En ce 23 janvier 2025


SOCIÉTÉ: Le 23 janvier est la Journée mondiale de la solitude.

AMAZON: Une croix sur le Québec et supprime près de 2000 emplois
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2134596/amazon-entrepots-quebec-arret-activites-syndicat

SYNDICATS: Sur X, Éric Duhaime, chef du Parti conseravteur du Québec, écrit: « L’activisme syndical représente de moins en moins de meilleures conditions de travail et donne trop souvent mauvaise réputation au Québec ».
x.com/E_Duhaime/status/1882096250566402114

LANAUDIERE: La 2e édition du brunch bénéfice au profit de l’église de Saint-Lin-des-Laurentides aura lieu le dimanche 23 février 2025 à l’Érablière Au rythme des temps, 280, côte Jeanne, a Saint-Lin-Laurentides. Les billets sont en vente aux messes du dimanche ou au presbytère.

NATURE: Le Parc régional de la Rivière-du-Nord baisse ses droits d'entrée pour l'hiver
laurentides.cime.fm/nouvelles/670631/nouvelle-tarification-pour-l-hiver?utm_term=Autofeed

PARC NATIONAL DU MONT TREMBLANT: Les feux de camp Risqués pour la qualité de l'air?
laurentides.cime.fm/nouvelles/672410/feux-de-camp-risques-pour-la-qualite-de-l-air

LANAUDIERE: Le carnaval d'hiver des Loisirs de Saint-Alexis aura lieu le samedi 8 février, de 11 h à 16 h.



Voici comment et pourquoi je suis devenu prêtre de l’Opus Dei

Abbé Éric Nicolai

Par Benoit Voyer

23 janvier 2025

L’abbé Éric Nicolaï est un homme a l’intelligence au-dessus de la moyenne. Il possède une solide formation humaine, spirituelle et universitaire. En 1995, après avoir obtenu une maitrise en histoire de l’art de l’Université Laval à Québec avec une thèse portant sur les portraits d’enfants au 19e siècle, il obtient un doctorat en théologie de l’Université pontificales de la Sainte-Croix, à Rome, avec un mémoire ayant pour thème : « Les règles exégétiques de Hugues de Saint-Victor ». Ordonné prêtre le 15 septembre 1994 pour la Prélature de l’Opus Dei, il a toujours été habité par un feu dévorant d’amour pour son Jésus. Son parcours de vie est unique.

Nous nous sommes fréquentés quelques années. Nos chemins se sont séparés vers 2007. J’ai cherché à quelques occasions à le revoir, mais en vain. Mes lettres et messages n’ont jamais eu de suite. J’aurais aimé lui dire un simple et honnête « merci » pour ses bons conseils et son amitié. Bien que nos visions sur la foi chrétienne n’étaient pas toujours au diapason, il a marqué ma vie.

En 2003, il m’a permis de partager son histoire aux lecteurs de la Revue Sainte-Anne [1].

*******

BENOIT VOYER – Monsieur l’abbé, qu’est-ce qui vous a amené à devenir prêtre de l’Opus Dei?

ÉRIC NICOLAI – C’est une longue histoire. D’abord, j’étais protestant. Donc, avant d’adhérer à l’Opus Dei, j’ai dû demander à être reçu dans l’Église catholique.

B.V.- Alors, commençons par le début. Vous êtes originaire d’où?

É.N.- Je suis né à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. Mes parents, des immigrants allemands, voulaient que je fréquente une école catholique. Mais de religion protestante, il n’y avait pas de place pour moi. Elle acceptait d’abord les enfants catholiques et, après, s’il restait de la place, les protestants. Il n’y a jamais eu de place pour moi! J’ai donc étudié à l’école protestante du quartier ou j’habitais, à Saint-Lambert. Jusqu’à l’âge de 17 ans, je n’ai pas pratiqué de religion, suivant ainsi les traces de mes parents.

B.V.- Qu’est-ce qui s’est passé dans votre vie a 17 ans?

É.N.- Je me posais des questions sur le sens de la vie. Il me semblait qu’il devait y en avoir un qui ne soit pas banal. De plus, je me suis rendu compte que je devais répondre à une interrogation fondamentale : « Est-ce que Dieu existe, oui ou non? » Ce n’était pas une simple question intellectuelle, car la réponse donnée a cette interrogation suppose toujours un engagement vital.

Au Cégep, je fréquentais un ami catholique. Nous nous connaissions depuis l’enfance. Mes autres amis étaient protestants, comme moi, mais j’étais non pratiquant. Les protestants étaient très enclins au prosélytisme. Ils m’encourageaient fortement à vivre plus intensément ma foi protestante et surtout à lire la Bible. Chaque fois que je m’exclamais : « Ah! Mon Dieu! Oh! My God », ils disaient : « Tu ne peux pas dire ça!| Tu ne peux pas dire ça! C’est un sacrilège! » (rires). Ils m’ont fait réaliser à quel point je disais souvent « Oh my God! », sans lui donner vraiment toute sa valeur. Leur attitude m’indisposait énormément.

Mon ami catholique, Dwight, était tout le contraire d’eux. S’il avait une difficulté, parce que j’étais son ami, je l’encourageais, je le soutenais. Je ressentais un devoir de l’aider. Par exemple, je l’accompagnais même a la messe, non pas parce que la messe comme telle m’intéressait, mais parce que je l’appréciais et qu’il était content de me voir l’accompagner. Nous parlions de toutes sortes de choses.

Un jour, en marchant vers l’église, il me dit : « Écoute, c’est le seul moment que j’ai pour réciter mon chapelet. Tu devrais m’aider! Sinon, je vais me distraire et je n’aurai pas le temps. » Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que le chapelet? » C’est alors qu’il m’a appris la partie du chapelet que je devais dire « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. » J’ai donc prié avec lui sans vraiment prier, simplement parce que je voulais lui être utile.

