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VISION CATHOLIQUE: La révolution spirituelle de Jean-Paul Regimbal

La révolution spirituelle de Jean-Paul Regimbal

Par Benoit Voyer

21 octobre 2024

Ce qui caractérise Jean-Paul Regimbal est sa quête perpétuelle à vouloir transformer la société et l’Église en proposant une révolution spirituelle. Dès son entrée dans l’Ordre des Trinitaires, à travers ses textes et interventions publiques, on perçoit cette idée constante. Il le fait d’abord en propageant la dévotion à la Trinité et en parlant de Jean de Matha et des saints Trinitaires. On le voit aussi à travers son travail en milieu carcéral. En revanche, c’est surtout à la suite de son expérience spirituelle intense dans le renouveau charismatique que cette tendance s’accentue.

Son livre La Révolution de l’amour est publié à la fin de 1981, aux Éditions Alain Stanké. L’œuvre prend son origine dans la transcription et l’adaptation d’une série de conférences qu’il a données à l’automne 1981 lors d’une retraite spirituelle à la maison des Trinitaires, à Granby. Je me souviens très bien de cette retraite…

Ce vendredi soir, dans la salle de conférence, il y a de la fébrilité dans l’air. Jean-Paul est attendu. Les jeunes qui le suivent aiment l’entendre.

Jean-Paul est au sommet de sa forme. Il a le sourire aux lèvres et le regard allumé. Je suis à même de le savoir. Depuis la fête de la Pentecôte, je le vois régulièrement puisque je travaille maintenant à temps plein l’été et partiel le reste de l’année à la Pneumathèque, la librairie qu’il a fondée. J'anime le chant lors des soirées de prière qu’il anime chaque lundi soir et je le visite sporadiquement au Carrefour de la prière, sur la rue Avery, à quelques pas de la maison des Trinitaires. Il m’arrive parfois d’échanger quelques mots avec lui en fin de soirée puisqu’avant de se retirer, il prend le temps de se détendre à la cafétéria de la communauté. Il y a un lien entre lui et moi. L’histoire a fait du chemin : un lundi soir, dans un commentaire qu’il fait durant son homélie, il me surnomme son « p’tit Jean », rappelant le disciple bien-aimé de Jésus.

Je reviens à ce vendredi soir…

Jean-Paul ouvre sa première conférence en expliquant qu’au fil de l’histoire, il y a eu plusieurs révolutions sociales, culturelles et politiques… Il donne des exemples. Deux minutes plus tard, il lance : mes amis, « La seule révolution qui n’ait pas été tentée, c’est celle de l’amour ! » En survolant du regard son jeune auditoire, il lance avec enthousiasme : « Aujourd’hui, je déclare engagée, à tous les jeunes qui veulent m’écouter, la révolution de l’amour ! » Je me lève et je lance des applaudissements. Il y a un effet d’entrainement. La foule fait de même à ma suite. Jean-Paul croise mon regard. Il me sourit et me pointe du doigt en ajoutant : « Ce sera le geste collectif d’une jeunesse, non pas révoltée, mais résolue – et bien résolue – à s’impliquer dans une révolution qui se fera en Jésus-Christ, par l’évangile. »

Le livre « La Révolution de l’amour » doit conduire à la publication d’un deuxième opus, « La civilisation de l’amour », projet sur lequel il travaille avec son équipe du Carrefour de la prière, dirigée par Thérèse Corriveau. Ce dernier ne verra jamais le jour puisque les demandes du quotidien amènent Jean-Paul à se donner aussi dans d’autres projets. De plus, à partir de 1984, sa santé l’obligera à freiner ses activités.

Pour plusieurs de ceux qui le suivent, « La Révolution de l’amour » marque un nouveau cycle de causeries pour le père Regimbal. Concrètement, ils n’ont pas tort. Le plan du Trinitaire est de tenter de mettre en action les jeunes dans cette révolution dont parle tant le pape Jean-Paul II.

