"J’aimerais mourir comme j’ai vécu...” - Claude Ryan
L’ex-secrétaire général de l’Action catholique (1945-1962), l’ex-directeur du quotidien Le Devoir (1964-1978) et l’ex-politicien (1978-1994) continue, malgré les années qui avancent à grands pas, à vivre sa vie le plus intensément possible, sans angoisse. Aujourd’hui comme hier, il dit vivre son quotidien guidé par la “main de Dieu”.
Cette fameuse “main de Dieu” lui a valu la risée de bien des humoristes. Le chrétien soucieux de vivre de la Parole de Dieu sait qu’il s’agit de la volonté du Père éternel qui s’exprime par les événements, les invitations reçues, les paroles des personnes rencontrées (particulièrement celles des proches), l’expérience du quotidien, livrée à la lumière de la tradition biblique et de la vie de l’Église. L’Esprit de Dieu souffle où et quand il veut. Cette volonté peut se traduire par le mot “Providence”. Le monde biblique parle de la “main de Dieu”. Cet esprit est un fondement du catholicisme. “Je crois que Dieu nous parle continuellement”, insiste Claude Ryan.
Avoir été ridiculisé pour cela ne le dérange pas trop. Il a eu à traverser des épreuves bien plus difficiles... “Ça me fait de la peine pour la religion”, renchérit-t-il en pensant au mal causé a la réputation de l’Église.
Foi et raison
Foi et raison ou foi et intelligence ne sont pas en opposition: l’une s’intègre à l’autre et chacune a son propre champ d’action.
Cette complémentarité est très bien exprimée par le pape Jean-Paul II dans son encyclique Fides et Ratio, paru le 15 octobre 1998, a l’occasion de son 20e anniversaire à la tête de l’Église.
Foi et raison caractérisent Claude Ryan. Quand il parle du cardinal John Henry Newman, à qui il voue une grande admiration, il est possible de saisir des particularités de son âme et de son esprit.
“Le message fondamental de Newman est le suivant: premièrement, on a une vie extérieure (vêtu de telle manière, porte tel nom, telle profession, telle adresse) et en même temps on vit dans un univers spirituel invisible qui est l’univers de Dieu qui nous enveloppe, qui est présent dans notre intériorité. Dans cet univers intérieur, la présence de Dieu est fondamentale. “
Il ajoute: “Un deuxième point, c’est que l’expérience religieuse doit s’appuyer sur un solide développement intellectuel. Si vous laissez l’expérience religieuse purement consister en des rites, des habitudes ou des choses reçues, sans faire un effort d’approfondissement personnel, vous risquez de devenir une sorte de répétiteur, de vous enfermer dans la routine et de voir votre vie religieuse s’étioler graduellement. »
Enfance
Claude Ryan est né dans la paroisse Saint-Jean-de-la-Croix, à Montréal, près du marché Jean-Talon, un quartier fortement italien. Il est le deuxième d’une famille de trois enfants. Sa famille a beaucoup voyagé. Alors que Claude est encore enfant, le clan Ryan s’installe au Saguenay-Lac-Saint-Jean pendant quelques années.
Blandine Ryan, sa mère, est une Canadienne française, et son père est un Irlandais. C’est en 1926 que la famille quitte la métropole du Québec pour s’établir à Port-Alfred ou son père exerce le métier de commis de bureau à l’International Paper. Peu de temps après, ils déménagent de nouveau, cette fois à Dolbeau.
Après la naissance de Yves, vers 1928, le paternel quitte le nid familial. Blandine Ryan se retrouve seule pour affronter les difficultés financières quotidiennes. En 1931, elle revient à Montréal avec ses trois bambins. Ils trouvent domicile boulevard Monk, dans la paroisse Saint-Jean-de-Matha dirigée par les Trinitaires, communauté arrivée au Canada en août 1924 de qui Claude Ryan garde d’excellents souvenirs. Des lors, elle transmet à ses enfants tous les principes religieux, en plus de leur inculquer le sens du devoir, du respect d’autrui et des responsabilités. Elle est une femme dévouée et cultivée qui s’est sacrifiée pour sa marmaille.
Ce n’est pas l’extrême pauvreté, mais la famille a de la difficulté à boucler les fins de mois. Heureusement, la force de caractère de Blandine Ryan et son attachement aux valeurs morales donneront à ses enfants une base solide pour traverser les épreuves de la vie.
A l’école, Claude apprend très rapidement. Il assimile tout à une vitesse surprenante. Plus rapide que les autres, il saute des années scolaires. En 1935, il se retrouve dans la même classe que Gérard, son frère ainé. En 1937, ils entrent ensemble à l’Externat classique de Sainte-Croix. Les deux adolescents suivent les mêmes cours.
Il s’inscrit donc à l’École de service social et de relation industrielles de l’Université de Montréal. A 20 ans (en 1945), après deux ans d’études supérieures, il devient secrétaire général de l’Action catholique, un mouvement institué par les évêques canadiens.
« J’ai renouvelé mon engagement année après année pendant 17 ans. En même temps, je me suis engagé dans le mouvement a titre personnel, particulièrement dans la Jeunesse indépendante catholique comme militant et comme président a différents niveau », se souvient-il.
