TOURISME: L'Hôpital général de Québec

Ma visite à l'Hôpital général de Québec

Par Benoit Voyer
28 
août 2025

Le 25 août 2025, en fin d'après-midi, j'ai participé à une visite guidée de la plus vieille partie de l'Hôpital général de Québec, le plus ancien ensemble conventuel en Amérique. Certaines sections remontent à l'époque de l'arrivée des Récollets, il y a environ 325 ans. La maison religieuse qui appartient de nos jours aux Augustines héberge plusieurs communautés religieuses vieillissantes.

La majeure partie de la chapelle Notre-Dame des Anges remonte à cette époque. C'est ici que se sont mariés les grands-parents de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, Benjamin Durocher et Geneviève Marchesseau. C'était le 16 juillet 1765. Cette dernière a d'ailleurs été baptisée dans cette enceinte, le 26 mars 1748.

La chapelle était le lieu de rassemblement religieux des paroissiens de Notre-Dame-des-Anges. D'ailleurs, cette paroisse a encore de nos jours le statut de municipalité. Il s'agit de la plus petite entité municipale au Québec. Elle est enclavée dans la ville de Québec. Au chapitre démographique détient le plus bas taux de fécondité et la population la plus âgée. Sa population est composée de religieuses célibataires âgées et des bénéficiaires du CHLD.

Dans la plus vieille partie de la crypte, sous la chapelle, serait inhumé Louis Hébert, mon 11e arrière-grand-père. Louis Hébert, Marie Rollet et trois de leurs enfants sont les membres de la première famille française à s'établir en Nouvelle-France. Il est décédé le 25 janvier 1627 lors d'une attaque de quelques Amérindiens. Leur fille Guillemette épousera Guillaume Couillard, l'ancêtre en ligne directe de l'ancien premier ministre du Québec Philippe Couillard.

A la porte de la chapelle, on retrouve la tombe de Mgr de Saint-Vallier, le deuxième évêque catholique de Québec et de la Nouvelle-France. Il y a quelques années, un artiste a conçu un magnifique vitrail le représentant. Une belle oeuvre artistique.

Dans la chapelle, on retrouve aussi des oeuvres de peintres. Les plus significatives sont signées par Joseph Légaré. J'ai particulièrement apprécié la scène de la Nativité.

Dans les couloirs du monastère on retrouve de nombreuses peintures, dont un portrait de Geneviève Juchereau Duchesnay, une ancienne supérieure de la maison. Elle est la petite-fille de Nicolas Juchereau de Saint-Denis, seigneur des Aulnaies.









PAROLE DE Philippe Couillard


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette

La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

EN MUSIQUE: Une fleur printanière (André Malette Chénier et François Couture)


TROIS-RIVIERES: L'étang complété


L'étang complété

Les travaux de de La réfection de l'étang Sacré-Coeur de Cap-de-la-Madeleine se termineront dans quelques jours. La fontaine sera en opération le 23 août. Deux jours plus tôt, se sera l'enlèvement des mauvaises herbes poussées en abondance au long de l'été. La réparation des murets devait, initialement, se terminer jeudi dernier. "Les dommages étaient plus importants que les estimations prévues au début des travaux", dit Jacques Picard du Service Loisirs et culture. Heureusement, les coûts n'ont pas excédé les prévisions. La 2e phase des réparations se transportera, l'été prochain, dans l'étang Dumoulin, située à proximité.

(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 38. Article de Benoit Voyer non signé)

En ce 27 aout 2025


LE BALADO: Le frère Marie Victorin no 4


ARTICLE DU JOUR: Le frère Didace Pelletier

Le frère Didace Pelletier

Par Benoit Voyer

27 août 2025

Le 28 juillet 1657, à Sainte-Anne-de-Beaupré, naît Claude Pelletier, fils de Georges Pelletier et Catherine Vannier, originaires de Dieppe en France.

Puisqu’il n’y a pas encore d’église dans ce patelin, il est baptisé dans la maison familiale par le père jésuite André Richard, un missionnaire de passage. L’acte de naissance est écrit sur une feuille volante et transcrit dans le registre paroissial par l’abbé Germain Morin, curé de la paroisse en 1690. Il s’agit du premier acte de baptême qui figure dans le registre paroissial.

En 1664, le 28 février, l'évêque de Québec et de la Nouvelle-France, saint François de Laval, lui octroie le sacrement de confirmation.

A Saint-Joachim, sur la côte de Beaupré, il fréquente l’école d’arts et métiers fondée par l’évêque. Il devient charpentier et menuisier.

Il part de Sainte-Anne-de-Beaupré en septembre 1678. Il a 21 ans.

A Québec, il entre chez les Récollets, au Couvent Notre-Dame-des-Anges. Arrivés en Amérique en 1615, ils sont les premiers missionnaires à s’établir en Nouvelle-France. Le 3 février 1679, Claude revêt l'habit religieux et reçoit le nom de Frère Didace. Le 5 février 1680, il prononcera ses vœux de pauvreté, chasteté et obéissance.

À Notre-Dame-des-Anges, le père Joseph Denis devient son accompagnateur spirituel. Il le dirigera pendant quatorze ans.

Dès cette époque, on reconnaît sa vie religieuse intense et fervente, et son travail consciencieux de charpentier et bâtisseur d'églises et de couvents. Il sera mis à contribution à Percé et à l'Île Bonaventure (1684-1689), à Plaisance, Terre-Neuve (1689-1692) et à Montréal (1692-1696).

Le frère Didace est finalement nommé à Trois-Rivières. Il entreprend la construction de la chapelle du couvent et, durant l'hiver 1698-1699, travaille à la préparation du bois qui sera utilisé au printemps.

L'hiver sera rigoureux. Le récollet attrape une pleurésie. D’urgence, on le transporte à l'Hôpital des Ursulines. Même si le médecin (probablement le docteur Jacques Duguay) le dit hors de « danger de mort », il demande les « derniers sacrements ».

Le samedi, le 21 février 1699, le frère Didace, 41 ans, dont une vingtaine d’années chez les Récollets, décède.

Il est inhumé dans la crypte de l’église des Récollets, à Trois-Rivières. Une église, construite en 1754, est érigée sur le même emplacement. De 1821 à 2000, le lieu est occupé par les Anglicans. Il est devenu un bien patrimonial de la Ville de Trois-Rivières. Son corps reposerait toujours sous l’église. Quant à son crâne, il a été transporté à Québec et conservé dans la sacristie. Il est disparu dans un incendie, le 6 septembre 1796.