B.V.- Est-ce que Dwight était membre de l’Opus Dei?

É.N.- Non, mais il connaissait un prêtre de la Prélature. Il fréquentait le Centre Riverview, la maison pour les étudiants ou je suis actuellement aumônier. Il s’y rendait occasionnellement pour sa formation spirituelle.

B.V.- D’où lui venait cette ferveur religieuse? C’est rare chez les jeunes!

É.N.- Dwight étant d’une grande sensibilité religieuse, l’Opus Dei l’aidait à mieux comprendre sa foi. Il me parlait de la foi comme on parlait de bien d’autres sujets. Il ne me donnait pas l’impression de vouloir me convaincre comme mes amis protestants. Parfois, je lui exposais mes arguments et on en discutait.

B.V.- Est-ce que vous avez gardé un lien avec Dwight?

É.N.- Nous nous rencontrons assez régulièrement. Après avoir fait des études dans une école culinaire, il est devenu cuisinier. Je continue de lui apporter mon soutien. Il habite Montréal.

B.V.- A quel moment avez-vous décidé de devenir catholique?

É.N.- Un jour, assis dans un autobus, je réfléchissais à mes conversations avec Dwight. Jésus-Christ, l’Évangile, l’histoire de l’Église… « Il serait tout à fait absurde que tout cela soit une pure invention humaine. Qui aurait la folie de dire : On va inventer un paquet d’histoires pour induire les gens dans l’erreur? » C’était clair pour moi que toute cette tradition devait reposer sur une vérité. Ce jour-là, j’ai décidé d’être catholique.

B.V.- Mais vous n’étiez pas baptisé…

É.N.- Mes parents protestants m’avaient fait baptiser dans leur communauté protestante lorsque j’étais enfant, mais je ne savais pas qu’il fallait être reçu dans l’Église, dans la grande Église, pour porter le nom de catholique.

B.V.- De quelle manière avez-vous appris cela?

É.N.- Au Cégep, entre jeunes, un jour que nous parlions de religion, chacun disait quelle était la sienne. « Je suis bouddhiste, moi », puis un autre, « moi, je suis protestant… ». « Et toi, Éric, qu’est-ce que tu es? » J’ai répondu « Je suis catholique! » Il y a eu un silence. Une fille m’a regardé et m’a dit : « Tu n’es pas catholique, toi! » J’ai rétorqué : « Oui, je suis catholique! Je crois tout ce que l’Église enseigne… » Elle ajouta : « Tu penses que tu es catholique… mais tu ne l’es pas! » Sa réponse m’a bouleversé parce que je pensais l’être.

J’ai mentionné à Dwight ce qui m’était arrivé. « Il faut que tu sois accueilli dans une communauté de foi », m’a-t-il répondu. Alors j’étais catholique dans mon cœur, mais baptisé protestant, je n’étais pas en plein communion avec l’Église catholique.

J’ai suivi alors quelques catéchèses initiatiques. Mgr Norbert Lacoste m’a bien expliqué les fondements de la foi catholique. Ensuite, le 14 mars 1982, j’ai fait une profession de foi durant une célébration eucharistique a la paroisse Saint-François-d ’Assise, à Saint-Lambert. J’avais 18 ans. Mes parents ont assisté à la cérémonie.

B.V.- Est-ce qu’ils étaient d’accord avec votre choix?

É.N.- Ils pensèrent surement que cela n’était qu’une étape de mon adolescence et que je m’en sortirais. (Il lance cette phrase sur le ton de la plaisanterie avant de poursuivre plus sérieusement) Toutefois, ils ne se sont pas opposés à mon choix parce qu’ils ont toujours eu un grand respect de la liberté.

B.V.- Pourquoi n’y a-t-il pas eu un nouveau baptême?

É.N.- Vous savez sans doute que l’Église catholique reconnaît la validité du baptême reçu dans certaines communautés protestantes et que l’on ne peut être baptisé deux fois. C’est la raison de ma profession de foi.

B.V.- Quand avez-vous fait votre initiation aux sacrements du pardon et de l’eucharistie?

É.N.- Quelques jours auparavant, Mgr Lacoste avait entendu ma première confession et, a l’occasion de ma profession de foi lors de la célébration eucharistique, j’ai pu faire ma première communion au « corps du Christ ». Cela a été un moment très émouvant pour moi. Des ce jour, j’ai commencé à assister chaque jour à la messe. C’est ainsi que le Seigneur a pris peu à peu une grande place dans mon âme.

B.V.- Quelles sont les circonstances qui vous ont amené à connaître l’Opus Dei?

É.N.- C’est mon ami Dwight qui m’a fait connaître l’Opus Dei. Un jour, on s’est donné rendez-vous au métro Guy-Concordia, à Montréal. Sans me dire quoi que ce soit, il m’emmène à la résidence Riverview près de l’Université McGill pour me montrer à quel endroit habite son directeur spirituel.

J’entre. Il me présente. Je m’entretiens environ cinq minutes avec un prêtre qui habite l’endroit. « Comment vas-ti, Éric? Est-ce qu’il t’arrive de prier? » Nous bavardons.

L’homme au col romain doit mettre un terme a la conversation afin de descendre à la chapelle pour le salut au Saint-Sacrement. Je n’ai aucune idée de quoi il s’agit. Il m’invite. L’hostie est exposée dans un merveilleux ostensoir. Bien que je ne sache pas trop ce qui se passe, je suis très impressionné. Je savais que je pouvais communier au « corps du Christ », mais je ne savais pas que nous pouvions l’adorer. Ce fut le début d’un grand amour pour le Seigneur dans l’eucharistie.

B.V.- Vous avez commencé à fréquenter l’Opus Dei dès cette journée?

É.N.- Occasionnellement, j’y retournais pour la méditation du vendredi soir. Au mois d’août 1983, ma famille déménageait à Toronto parce que mon père y était muté par son employeur. J’ai donc cessé de fréquenter la résidence universitaire.