Un catholique en action
Claude Ryan trouve à l’Action catholique une liberté d’action ou il exprime sa pensée en toute franchise, ou il est écouté et peut transmettre un message spirituel. Cela lui plaît.
En août 1948, il participe, à Rome, au Congrès international de l’Action catholique. Il en profite pour se faire de nouveaux contacts. En 1950, il y retourne pour le Congrès de l’apostolat laïque. Il décide d’y séjourner un peu plus d’une année pour étudier et approfondir l’histoire des Pères de l’Église, à la célèbre Université Grégorienne.
Durant ce temps, il travaille sans relâche en se cloitrant dans une discipline d’études quasi monastique : durant ces mois, il sortira deux ou trois fois pour visiter l’Italie et se divertir. Tout son temps est consacré à l’apprentissage.
A son retour au Québec, il s’implique plus que jamais. Un soir de janvier 1958, dans un petit restaurant, il demande spontanément à Madeleine Guay, une jeune militante de l’Action catholique, si elle est intéressée à le fréquenter. En juillet 1958, ils se marient. Ils auront cinq enfants.
Le jeune père décide de se réorienter et ambitionne de quitter l’Action catholique, après 17 ans a sa barre. A la demande de Gérard Filion, le directeur général du journal Le Devoir, il entre dans le milieu journalistique à titre d’éditorialiste.
« En 1961, il n’y avait pas très longtemps que j’étais à la Commission Parent et que ce poste prenait de plus en plus de mon temps et me détachait du Devoir, j’ai rencontré Claude Ryan. Je lui ai proposé de venir au Devoir en lui expliquant qu’il ne pouvait passer sa vie dans le secrétariat de l’Action catholique. Ce sont des genres d’emplois qu’on occupe pendant un certain nombre d’années, mais ensuite, il faut en sortir », racontait monsieur Filion, il y a plusieurs années.
Il ajoutait : « Puis en 1962, je l’ai revu de nouveau en lui laissant entendre que moi, je ne finirais pas mes jours au Devoir et que j’aimerais bien le mettre à l’essai pour savoir s’il était capable de prendre ma succession, sans toutefois lui faire aucune promesse. Le 5 juin 1962, Claude Ryan signait son premier éditorial.
« Dans les mouvements d’Action catholique, j’ai appris que le résultat du travail ne se voit pas tout le temps. J’ai constaté que ceux qui jugeaient des résultats en fonction des choses visibles, se nourrissaient d’illusions vaines. Tandis que si vous travaillez en profondeur avec foi, le résultat extérieur n’est pas important », explique Claude Ryan qui habite la rue McNyder, à Outremont.
Homme des profondeurs
« Je ne suis pas l’homme pour engager une révolution qui va casser les choses, qui va renverser les murailles. Je crois plutôt à la puissance du ruisseau qui, chaque jour, perce le rocher petit à petit. C’est long, je sais. Cela permet de travailler longtemps sans s’impatienter, sans devenir amer, sans condamner qui que ce soit. De plus, toute ma vie j’ai accompli mes devoirs sans effort. Je n’étais pas obligé de me « crinquer » le matin en me disant : aujourd’hui, il faut que tu fasses ton devoir. J’ai été heureux comme ça. Enfin, j’ai toujours aimé les valeurs qu’incarne à mes yeux le christianisme. J’ai essayé d’y demeurer fidèle à travers les engagements que j’ai connus. Je n’ai pas de mérite à avoir agi de la sorte », relate-t-il bien humblement.
A l’aube de son passage de vie à trépas et de la mort a la vie au royaume des bienheureux du ciel, Claude Ryan vit une retraite heureuse, rue McNyder, à Outremont, en demeurant au service des autres. Alors que sa sagesse est consultée par les plus hauts dirigeants de notre société, il songe au testament spirituel qu’il laissera.
Au-delà de ses options politiques, Claude Ryan est un homme des profondeurs. Il n’a pas engagé de révolution, mais sa seule présence dit que la seule révolution qui compte est celle de l’âme. La conversion personnelle a des valeurs qui traversent le temps n’est-elle pas la plus grande révolution à opérer?
Benoit Voyer
(Revue Sainte Anne, janvier 1999, pages 7 et 12)
En ce 9 mai 2025
MAURICIE: Il y a 60 ans, Duplessis devenait premier ministre
Duplessis ne tardait pas à retourner à Trois-Rivières, car il n’y avait pas mis les pieds durant la campagne. En chemin, c’était la tournée des paroisses en compagnie de Olier Renaud et d’autres amis. Il se faisait conduire en voiture ouverte précédée de la fanfare du village. Il s’arrêtait dans les municipalités de Berthier jusqu’à Pointe-du-Lac.
A Trois-Rivières, il n’était pas de « Monsieur Duplessis », mais simplement de « Maurice ». Les électeurs du comté étaient fiers de lui. De plus, il y avait si longtemps que la région souffrait de l’aristocratie de la ville de Québec et de la monstruosité commerciale et de l’angoisse montréalaise. Maurice Duplessis était le héros…
Élection
Cette journée du 17 aout 1936 était bien chaude. Le ciel du Québec était bleu. Il n’est pas question ici de jeu de mots, car il n’y avait vraiment pas de nuages à l’horizon.
