1er octobre. Pierre Francoeur, un Clerc de St-Viateur qui se spécialise en histoire thérésienne, célébrera une messe et prononcera une conférence.

Les ainés auront leur célébration spéciale, le 16 novembre, et les groupes de vie mariale sont invités, le 8 décembre en après-midi, pour un chapelet médité introduit par des pensées de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Cogéco captera l'événement qui sera retransmis, via la télévision câblée, dans la région trifluvienne. Sœur Loraine Caza sera également sur place pour une conférence. Enfin, une exposition est offerte aux groupes qui désirent se familiariser avec la vie de Thérèse de Lisieux.

Benoit Voyer

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Le Carmel de Trois-Rivières
1785, boul. du Carmel
Trois-Rivières, Québec, Canada G82 3R8
(819) 374-5303


(Transcription du texte original en vue d’une publication dans l’édition de septembre 1996 de la Revue Sainte Anne)