A mon départ, on m’a dit : « Tu pourrais appeler le centre de l’Opus Dei à Toronto… » J’ai répondu positivement à l’invitation, mais je ne pensais pas donner suite à cela.

Un mois plus tard, ne connaissant personne à Toronto, j’ai décidé de téléphoner pour bavarder un peu. Une voix répond : « Comment t’appelles-tu? » Je me présente. « Éric, comment ça va? Viens faire un tour! » L’homme au bout du fil est fort gentil. Nous nous donnons rendez-vous. C’est ace moment que j’ai commencé à fréquenter régulièrement la maison de Toronto pour la méditation et pour la direction spirituelle avec le prêtre.

B.V.- Quelles sont les circonstances qui vous ont amené à adhérer officiellement a l’Opus Dei?

É.N.- Après un certain temps, on m’en a fait la proposition. Un jour, j’ai parlé de l’idée du mariage avec un ami. Par la suite, j’en ai discuté avec mon accompagnateur spirituel. Le prêtre me lance : « Peut-être que dieu te demande PLUS que te marier ». Tout en soulignant que le mariage est un authentique chemin de sainteté, il me dit que l’Église a besoin aussi d’homme qui se consacrent au célibat. Aussitôt que le mot PLUS est tombé de sa bouche, je n’ai pu m’arrêter d’y penser.

B.V.- Pourquoi?

É.N.- Je prenais conscience que ce n’est pas juste moi qui planifie ma vie. Dieu est toujours là pour me demander quelque chose de PLUS. Ce PLUS était pour moi une invitation au célibat apostolique et la possibilité de travailler avec plusieurs personnes, surtout pour faire connaître l’enseignement du Christ et de l’Église. L’idée m’a fait un peu peur, mais, en même temps, elle m’attirait.

Dans une prière, j’ai dit au Seigneur : « Je veux bien te suivre, mais je ne peux pas abandonner ma passion pour la peinture et les arts. » J’ai finalement compris que Dieu ne voulait pas que j’abandonne cet univers et que je pouvais le suivre complètement à l’intérieur de cette profession.

B.V.- Est-ce que vous avez accepté sans trop y penser?

É.N.- C’était le temps de Noel. J’ai donc pris quelques semaines de vacances dans les Cantons-de-l ’Est, au chalet de mes parents. Pendant ces trois semaines, j’ai surtout essayé d’enlever cette idée de mon esprit, mais elle revenait toujours. Le 14 janvier 1984, j’ai écrit une lettre au prélat de l’Opus Dei pour lui signifier mon désir de devenir membre de la prélature a titre de laïc célibataire.

B.V.- A quel moment avez-vous reçu l’invitation à devenir prêtre?

É.N.- En devenant membre de l’Opus Dei, il n’était pas question pour moi de devenir prêtre. On m’a expliqué : « Tu es célibataire. Tu restes laïc. Tu pourrais aussi devenir prêtre si on te le demande, mais tu es libre de dire non. »

J’ai donc terminé une maîtrise à l’Université Laval en histoire de l’art et j’ai commencé à travailler à titre d’assistant à la recherche pour une exposition au Musée des beaux-arts de Montréal. L’histoire de l’art me passionnait. Le temps passait. Or, un jour, je suis invité à réfléchir sérieusement sur la possibilité d’aller étudier la théologie à Rome. Une fondation montréalaise, la Fondation pour la culture et l’éducation, qui finance les études de séminaristes qui fréquentent l’Université pontificale Sainte-Croix à Rome, m’offre une bourse.

L’idée était de me préparer à être encore PLUS au service de l’Opus Dei, d’approfondir son esprit et d’étudier afin d’être davantage disponible pour des tâches de formation. Ces études seraient pour moi un temps de réflexion sur la possibilité de devenir prêtre. J’ai accepté.

B.V.- Comment vos parents ont-ils réagi à votre projet d’aller étudier à Rome?

É.N.- Au début, ils ont été surpris parce qu’ils s’étaient toujours imaginé que j’allais un jour me marier. Finalement, voyant mon enthousiasme devant ce projet et que j’étais heureux à l’intérieur de l’Opus Dei, ils m’ont encouragé.

B.V.- Est-ce que vous avez travaillé durant ces années en Italie?

É.N.- J’ai travaillé occasionnellement au service de traduction au Vatican, étant donné ma connaissance des langues allemande, espagnole, italienne, française, anglaise et latine. Ce travail m’a permis de rencontrer le Saint-Père et de lui parler personnellement.

Au début de 1994, en plein milieu de ma thèse doctorale, après cinq ans d’études à Rome, on m’a demandé si j’acceptais d’être ordonné prêtre. J’ai accepté cet appel comme un PLUS pour servir Dieu a l’intérieur de l’Opus Dei. J’ai été ordonné le 15 septembre 1994 à la basilique Saint-Eugène, à Rome.

B.V.- Qu’est-ce qu’il y avait d’impressionnant ce jour-là?

É.N.- Nous étions 44 membres de l’Opus Dei à recevoir le sacrement de l’ordre en même temps et la basilique était pleine à craquer! Une trentaine de membres de ma famille qui habitent en Allemagne sont venus et d’autres sont venus du Canada. Tous étaient protestants. Ma mère et ma sœur ont pleuré. Après la célébration, mon père m’a dit être très fier de moi.

B.V.- Quand êtes-vous revenu au Canada et quel a été votre parcours depuis ce temps?

É.N.- Je suis revenu à Montréal a l’été 1995. J’ai travaillé à Toronto comme aumônier d’une résidence de l’Opus Dei. J’ai eu aussi l’occasion d’enseigner dans une école secondaire privée. Depuis quelques années, je suis aumônier du centre universitaire Riverview, situé tout près des universités McGill et Concordia, sur l’avenue du Musée, à Montréal.