La photographie de « Maurice » était dans de nombreuses vitrines de la ville et les électeurs venaient en grand nombres aux urnes.
En cette belle journée d’été, le futur premier ministre attendait les résultats chez sa sœur qui habitait près de la Cathédrale de l’Assomption. Rapidement, ils étaient connus : 76 candidats pour l’UN et 14 pour les libéraux. C’était un échec monumental pour Godbout qui n’était même pas réélu dans sa circonscription de l’Islet. L’UN avait 57,5% du vote populaire et les rouge 41%.
Ici, l’UN obtenait 3113 votes de plus que Philippe Bigué. Pourtant, en 1931, Duplessis devenait député avec seulement 41 votes de plus que lui. La joie était sur toutes les lèvres. Le nouveau leader de la province ne tardait pas a exiger qu’on appose un scellé aux documents du Trésor public afin d’empêcher les libéraux de les détruire. Une enquête publique était demandée.
(L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 3)
Premier message du pape Léon XIV
Premier message du pape
Léon XIV
Pape Léon XIV
Le jeudi 8 mai 2025
Que la paix soit avec
vous tous ! Chers frères et sœurs, ceci est le premier salut du Christ
ressuscité, Bon Pasteur qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. Moi aussi,
je voudrais que ce salut de paix entre dans vos cœurs, qu’il atteigne vos
familles, tous les hommes, où qu’ils soient, tous les peuples, toute la terre.
Que la paix soit avec vous ! C’est la paix du Christ ressuscité, une paix
désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Cela vient de Dieu,
Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. Nous gardons encore à l’oreille
cette voix faible mais toujours courageuse du pape François qui a béni Rome !
Le Pape qui a béni Rome
a donné sa bénédiction au monde, au monde entier, ce matin du jour de Pâques.
Permettez-moi de poursuivre sur cette même bénédiction : Dieu nous aime, Dieu
vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! Nous sommes tous entre les mains
de Dieu. C’est pourquoi, sans crainte, unis main dans la main avec Dieu et
entre nous, nous allons de l’avant. Nous sommes disciples du Christ. Le Christ
nous précède. Le monde a besoin de sa lumière. L’humanité a besoin de lui comme
pont vers lequel Dieu et son amour peuvent rejoindre. Aidez-nous aussi, puis
aidez-vous les uns les autres à construire des ponts, par le dialogue, par la
rencontre, en nous unissant tous pour être un seul peuple toujours en paix.
Merci au pape François !
Je désire aussi
remercier tous mes frères cardinaux qui m’ont choisi pour être le Successeur de
Pierre et pour marcher avec vous, comme une Église unie, toujours à la
recherche de la paix et de la justice, cherchant toujours à travailler en
hommes et en femmes fidèles à Jésus-Christ, sans peur, pour annoncer
l’Évangile, pour être missionnaires. Je suis un fils de saint Augustin, un
augustin, qui a dit : « Avec toi, je suis chrétien et pour toi évêque ». En ce
sens, nous pouvons tous marcher ensemble vers cette patrie que Dieu a préparée
pour nous.
Un salut particulier à
l’Église de Rome ! [applaudissements] Nous devons chercher ensemble comment
être une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts, un dialogue,
toujours ouverte pour recevoir comme cette place à bras ouverts. Tous, tous ceux
qui ont besoin de notre charité, de notre présence, du dialogue et de l’amour.
Et si vous me le
permettez aussi, un mot, un salut à tous ceux-là et en particulier à mon
bien-aimé diocèse de Chiclayo, au Pérou, où un peuple fidèle a accompagné son
évêque, a partagé sa foi et a tant donné, tant pour continuer à être l’Église
fidèle de Jésus-Christ.
Et si vous me permettez
de dire un mot, un salut à vous tous, et d’une manière particulière à mon cher
diocèse de Chiclayo, au Pérou, où un peuple fidèle a accompagné son évêque, a
partagé sa foi et a tant donné, tant pour continuer à être l’Église fidèle de
Jésus-Christ.
À vous tous, frères et
sœurs de Rome, d’Italie, du monde entier, nous voulons être une Église
synodale, une Église qui marche, une Église qui cherche toujours la paix, qui
cherche toujours la charité, qui cherche toujours à être proche surtout de ceux
qui souffrent.
Aujourd’hui, c’est le
jour de la supplication à Notre-Dame de Pompéi. Notre Mère Marie veut toujours
marcher avec nous, être proche, nous aider de son intercession et de son amour.
C’est pourquoi je
voudrais prier avec vous. Prions ensemble pour cette nouvelle mission, pour
toute l’Église, pour la paix dans le monde et demandons cette grâce spéciale à
Marie, notre Mère.