Cependant, lorsqu’on étudie le parcours de Jean-Paul Regimbal, ce qu’il traite dans ce livre, notamment l’appel à travailler à la justice sociale et à envahir toutes les couches sociales de la société, notamment dans la sphère politique, n’est pas nouveau. Ses écrits et ses conférences, depuis 1970, en font régulièrement allusion. Sa causerie de 1976, au Congrès charismatique du diocèse de Québec, en est l’exemple vivant.

On le comprend facilement, le religieux est avant tout un fils de saint Jean de Matha. À l’exemple du fondateur de l’Ordre des Trinitaires, il veut être, pour son époque, un libérateur d’esclaves. Il veut briser les chaînes qui rendent l’humain captif et conduire celui-ci à vivre dans la lumière.

« La Révolution de l’amour » est un appel aux jeunes à engager une nouvelle révolution, une révolution différente de toutes les autres vécues sur la planète. Celle-ci doit commencer par un changement du cœur humain en fuyant les modes et les théories et philosophies au goût du jour. Bien entendu, pour Jean-Paul Regimbal, cette révolution prend sa source dans la foi chrétienne.

Il insiste : « La seule révolution qui n’ait pas été tentée, c’est celle de l’amour ! […] On a trop souvent galvaudé l’amour : on l’a méprisé, rapetissé et méconnu, au point qu’on se contente aujourd’hui de « faire l’amour » et d’essayer des recettes que nous livrent des exploiteurs sans conscience, parce qu’on n’a pas encore compris ce qu’était le véritable amour. […] Tout au fond de vous-mêmes, vous devinez bien qu’on cherche à vous exploiter. Or, quand on aime, on n’exploite pas. Quand on aime, on respecte l’être aimé ! »

Et il ajoute : « Si vous relisez l’histoire, vous constaterez qu’aucun des grands révolutionnaires n’a donné sa vie pour les autres. Sans doute ont-ils livré des messages, des stratégies et parfois galvanisé des troupes à leur idéologie, mais au plus fort de la tourmente, ils ont pris bien soin de se défiler, quitte à sacrifier ceux qui marchaient à leur suite. […] Cessons de nous laisser impressionner par tous ces grands personnages qu’on a élevés sur des piédestaux, même de leur vivant, pour les descendre après leur mort. »

La révolution qu’il préconise appelle à une « révolution du corps », une « révolution de l’esprit », une « révolution de la famille » et une révolution du monde scolaire. Toutes les sphères de la vie humaine doivent être transformées par des fondements spirituels.

Éducation sexuelle
Le livre paraît en ces mois où le gouvernement du Québec souhaite instaurer dans les écoles un programme d’éducation à la sexualité. Sans surprise, Jean-Paul Regimbal est contre.

Il n’est pas tendre sur le sujet : « Je considère qu’on ne nous propose rien d’autre que l’éducation sexuelle du cheptel humain québécois. Appelons les choses par leur nom ! On donnerait des cours de gynécologie à des animaux et l’on aboutirait presque au même résultat. »

Il dit à la jeunesse : « Vous êtes faits pour rester debout, dans toute la vigueur et la force de votre généreuse sexualité, une sexualité assumée et responsable, une sexualité respectueuse et victorieuse. […] Je refuse de croire que la voie royale de l’épanouissement humain doive nécessairement passer par les organes génitaux. La voie de la révolution vers la dignité passe d’abord par le cœur, l’esprit et la volonté. Et la sexualité est intégrée dans la personne globale qui, elle, exprime son amour d’une façon saine, équilibrée et heureuse. »

Il s’en défend bien. Cette position n’est pas seulement la sienne, mais s’appuie sur celle de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec.

Le père Jean-Paul invite les jeunes à une fécondité responsable, à fuir « l’amour à la sauvette » en utilisant des moyens contraceptifs et, sexuellement, à la jouissance pour la jouissance.