En plus de m’occuper du bureau d’information de l’Opus Dei au Canada, j’anime des retraites spirituelles et des ateliers d’études dans des centres de formation confiés à l’Opus Dei.

B.V.- Pourquoi avez-vous choisi de devenir prêtre de l’Opus Dei?

É.N.- Comme saint Josémaria Escriva, je veux devenir un saint en sachant que je serai« un pécheur jusqu’à la fin de mes jours. N’allez pas penser que le saint est une personne parfaite et sans défaut. Mais le saint est celui qui, s’il lui arrive de trébucher, se relève aussitôt, en toute humilité, pour continuer sa route au service des autres. Je veux répondre à cet appel personnel que Dieu m’a fait et je désire être son instrument pour amener les âmes au Christ.

_____________________________

[1] Article publié en deux parties dans les éditions d’octobre et novembre 2003 de la Revue Sainte-Anne et repris dans le livre Les Témoins de l’essentiel, Éditions logiques, 2005.

PENSÉE: La force du ruisseau

En ce 22 janvier 2025


CONSULTATION PUBLIQUE: les usagers de la route 131, dans Lanaudière, sont invités à s'exprimer
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SANTÉ MENTALE: les personnes placées en garde préventive contre leur gré peuvent obtenir l'indemnité
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TARIFS DOUANIERS: Danielle Smith reste « optimiste » face aux tarifs américains
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FINANCES PERSONNELLES: Le coût d’un loyer non chauffé pourrait augmenter de 5,9 % en 2025 au Québec
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TECHNOLOGIE: L’utilisation du téléphone cellulaire au volant | Un problème pour la MRC de Montcalm
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TARIFS DOUANIERS: Sur X, Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, écrit: François Legault fait encore totalement fausse route dans sa stratégie pour contrer les tarifs américains. Sa priorité est d’augmenter encore plus le pire déficit de notre histoire en distribuant des chèques à des entreprises. La Presse écrit même: « Le premier ministre François Legault reprend le même refrain qu’au moment de la crise de la COVID-19 ». Il n’a rien appris, rien compris. La toute première chose à faire est de créer un front commun au Canada, avec toutes les autres provinces. Tenter d’isoler la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, comme certains le font présentement est odieux. Cibler le pétrole albertain comme menace contre les Américains est grotesque. C’est comme si on disait à tous nos travailleurs québécois de l’industrie de l’aluminium ou du bois qu’on va cesser d’exporter leurs produits aux Etats-Unis et les foutre au chômage par patriotisme canadien. Au-delà de nous inciter à devenir rapidement plus autonome en matière énergétique (aller de l’avant avec GNL-Québec, construire des pipelines au Québec et exploiter le gaz naturel québécois), la situation actuelle devrait rappeler à tous les Québécois, fédéralistes, souverainistes ou autonomistes, l’importance de conserver le Canada comme meilleur partenaire économique. Ça veut dire encore moins de barrières interprovinciales et plus de liberté de travailler, de commercer ou d’investir, d’un océan à l’autre. Peu importe ce qu’on décidera collectivement quant à notre avenir constitutionnel, le Canada doit demeurer notre meilleur partenaire. L’espace économique canadien représente plus, pas moins, de liberté et de sécurité pour tous les Québécois.»
x.com/E_Duhaime/status/1881821078353309821

CHRISTIANISME: Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

TARIFS DOUANIERS: Sur X, Jeff Fillion écrit: « Au lieu d’avoir peur, de répondre avec des coups de mouchoir. Pourquoi on négocie pas une entente extraordinaire ? 2 pays, zéro frontière, Bouclier continental, une Armée. une monnaie, un passeport uni... On serait les plus riches et les plus forts. »
x.com/Jefffillion/status/1881775355729744034

MÉMOIRE: Boostez votre cerveau en montant les escaliers
cerveauetpsycho.fr/sd/sante/boostez-votre-cerveau-en-montant-les-escaliers-27270.php

ÉTATS-UNIS: Sur X, Adrien Pouliot, ancien chef du Parti conservateur du Québec et porte-parole en matière de finances pour le PCQ, écrit: « La bonne surprise pour moi au niveau des décrets de Trump d’hier été de retrait de l’OMS. Je ne l’avais pas vu venir celle-là. La présence de JFK jr. se fait sentir.»
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BUSINESS: La seule usine de verre du Québec menacée par le report de la nouvelle consigne
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TARIFS DOUANIERS: La Régie des alcools de l’Ontario bannira l’alcool américain en cas de tarifs
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TAXE CARBONNE: Guilbeault prêt à « remplacer » la taxe carbone pour les particuliers « par autre chose »
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Merci pour votre amitié

Je lève mon verre à notre amitié

Saint-Lin-des-Laurentides

La circonscription de Rousseau

Paroisse catholique de la bienheureuse Émilie Gamelin,
église de Saint-Lin-Des-Laurentides,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière

La solitude


Par Benoit Voyer

22 janvier 2025

Il y a quelques jours, je terminais la lecture d’une série de lettres de Marcelle Gauvreau au frère Marie-Victorin, le fondateur du Jardin botanique de Montréal. Dans cet ouvrage, une phrase m’a grandement marqué. Le 11 avril 1937, elle lui écrivait : « Dites-moi que si dans la solitude une pensée noire se jette dans le creux de mon âme, c'est uniquement parce que dans tout bonheur se mêle un secret effroi: celui de le perdre... »[1]. Pour écrire une telle réflexion, la solitude de Marcelle devait être bien pénible à vivre.

Qu’est-ce que la solitude?

La solitude est un état d’être. Elle peut être ponctuelle ou durable. Parfois, nous la choisissons. Trop souvent, nous la subissons. C’est surtout le cas lorsque nous n’avons pas beaucoup d’interactions avec les autres.

La solitude est très différente selon qu'elle soit choisie ou subie.