Parc récréotouristique de Saint-Lin-des-Laurentides
SUR LA ROUTE: Temps de recueillement a la Cathédrale de Saint-Jérôme
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| Saint François de Laval (fête le 6 mai) |
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| La cathédrale catholique de Saint-Jérôme |
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| La bienheureuse Marie-Anne Blondin (fête 18 avril) |
Tante Madeleine et oncle Gabriel
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Benoit Voyer, Madeleine Roussel (1927-2022) et Gabriel Voyer (1925-2023), a Rivière-du-Loup, le 24 mai 2014 |
Être tenté par le diable
Par Benoit Voyer
8 mai 2025
Dès qu’un groupe de militants brûlent le drapeau du Québec ou du Canada, la colère monte dans l’opinion publique. « Pourtant, ce n’est qu’un bout de guenille. C’est la force symbolique qui fait qu’un objet est important. Il en est de même pour Satan. Il n’est qu’un symbole mythologique » , me disait un jour Richard Bergeron, auteur du livre « Damné Satan! », publié chez Fides.
Pour ce Franciscain, Satan n’est qu’une image mythologique. Dans le monde biblique, il a pour but d’éprouver la foi des fidèles. Il n’est pas possible de prouver qu’il est un ange déchu qui veut dominer la terre. De plus, il n’est guère un être cornu et horrible, comme le transmet un certain héritage chrétien : « Il s’agit d’une croyance générale dans l’Église mais ce n’est pas une vérité dogmatique. Cela n’a jamais été défini dans un concile. Ce que nous savons vient de l’enseignement traditionnel. Les catholiques sont donc libres d’y croire ou non ».
De nombreux groupes fondamentalistes – comme ceux de type évangélique ou pentecôtistes et des associations catholiques de la droite – prétendent qu’il existe dans le monde une conspiration satanique. Ils disent, en citant textuellement l’évangile, que Jésus a été tenté au désert par le diable et imputent à Satan tout ce qui va mal dans l’univers. Ils vont même jusqu’à dire que les institutions, les banques et les partis politiques sont corrompus par Satan. : « Il y a toutes sortes de forces du mal antérieures à la liberté humaine. Ce n’est pas en accusant Satan qu’on va trouver une réponse satisfaisante à la réalité du mal. Ce n’est qu’une façon de voir le problème ».
Il faut faire nettement la distinction entre satanisme et force occulte. Cette dernière est une recherche du pouvoir en mettant en œuvre des lois inconnues par une certaine pratique qui va déclencher des effets scientifiquement inexplicables.
Comme le drapeau canadien n’est qu’un bout de guenille, Dans les textes anciens, Satan n’est qu’un symbole mythologique. Lorsqu’on écrit que Jésus a été tenté par le diable au désert , on fait plutôt référence aux luttes normales qui existent dans les esprits humains entre ce qui est bien ou mal.
Au 10e anniversaire du Renouveau charismatique
GRANBY— « C'est de votre faute, à vous, chrétiens, si nos gouvernements adoptent des lois permettant la vasectomie et l’hystérectomie à volonté, si l'avortement devient libre, si dans nos écoles nos enfants reçoivent une éducation sexuelle basée sur le plaisir et non plus sur l’amour partagé du couple... »
Ce n’est pas avec le dos de la cuiller que le père Jean-Paul Regimbal y est allé, lors de son allocution devant les chrétiens venus en foule en cette fête de la Trinité, fêter les 10 ans du Renouveau charismatique au pays, hier, à Granby.
Mais cette harangue en fut une d’amour avant tout: qui aime bien châtie bien, et si le père Jean-Paul a fait de cuisants reproches aux tièdes, il a encouragé les fidèles et louangé ceux qui reprenant le bâton de pèlerin des premiers chrétiens ont le courage de remonter aux sources même de l’évangile et de vivre les écritures en nos temps modernes.
Selon le père Regimbal, « la négation de la Trinité est à la source de la destruction de la cellule familiale et la substitution de la volonté de l’homme a celle de Dieu est la négation même du droit de l’être a la vie. C’est le génocide de notre peuple à une époque où on parle de liberté, d'indépendance, de fondation d’une nation. C‘est un non-sens né du matérialisme d’une poignée d’individus qui sont suivis par une masse tiède et peureuse de vivre et de proclamer sa foi ».
La seule chance de survie de l'humanité en cette fin de siècle est donc, dans l'esprit du Père Jean-Paul, de reconnaître personnellement l’importance de la Trinité, lui rendre sa valeur afin que chaque couple puisse remplir sa triple mission qui est de vie, d'éducation et d’évangélisation par l'amour, sans faiblesse, librement, et publiquement, le geste suivant la parole, l’acte procédant de la foi.
Tous les problèmes sociaux dont souffre notre société découlent de l'effondrement des familles, des attitudes égoïstes, possessives, étouffantes des mères qui ne savent pas élever leurs rejetons dans un climat de confiance, d’amour et de liberté, des influences pernicieuses des pères qui ne démontrent à leurs enfants que l’ambition dont ils sont dévorés, leur goût du luxe et de puissance stérile.
Les problèmes sociaux dont sont victimes nos jeunes découlent de leur difficulté d’identification avec leurs parents: c'est vers 4 ou 6 ans que la personnalité profonde de l'enfant se forme. C’est à cet âge tendre que l’influence du père sur le garçonnet, de la mère sur la fillette, en fait un homme ou une femme épanoui.