Il insiste : « Nous sommes appelés, non pas pour être des faibles, des lâches ou des démissionnaires ; nous ne devons pas courber l’échine devant les pressions sociales, économiques et politiques qu’on veut nous imposer. […] »

Et il encourage les jeunes à voir la vie avec d’autres yeux : « Chers amis, vous n’êtes pas faits pour l’érotisme, mais pour l’héroïsme ! Pas pour la mollesse, mais pour la tendresse ! […] Je vous sais capables, vous, les jeunes, qui aspirez de tout votre être à vivre pleinement votre existence, de séparer le vrai du faux et de rejeter les théories colportées au nom de données pseudo-scientifiques ! »

Le livre « La Révolution de l’Amour » est une puissante exhortation pour les jeunes de tous les âges. Jean-Paul interpelle chacun à ne pas demeurer en vase clos, mais à s’engager au grand vent. Comme Ignace de Loyola, il veut que chacun soit un « contemple-actif ».

Un ancien nouveau programme de vie spirituelle
La conclusion de « La Révolution de l’amour » est un programme de vie chrétienne accessible à chacun, mais fort exigeant. Celui-ci s’inscrit dans la tradition spirituelle occidentale.

Pour commencer, Jean-Paul Regimbal invite chacun à avoir Jésus et Marie comme modèles de vie spirituelle. Et il insiste sur le développement d’une relation de proximité avec le Fils et sa mère. Les moyens privilégiés pour y parvenir demeurent la prière du cœur et la fréquentation régulière des sacrements de l’eucharistie et du pardon.

Il écrit : “Jésus se rend donc présent, accessible et recevable dans la sainte eucharistie tant au cœur de la messe par la communion qu’au sein du tabernacle par sa présence réelle.”

Il ajoute : “Jésus est là, Jésus t’attend, Jésus te convie au banquet de l’amour comme source et comme sommet de ta propre vie spirituelle et de toute ton existence humaine. Il se veut présent à tout ton être comme ami, comme frère, comme modèle et comme soutien. Il demeure toujours prêt à te dynamiser de la puissance de sa résurrection ! Quand tu reçois son corps et son sang, tu reçois la plénitude de son amour humano-divin." [...] "Chacun des sacrements est un signe sensible institué par Jésus-Christ pour nous donner la grâce absolument nécessaire à notre croissance vers la pleine maturité de la charité.”

Pour ce qui est de Marie, il écrit que chaque disciple d’hier, d’aujourd’hui et de demain est “interpellé par le Maître d’accueillir sa mère chez soi” Il veut que sa mère devienne notre mère, car elle est indissociablement unie à son Fils depuis le moment de l’incarnation jusqu’à l’achèvement complet de la rédemption.”

Enfin, il faut se donner des moyens pour parvenir “aux sommets de cet amour-agape” : “Il ne suffit pas de contempler les modèles proposés, ni seulement de les imiter dans leurs attitudes profondes ; il faut aussi prendre les moyens efficaces qui s’appellent la prière, les sacrements, l’ascèse et l’engagement.”

Il faut prier, beaucoup prier : “La vie de prière, l’esprit de prière et la persévérance dans la prière deviennent donc des conditions essentielles pour que la révolution de l’amour aboutisse réellement à la civilisation de l’amour. Vouloir négliger la prière pour favoriser le travail et l’action, c’est sombrer dans l’illusion.”

Depuis le concile Vatican II, les auteurs parlent bien peu de l’ascèse chrétienne, mais le père Regimbal ne dit que de bons mots sur sa nécessité : “Pour tendre efficacement aux sommets de l’amour, le vrai disciple du Christ est prêt à accepter les trois grands moyens ascétiques recommandés par Jésus-Christ lui-même : le jeûne, le renoncement à soi-même et la mort au péché. [...] Parmi les plus grands obstacles à l’amour, il faut bien reconnaitre l’orgueil, l’égoïsme, la sensualité, la domination. C’est pourquoi l'« amour-agape » implique deux choses : la mort à soi-même et à tout ce qui constitue le vieil homme en soi. [...] Ce qu’il est essentiel de comprendre par cette expression, la mort à soi-même, ce n’est pas la destruction de sa personnalité, de ses talents, de ses aptitudes, ni de sa liberté radicale, mais bien l’éradication complète des habitudes de péché qui étouffent et empoisonnent nos capacités profondes d’aimance.”