Le père récollet Joseph Denis, qui a vécu avec lui une bonne partie de sa vie religieuse, écrit à son sujet: « Frère Didace a conservé toute sa vie, non seulement la première ferveur de son noviciat, mais encore la première grâce de son baptême... Son obéissance était parfaite dans les petites choses comme dans les plus grandes et sa pauvreté si extrême qu'il n'a jamais voulu avoir seulement qu'une tunicelle pour changer dans les plus grandes chaleurs de l'été où il était continuellement exposé, travaillant à la charpente de toutes les églises et maisons de nos établissements, non plus que de s'exempter du jeûne dans les plus grands et pénibles travaux, et de se lever à minuit pour prier. […] Lorsque je lui représentais qu'il ne pouvait pas vivre longtemps en ne donnant aucune relâche à la nature, il me priait, non seulement comme son confesseur, mais encore comme étant presque toujours son supérieur, de le laisser faire, aimant mieux mourir dix ans plus tôt et avoir la consolation d'avoir observé sa Règle que de vivre dix ans plus tard et avoir à se reprocher de s'être épargné. Sa Religion (son Ordre religieux) s'était bien passée de lui avant qu'il y fût et elle s'en passerait encore bien après sa mort. Le travail qui faisait le plus d'honneur à son état était de se sanctifier soi-même. Son humilité était si profonde qu'il s'estimait toujours serviteur inutile, quoique doué de beaucoup d'esprit et de pénétration pour tous les arts. »

Huit mois après sa mort, Mgr Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de St-Vallier, deuxième évêque de Québec, débutait son procès en vue de le béatifier et le canoniser. Il sera repris en 1717 et, dans ce cadre, le séminaire de Québec gardera les témoignages du père Denis et des 22 miracles attribués au frère Didace. Malheureusement, il n’y eut pas de suite à ce début d’enquête. Il n’est pas impossible qu’il soit réouvert.

TOURISME: Georges Vanier, lieutenant-gouverneur du Canada


La chapelle Georges Vanier dans la Citadelle de Québec, le 25 août 2025, lieu d'inhumation de Georges Vanier et de plusieurs gouverneurs-généraux du Canada.




PAROLE DE Jean-Marc Aveline

NATURE


Le Fleuve Saint-Laurent, vue de la Citadelle de Québec

EN MUSIQUE : Souvenirs d'un vieillard (Albert Viau)


TROIS-RIVIERES: Gestion des déchets - Le Cap décide d’innover


Gestion des déchets
Le Cap décide d’innover

La ville de Cap-de-la-Madeleine signera, dans les prochaines semaines, une entente avec la firme Composortium dans le but de fonder une société d'économie mixte qui aura lieu pour mission de gérer les déchets de la ville. Une conférence de presse aura lieu très bientôt (la date n'est pas encore déterminée) pour annoncer ce projet qui associera la municipalité à une entreprise privée. La première étape consistera à étudier s'il y a intérêt à faire comme la MRC du Haut-Richelieu. La ville de Ste-Marthe serait éventuellement prête à devenir partenaire dans ce projet, si les résultats sont satisfaisants.

(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 3. Article de Benoit Voyer non signé)


En ce 26 août 2025


LE BALADO: Le frère Marie-Victorin no 3


ARTICLE DU JOUR: Mon périple sur les traces des saints du Canada


Mon périple sur les traces des saints du Canada

Par Benoît Voyer

26 août 2025

Depuis le 10 juin, je poursuis, à temps perdu, mon périple sur les traces des saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu catholiques du Canada. Ce périple comprend des visites des lieux de sépulture et d’endroits où ils ont vécu, de la recherche documentaire, de la lecture au sujet de ces gens et la rédaction de petits récits.

Tombe de la bienheureuse Élisabeth Turgeon
De passage au Bas-Saint-Laurent, le 27 juin, au début de l'après-midi, je me suis recueilli devant la tombe de la bienheureuse Elisabeth Turgeon, dans la chapelle des Sœurs du Très Saint Rosaire, à Rimouski. Sœur Éliette Thériault, 97 ans, a parlé, à Manon et moi, de l'histoire de la fondatrice de sa communauté religieuse et nous a conduits auprès d'elle.

L'abbé Charles Dufrost
Le dimanche 13 juillet 2025, en avant-midi, j'ai visité l'église catholique Sainte-Famille, à Boucherville. Sous l'église on retrouve une crypte où est inhumé l’abbé Charles Dufrost, décédé en 1790, fils de sainte Marguerite d’Youville. Par la suite, je me suis rendu à l’église Saint-Jean-Baptiste-de-Lasalle, à Montréal, où repose le vénérable Adolphe Châtillon.

Tombe du vénérable Alfred Pampalon
Le 23 juillet, je me retrouvais devant le lieu où repose le vénérable Alfred Pampalon, près de la chapelle du Très-Saint-Sacrement du Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré. À cet endroit, j’ai pu admirer de magnifiques toiles illustrant de nombreux saints, bienheureux et vénérables du Québec. En après-midi, à Saint-Jean, sur l’île d’Orléans, j’ai visité le Manoir Mauvide-Genest, ancienne maison seigneuriale où Geneviève Durocher, la mère de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, a passé sa jeunesse auprès de sa tante et de son oncle.
Tombe de la bienheureuse Dina Bélanger
Enfin, le 25 août, je suis allé à Québec. Après la messe du matin, à la résidence Boisgomin, je suis allé saluer la bienheureuse Dina Bélanger, dont ce sera la commémoration liturgique le 4 septembre, et j’ai fait ma première visite au sanctuaire du Montmartre canadien où repose le vénérable Marie-Clément Staub (1876-1936). Par la suite, j’ai fait une visite guidée de la Citadelle de Québec. Je suis passé devant la chapelle où reposent Pauline Archer et Georges Vanier, le 19e gouverneur général du Canada, dont l’archidiocèse d’Ottawa a dirigé le dossier en vue de le présenter au Vatican afin qu’il accède un jour au calendrier des saints catholiques. Il y a longtemps, j’ai visité cette chapelle avec des groupes de pèlerins de Granby que j’accompagnais. De nos jours, le guide m’a indiqué que le lieu est réservé aux soldats. Enfin, en fin d’après-midi, avec un groupe, j’ai visité l’Hôpital général de Québec. Je me suis retrouvé dans la chapelle où a été baptisée Geneviève Marchesseau et où elle a épousé Benjamin Durocher. Il s’agit des grands-parents maternels de la bienheureuse Marie-Rose Durocher. Officiellement, l’Hôpital général est situé dans la municipalité de Notre-Dame-des-anges, la plus petite municipalité du Québec, enclavée dans la ville de Québec. Le patelin comprend un ensemble conventuel appartenant aux Augustines où vivent de nombreuses communautés religieuses vieillissantes et un CHSLD. Cela en fait la municipalité québécoise ayant la population la plus âgée et dont le taux des naissances est le plus bas.

D’ici la fin de l’année, je souhaite visiter les lieux de sépulture des vénérables Délia Tétreault, Marie Fitzbach et Marcelle Mallet, de la servante de Dieu Julienne Dallaire et de Colette Samson.

ARTICLE DU JOUR: Le Montmartre canadien et le vénérable Marie-Clément Staub


Le sanctuaire du Montmartre canadien, a Québec et le lieu de sépulture du vénérable Marie-Clément Staub 




PAROLE DE Roger Paré


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

EN MUSIQUE: Rappelle moi (Renee Wilkin)


TROIS-RIVIERES: Un nouveau club de golf à Pointe-du-Lac


Un nouveau club de golf à Pointe-du-Lac

Le Domaine optimiste de Pointe-du-Lac a été vendu au prix de 150 000$ à Guy Gagnon, Jean Proulx et Marc Lyonnais dans le but d'aménager un nouveau club de golf. "Nous sommes à la recherche d'un 4e investisseur, si possible un professionnel du golf", dit Marc Lyonnais.

Un projet récréo-touristique sera également érigé sur le site. "Nous ne savons pas encore quoi. On travaillera sur ce projet cette semaine. Il faut commencer par monter un plan d'affaires. Même si le budget n'est pas encore complété, il est possible de croire que l'investissement tournera autour de 700 000$", ajoute-t-il.