Si le garçon n’a que sa mère comme base adulte d’identification, si la fille n’a que son père comme objet d’admiration, il ne faut plus alors s’étonner, la loi omnibus aidant, à voir l’homosexualité se développer au grand jour et sans vergogne comme c’est le cas à travers le monde. Il n’y a plus de barrière à l’immoralité, de clamer le père Regimbal.
Homosexualité, délinquance, violence, usage abusif des drogues, voilà l’héritage promis à notre jeunesse par l’abandon de la foi en la Trinité, de souligner le fondateur du renouveau charismatique canadien. Mais ces plaies sociales que les adultes reprochent aux jeunes comme ils leur reprochent leur ingratitude, sont les seuls mécanismes de défense que ceux-ci connaissent contre la tyrannie parentale, sa terrible indifférence, ou son abus d’autorité selon les cas.
Outre les droits prioritaires de Dieu sur l’homme, celui-ci doit reconnaitre les droits inaliénables de chaque individu, quelle que soit sa condition. Chacun se doit de respecter la foi de l’autre et son estimation des valeurs traditionnelles, tout en cherchant à rétablir dans son milieu de vie l’esprit chrétien d’amour et de charité. ‘
« Les chrétiens sont trop lâches pour faire connaître et reconnaître leurs droits sur la place publique, pour afficher leur foi aux yeux du monde. Ils laissent aux forces minoritaires du mal la possibilité de se manifester et de les étouffer. L’absence des ‘‘bons’’ dans ce combat pour les droits de Dieu laisse la porte ouverte à toutes les cala- mités ».
Ce n’est donc pas seulement au sein de l’Église que le chrétien doit se manifester, mais à tous les niveaux de la société: à l’hôtel de ville pour revendiquer des logements qui respectent les besoins de la famille, dans les commissions scolaires, pour exiger l’école confessionnelle suivant les croyances de la majorité, auprès des gouvernements supérieurs, tant provincial que fédéral, pour que ne soient adoptées que des législations conformes à l’Esprit.
Le Chrétien se doit, et doit à Dieu, d’être présent et actif partout, actif et vigilant. Ce n’est que par le Mystère de la Trinité que pourra être sauvegardée la Paix dans le monde. La Trinité, suivant les préceptes enseignés par le père Regimbal est le gage du rayonnement de la foi dans notre société. Et, sans la foi, pas d’avenir possible!
Par Geneviève Tavernier
GRANBY— Mgr Louis de Gonzague Langevin, évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe, présidait, hier après-midi, l’office soulignant la fête de la Trinité, à Monplaisant, chez les Pères Trinitaires. Il soulignait aussi par sa présence l’approbation de l’Église diocésaine aux actes du mouvement de renouveau charismatique, non seulement dans le diocèse, mais dans le pays. Avant la messe, Mgr Langevin a tenu à souligner le travail accompli par les Pères du Canada au niveau charismatique depuis la fondation, à Granby, il y a dix ans, de la première cellule, par le père Jean-Paul Regimbal, âme incontestée du mouvement canadien.
Pour l’évêque de Saint-Hyacinthe, c’est dans la joie que s’est souligné cet anniversaire, dans la joie et dans une confiance absolue d’un avenir rempli de promesses grâce au dévouement inlassable des Pères, certes, mais aussi à cause de la réponse des fidèles de toutes les couches sociales à l’appel divin de l’Esprit.
Esprit d’ordre, de paix, d’approfondissement de la foi, mais aussi Esprit perturbateur parce que secouant les consciences des tièdes, redonnant à chaque chose sa propre valeur, rendant à Dieu cette part de nos vies qui lui revient, abolissant les privilèges dus à la fortune et à l’éphémère gloire terrestre.
« Laïcs et religieux font revivre l’évangile grâce à la jeunesse intarissable de l’Esprit Saint » devait souligner le pasteur du diocèse rendant hommage aux membres du Renouveau dont l’action apostolique se fait sentir à travers le territoire sous sa responsabilité spirituelle.
Et Mgr Langevin de poursuivre: « C’est à cause d’un certain Jésus que l’on croit toujours vivant que les membres du renouveau charismatique témoignent publiquement de leur foi, le voulant toujours vivant selon l’évangile. Jésus s’est introduit dans la vie du monde et souffle sur ses amis et son esprit les entraîne, les fait vivre dans le monde sans être, dans le monde, secoués par les tempêtes du XXe siècle, mais dans l’esprit du Christ... »
Selon l’évêque, chaque chrétien a trois devoirs: celui de justice, de miséricorde et de droiture. Celui de justice, parce ce qu’est l’amour sans la justice? Celui de miséricorde, parce que peut-on espérer pour soi si on ne peut avoir quelque charité pour autrui? Celui de droiture parce que c’est dans l’authenticité de la foi que le chrétien se reconnait. Ce sont là les trois devoirs du chrétien moderne selon la loi de Jésus transmise par l'évangile.