À ses yeux, le dernier – mais le plus important – moyen de mettre en place son plan est l’engagement : “Peut-on parler sérieusement d’amour sans au moins aborder le thème de l’engagement ? Trop de gens rêvent en couleurs, se contentent de pieux souhaits ou même aspirent à un idéal sublime sans jamais consentir à un engagement sérieux, responsable, parfois même douloureux. [...] De par sa nature même, toute alliance implique engagement et plus l’alliance est noble et sainte, plus l’engagement doit se radicaliser dans l’amour. Pas d’engagement sans dégagement ! Pas de dégagement sans dépassement ! Pas de dépassement sans une motivation suffisante, cette motivation trouvant ses raisons dans le cœur, dans l’affectivité, dans l’amour lui-même.”

Jean-Paul Regimbal est en symbiose avec le pape et les évêques. En ce sens, il est un “extrême centriste”. Son enseignement s’inscrit dans la tradition de l’Église. Pour lui, la seule et unique grande révolution qui n’ait pas été implantée et vécue s’inscrit dans celle-ci. La révolution spirituelle qu’il préconise est à portée de main, mais fort engageante. Elle n’est pas pour les tièdes.

20 octobre 2024

ICI ET LA : 20 octobre 2024

Voici ce qui retient mon attention dans les médias:

L'ARMÉE NORD CORRÉENNE EN UKRAINE: La France s'inquiète des informations selon lesquelles des troupes nord-coréennes auraient été envoyées combattre aux côtés de la Russie en Ukraine
fr.euronews.com/my-europe/2024/10/19/les-troupes-nord-coreennes-combattant-aux-cotes-de-la-russie-en-ukraine-la-france-sinquiet?utm_source=Twitter&utm_medium=Social

CATHOLIQUE: «Le service est le mode de vie chrétien», dit le Pape Francois
www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-10/pape-francois-canonisation-service-mode-de-vie-chretien.html

NATURE: La Sépaq prévoit abattre près de 300 cerfs supplémentaires
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2113504/cerfs-surpopulation-abattage-sepaq-monteregie

VISION CATHOLIQUE: Marie-Léonie Paradis devient sainte

Marie-Léonie Paradis devient sainte

Par Benoit Voyer

20 octobre 2024

Ce dimanche 20 octobre, lors de la messe célébrée sur la place Saint-Pierre, dans la Cité du Vatican, le pape François a élevé Marie-Léonie Paradis au titre de sainte. Dans son homélie, il a rappelé l’importance du service, une caractéristique des chrétiens :

« Jésus dévoile les pensées, dévoile les désirs et les projets de notre cœur, démasquant parfois nos attentes de gloire, de domination, de pouvoir, de vanité. Il nous aide à penser, non plus selon les critères du monde, mais selon le style de Dieu qui se fait dernier pour que les derniers soient élevés et deviennent les premiers. Et souvent ces questions de Jésus, avec son enseignement sur le service, sont aussi incompréhensibles, incompréhensibles pour nous qu’elles l’étaient pour les disciples. Mais en le suivant, en marchant sur ses pas et en acceptant le don de son amour qui transforme notre façon de penser, nous pouvons nous aussi apprendre le style de Dieu : le style de Dieu, le service. N’oublions pas les trois mots qui illustrent le style de service de Dieu : proximité, compassion et tendresse. Dieu se fait proche pour servir ; il se fait compatissant pour servir ; il se fait tendre pour servir. Proximité, compassion et tendresse…

C’est ce que nous devons viser : non pas le pouvoir, mais le service. Le service est le mode de vie chrétien. Il ne s’agit pas d’une liste de choses à faire, comme si, une fois faites, nous pouvions considérer que notre tour est fini ; celui qui sert avec amour ne dit pas : “maintenant, ce sera le tour de quelqu’un d’autre”. Cela, c’est la pensée d’employés, pas celle de témoins. Le service naît de l’amour et l’amour ne connaît pas de limites, il ne fait pas de calculs, il dépense et donne. L’amour ne se contente pas de produire pour obtenir des résultats, il n’est pas une performance occasionnelle, il naît du cœur, un cœur renouvelé par l’amour et dans l’amour.