(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 25. Article non signé de Benoit Voyer)

En ce 25 aout 2025


LE BALADO: Le frère Marie-Victorin no 2


ARTICLE DU JOUR: Mon ami Jean-Claude

Voix de l'Est
Mon ami Jean-Claude
l'ex-itinérant devenu président du syndicat de son usine ...

Par Benoît Voyer

25 août 2025

Bip! « Vous avez un nouveau message », dit la chaleureuse voix féminine du service téléphonique auquel je suis abonné. Quel contraste avec le message glacial qui m'attend ...

« Bonjour Benoit, c’est le père Bruno. Rappelle-moi rapidement! C’est important! Tu te souviens de Jean-Claude Synette? Il a un cancer. Il n'y a plus rien à faire pour lui. Il est condamné par la médecine. Il lui reste entre trois mois et trois ans à vivre. Avant de mourir, il désire se marier avec sa Josée [1]. Il m'a demandé de présider la célébration, le 9 mars [2], et il souhaite que tu chantes quelques-unes des chansons que tu as écrites [...] », dit le père Bruno Godin, qui n'a même pas 40 ans, curé de la paroisse Très-Sainte-Trinité-de-Montplaisant de Granby et membre de l'Ordre des Trinitaires, en ce matin de février. Je retiens mon souffle. Je suis bouche bée.[3]

La mort, une bombe
Cette nouvelle est une bombe qui tombe sur ma vie. Mon Israël intérieur est ravagé par une attaque palestinienne. Mon Word Trade Center est touché par Al Quaïda. Un missile s'attaque à ce qu'il y a de plus vulnérable en moi. Mon vieil ami arrive au bout du sentier, il va passer de vie à trépas. Des larmes de douleur envahissent mes yeux. Mes joues deviennent des lacs d'eau salée.

L'écho du désastre émotif résonne en moi.

La main sur la poitrine, je sens que la vie est toujours présente, même si mon cœur et mon esprit chantent à l'unisson « Mort-Mort. Mort-Mort. Mort-Mort.» Je prends conscience que la mort existe parce qu'il y a la vie et que la vie existe parce qu'il y a la mort. Vie et mort sont des cousins.

La mort n'est qu'un passage. Elle n'est pas la fin de la vie. C'est une étape vers une autre dimension qui s'appelle l'espace, l'endroit où nous étions avant notre passage sur la terre et où nous irons après celle-ci. Ce n'est pas compliqué : à la mort, nous retournerons à la maison. Mon ami Jean-Claude prépare ses bagages afin de retrouver son vrai pays. Le chanceux! À la fontaine, près de la gouve, il redécouvrira ce qu'il a perdu en acceptant de venir jouer au grand jeu de l'existence humaine.

Un chercheur de justice
Dans mes souvenirs, Jean-Claude, qui est né en 1957, ne sera jamais mort. À chaque jour, je me rappellerai son combat pour la justice et de plusieurs de ses petits secrets.

Il ne lésine pas au chapitre des droits et des devoirs. Il y a quelques années, insatisfait de la protection syndicale au sein de l'usine de meubles où il travaille sur le boulevard Industriel granbyen, il prend en main le dossier syndical, en catimini, sans se laisser décourager par ses collègues de travail. Il rencontre une autre centrale syndicale, lui procure son accréditation et réussit à convaincre les employés de changer d'association. Depuis ce temps, il veille aux droits des 92 employés de l'entreprise. Même dans sa maladie, il reste en poste.

Peu de temps après son entrée en fonction, il démarre une longue négociation avec l'employeur. Il fait grimper considérablement les salaires et fait augmenter les droits des travailleurs.

À l'image de Michel Chartrand, un homme pour qui il a une profonde admiration, rien ne l'arrête. Lorsque ses patrons font acte d'injustice, il monte le ton et fait de saintes colères. Il les regarde droit dans les yeux et les confronte. Il perd rarement ses causes et les griefs qu'il dépose coûtent cher à l'employeur. Il est dur avec eux. Pas question d'abus.

Cependant, il ne fait pas que gueuler. Il gronde parfois certains collègues qui ne respectent pas les objectifs minimaux qu'exigent le travail.

En février, lorsque Jean-Claude a appris son triste sort, il se préparait à faire le saut au service permanent de sa centrale syndicale.

Toxicomanie et itinérance
Sa vie n'a pas toujours été facile. De 13 à 33 ans, il vit une existence de bohémien. Il devient toxicomane et itinérant au centre-ville de Montréal. Il s'engouffre. Il n'est pas heureux ...

Né au sein d'une famille de six enfants, son père alcoolique quitte tôt le domicile familial, incapable d'en assumer les responsabilités. Assistée sociale avec une marmaille à s'occuper, sa mère doit se battre pour joindre les deux bouts. « Je pense même que maman faisait de petits extras ... Il y avait souvent des hommes à toute heure du jour et du soir à la maison », m'a-t-il déjà lancé, en parlant de cette femme pour qui il a un profond respect.

À l'école, il fait partie des groupes en cheminement particulier. Il éprouve de sérieux problèmes d'apprentissage. Il laisse le monde scolaire au début de l'adolescence.

Il y a quelques mois, il m'a confié : « Un jour de mes seize ans, je suis arrivé à la maison et mes bagages étaient dans des sacs verts sur le trottoir. Ma mère m’a mis dehors. Elle disait souvent : Toi, tu ressembles à ton père! Et ton père, c'est un pourri! »

C'est sa sœur qui lui ouvre sa porte. Il va habiter chez elle. Il se trouve quelques petits boulots, mais « la coke et l'alcool coûtaient cher! »

À 19 ans, débute sa vie d'itinérance sur la rue Saint-Laurent.

Le frère Roger de Montréal
À 33 ans, il rencontre le frère Roger Harvey, un travailleur de milieu membre de l'Ordre des Trinitaires qui dirige la Piaule, un petit organisme qui s'occupe des jeunes de la rue et, surtout, des prostituées du centre-ville montréalais.

Ce bonhomme à la barbe longue, qui ressemblait à un gitan et, comme il le décrivait en 1992 à des toxicomanes au Café chrétien de Sherbrooke, dirigé par sœur Marielle Lemire, « qui avait toujours une jupe sur le dos » (une longue veste), l'intrigue.

Le frère Roger fréquente de jour en jour un restaurant au coin des rues Sainte- Catherine et Saint-Laurent. Il boit et boit du café en bavardant avec les gens, surtout des femmes faciles.

« Un soir, j'entre dans le restaurant et je m'arrête devant lui et je lui dis : Qu'est- ce que tu fais ici? Vous n’êtes pas comme les autres personnes qui viennent ici! Il m'explique son travail et me parle de sa maison où les gens vont se ressourcer », me dit Jean-Claude.

Peu de temps après cette rencontre du frère Roger qui travaille maintenant dans la région de Québec, il visite la Piaule pour la première fois. Il se sent bien en ce lieu. Il découvre le petit oratoire du religieux. Il ne tarde pas à s'y réfugier.

Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie
Plusieurs fois, il m'a raconté cette anecdote : « Une journée, je m'écrase au pied de l'autel de la chapelle et je commence à revoir ma vie. Je n'en peux plus. Pendant trois semaines, je reviens à cet endroit de jour en jour. Je cherche une lumière, une idée d'avenir pour me sortir de cette situation ... Je me sens tellement bien dans cette chapelle ... »

À chaque fois qu'il parle de cette aventure intérieure, ses yeux s'emplissent de larmes. Il est ému. Pour lui, c'est Dieu qui était présent à cet endroit. En Dieu, il a trouvé un père d'adoption.