Enfants de Dieu, nous sommes tous frères et sœurs et nous ne pouvons être heureux si nos frères et nos sœurs sont dans la souffrance de l’ignorance de l’amour de Dieu pour ses enfants. Nul ne peut être heureux sans amour et sachant que d’autres vivent prisonniers.
Par l’amour et la reconnaissance de l'Esprit, par un retour aux sources même de l'Église, vivant notre foi comme les chrétiens primitifs vivaient la leur, nous nous libérons et trouvons la paix et la joie de vivre. Par la Trinité on atteint la Vie.
Même si, pour cet office en plein air la température peu clémente rafraichissait l’atmosphère, elle n’a pas fait tiédir la foi des participants ni leur enthousiasme contagieux. Chants et répons étaient exécutés de voix pleines, ce qui prouve, une fois encore, qu’il n’y a que la foi qui sauve!
Par Geneviève Tavernier
GRANBY— Religieux, psychiatre, criminologue, telles sont les références de celui qui depuis 10 ans, œuvre ici pour implanter au sein de notre Église une cellule ayant ses racines à même les écritures. La puissance de persuasion du père Jean-Paul Regimbal n’est cependant pas liée à ces critères civils et universellement reconnus. Elle procède de sa foi et de sa simplicité d’expression: il est accessible à tous, croyants ou infidèles, pratiquants ou non.
***
Pour le non-initié qui s’égare dans une réunion de prière d’un groupe du renouveau charismatique il y a plusieurs éléments de surprise: la joie rayonnant sur les visages, oh! pas sur tous, certes, mais sur la plupart, et principalement sur ceux des handicapés. C’est la sérénité des visages âgés. C’est l’abandon de la foule dans le chant et la prière. C'est aussi, et surtout, la présence de nombreux jeunes qui ont l’air heureux et non pas désabusés!
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Vivre aux plus près des écritures, c’est avant tout bien connaître l’évangile, les actes des apôtres, être familier avec Jésus dans les agissements de chaque jour. C’est vivre comme les premiers chrétiens, sans peur, sans fausse honte, tendant la main aux inconnus comme à des amis, acceptant l’humanité pour ce qu’elle est tout en tentant de lui faire connaître la source de la joie vécue.
***
Être membre d’un groupe de prière c’est ne pas se poser de questions inutiles sur ce que peut penser le voisin sur le comportement qu’on démontre. C’est pouvoir, publiquement, faire une profession de foi dans sa propre langue ou dans une langue inspirée sans s’étonner. C’est accepter les manifestations extraordinaires comme de source divine. C’est redevenir un enfant, confiant en l’amour universel.
***
Pour celui qui est touché par cette grâce, c’est la guérison de tous les maux même dans les souffrances physiques. C’est l’acceptation de l’inacceptable dans les souffrances morales. C’est la délivrance même en prison. C’est la réalisation de toutes les promesses faites au monde par Jésus mourant sur la Croix!
(Voix de l’Est, 2 juin 1980, p. 2)
En ce 7 mai 2025
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Benoit Voyer en 1974. Photo prise derrière la résidence familiale du 667, rue Saint-François, a Granby |
ARTICLE DU JOUR: La bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin (1632-1668)
Par Benoit Voyer
7 mai 2025
Catherine Longpré est originaire de la Normandie, le 3 mai 1632. Elle est la fille de Françoise Jourdan de Launay et Jacques Symon, sieur de Longprey, avocat de profession. Elle est la troisième d’une famille de quatre enfants, composée de trois filles et un garçon.
Dans les heures qui suivent son entrée dans ce monde, elle est baptisée dans la tradition catholique. Son parrain est Jean Jourdan, son grand-père maternel, et sa marraine Catherine de Maires, femme du bailli de Saint-Sauveur-le-Vicomte.
Vers l’âge de deux ans, Catherine est confiée aux soins de ses grands-parents maternels, Renée et Jean Jourdan, des gens reconnus pour leur grande piété. Un jour, Jean Jourdan prédira au sujet de Catherine: « Cette petite sera religieuse et servante de Dieu ».
A douze ans et demi, après de grandes hésitations parentales, on lui donne la permission d'entrer chez les Augustines Hospitalières de l'Hôtel-Dieu, à Bayeux, en même temps que Françoise, sa sœur. Le 24 octobre 1646, elle devient officiellement religieuse.
On demande du renfort chez les Augustines, à Québec, qui ont fondé le premier hôpital en Amérique du Nord, en 1639, par sœur Marie Guenet de Saint-Ignace. Catherine et sa sœur Françoise répondent positivement à la demande.
Malheureusement, leur père s’objecte et convainc Françoise de retirer sa demande, mais Catherine refuse et reste centrée sur ce projet, ayant la certitude intérieure qu’il s’agit de la volonté de Dieu pour sa vie.
Après avoir lu « Les Relations des Jésuites » racontant le martyr du Père Isaac Jogues, Jacques Symon, sieur de Longprey, acceptent de la laisser partir.
À Nantes, le 4 mai 1648, le lendemain de ses seize ans, Catherine fait profession solennelle devant le père jésuite Barthelémy Vimont.