Parfois, je la choisis. J’en ai besoin pour nourrir ma vie intellectuelle ou spirituelle. Parfois, je la réclame afin de me poser ou pour me préparer avant d’entrer en action. Elle est alors appréciée.

En revanche, lorsqu’elle est subie, la solitude peut devenir douloureuse.

A mes yeux, la pire solitude n’est pas celle que je vis lorsque je me retrouve en solitaire. C’est plutôt de me sentir seul en couple, en famille ou en groupe.

On ne le sait peut-être pas assez, mais la solitude est un facteur de risque dans le développement de maladies de longue durée.

Plusieurs études montrent que la solitude (ou l’isolement social) est associée à des risques accrus de problèmes de santé physique et mentale, en exemple, la dépression ou le suicide.

C’est le sociologue Émile Durkheim, dans son ouvrage Le suicide, paru en 1897, qui a mis en évidence un lien statistique fort entre la solitude et suicide. Grâce à des données épidémiologiques, il a montré qu’il y a un lien fort entre l'isolement social et les problèmes de santé, physique et mentale, ainsi que le risque de suicide.

Dans les années 1970, le développement de la psychologie a démontré que la solitude aurait une forte corrélation avec la conscience et la représentation générale de soi : notamment en ce qui a trait à la faible estime de soi, la timidité, l'introversion et le manque d'assurance en soi.

En santé mentale, la solitude est également liée à un trouble schizoïde dans lequel un individu peut faire l'expérience d'aliénation.

Chez les enfants et les adultes, la solitude a souvent un impact dans la compréhension et la mémoire. Dans des cas d'isolement long et total, des phénomènes hallucinatoires ont été rapportés.

Enfin la solitude peut jouer un rôle important dans des troubles comme l'alcoolisme et la toxicomanie.

En ce 23 janvier, Journée mondiale de la solitude, allons visiter une personne qui n’a pas beaucoup d’amis et, pourquoi pas, offrons-lui notre amitié.

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[1] Marcelle Gauvreau. Lettres au frère Marie-Victorin – Correspondance sur la sexualité humaine, Boréal, 2019

Que c’est beau des gens qui ont le gout d’aimer

En ce 21 janvier 2025


ALBERTA: Danielle Smith veut aller aux États-Unis deux fois plus souvent qu’en 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133583/danielle-smith-relation-alberta-etats-unis?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.alberta

SANTÉ MENTALE: inquiétudes sur le rétablissement psychique des otages de Gaza
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133923/israel-inquietudes-retablissement-psychique-otages

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI est guillotiné sur la Place de la révolution, l’actuelle place de la Concorde, à Paris. Il avait 38 ans.

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Au début du 20esiècle, plusieurs espèrent voir le drapeau britannique (Union Jack) descendu pour de bon de la tour du Parlement du Québec. Cependant, les diverses esquisses proposées au fil des ans ne font pas l’unanimité. A partir de 1946, le député René Chaloult demande inlassablement un drapeau symbolisant les aspirations du peuple du Québec. L’année suivante, il dépose une motion demandant la création d’un drapeau québécois. Le 21 janvier 1948, le drapeau fleurdelisé du Québec remplace l’Union Jack britannique et flotte pour la première fois au sommet de la tour du parlement à Québec. Si l’histoire du drapeau québécois est encore jeune, ses couleurs et son emblème rappellent les débuts de la présence française en Amérique du Nord, il y a plus de 400 ans.

CHRISTIANISME : Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Saint-Liguori

La circonscription de Rousseau

Saint-Liguori,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière

Le Relais pour la vie

Pour des écoles laïques et neutres


Par Benoit Voyer

21 janvier 2025

Il y a longtemps que je le dis [1]. Il doit y avoir au Québec un espace public neutre. Ainsi, toutes les institutions qui appartiennent au secteur public doivent demeurer neutres ou laïques. Cela commence par l'école publique, Ce n'est pas l'endroit pour y donner de l'enseignement religieux, pas plus que c'est l'endroit pour y donner des cours de formation en éthique et en culture religieuse. L'enseignement religieux et l'enseignement de la culture religieuse sont l'affaire de chaque religion et, surtout, de chaque famille. Il faut que le système public d'enseignement se contente de transmettre les connaissances de base (mathématiques et langagières, techniques et scientifiques).

Il me semble qu'une innovation créatrice au service du bien commun dans le respect de la tradition est de convaincre les catholiques d'ici et tous les autres groupes philosophiques ou religieux de créer et de financer de véritables écoles privées non subventionnées par les gouvernements.

Ainsi, on y donnerait les éléments de base exigés par les programmes pédagogiques du ministère de l'Éducation du Québec et chaque courant religieux ou philosophique pourrait transmettre son héritage.

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[1] Cf. Benoit Voyer. «Lettres: Un peu trop loin - Au cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec», Le Devoir, 10 novembre 2007 (page consultée le 5 aout 2024) ledevoir.com/opinion/idees/163915/lettres-un-peu-trop-loin-au-cardinal-marc-ouellet-archeveque-de-quebec

Les professionnels, les étudiants, même comme simples observateurs, doivent s’intéresser à la chose publique et prendre leurs responsabilités dans ce domaine

En ce 20 janvier 2025


DÉMOCRATIE : Aujourd’hui, Donald Trump devient officiellement président des États-Unis

CHRISTIANISME: Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

LES CANADIENS: De Joliette, dans la région de Lanaudière, l’ancien du Tricolore Marcel Bonin est décédé
ici.radio-canada.ca/sports/2133885/hockey-canadien-deces-marcel-bonin

SANTÉ MENTALE: Un centre de traitement psychanalytique « unique » poussé vers la fermeture par le CIUSSS
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133751/388-fermeture-coupe-ciusss-psychotique?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 20 janvier 1794, Olivier Durocher épouse Geneviève Durocher (1768-1830), une petite-cousine, à Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Il deviendra cultivateur et s’établiront à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Ils donneront notamment naissance à la bienheureuse Marie-Rose Durocher et à Flavien Durocher, fondateur de la paroisse Saint-Sauveur, à Québec.