Son expérience spirituelle, il arrive difficilement à y mettre des mots. De toute manière, cela n’est pas nécessaire. À chaque fois qu'il essaie d'en parler, il suffit de le voir s’essuyer les yeux pour comprendre qu’il a vécu une expérience très particulière.

Il finit par demander au frère Roger de l'aider. Celui-ci l'envoie habiter et travailler à la Maison du Père. Quelques mois plus tard, il demande à un autre Trinitaire de l’amener travailler et habiter à leur maison de Granby afin de lui permettre de changer de milieu de vie. Rester à Montréal aurait contribué à une rechute dans l'univers de la drogue. Partir voulait dire « le début d'une nouvelle vie ».

Sans tarder, il commence à fréquenter le Café d'accueil chrétien sur la rue Saint- Antoine à Granby. Un soir, je l'ai accueilli. En bavardant avec lui, j'ai décidé d’en faire mon ami. Il y a près de 20 ans que nos chemins se croisent.

Bip! Après le timbre sonore, veuillez enregistrer votre message : « Père Bruno, ici Benoît. J'ai bien reçu ton message. Je serai présent le 9 mars si tel est le désir de Jean-Claude. Cependant, j'aimerais que tu me téléphones avant de l'appeler ... » lui dis-je encore troublé par l'annonce du départ de mon ami.

Les battements du cœur humain finissent par s'arrêter, mais l'âme vit éternellement. Un jour, comme Jean-Claude, je traverserai l'arc-en-ciel qui conduit à l'espace. À Édenville, nous habiterons sur la même rue. Jusqu'à ce jour, il sera toujours présent dans mes meilleurs souvenirs.

Mon ami est passé sur l’autre rive de l’existence, le 31 juillet 2002. Il avait 45 ans. Les funérailles ont été célébrées le 10 août 2002 dans la chapelle des Trinitaires, à Granby. Ses cendres reposent au Cimetière Mgr Pelletier.

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[1] Josée Dionne
[2] Le 9 mars 2002
[3] La première version de ce récit a été publié dans la Revue sainte Anne, juin 2002, pages 249 et 254

PAROLE D'Elvis Gratton


NATURE

La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

JADIS A LA RADIO: Saint Alfred Bessette, le Frère André 2 - En rappel


TROIS-RIVIERES: La neuvaine de l'Assomption - Le rendez-vous des Nations


La neuvaine de l'Assomption

Le rendez-vous des Nations

La messe de minuit qui ouvrait sur une note solennel la journée de la fête de l'Assomption, dans la nuit de mercredi à jeudi, fut un moment pour dire combien ce temps de prières et de réflexion est un lien de rencontres entre les nations du monde. A Cap-de-la-Madeleine, les gens viennent de partout pour rendre hommage à la Vierge.
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Benoit Voyer
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Immédiatement après l'entrée solennelle d'une ribambelle de jeunes et du président de la célébration, le père Jacques Letarte, un chant de joie fut interprété par Marie-Claude Poirier accompagné par l'orchestre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et d'un joueur de tam-tam.

Au son de cette joyeuse musique, des chorégraphes de Cap-Jeunesse et des dizaines de jeunes qui couraient dans les allés de la basilique en agitant des drapeaux aux couleurs du monde rendaient grâce à Dieu par leurs corps pour ce jour de joie qui commençait.

Les pèlerins entassés dans la basilique, qui était pleine à craquer, garderont longtemps en mémoire cette grande fête de la mère du Christ.

(Hebdo Journal, 18 aout 1996, p. 7)

En ce 24 aout 2025


LE BALADO: Le frère Marie-Victorin no 1


ARTICLE DU JOUR: Louis Émond, un saint laïc


Louis Émond, un saint laïc

Par Benoit Voyer

24 août 2025

Louis Émond porte le nom de l’auteur du célèbre roman Maria Chapdelaine, mais n’a rien d’un intellectuel. Il s’agit plutôt d’un simple journalier de son époque.

Il naît à Sainte-Famille, sur L'Île d'Orléans, près de Québec, le 24 août 1876. Sa mère est Maria Rhéaume (1845-1922) et son père François-Xavier Émond, un petit cultivateur. Il sera baptisé dans la tradition catholique trois jours plus tard.

On ne vit pas riche chez les Émond. Afin d’aider ses parents, il commence à travailler à l’âge de 12 ans. Il gagne 1$ par semaine dans la cave malsaine d'un sellier-tanneur. Il est un apprenti modèle, appliqué et dévoué aux intérêts de son patron.

Louis passe ses soirées au service de la jeunesse défavorisée au Patronage Saint-Vincent-de-Paul.

Le 12 mai 1902, il unit sa destinée à Maria Gingras. Il a 26 ans. Rapidement, il achète une maison dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec, au cout de 400$. Leurs trois enfants y grandiront. En tout, ils y demeureront pendant 42 ans.

Il s’implique dans le syndicalisme catholique afin de se porter à la défense des ouvriers.

Au conseil municipal de Québec, il représente le quartier Saint-Sauveur, un secteur défavorisé de la ville.

En 1926, 3 000 ouvriers sont mis à pied. Par solidarité, Louis Émond démissionne de son poste. Il deviendra percepteur des arrérages de taxes municipales.

Sur le plan religieux, il fonde le Comité du Sacré-Coeur. Il deviendra un proche du père Victor Lelièvre. Leur amitié durera une trentaine d’années. Le religieux dira de son ami Louis: « La découverte de ce Louis d'or fut l'une des grandes grâces de ma vie. »

En 1930, avec Victor Lelièvre, il fonde, à Québec, la Maison Jésus-Ouvrier. On s’y spécialise dans les retraites spirituelles pour « le monde ordinaire ». Louis Émond prend la direction de la Maison. Il n’hésitera pas à passer de maison en maison, afin de « vendre » la retraite fermée comme étant une « police d'assurance pour le ciel ».

Durant 27 ans, les retraites se terminent par une conférence de Louis Émond. Un retraitant dira un jour: « C'est le père Lelièvre qui a préparé ma confession, et le père X qui l'a entendue; mais c'est Louis Émond qui m'a décidé à persévérer. »

En 1922, à cause de ses services rendus à l'Église, le pape Pie XI lui a remis la décoration de Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand.

Il est décédé à Québec le 26 septembre 1949, à l'âge de 73 ans. Il est inhumé dans le lot A 4 43 du Cimetière Saint-Vallier, une composante du Cimetière Saint-Charles, à Québec

Il a reçu le titre de « serviteur de Dieu ». Ainsi donc sa cause, en vue d’une future canonisation, est à l’étude.

Lieu de sépulture de Louis Émond dans le cimetière Saint-Vallier, a Québec.