Le 31 mai 1648, sœur Catherine de Saint-Augustin, alors âgée de 16 ans, quitte le port de La Rochelle a bord du Cardinal en destination de celui de Québec. Elle arrive à destination le 19 août.
Sans tarder, elle apprend les langues des premières nations et soignent les malades. On dit qu’elle était une excellente infirmière. Rapidement, elle prendra du gallon. Successivement, elle deviendra économe, directrice générale de l’hôpital et maitresse des novices.
Ses bonnes relations avec les premiers peuples lui valent le surnom de « Iakonikonriiostha », qui veut dire « celle qui rend l’intérieur plus beau » [1]. Lorsque Catherine était en présence des gens, elle percevait ce qui se passait en eux. Elle avait le don de lire dans les cœurs.
Elle décède le 8 mai 1668, dans sa 36e année.
Catherine de Saint-Augustin est déclarée vénérable le 9 mars 1984 et bienheureuse le 23 avril 1989 par le Pape Jean-Paul II.
Sa mémoire liturgique est le 8 mai.
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Pour en savoir davantage :
www.centrecatherine.ca
[1] Simon Lessard. « Iakonikonriiostha - Catherine de Saint-Augustin 1632-1668 », Le Verbe, Juillet-aout 2024, p. 17
Des paroles réconfortantes
Sous le titre « Ta parole, Lumière sur ma route », le père Regimbal entrera dans vos foyers, si vous le permettez, tous les dimanches avant-midi de 9h30 à 10h30, pour donner un message d’espérance à tous les croyants.
Cette émission qui est diffusée au Canal 6 (poste local) sera également reprise le jeudi de 19h30 à 20h30 toutes les semaines.
(L’Union, 11 novembre 1980, p. C10)
ARTICLE DU JOUR: Saint François de Laval (1623-1708)
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| Tombe de saint François de Laval dans la Basilique Cathédrale Notre-Dame, a Québec |
Par Benoit Voyer
6 mai 2025
A la suite du décès de son père et de ses frères ainés, il devient l’héritier légal, mais il décide de consacrer ses avoirs au service des missions.
À quatorze ans, il devient membre de la Congrégation mariale du Collège de La Flèche où il s'initie aux bases de la vie spirituelle et est sensibilisé aux missions en Nouvelle-France.
Après son ordination sacerdotale, il adhère à la Société des Bons Amis. Dans cette association, il approfondie sa vie spirituelle : prière, ascèse, mise en commun des biens et engagement auprès des plus pauvres.
L'influence spirituelle de Jean de Bernières, un laïc, est déterminante. Il lui inspire de se consacrer à l'œuvre d'évangélisation des Amériques.
Durant ces années, en France, François fréquente de grands réformateurs spirituels comme saint Vincent de Paul et Jean-Jacques Olier.
À la recherche d'un évêque pour les missions du Canada, on pense naturellement à cet homme a la forte personnalité, a la grande piété et entièrement donné à Dieu.
A son arrivée en Nouvelle-France, en 1659, sainte Marie Guyart de l'Incarnation, la supérieure du monastère des Ursulines, écrit à son sujet: « C'est un homme saint, le père des pauvres et du public. C'est un seigneur de la maison de Laval qui s'est donné à Dieu dès sa jeunesse. Le Roi l'aime beaucoup pour son mérite et ses qualités. Sa Majesté voulait le retenir en France, mais l'amour que ce bon prélat porte à cette nouvelle Église a fait qu'il a supplié pour y revenir. »
Dès son arrivée à Québec a titre d’évêque, il entreprend de connaître ses fidèles.
A pied, à travers les forêts, il effectue des visites pastorales de Gaspé à Montréal, à pied, en canot ou en raquettes l'hiver. Ces périples lui font prendre conscience des besoins de la population. Tous, les premiers peuples comme les Français sont l'objet de sa sollicitude.
À l'annonce d'une nouvelle fondation missionnaire, les Jésuites témoignent: « Sitôt que Monseigneur l'Évêque de Pétrée eut appris le dessein que nous avions de commencer cette Mission (au lac de la Nation maritime et au lac Supérieur), on ne peut croire combien il y parut affectionné. »
Soucieux d'établir une Église qui se perpétue à la grandeur de l'Amérique, il prévoit la mise en place les institutions nécessaires. Il commence en soutenant les trois grandes communautés déjà présentes pour l'éducation (les Jésuites et les Ursulines) et pour la santé (les Augustines).
François donne son approbation à des initiatives nouvelles fondées à Montréal, par sainte Marguerite Bourgeoys pour l'éducation et la vénérable Jeanne Mance pour les soins de santé.
Enfin, Mgr de Laval fonde le Séminaire de Québec pour la formation du clergé local qui s'occupera de propager la foi chrétienne dans tous les recoins connus de son vaste diocèse.
Il ajoutera pour les jeunes le Petit Séminaire et l'école d'arts et métiers de Saint-Joachim.
Sa préoccupation d'une foi vivante chez toutes les catégories de fidèles lui inspire d'autoriser la création de différentes associations de formation chrétienne et de piété.