Lorsque nous apprenons à servir, chaque geste d’attention et de soin, chaque expression de tendresse, chaque œuvre de miséricorde devient un reflet de l’amour de Dieu. Et ainsi nous tous – et chacun de nous – nous poursuivons l’œuvre de Jésus dans le monde. »

19 octobre 2024

ICI ET LA: 19 octobre 2024

Voici ce qui retient mon attention dans les médias:

LANAUDIERE: 29 médecins de famille s’ajouteront dans Lanaudière en 2025 monjoliette.com/29-medecins-de-famille-sajouteront-dans-lanaudiere-en-2025/

PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC: « Le pont avant le parti ! » | Éric Duhaime invite des élus caquistes à s’« unir » avec lui
www.lapresse.ca/actualites/politique/2024-10-18/le-pont-avant-le-parti/eric-duhaime-invite-des-elus-caquistes-a-s-unir-avec-lui.php

HIVER: La Niña pourrait arriver bientôt; quel impact sur l'hiver?
www.noovo.info/nouvelle/la-nina-pourrait-arriver-bientot-quel-impact-sur-lhiver.html

LITTÉRATURE: Je vais écrire mon autobiographie!
www.journaldemontreal.com/2024/10/17/je-vais-ecrire-mon-autobiographie?s=03

NOUVELLE RÉFORME APOSTOLIQUE: : La conquête des sept montagnes
pivot.quebec/2024/10/18/la-nouvelle-reforme-apostolique-a-la-conquete-des-sept-montagnes

SANTÉ MENTALE: Le gouvernement du Canada lance un appel de propositions pour soutenir la santé mentale des communautés noires
www.canada.ca/fr/sante-publique/nouvelles/2024/10/le-gouvernement-du-canada-lance-un-appel-de-propositions-pour-soutenir-la-sante-mentale-des-communautes-noires.html

CATHOLIQUE: Mère Marie-Léonie, «l’humble parmi les humbles», bientôt canonisée
www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-10/mere-marie-leonie-l-humble-parmi-les-humbles-bientot-canonisee.html

ISLAMISATION DE L'OCCIDENT: "Nous n'aimerons jamais les juifs, ces infidèles, nos ennemis. Rien à voir avec la Palestine". "Notre haine des juifs est basée sur le Coran" "Les juifs sont des malades mentaux, pas des êtres humains, le Coran le dit" "Allah a dit : notre pire ennemi après Satan, c'est les juifs"


ISLAMISATION DE L'OCCIDENT: "L'islamisme n'est pas qu'un intégrisme. Un intégriste est quelqu'un qui peut souhaiter vivre de façon très orthodoxe dans son coin. L'islamisme est un totalitarisme car il entend imposer à la planète entière son organisation de la société." [Alexandre Del Valle]


OR ET SYSTEME MONETAIRE: Le 26 janvier 2010, Maxime Bernier parlait du prix de l'or dans notre système monétaire. Il n'a pas changé d'idée sur le sujet.

ESCAPADE: Le Parc nature Saint-Jacques, à Sainte-Julienne

Nature















VISION CATHOLIQUE: Ouverture de la cause de canonisation de la bienheureuse Émilie Tavernier - Gamelin

Ouverture de la cause de canonisation de la bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin

Par Benoit Voyer

19 octobre 2024

Le 20 octobre 2024, à 17 h, jour de la canonisation de Marie-Léonie Paradis, dans la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, présidera une messe à l’occasion de l’ouverture de l’enquête diocésaine en vue de sa canonisation. Un nouveau miracle serait survenu.

C’est le 19 février 1800, à Montréal, qu'est née Émilie Tavernier, dite Sanspitié, fille d’Antoine Tavernier et de Marie-Josephe Maurice. Elle est leur cinquième enfant.

En 1804, décède celle qui lui a donné la vie. C’est une tante, du côté de son père, qui veillera sur elle. Son père la suivra dix ans plus tard.