PAROLE DE René Lévesque

 


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette

La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette



JADIS A LA RADIO: Saint Alfred Bessette, le Frère André 1 - En rappel


JEAN-PAUL REGIMBAL: La Seigneurie du Christ sur notre pays


La Seigneurie du Christ sur notre pays

Ce congrès marque véritablement un point tournant dans l’évolution du renouveau charismatique. Et cela, pour plusieurs raisons, car il y a eu durant ces dernières années une véritable croissance dans la découverte de la réalité de l’Esprit

Ce n’est plus maintenant du domaine du mythe, mais bien du domaine de la réalité concrète et vécue. Cela marque un point tournant aussi, parce qu’il y a eu des expériences communautaires dans différents milieux. A certains endroits, cette prise de conscience communautaire a pris la forme d’un engagement paroissial. Et ici, nous le voyons prendre la forme d’un engagement diocésain. C’est une joie pour le cœur et pour l’esprit.

La Parole de Dieu Le chemin parcouru depuis trois ans n’a été en quelque sorte qu’un chemin préparatoire a quelque chose de plus grand et de plus puissant encore. Et nous avons comme guide, toujours, la Parole de Dieu, cette Parole dont on dit dans la liturgie d’aujourd'hui qu’elle est “vivante, efficace et vraie, qu’elle pénètre entre le cœur et l’esprit. Entre la moelle et les os, cette Parole qui juge les cœurs et les transforme“. Nous avons cette Parole dans l’épitre aux Romains qui nous affirme: “Je ne rougis pas de l’Évangile, car l’évangile est une force de Dieu pour le salut du croyant” (Rm 1,16).

Le magistère Et nous avons aussi pour nous diriger l’enseignement formel du Pape Paul VI qui dans son exhortation apostolique “Evangelii Nuntiandi”, que la priorité et l’urgence de l’heure, c’est l’évangélisation. Oh! Comme il est important que dans les groupes de prière que chaque membre du renouveau charismatique assume en plénitude, tant sur le plan individuel que sur le plan communautaire, cet engagement à l’évangélisation. Saint Paul le disait d’une façon dramatique: “Malheur à moi si je n’évangélise pas.”.

A- Qu'est-ce qu’évangéliser? 
Oui, l’évangile est une force de Dieu pour le salut. Évangéliser, cela veut dire donner le Christ au monde. Et pour donner le Christ au monde, il nous faut la puissance de l’Esprit saint. Savez-vous ce qui arrive lorsqu’on donne le Christ au monde dans la puissance du Saint-Esprit? Le monde se transforme, car l’évangile est un ferment qui fait soulever toute la pâte parce que chacun a pris conscience de la nécessité de proclamer l’évangile du Dieu vivant dans l’aujourd’hui de l’amour.

Jésus Christ est Seigneur Ce congrès marque aussi un progrès considérable! Le thème qui nous est proposé est tellement vaste qu’il nous faudrait au moins un an pour l’explorer. Nous s’avons hélas que quelques minutes avant la fin du congrès, mais je voudrais, ce matin, dégager un aspect de ce thème inépuisable. En réalité, par les séminaires de la croissance dans l’Esprit, chacun en est venu graduellement à saisir la portée personnelle de cette réalité. Chacun en est venu à découvrir la seigneurie de Jésus-Christ sur sa vie personnelle et la seigneurie de Jésus-Christ s’exerce dans toutes les zones de sa personnalité: la seigneurie du Christ sur l’intelligence, sur la volonté, sur l’affectivité, la seigneurie du Christ sur toutes les relations interpersonnelles et, comme on vient de l’entendre a l’instant dans le témoignage qui a précédé, la seigneurie de Jésus-Christ sur l’unité familiale,

Que ton règne social arrive! 
Mais il faut aller plus loin: Ce n’est là que l’abc, de la démarche chrétienne. L’évangélisation va beaucoup plus loin que cela. Il faut que le règne social de Jésus-Christ arrive sur la terre des hommes. Il faut éventuellement que la Seigneurie de Jésus Christ s’exerce sur toutes les instances de notre vie sociale. 

La lettre des évêques, en date du 1er septembre, cette année, vient nous confirmer la chose. En effet, la directive que les évêques nous donnent dans le prolongement de l’enseignement du pape, c’est que l’heure est venue “de passer de la parole aux actes”. Il faut que l’évangile produise un impact a tous les niveaux de la vie sociale et cela ne se fera pas par le ministère des anges. C’est nous, les hommes, qui avons la responsabilité de changer cette société dans laquelle nous vivons par le ferment de l’évangile proclamé dans la puissance du Saint Esprit. Il est important de bâtir un nouvel ordre social fondé sur la justice en Jésus Christ, fondé sur l’agape christique qui rassemble les hommes dans l’unité et la paix, parce que l’esprit saint aura tissé des liens indissolubles entre les cœurs des frères humains qui, sous la mouvance de l’Esprit, crieront ensemble: “Abba! Père!”

Le document des évêques Il est important que la Parole de Dieu, l’évangile, rejoigne tous les niveaux de la communauté. Au numéro 4 du document des évêques qu’est-ce qu’on lit? “Comme disciples du Christ, nous avons une responsabilité précise dans l’établissement d’un ordre social fondé sur la justice.” Quand on parle ici du mot justice, ce n’est pas seulement dans le sens légal, mais aussi dans le sens biblique, dans la sainteté de l’ordre des relations voulues par Dieu. Et nous sommes en cela les héritiers des prophètes d’Israël, tels Amos, Jérémie, Isaïe, pour qui connaître Dieu, c’est chercher la justice dans la vérité, c’est de chercher la justice pour les déshérités, les pauvres, les opprimés, les mal-aimés. Tant que l’évangile de Jésus-Christ ne sera pas traduit en œuvres de vérité qui feront éclater la justice de Dieu sur la terre des hommes, eh bien, à ce moment-là, nos activités sont vaines.

Un point tournant 
Ce congrès marque précisément le point tournant dans l’évolution du renouveau charismatique. Il est temps, et plus que temps, que les groupes de prière passent de la Parole aux actes, de la prière à l’engagement apostolique, et là ou notre engagement apostolique trouvera son expression vraie, c’est dans l’évangélisation : donner le Christ au monde dans la puissance du Saint-Esprit. C’est par là qu’il y aura transformation radicale de notre société, a tous les niveaux. L’Évangile de Jésus Christ, veut véritablement être proclamé non seulement dans cet aréna! Ici, voyez-vous, c’est relativement facile de proclamer tous ensemble que Jésus Christ est le Seigneur a la gloire de Dieu le Père : On est en sécurité, on est en famille, la famille est large! Alléluia! (Pointe d’humour) Mais il faut aller beaucoup plus loin que cela! Nous ne pourrions avoir de repos dans l’œuvre d’évangélisation tant que, dans l’hôtel de ville de chaque cité du Québec et du Canada, les membres du conseil, à la suite du maire, ne proclameront ensemble d’une seule voix : Jésus Christ est Seigneur a la gloire de Dieu le Père!

B-L 'évangélisation au Québec
Ce qu’il reste à faire L’œuvre de l’évangélisation est à peine commencée, car il faut aussi que dans le monde syndical et dans le monde patronal, l’évangile fasse des avances et transforme les milieux, car il n’y a pas seulement la conversion des individus à assurer, il faut de plus qu’il s’opère une conversion communautaire. La communauté syndicale et la communauté patronale ont toutes les deux besoins de conversion. Voyez-vous ça d’ici le jour ou le Front commun se ralliera autour de la Parole proclamée: “Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père!” Vous n’avez pas hâte de voir nos chefs syndicaux militer au sein du peuple de Dieu? Là, on pourra dire qu’on a commencé l’évangélisation! Pas avant! Donc on a encore du pain sur la planche...