Comme soutien spirituel aux familles, il appuie particulièrement la fondation de la Confrérie de la Sainte Famille. Cette dernière est toujours vivante à la paroisse cathédrale Notre-Dame-de-Québec.
Mgr de Laval est également sensible à la beauté de la liturgie. Malgré les modestes moyens financiers de la colonie, il investit dans de grandes manifestations religieuses au point que les Amérindiens éblouis le surnomment « l'homme de la grande affaire ».
En 1664, il consacre la petite église locale érigée par les colons de Québec avant son arrivée comme la première église paroissiale de son diocèse et en fait sa cathédrale en 1674.
En 1668, dans une lettre qu'il adresse à des missionnaires sulpiciens, il donne les conseils suivants: « Qu'ils tâchent d'éviter deux extrémités qui sont à craindre en ceux qui s'appliquent à la conversion des âmes: de trop espérer ou de trop désespérer. Ceux qui espèrent trop sont souvent les premiers à désespérer de tout à la vue des grandes difficultés qui se trouvent dans l'entreprise de la conversion des infidèles, qui est plutôt l'ouvrage de Dieu que de l'industrie des hommes. Qu'ils se souviennent que la semence de la parole de Dieu porte son fruit dans la patience... »
Cette même année, dans ses Instructions aux missionnaires, il écrit : « Souvent, une parole amère, une impatience, un visage de rejet détruiront en un instant ce qui a été construit en beaucoup de temps » (Instructions aux missionnaires, 1668).
Saint François de Laval décède le 6 mai 1708.
Vigile publique en l'honneur du Sacré-Cœur
- S.S. Paul VI
Arthabaska (PM) — Quelque 2,500 personnes ont participé jeudi dernier à la vigile de la fête du Sacré-Cœur qui avait lieu au Collège d'Arthabaska.
Cette manifestation en l'honneur du Sacré-Cœur a débuté par une marche du pardon. Les fidèles qui partaient de l’école Saint-Christophe ont entonné des chants et des prières au cours de leur marche. Rendus sur les lieux, le père Jean-Paul Regimbal dirigea la plénière en l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus.
Au cours de son allocution, le père Regimbal déclarait qu'il était urgent et nécessaire que les laïcs chrétiens engagés affirment solennellement leurs convictions chrétiennes sur la place publique.
« L’heure est venue de passer de la parole aux actes, l'heure est aussi venue de passer de la puissance de l'évangile au cœur même de la cité. »
Poursuivant son discours, le père soulignait que le Saint-Père le Pape Paul VI en date du 20 octobre 1976 rappelait qu’en cette fin de millénaire, le moment est propice de mettre en marche la civilisation de l'amour. « L'ère de la civilisation industrielle et matérialiste s’écroule de toutes parts. » « Voici que commence l’ère de l’Esprit saint, l’ère de la libération individuelle et sociale, l’ère de l’évangélisation. » « La civilisation de l’amour est seule en mesure d’apporter l’authentique justice sociale, la juste promotion de la dignité humaine et introduire la vraie paix dans le monde. »
« La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu, de chaque famille, de chaque cité et de chaque nation. » « Au lieu de déclarer la guerre dans une haine fratricide, l'heure est enfin venue de déclencher la révolution sociale de l’amour c’est-à-dire la révolution du cœur qui s’appelle « Conversion ». La révolution de la famille qui s’appelle « Réconciliation », la révolution de la cité qui s’appelle « Rénovation » et la révolution de la nation qui s’appelle « Consécration ».
II est urgent de travailler ferme à l'avènement social du règne de Jésus-Christ et c’est au laïcat chrétien qu'il appartient d'être au cœur du monde des affaires « Sel de la Terre », « Lumière du Monde », « Levain de la pâte » et « Artisans de la paix ».
(L’Union, 6 juin 1978, p. A10. L’article comprend une photo ou figure le père Jean-Paul Regimbal)
En ce 5 mai 2025
Par Benoit Voyer
5 mai 2025
Hier après-midi, Éric Duhaime, tout sourire, a officialisé sa candidature pour le Parti conservateur du Québec (PCQ) à l’élection partielle de la circonscription d'Arthabaska. Pour les conservateurs québécois, cette annonce avait des allures de fête. Nous étions plus de 400 au Pavillon Arthabaska, a Victoriaville.
Duhaime se présente comme l’homme des régions. Les quatre autres partis sont représentés par des chefs élus dans des circonscriptions montréalaises.
"On souhaite devenir la voix d’un autre Québec, d’un Québec tranquille, du Centre-du-Québec, des autres régions, d’un Québec qui se lève tôt, qui travaille fort et qui nourrit les région. [...] Des coupures, ça en prend, mais pas dans le service aux patients. Il faut couper dans le gras de l’État, pas dans la chair du monde", a-t-il dit.
Et il a lancé un appel: "Gens d’Arthabaska, élisez-moi pour qu’on ait une voix sur 125 à l'Assemblée nationale. Ça presse."
La joute pour le siège de député s’annonce serrée. Seul Québec solidaire avait annoncé sa candidate pour l’élection partielle jusqu'à dimanche matin. Le nom de Pascale Fortin est officiel depuis mars dernier.




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