Le 4 juin 1823, Émilie épouse Jean-Baptiste Gamelin. Elle a 23 ans. Lui, 50 ans. Son mari, qui a jadis été cordonnier, est pomiculteur. Il a la réputation d’homme bon, intègre et généreux. Un jour, en parlant d’eux, Mgr Ignace Bourget dira : « Les cœurs charitables se reconnaissent et s'unissent : on en a la preuve dans le mariage d’Émilie Tavernier à Jean-Baptiste Gamelin. »

Une série de deuils affligera Émilie. En moins de cinq ans, elle perdra son époux et ses enfants. Elle restera seule avec un enfant handicapé mental qu’elle avait adopté avec son homme.

Elle vit des heures difficiles. Pourquoi ? « Que veut de moi le Seigneur ? » Le prêtre qui l’accompagne spirituellement depuis quelques années l’écoute et tente de la consoler.

Elle finit par se consacrer entièrement aux plus pauvres qu’elle rencontre.

À 42 ans, elle fait des vœux privés de chasteté totale jusqu’à sa mort, de service des pauvres pour toujours, de vigilance sur ses conversations pour qu'en elle la charité soit toujours grandissante et d'enlever tout luxe et toute parure dans les vêtements qu’elle porte.

Au fait des œuvres de charité d'Émilie Tavernier-Gamelin, Mgr Ignace Bourget veut en assurer la permanence en fondant une communauté religieuse. Ainsi, la Congrégation des Sœurs de la Providence est fondée en 1843. Émilie en deviendra la première religieuse.

Le 23 septembre 1851, Émilie quitte ce monde.

Émilie Tavernier-Gamelin a été déclarée « bienheureuse » par le pape Jean-Paul II le 7 octobre 2001, sur la place Saint-Pierre, à Rome.

Le 24 septembre de chaque année a lieu la mémoire liturgique de la bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin.

18 octobre 2024

ICI ET LA : 18 octobre 2024

Voici ce qui retient mon attention dans les médias:

SANTÉ MENTALE: La construction de l’hôpital de santé mentale de Saint-Jean, Terre-Neuve, est terminée
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2113202/centre-soins-sante-mentale-tnl?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.acadie

MÉDECIN DE FAMILLE: « Les Québécois qui ont un médecin de famille vont le garder », assure Christian Dubé
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2113116/medecin-famille-maladie-attente-legault?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

TOURISME: 130 km supplémentaires pour la Route verte dans Charlevoix
lecharlevoisien.com/2024/10/17/130-km-supplementaires-pour-la-route-verte-dans-charlevoix/

SANTÉ MENTALE: « L’antiracisme n’est pas une finalité, mais un processus » exprime Jude Mary Cénat
onfr.tfo.org/sante-mentale-lantiracisme-nest-pas-une-finalite-mais-un-processus-exprime-jude-mary-cenat/

CULTURE: Demain, à 10h, les funérailles de l’artiste Roger Miron seront célébrées à l’église catholique de La Visitation, à Montréal. Il est décédé à l’âge de 95 ans.

UN PEU DE MOI: Les psychiatres Voyer

Les psychiatres Voyer

Par Benoit Voyer

18 octobre 2024

La psychiatrie est une profession forte chez les descendants de René Étienne Voyer (1715-1785), originaire de Beaufort-en-Vallée, dans la région française de Maine-et-Loire. Il y a eu, bien entendu, les psychiatres d’Argenson Voyer, Victorin Voyer (un des fondateurs de l'Institut Albert Prévost), Louis Voyer et Richard Voyer, quatre des fils d'Armand Voyer, tous originaires de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent. Plus récemment, il y a eu le Dr Jacques Voyer (1948-2005) dont le parcours est assez touchant. Il a écrit le livre à succès « Que Freud me pardonne » (Libre expression) et a reçu de nombreuses distinctions, dont l’Ordre national du Québec. Le 7 octobre, à l’émission radiophonique « Je sais pourquoi je t’aime », sur Radio-Canada Classique, on a sorti des archives sa voix rassurante. On le retrouve, celle-ci, à travers une heure de belle musique (dans la 22ᵉ minute) sur ici.radio-canada.ca/ohdio/musique/emissions/je-sais-pourquoi-je-taime/episodes/974104/rattrapage-lundi-7-octobre-2024