L’audace de la foi apostolique 
Mais il faut aller beaucoup plus loin que cela! Jésus-Christ veut être le Seigneur de chaque comté. Cela veut dire qu’il faut que nous ayons assez de courage, assez d’énergie, pour faire sentir notre présence chrétienne et évangélique dans chaque comté, de sorte que l’on puisse dire au candidat: “Nous voterons pour vous seulement dans la mesure ou, dans votre vie personnelle et dans votre activité politique, il sera évident que Jésus-Christ est Seigneur a la gloire de Dieu le Père”.

Pour ma part, je n’aurai de repos que lorsque je verrai sur la colline parlementaire à Québec le premier ministre se lever en chambre et tous les députés avec lui proclamer: “Ici, au Québec, Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.”

A ce moment-là, on pourra parler de ministre qui ont de vrais ministères, pas avant! Ça prendrait même la nomination d’un nouveau ministre: ministre des Ressources surnaturelles! En aparté a la blague: On proposera Mgr Langevin pour ce ministère-là. C’est ça, l’évangile vécu. Il ne faut pas se contenter tout simplement de proclamer l’évangile en vase clos! Il faut que l’éclatement pascal trouve son retentissement sur la place publique, de même que la venue de l’Esprit au Cénacle a poussé les apôtres à aller précisément sur la place du marché annoncer les merveilles du Seigneur. L’évangélisation doit rejoindre tous les segments et tous les secteurs de la société.

Évangélisation des structures 
L’évangile de Jésus doit rejoindre les ressorts profonds de l’économie. Cela suppose donc que les économistes eux-mêmes connaissent les principes de “l’économie du salut”. Ce serait déjà là une bonne partance! Il faudrait de plus que ceux qui sont à la tête des institutions financières soumettent leur gérance a la seigneurie de Jésus-Christ, car ils ne sont que des intendants: ils n’ont que l’administration des biens qui leur sont prêtés par le Seigneur. Mais si Jésus n’est pas le Seigneur de nos institutions financières, ça va continuer de mal en pis, car tant que les profits prendront le dessus sur la personne, l’évangile n’est pas incarné.

Il faut une conversion de nos institutions financières pour qu’en le profit cède le pas à la dignité et à la noblesse de la personne et que le capital soit au service de l’épanouissement de l’individu, de la famille et de la société. C’est ça de l’évangélisation in concreto.

Vous avez reçu un Esprit de force 
On n’a pas encore commencé à évangéliser. On est bien trop peureux! Pourtant, nous avons reçu non pas un Esprit de crainte, mais un Esprit de force. Nous avons reçu un Esprit d’amour et nous avons reçu un Esprit de maitrise de soi. Pourquoi ce revêtement de puissance sinon pour faire éclater la Parole de Dieu dans tous les segments de la vie? C’est ça que les évêques nous disent. Et si nous sommes fils de l’Église, si nous sommes fidèles croyants qui nous laissons enseigner par nos pasteurs, il importe que ces paroles deviennent réalité de vie et que la Parole de Dieu s’incarne en notre milieu québécois. C'est urgent! Il faut que nos institutions sociales correspondent aussi à la réalité de la seigneurie de Jésus-Christ pour changer le climat de cette province.

Situation explosive 
Actuellement, nous sommes assis sur un volcan! Le volcan de la haine, le volcan du ressentiment. Nous sommes assis sur un volcan qui risque d’éclater, et la seule façon d’éteindre ce volcan de haine, c’est par des torrents d’amour! Je n’en connais pas d’autres! Et ces torrents d’où jaillissent-ils sinon du cœur transpercé de Jésus. 

Et quand Jésus inonde par son amour tous les volcans humains, ceux-ci s’éteignent, et c’est alors que s’affirme la victoire de celui qui est Seigneur a la gloire de Dieu le Père.

Le règne sociale du Christ au Québec C’est donc dire que l’évangile de Jésus-Christ doit changer toutes et chacune de nos institutions: sociale, culturelle, politique et économique, afin que vraiment d’un bout à l’autre de la province, la seigneurie de Jésus-Christ puisse s’affirmer d’une façon concrète et de sorte que les gens puissent véritablement bénéficier de la libération individuelle et collective de Jésus, le messie, est venu proclamer. La proclamation de l’évangile a pour but de hâter non seulement la libération des opprimés, mais aussi de créer un climat de communion, un climat de communication, parce qu’il y aura eu d’abord un climat de réconciliation, Est-ce qu’on peut dire qu’au Québec, actuellement, règne un climat social de réconciliation? Dans le domaine scolaire, est-ce qu’il existe un climat de réconciliation? Dans le domaine politique, dans le domaine économique, dans le domaine culturel, est-ce qu’il existe un climat de réconciliation et de communion? “On est six millions, faut évangéliser à la gloire de Dieu le Père.

C-L ’évangélisation au Canada 
Vous voyez les implications concrètes que la seigneurie de Jésus peut avoir. Mais même si, à la colline parlementaire de Québec, tout le cabinet et tous les députés reconnaissent la seigneurie de Jésus-Christ, on n’aurait que commencé a évangéliser. Pourquoi? Parce que notre pays est un pays fédéré et qu’il faut que cette fédération trouve à Ottawa l’expression de la seigneurie de Jésus-Christ. Et remarquez bien que la devise du Canada: “A mari usque ad mare” est tirée du psaume 71 qui est un psaume messianique, ne l’oubliez pas! N’oubliez pas que les Pères de la Confédération ont trouvé l’inspiration de l’unité canadienne a la lumière des psaumes. Ça en dit long! Et de tous les versets, ils ont choisi celui qui exprime le dominion de la seigneurie du messie: qu’Il règne d’un océan à l’autre. Eh bien! Le Canada n’accomplira pas sa mission sur la terre des hommes et dans l’harmonie des peuples tant que la seigneurie de Jésus-Christ ne sera pas proclamée “A mari usque ad mare”, d’un océan à l’autre.

Tous sont appelés à l’évangélisation 
Mais comment pensez-vous que ça va arriver? Par le ministère des anges? Cela va arriver par votre témoignage a vous! Cela va se produire par le rayonnement de votre propre activité. Au fur et à mesure que l’évangélisation s’étendra dans vos milieux, cela deviendra contagieux., et finalement, tout le Canada sera poussé par la puissance merveilleuse de la Parole de Dieu qui rassemble son peuple dans l’unité.

Les nouveaux ministères dans l’Église Vous voyez pourquoi nous avons besoin a l’heure actuelle que le Seigneur suscite dans son Église des apôtres, des prophètes, de évangélistes, des docteurs et des pasteurs? C’est précisément afin que le peuple de Dieu soit rassemblé sous la puissance de la Parole et mu dans la puissance de l’Esprit pour proclamer la seigneurie de Jésus-Christ d’un océan a l’autre! C’est pour cela! Cela ne peut se faire que par la communauté qui s’appelle l’Église. C’est pourquoi il faut des conversions communautaires. C’est pourquoi il faut des prises de conscience communautaires : pour en arriver à des prises de position communautaires. Et c’est l’Église, l’Église, tête et membres, l’Église peuple de Dieu, qui devient prophète : C’est l’Église peuple de Dieu qui annonce l’évangile a notre temps pour assurer non seulement par proclamation, mais pour assurer d’une façon existentielle dans chacune de nos institutions, que Jésus-Christ est Seigneur, a la gloire de Dieu le Père!