Saint-Jacques

La circonscription de Rousseau

Le rang des Continuations, a Saint-Jacques,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière.

Les âges de la vie


Par Benoit Voyer

20 janvier 2025

On n’a jamais fini d’apprendre à devenir humain ». Ainsi, durant toute notre existence, nous apprenons l’art de devenir de meilleurs hommes et de meilleures femmes.

La famille est d’ailleurs une école d’humanité. En ce lieu, il est possible de déposer nos masques afin de communiquer ce que l’on est en toute vérité. C’est aussi l’endroit où l’on accepte d’être vus dans notre fragilité. De plus, dans une famille en équilibre, on apprend à devenir plus confiant, plus généreux et « plus » en toutes choses.

Comme l’écrit Christian Lépine dans son livre « Créés pour êtres aimés »[1]: « Ce que l’on reçoit au moment de la tendre enfance nous façonne et nous habite pour la vie entière; pensons à notre capacité de faire confiance en Dieu, en la vie ainsi qu’aux autres ».

Et puis, « l’adolescence étant le temps de l’idéal, de la soif d’absolu, des grands élans de générosité devant les élans de souffrances du monde et des défis multiples à relever ».

En revanche, « pendant la vie d’adulte, on découvre que les insuffisances et les faiblesses n’habitent pas seulement les autres mais aussi soi-même, et, apprenant à ne pas condamner, on apprend à être responsable, exigeant pour soi-même et miséricordieux pour les autres. Ayant intégré la confiance de l’enfance et le sens de l’idéal de l'adolescence, l’adulte devient capable de dépassement de soi, de don total, libre et gratuit: ce qui est là le véritable chemin de la sagesse »

De son côté, malgré ce qu’en pense quelques personnes, la vieillesse est une belle période de l'existence humaine. Personnellement, je ne suis pas encore totalement rendu à cette étape de ma vie, mais, chaque jour, l’existence me permet de côtoyer des dizaines et des dizaines d'aînés. Il m'est donc permis de m'inspirer de ce que je vois: c'est beau et bon d'être vieux!

De manière très concrète, je le vois chez ma mère qui est rendue à plus de 91 ans et chez Micheline, ma belle-mère, qui aura 78 ans ce 24 janvier, et qui vit au quotidien avec Manon et moi. Et jusqu’au 15 avril 2021, je l’ai vu chez mon père décédé à l’âge de 90 ans. D’ailleurs, dans ses dernières années, j’ai pu lui dire à quel point je souhaite vivre ma retraite avec la même sérénité que lui. Il est une inspiration pour moi.

Notre société - qui souffre de « jeunisme » - aurait intérêt à regarder de plus près le charme et la richesse de ceux et celles qui sont rendus au troisième et au quatrième âge de leur humanité.

Je l’ai écrit dans La Presse en 2009 [2] et je le redis encore : « J'apprécie au plus haut point l'intelligence des aînés: ils ont acquis une expérience inestimable que la société devrait mettre davantage à son service. »

La maturité signifie habituellement qu’on a affaire à une personne en plein contrôle de ce qu’elle est. Comme l’écrit Florence K: « Plus on vieillit, plus le ciment durcit et plus il est laborieux de le briser »[3]

Vous me direz que les « vieux »sont conservateurs. J'avoue que c'est parfois vrai, mais il ne faut pas généraliser. Je connais des personnes âgées qui sont pas mal plus ouvertes que les «p'tits jeunes» qu'on dit très libéraux. Ce n'est pas une question d'âge, mais plutôt une attitude qui habite l'intériorité de l'humain. Je connais de jeunes vieux et de vieux jeunes.

Il me semble que les jeunes générations devraient profiter de l'expérience qu'ils ont acquise au fil des ans.

L. Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier (Québec), abondait aussi dans cette voie dans son livre « Si on s’y mettait... [4] » : « Quand on montre la porte à des milliers de personnes en pleine possession de leurs moyens dans le secteur de la santé et de l'éducation, comme cela a été le cas il y a quelques années, on rate une belle occasion de transmettre du savoir et quelques expériences de vie. On constate ce que ça coûte aujourd'hui! Plusieurs d'entre nous avons acquis des actifs qui nous permettront de bien vivre et de continuer à contribuer à l'effort collectif. »

N'est-ce pas un peu ce qu'écrivait, en d'autres mots, Simone Weil, dans l'Enracinement [5]: « Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu'à l'avenir. C'est une illusion dangereuse de croire qu'il y ait même là une possibilité. L'opposition entre l'avenir et le passé est absurde. L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien; c'est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner, il faut posséder, et nous ne possédons d'autre vie, d'autre sève, que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous. De tous les besoins de l'âme humaine, il n'y en a pas de plus vital que le passé. »

Il est temps de favoriser une collaboration entre les personnes âgées et ceux et celles qui prennent leur relève. Un jour, le vieux dicton pourra s'exprimer avec élégance: « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

_________________________________________

[1] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012.
[2] Benoit Voyer. « Éloge de la vieillesse », La Presse, 1er juin 2009 lapresse.ca/debats/votre-opinion/la-presse/200906/01/01-861732-eloge-de-la-vieillesse.php
[3] Florence K. « Nueva Vida », Libre expression, 2021, p.47
[4] Jacques Ménard et Denis Bouchard. Si on s’y mettait..., Transcontinental, 2008
[5] Simone Weil. L’Enracinement, Gallimard, 1990

Ils l'ont tu l'affaire, les Amaricains!