VISION CATHOLIQUE : Canonisation de la sherbrookoise Marie-Léonie Paradis le 20 octobre

Tombe de Marie-Léonie Paradis dans la cathédrale de Sherbrooke

Canonisation de la Sherbrookoise Marie-Léonie Paradis le 20 octobre

Par Benoit Voyer

18 octobre 2024

Le 20 octobre, la bienheureuse Marie-Léonie Paradis sera canonisée sur la place Saint-Pierre, dans la Cité du Vatican, par le pape François.

En 1986, à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, un miracle aurait eu lieu par son intercession. Il s’agit d’un nouveau-né de sexe féminin, à la suite d’une asphyxie périnatale prolongée avec défaillance de plusieurs organes et encéphalopathie.

Marie-Léonie Paradis a lancé, en 1880, les Petites Sœurs de la Sainte-Famille. La mission de son groupe religieux a toujours été le soutien spirituel et matériel des prêtres. Les femmes célibataires qui marchent à sa suite se consacrent aux tâches domestiques dans un grand nombre de presbytères et d’évêchés, et travaillent aussi au secrétariat, à la comptabilité et à la gestion des archives.

Marie-Léonie Paradis, baptisée du prénom d’Alodie, mais qu’on appellera familièrement Élodie, est née le 12 mai 1840, à l’Acadie, sur la rive sud de Montréal. Ses parents sont Joseph Paradis et Émilie Grégoire.

À neuf ans, elle devient pensionnaire chez les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, à Laprairie.

En février 1854, elle est postulante chez les Sœurs Marianites, la branche féminine de la Congrégation de Sainte-Croix, à Ville Saint-Laurent. Le fondateur, le père Basile-Antoine Moreau, de passage au Canada, lui permet, le 22 août 1857, de prononcer des vœux de vie religieuse en dépit d'une faible santé. Elle a 17 ans.

Jusqu'en 1862, autour de Montréal, elle se consacre à l'éducation. Cette année-là, on l'envoie travailler à l'Orphelinat Saint-Vincent-de-Paul, à New York.

En 1870, en Indiana, Élodie choisit de passer définitivement à la branche américaine des Sœurs de Sainte-Croix. Aux États-Unis, Léonie enseigne les travaux à l'aiguille et le français à l'Académie Sainte-Marie. Son immersion dans la langue de Shakespeare lui permet d’en venir à maîtriser la langue anglaise.

À l'automne de 1874, on la nomme à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, afin de diriger les religieuses qui s’occupent des travaux domestiques au Collège Saint-Joseph dirigé par le père Camille Lefebvre, de la Congrégation de Sainte-Croix.

En 1880, la direction de la communauté religieuse accepte qu’un groupe de filles, portant le nom de « Petites Sœurs de la Sainte-Famille », s'organise en institut autonome sous la direction de Léonie. En 1895, la mort du père Lefebvre laisse l'œuvre sans approbation canonique.

Mgr Paul Larocque, évêque de Sherbrooke, étant à la recherche de religieuses pour son séminaire et son évêché, fait une offre au groupe de femmes. Léonie consulte, réfléchit et décide de transférer la maison-mère et le noviciat des Petites Sœurs de la Sainte-Famille à Sherbrooke. Ainsi donc, en 1896, elle obtient une approbation diocésaine.

En 1905, le pape Pie X la relève de ses obligations envers sa première communauté et lui donne la permission d’être, elle aussi, une petite sœur de la Sainte-Famille.

Le 3 mai 1912, lors de son décès, plus de 600 femmes célibataires marchaient à sa suite dans les trois Amériques et en Italie.

Le 11 septembre 1984, elle est béatifiée lors d’une messe présidée par le pape Jean-Paul II au parc Jarry, à Montréal.

La mémoire liturgique de Marie-Léonie Paradis est le 4 mai de chaque année.