Le temps est venu : c’est l’heure! Le pape nous dit qu’il s’agit-là d’une urgence et d’une priorité. Et les évêques nous le disent aussi qu’il s’agit de responsabilité urgente de l’heure : « les signes des temps nous pressent de réfléchir comme chrétiens sur les responsabilités qui nous incombent au plan de l’organisation de la société et de passer de la parole aux actes ».

Le temps est venu, et je me demande même s’il n’est pas un peu tard, ou nous allons faire sentir que l’évangile de Jésus-Christ n’est pas un vain mot, mais que c’est « une force de Dieu pour le salut de nos frères ». Il importe, pour nous, de saisir l’urgence et la priorité que représente pour nous l’évangélisation. Il ne faut pas avoir peur : c’est cela qui nous tue communautairement! On a tellement peur que les gens disent ceci ou cela de nous, qu’on demeure paralysé, infécond. Alors, on passe son temps à gémir : « Eh! Que cela va mal au Québec! Eh! Que ça va mal dans le domaine scolaire! Et on ne glorifie certainement pas Dieu notre Père!

Le Seigneur veut régner! Le Seigneur veut régner! Et le Seigneur met sur nos lèvres la prière que Jésus nous a enseignée : « Que ton règne social arrive! Que ta volonté soit faite au Canada comme au ciel ». Le Notre Père, vous savez, a un retentissement considérable lorsqu’il est récité comme l’expression de notre foi communautaire. « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Quand Français et anglais pourront le dire communautairement et que la communauté francophone pourra dire à la communauté anglophone : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à la communauté anglophone » et quand, parallèlement, la communauté anglophone, au nom du Seigneur Jésus-Christ, alors, et alors seulement, le climat social va changer! Mais on n’est pas rendu la parce que la prise de conscience communautaire n’est pas encore suffisamment faite! Un congrès comme celui-ci, cependant, marque un point de départ vers cette conscientisation collective face à l’urgence de l’évangélisation.

D-J ’ai eu un songe et une vision
Je lisais dans la prophétie de Joel : « En ces temps qui sont les derniers, le Seigneur dit : « Je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors leurs fils et leurs filles prophétiseront, les jeunes gens auront des visions et les vieillards des songes » (Jl 3,1-5) Comme je ne suis ni tout à fait dans la catégorie des jeunes gens et comme je ne suis pas encore tout à fait dans la catégorie des vieillards, j’ai eu les deux : visions et songes. J’ai eu une vision, j’ai eu un songe, que le 14 octobre 1980, l’ensemble de toutes les forces ouvrières montaient par centaines de mille vers la colline parlementaire. Et là, il y avait des gens massés qui criaient, et ils portaient des pancartes, et ils portaient des bannières. A première vue, j’ai dit : Ça y est! C’est l’éclatement! C’est véritablement l’effusion de sang! Et je voyais les trois chefs syndicaux qui menaient la marche, et qui se présentaient finalement devant le ministre du travail. Puis ils ont dit : « Nous avons une déclaration à vous faire, monsieur le ministre, nous affirmons l’urgence et la nécessité de réviser complètement et entièrement toutes les bases de nos relations patronales ouvrières. Nous venons vous faire part de notre décision communautaire. Le principe de nos rapports, désormais, sera de reconnaître que Jésus est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ». Alors, le ministre du travail a crié « Amen! » et tout le monde a crié « Alléluia! » Bien entendu c’est un rêve, c’est un songe… Quand cela deviendra-t-il réalité? Je laisse cela a vos conjectures !!!

Et le songe continue. C’est la réunion de tous les maires de municipalités, et les maires de municipalités se rendent devant le ministre responsable de toutes les municipalités. Ils présentent les problèmes d’habitation, les problèmes de logistique, les problèmes d’approvisionnement d’eau, les problèmes de pollution de l’air, de l’espace, du son, et alors ils déclarent : « Monsieur le ministre, après avoir examiné sérieusement la gravité des problèmes, et le point de non-retour déjà atteint, nous nous apercevons que, humainement parlant, il n’y a plus de solution. Mais savez-vous, nous avons découvert une chose : qu’il existe un principe d’ordre, un principe de lumière et un principe de paix, si seulement nous – et nous le proposons au ministre des municipalités – nous reconnaissons que Jésus est Seigneur! » Et tous les maires ont répondu : « A la gloire de Dieu le Père! » Bien entendu, c’est un songe, c’est une vision… Mais c’est comme ça que les songes et les visions deviennent réalité!

Il nous faut des hommes de vision! « Vos jeunes gens auront des songes et vos vieillards des visions”. Voilà ce dont nous avons besoin: être un peu qui a une vision. Un peuple qui a une vision prophétique et un peuple qui a l’audace d’aller jusqu’au bout de sa vision, sachant que cette vision de Dieu le Père est que la seigneurie de Jésus-Christ s’exerce d’un océan à l’autre. Il n’y a pas de doute là-dessus!

L’audace d’aller au bout de ses convictions Il est certain que la vision de Dieu le Père c’est que toute l’administration des finances soit au service de l’homme plutôt qu’un asservissement de l’homme. Il est certain que la volonté de Dieu le Père c’est tout cela, le politique, l’économique, le social, le culturel, soient récapitulés sous la seule seigneurie de Jésus-Christ. Il n’y a pas de doute là-dessus! Mais il faut que nous ayons l’audace de notre foi; il faut que nous ayons le courage de convictions, pour traduire l’évangile en termes concrets de la vie. C’est là où nous en sommes rendus dans le renouveau charismatique. Il est temps maintenant de passer de la parole aux actes.

Nécessité du discernement communautaire Et c'est pourquoi, il a été si important durant cette fin de semaine de parler de la puissance de la Parole, de parler de la puissance de la prière, de parler de la nécessité du discernement et de parler aussi de la variété des charismes et des ministères, car tout cela est mis en jeu dans la réalisation de l’avènement de la seigneurie de Jésus-Christ d’un océan à l’autre! C’est nécessaire.

Il est temps maintenant que les groupes de prière exercent un discernement communautaire en disant: “Comme nous qui sommes d’ici à Québec, nous qui sommes à Rivière-du-Loup, nous qui sommes de la Beauce, nous qui sommes de Lotbinière, nous qui sommes de Trois-Rivières, comment, concrètement, allons-nous traduire notre incarnation d’évangile en répondant ici aux besoins de notre temps?

1.La famille
Sachez qu’il y a quatre points d’impact pour que l’évangélisation devienne corps et vie dans notre milieu. Il y a d’abord la famille: la famille est le premier lieu d’impact, car c’est par l’assainissement de la famille qu’on va réellement assainir et redresser toute société. Il est important que l’évangélisation dans votre milieu trouve une expression pour un apostolat, une évangélisation systématique, une évangélisation joyeuse de la famille.

2.La jeunesse
Le second lieu d’impact, c’est la jeunesse. “Vous jeunes gens et vos filles prophétiseront. Sur mes jeunes gens et mes jeunes filles, je répandrai de mon Esprit”. Il faut une action évangélisatrice qui véritablement assume la proclamation de la Parole de Dieu dans le cœur de la jeunesse et il s’agit de se donner les moyens d’action voulus pour que cette évangélisation pénètre en profondeur.