En ce 19 janvier 2025


FINANCES PERSONNELLES: Surmonter l’inflation en 2025
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SANTÉ QUÉBEC: Compressions en santé: les employés d’un CISSS invités à travailler moins la semaine
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LE CANADA AMÉRICAIN: 43 % des jeunes de 18 et 34 ans voteraient en faveur de l’annexion aux États-Unis, pourvu que la citoyenneté américaine et la conversion au dollar américain soient assurées. Les jeunes sont plus ouverts à devenir américains
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CAMBODGE: Décès du pére Ponchaud, grand témoin de l'histoire du Cambodge
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CHRISTIANISME: Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

AU NORD DU NORD: Mécontent de l’état des pistes d’atterrissage au Nunavik, Air Inuit poursuit Québec
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Sainte-Julienne

La circonscription de Rousseau

La route 125, direction Nord, a Sainte- Julienne,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière.

Mgr François Lapierre

Mgr François Lapierre

Par Benoit Voyer
19 janvier 2025

François Lapierre nait le 16 juillet 1941 au 1055, chemin Compton, à West Shefford (aujourd’hui Bromont).

Ses parents, René Lapierre et Rachel Jolin (aujourd’hui décédés), se sont connus et mariés dans ce petit village aux précieux paysages. Sa mère est originaire du 6e rang.

Il a cinq ans lorsque la petite famille déménage sur rue Albert, à Granby. C’est dans ce quartier de la petite ville du plus beau jardin zoologique en Amérique du Nord, à quelques rues de la Coopérative agricole de Granby, l’ancêtre du géant Agropur, qu’il grandit.

Il fait ses études primaires à l’école Saint-Eugène, à Granby - dirigée par les Frères du Sacré-Cœur – et ses études secondaires à l’Externat classique Mgr Prince (nom donné en l’honneur de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de ce diocèse, de 1852 à 1860), à Granby et au Séminaire de Saint-Hyacinthe.

Sa fratrie comprend dix enfants: François, Mance, Hélène, Marthe, Zoé, Jérôme, Guy, Benoit, Louis et Eugène.

Le pape Benoit XVI et Mgr François Lapierre
Son père, René Lapierre, a besogné sur les chantiers de construction et a été propriétaire d’une petite usine d’emballage. Durant son adolescence, François a mis la main à la pâte afin de l’aider.


Bien entendu, , pour reprendre l’expression de Nestor, le personnage incarné par le regretté Claude Blanchard, « les p’tites filles me travaillent ». Il a toujours éprouvé ce besoin de relations et gardé en lui cette attirance naturelle d’un homme pour une femme : « Ma mère n’avait pas souvent le temps d’aller à l’église. Malgré tout, nous avons été éduqués dans une atmosphère chrétienne. Comme dans plusieurs familles, nous disions le chapelet avec le cardinal Léger, qui passait chaque soir à la radio. Nous avions donc une vie de prière à la maison [1]».

Il se sent attiré par la vie religieuse. Sa vocation, il l’attribue à sa grand-mère qui lui donne l’habitude d’aller à l’église, puisque ses parents occupés par la marmaille et l’entreprise ne pouvent pas toujours s’y rendre.

En aout 1961, il entre à la Société des prêtres des missions étrangères et est ordonné prêtre, le 18 décembre 1965, à l’église Saint-Eugène, à Granby, dix jours après la fin du concile Vatican II.

En 1966, après quatre mois d’apprentissage de l’espagnol, au Mexique, il se rend au Pérou pour travailler dans un quartier pauvre d’Ica, une petite municipalité d’environ 10 000 habitants, située au sud du pays, en plein désert. A la demande de l’évêque, il devient aumônier des étudiants à l’université de l’endroit qui regroupe près de 8000 jeunes: « C’est comme ça que j’ai connu Gustavo Gutierrez. Il était responsable du Mouvement des étudiants catholiques du Pérou. Il est devenu mon ami. J’ai beaucoup appris à son contact. Il m’a aidé à revoir ma théologie, ma façon de comprendre la foi et, surtout, à découvrir que celle-ci a une dimension sociale, une dimension collective et pas seulement une dimension personnelle, individuelle. Il m’est devenu important de voir cette dimension sociale de la foi. Je suis demeuré à Ica jusqu’en 1971 ».

Le pape Jean-Paul II et Mgr François Lapierre
En 1998, il m’expliquait: « La théologie de la libération est une façon d’aborder l’expérience chrétienne. Quand on lit la bible, on s’aperçoit que la liberté est au cœur de cette expérience. Qu’est-ce que la liberté? Est-ce que c’est juste de choisir entre dix sortes de shampoings? C’est d'abord la réalité de s’ouvrir à la souffrance de l’autre. Il ne faut pas avoir peur de la liberté et de la libération. Elles font partie de la foi. Nous devons changer nos façons de voir. Nous ne devons pas être des catholiques les pieds posés sur les freins. Nous sommes trop sur la défensive! Il faut avoir le courage d’être ce que nous sommes! »


Et ajoutait: « Mon expérience en Amérique latine m’a amené à voir l’importance d’une option préférentielle pour les pauvres et à voir comment l’Église peut être non seulement au service des pauvres, mais faire que les pauvres soient des acteurs privilégiés dans l’Église. C’est ce que j'ai appris de la mission en Amérique latine. Les gens pauvres, très pauvres, même analphabètes, peuvent être des acteurs importants dans la mission. Ils ne sont pas uniquement des objets ».

De 1971 à 1979, il revient au Canada et est animateur missionnaire pour sa congrégation religieuse. Il met sur pied le Mouvement des étudiants catholiques du Québec.

De 1973 à 1979, il est également membre du conseil central de la Société des prêtres des missions étrangères.

De 1979 à 1980, il est brièvement aumônier du Mouvement international des étudiants catholiques et du Mouvement international des professionnels catholiques à Paris et à Genève.