UN PEU DE MOI: Sainte Marie-Léonie Paradis et moi

Sainte Marie-Léonie Paradis et moi

Sur le plan généalogique, sainte Marie-Léonie Paradis est ma 3ᵉ arrière-petite-cousine éloignée au 3ᵉ degré.

D’elle à moi :
Marie Léonie Élodie Paradis 1840-1912 ;
Joseph Paradis (1816-1871), son père ;
Jean-Baptiste Paradis (–1843), son grand-père ;
Jean-Baptiste Paradis, son arrière-grand-père ;
Pierre Paradis (1718-), son 2ᵉ arrière-grand-père ;
Joseph Paradis (1679-1749), son 3ᵉ arrière-grand-père ;
Pierre Paradis (1647-1700), son 4ᵉ arrière-grand-père ;
Pierre Paradis (1604-1675), son 5ᵉ arrière-grand-père ;
Guillaume Paradis (1644-1716), son 6ᵉ arrière-grand-père ;
Gabriel Paradis 1675-1755, son 7ᵉ arrière-grand-père ;
Louise Paradis (1728-1810), son 8ᵉ arrière-grand-mère et ma 5ᵉ arrière-grand-mère ;
Marie Anne Soucy (1769-1809), ma 4ᵉ arrière-grand-mère ;
Félicité Chamberland (1805-1893), ma 3ᵉ arrière-grand-mère ;
Jérémie Rémi Chenard (1829-1908), mon 2ᵉ arrière-grand-père ;
Rémi Chenard (1864-1918), mon arrière-grand-père ;
Alice Chenard 1889-1981, ma grand-mère ;
Roméo Voyer (1930-2021), mon père ;
Benoit Voyer.

VISION CATHOLIQUE: « Soyez parfait, comme votre Père céleste est parfait »

« Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait »

Par Benoit Voyer

18 octobre 2024

Le Vatican élève certaines personnes au rang de saints, bienheureux et vénérables afin d’offrir aux catholiques des modèles inspirants de vie chrétienne. C’est ce que fera ce 20 octobre avec Marie-Léonie Paradis. Mais on le sait bien, personne n’est vraiment parfait !

Dans ma formation chrétienne de tradition catholique, on m’a toujours enseigné que pour devenir un saint, il faut être parfaitement imparfait afin d’implorer, en toute humilité, le soutien du bon Dieu pour mener à terme sa destinée.

Ainsi donc, la perfection dont a toujours parlé la foi chrétienne relève des vertus dites théologales : foi (surtout en la résurrection), espérance (en Dieu) et amour de Dieu, de son voisin et de sa propre personne.

C’est un peu ce que dit le vieil adage du judaïsme qui a été repris par le christianisme : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » (Mt 5,48).

Voilà, tout est dit. Comme écrivait le bienheureux Frédéric Janssoone dans sa « Neuvaine au Saint-Esprit », publiée en 1898 : « Plus on aime Dieu, plus on est saint ».

Dans ce petit opus, Frédéric écrivait avec justesse : « Pour devenir saint, il faut avant tout en avoir le désir, et un désir accompagné d’une ferme résolution. Il en est qui désirent toujours, mais qui ne mettent point la main à l’œuvre ».

Quelques années plus tôt, le 17 mai 1887, il disait un peu la même chose, mais avec d’autres mots : « Mais pour arriver à cette sainteté qui vous obtiendra sûrement le beau paradis, que faut-il faire ? Une seule chose (…). Il faut aimer le bon Dieu, il faut aimer notre Seigneur Jésus-Christ, et il faut l’aimer jusqu’à la folie ».

J’aime ce que le saint pape Jean-Paul II disait : « Les saints ne vieillissent pratiquement jamais. Ils restent continuellement les témoins de la jeunesse de l’Église. Ils ne deviennent jamais des personnages du passé, des hommes et des femmes d’hier. Au contraire, ils sont toujours les hommes et les femmes du lendemain, les témoins de l’avenir évangélique… les témoins du monde futur. »

ESCAPADE: En longeant la rivière de l'Assomption sur le sentier entre le Cégep et le parc Louis Querbes, à Joliette