Si d’une part l’école nous est fermée, il nous reste la rue. Si d’une part l’école nous est fermée, et soit dit en passant, cela nous a été fermé par 5% de fanatiques qui s’appelle le MLF, mouvement de la langue française, c’est ça qui a parti le bal en 1960, et si nos écoles sont déchristianisées, ça été sous l’influence d’un petit 5% de trouble-fêtes qui a fini par nous nier à nous, 95% de la population, le droit de faire éduquer nos enfants dans la foi. Est-ce qu’il n’est pas temps qu’on sorte de notre mutisme? Malheur à la majorité silencieuse! Eh bien, si les écoles nous sont fermées, on ne peut nous fermer les discothèques, on ne peut pas nous fermer les cafés. Fondons des cafés chrétiens dans tous les secteurs pour rejoindre la jeunesse! N’ayons pas peur! Ayons l’audace d’évangéliser!

3.Les hommes d’affaires
Le troisième point d’impact d’évangile, c’est auprès de ceux qui exercent un rôle de commandement dans la société, les hommes d’affaires, les hommes d’affaires qui sont impliqués dans le domaine industriel, dans le domaine commercial, dans le domaine de la promotion sociale. Ce sont ces hommes-là qu’il faut aller chercher, car si la société doit traduire le règne social de Jésus-Christ sur la terre des hommes, le Seigneur va se servir de ceux qui sont déjà là et qui ont des postes de commande. Ceux-là, il faut tous les évangéliser. C’est pourquoi nous avons fondé ACTE, l’Association chrétienne des témoins dans l’entreprise”. C’est une forme d’évangélisation, non pas la seule, bien sûr, mais il s’agit d’être assez créateur, assez inventif pour trouver les moyens nécessaires afin d’évangéliser ceux-là qui ont des responsabilités sur le plan décisionnel, afin que le règne social de Jésus-Christ devienne une réalité, ici, au Québec. C’est nécessaire. C’est urgent. C'est prioritaire.

4.Les hommes politiques 
Et le quatrième point d’impact, c’est auprès précisément des maires, des députés, députés provinciaux, députés fédéraux. Et je puis vous dire que le Seigneur m’a conduit à évangéliser ces gens-là d’une façon très bizarre. C’est arrivé à Toronto. Imaginez-vous si le Seigneur n’a pas un vrai sens de l’humour: de me parler à Toronto. Au moins, s’il avait eu la décence de me parler à Québec! Mais il a choisi Toronto, que voulez-vous! (En blaguant). Peut-être parce que ce coint a plus besoin d’évangélisation... Passons...

E-La puissance de la prière
C’était le dimanche du Christ Roi en novembre 1975. J’étais là dans la chambre d’hôtel en train de lire la Bible pour préparer mon sermon du dimanche. Le Seigneur m’a dit : « Mets ta bible de côté, j’ai à te parler ». Je suis resté saisi. Or, j’ai mis la bible de côté. Et là, le Seigneur me dit : « Prends un crayon, écris ». Et je me suis exécuté. Il m’a dicté une prière que je vais vous lire, une prière que le Seigneur a utilisée pour ouvrir des portes au niveau des mairies, au niveau du gouvernement provincial, au niveau du gouvernement fédéral. C’a été une petite clé que le Seigneur m’a donnée pour rejoindre ces milieux qu’on appelait intangibles. C’est une prière. Écoutez-la!

La prière de la paix Notre Père qui est aux cieux, nous consacrons notre pays bien-aimé a la Royauté et à la Seigneurie du Christ Jésus. Nous te demandons de renouveler notre patrie dans la puissance du Saint-Esprit, afin que tous les Canadiens fléchissent le genou et proclament du cœur et des lèvres que Jésus-Christ est Seigneur a la gloire de Dieu le Père.

Nous te prions de revêtir nos chefs politiques de la sagesse et de la science qui viennent de toi pour gouverner ce pays selon la souveraine volonté du Père, afin que le Québec et le Canada prospèrent dans la justice et dans la paix, dans l’amour et la vérité, jusqu’au jour où Jésus soit vraiment le Seigneur d’un océan à l’autre, « a mari usque ad mare »!

Nous nous engageons à une alliance de prière et de témoignage, afin que toute puissance des ténèbres soit rompue et que l’ennemi de Dieu, Satan, soit subjugué, que Jésus-Christ soit le Seigneur de chaque mairie, de chaque gouvernement, et chaque cour de justice du Canada, jusqu’au jour de son glorieux avènement.
Et, quand le Seigneur m’eut dicté cette prière, il m’a dit : « Tu inviteras tous les gens qui sont d’accord avec le contenu de cette prière à envoyer une prière au maire de leur municipalité, aux conseillers municipaux, au député provincial, au député fédéral, aux premiers ministres de la province et du Canada ». Savez-vous qu’il y en a six millions en circulation?

La puissance de la prière Je reçois presque à chaque semaine des lettres de députés de divers comtés, en français, en anglais, qui ont reçu la prière par les commettants de leur région. Il y en a qui m’a dit en avoir reçu 4000! Il dit : « Je la connais par cœur! » Et j’ai reçu une lettre du premier ministre Trudeau qui m’a dit également que son bureau est inondé. Alors, je lui ai répondu : « Plaise à Dieu que cela vous inspire de faire une retraite charismatique avec les membres de votre cabinet! » C’est ça l’audace de la foi! Le Seigneur prend des moyens bien simples! Qui aurait cru qu’une petite prière sur un bout de papier puisse rejoindre le cœur de ceux qui sont dans les postes de gouvernement. »

Déjeuner de la prière à Ottawa
Ce que je puis vous dire parce que j’étais présent, c’est qu’il y a eu un déjeuner de la prière à Ottawa, ou ils étaient 400. Il y avait plusieurs ministres du cabinet fédéral, il y avait 40 ambassadeurs dont l’ambassadeur de Moscou; Il y avait les hauts fonctionnaires de presque tous les départements. Et savez-vous qui assurait la partie musicale? La Gendarmerie royale du Canada. Alléluia! Vous direz ensuite que le Seigneur n’a pas le sens de l’humour!

Déjeuner de la prière à Québec Et croyez-le ou non, nous avons eu aussi un déjeuner de la prière au Parlement de Québec, organisé par le ministre Garneau. Ah! Oui! Voyez-vous la conspiration du silence de messieurs les journalistes! 

Pensez-vous qu’ils ont rapporté cela en première? Bien non, parce que ce n’est pas un meurtre! Ce n’est pas un viol! Et jusqu’à présent, on n’a pas su mettre à la une dans les journaux du Québec les merveilles et les miracles de Dieu. Seulement les meurtres, pas les miracles! Mais un jour viendra tellement sur, claire et irréfutable, qu’il faudra bien que messieurs les puissants des journaux rapportent en première page ce que Jésus a fait au Québec et au Canada.

Conclusion: Jésus-Christ est Seigneur Et il faudra qu’un jour ces messieurs qui s’occupent des médias d’informations fassent des reportages et qu’ils rapportent non seulement aux nouvelles, mais en spécial, les congres charismatiques qui se tiendront d’un bout à l’autre du Canada, car Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père!

Alléluia!

Jean-Paul Regimbal

Conférence prononcée au congrès diocésain du renouveau charismatique de Québec, le 10 octobre 1976. Tiré d'une publication de l'Assemblée canadienne francophone du renouveau charismatique catholique. Document conservé a la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby (Fond P049) et chez Bibliothèque et archives nationales du Québec, a Montréal (BANQ 248.482 R33g 1976)