En 1980, il arrive avec une équipe de prêtres et de laïcs au Guatemala pour y travailler. Le Guatemala vit une guerre civile très importante. L’expérience est très difficile pour les personnes installées dans la région ou il y a un affrontement entre l’armée et la guérilla révolutionnaire qui combat le régime établi.

Mgr François Lapierre

Raoul Léger, un Acadien faisant partie du groupe de Canadiens, y a laissé sa peau: « L’assassinat de mon ami Raoul Léger, avec qui j’ai travaillé au Guatemala, a engendré dans ma vie et dans ma foi une grande période d’obscurité. Ce fut une terrible épreuve pour moi. J’ai douté jusqu’à remettre en question mon apostolat. [...] C’est toujours la question du pourquoi qui hante l’esprit, surtout lorsqu’on a l’impression d’avoir été fidèle à l’appel reçu et qu’on a donné le meilleur de soi-même. J’ai beaucoup questionné Dieu. [...] L’expérience a été pour moi un tournant important. J’ai découvert une réalité nouvelle dans la spiritualité. Elle n’est pas une fuite, mais un au-delà. J’ai découvert une lumière dans ma nuit. C’est difficile à exprimer. C’est une expérience qui s’explique difficilement avec des mots. Si je n’avais pas vécu cet événement, mon cheminement n’aurait pas été le même. Après quelques pas dans la nuit, j’ai vu le soleil se lever. J’ai vécu l’expérience d’une vie nouvelle. La résurrection, c’est le soleil qui se lève après la nuit obscure », me confiera Mgr François Lapierre, en 2003, lors d’une rencontre à la Maison de la Madone, a l’ombre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières, ou se tenait une plénière des évêques.

Un beau jour, il trouve sous sa porte une lettre au ton impératif: « Si dans les 48 heures vous n’êtes pas sorti du pays, nous devrons vous supprimer ». Sans tarder, il se rend chez l’évêque du lieu pour lui demander conseil.

« Je n’étais pas un homme de grande foi. Je voyais des paysans qui regardaient la mort avec tranquillité... Pas moi... J’avoue que je sentais beaucoup de peur: Je crois qu’on aurait mis cette menace-là a exécution. J’ai bien pensé que j’allais laisser ma vie au Guatemala », me confiait le père François Lapierre dans un entretien en 1998.

Au Guatemala, une quinzaine de prêtres viennent d’être tués. Ce sont les semaines les plus sanglantes de la guerre civile qui sévit au pays.

Mgr François Lapierre et Le pape François
L'évêque n’hésite pas un instant et va lui-même le reconduire à la frontière du Honduras ou François Lapierre restera jusqu’en 1983: « En allant le rencontrer, je me disais: si j’ai des indications claires que je dois rester, je vais rester! »


En 1991, il est élu supérieur général de la Société des prêtres des missions étrangères.

En 1997, il participe, à Rome, au Synode de l’Amérique: « Un soir, j’ai été invité à souper chez le pape [Jean-Paul II]. Avec lui, nous étions huit autour de la table, dont le supérieur des Jésuites. Après le souper, le souverain pontife nous a invités à prier dans sa chapelle. Pour s’y rendre, je marchais juste derrière lui. Il s’est arrêté, m’a pris la main et m’a invité à le soutenir, car il a de la difficulté à se déplacer. Nous avons marché ensemble jusqu’au lieu de prière. J’ai vécu la une expérience très profonde. J’ai senti un homme ayant un très grand poids à porter. J’ai trouvé ça très émouvant. »

Le 7 avril 1998, le père François Lapierre est élu évêque du diocèse catholique de Saint-Hyacinthe. Une semaine avant son sacre, le 16 juin 1998, il quitte son bureau de Laval et déménage à l’évêché de son nouveau diocèse. Son ami, Gustavo Gutierrez, le père de la théologie de la libération, est présent lors de son sacre. Il dirigera le diocèse jusqu’en 2017.

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[1] Propos tirés d’articles que j'ai écrit en septembre 1998 et en avril 2003 dans la Revue Sainte-Anne. Ils ont été republiés dans le livre « Les Témoins de l’essentiel », Éditions Logiques, 2005.

Je me battrai aussi fort pour les droits des anglophones que pour la souveraineté

En ce 18 janvier 2025


SANTÉ MENTALE: Environ 30 postes coupés en santé mentale et services jeunesse en Chaudière-Appalaches
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133307/compression-emploi-sante-cisss-social?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

AU FIL DE L’HISTOIRE : Le 18 janvier 1963, à Saint-Georges-de-Beauce, naît Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada.

ALIMENTATION: C’est la fin pour le chocolat Cherry Blossom
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133472/cherry-blossom-chocolat-usine-sherbrooke

Dans le dossier de Lion électrique, le candidat du PCQ dans Terrebonne est inquiet

Ange-Claude Bigilimana

Par Benoit Voyer
18 janvier 2025

« Pourquoi le gouvernement continue-t-il à mettre de l’argent dans Lion électrique pendant que beaucoup de famille en arrache? », lance Ange-Claude Bigilimana, candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Terrebonne et vice-président pour le Nord-du-Québec, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais, les Laurentides et Lanaudière au bureau national du PCQ, dans un message qu’il a publié hier sur sa chaîne Youtube.

De tout cœur avec les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, il réclame une enquête parlementaire. En revanche, cela n’est pas assez à ses yeux : Dans ce dossier, « je souhaite que […] la CAQ me fasse la démonstration qu’ils aident vraiment les familles terrebonniennes et de Saint-Jérôme. Combien de familles bénéficient de cet argent public?»

Pour ce fils de parents rwandais, «les partis de l’opposition a l’Assemblée nationale dorment au gaz et quand ils se réveillent ils essaient de démarrer leur moteur. [Malheureusement], leur moteur est jammé! Le mal est fait! »

Saint-Alexis

La circonscription de Rousseau

Le chemin de la Petite ligne, a Saint-Alexis,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière.