L'anxiété








(Source: Sur les murs de l'unité de psychiatrie de l'Hôpital Pierre Le Gardeur, mai 2025)

L’affaire Levasseur-Noel


L’affaire Levasseur-Noel

Une vraie histoire de Capitaine Bonhomme

La région trifluvienne a encore été sur la sellette nationale cette semaine, avec l’affaire de transsexualité Denise Levasseur et de son mariage avec Michel Noel. Une vraie histoire de Capitaine Bonhomme! Une histoire triste à mourir.

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Un commentaire de Benoit Voyer
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Il n’y a pas à être offusqué du fait que le diocèse ait refusé de marier les deux tourtereaux. Sur ce point, l’Église a été fidèle a elle-même. Son discours n’a pas changé et n’est pas sur le point de l’être.

Ce qui est aberrant dans cette cause, ce sont les ragots qui ont été racontés dans l’opinion publique depuis que l’histoire est connue de tous.

Denise Levasseur est-elle une véritable femme? Est-ce un homme déguisé en femme? Est-ce quelqu’un qui n’est pas bien dans sa peau? Les spécialistes qu’elle a rencontrés ne sont pas des idiots. Ils n’acceptent pas d’opérer lorsqu’il y a des doutes sur l’identité sexuelle ou a cause de troubles psychologiques. Si l’équipe médicale et psychologique est unanime sur le fait que Denise Levasseur est une véritable femme, cessons d’en douter.

Michel Noel est un homosexuel? Répondre positivement à cette question, c’est poser un jugement très sévère sur cet homme. Pour lui qui n’a connu sa partenaire qu’au féminin, il n’y a pas de doute qu’il ne l’est pas. Peut-on vraiment dire le contraire? Difficile depuis que le public a pu remarquer le charme de cette femme

Cette histoire révèle une chose : Nous sommes tous un gang de pharisiens. Nous jugeons rapidement d’une situation que nous ne connaissons pas en profondeur. De plus, nous disons à haute voix que nous avons tous des droits égaux, mais nous condamnons comme de vulgaires hors-la-loi ces deux personnes qui veulent vivre un bonheur paisible.

Enfin, soyons honnête : si l’histoire de ce couple nous a fait tant jaser, c’est qu’elle dérange des éléments de notre intériorité. C’est bien plus de cela que nous devrions parler.

(L’Hebdo journal, 22 décembre 1996, p. 5)

En ce 17 mai 2025


Dorval, le 16 mai 2025

Un peu de bonheur dans ma vie

Un peu de bonheur dans ma vie 

Voulez-vous mettre un peu de bonheur dans votre vie ? Mettez-y de l’amour! Quand on aime beaucoup, la vie devient un charme ! Mais, l’embêtement, c’est de trouver pour notre amour un objet assez beau, assez bon et assez stable pour n’avoir pas à recommencer sans cesse à aimer. Une suggestion, chers amis : Aimez donc l’amour ! - L’amour ?... - oui, celui qui est amour : celui que saint Jean n’a pu nommer autrement tellement il en a saisi la ravissante activité. Pour lui, la très sainte Trinité s’est révélée sous un tel jour qu’il s’est écrié sans plus : “Deus charitas est : Dieu est l’amour : la Trinité est amour”.

J’entends déjà votre objection : “Mais la Trinité, c’est bien trop compliqué pour moi à comprendre ! Ça me prend tout pour dire mon chapelet et suivre ma messe ! Comment voulez-vous que je parvienne à passer mon temps dans la pensée de la Trinité ? Décidément, vous êtes un idéaliste, un emballé !”

Peut-être bien, mais ma conviction demeure que le bonheur se trouve dans l’amour et l’amour vrai, profond, stable, c’est l’amour même : la très sainte Trinité.

Un préjugé à vaincre
On s’imagine toujours que le mystère de la Trinité tient tellement du mystère qu’il n’a à absolument rien à y comprendre. Pourtant, c’est un mystère qui n’est guère plus mystérieux que les autres! Ainsi, à Noel, on s’empresse d’adorer le petit Jésus dans la crèche sans se créer de difficulté et, pourtant, c'est le mystère de l’incarnation sur lequel on médite à loisir! Durant la semaine sainte et le jour de Pâques, on se fait un devoir de suivre pas-a-pas le Christ souffrant et glorieux sans trop s’arrêter aux problèmes que suscitent vraiment les deux mystères de la rédemption et de la résurrection. Mais lorsqu’il s’agit de la Trinité, on se bute presqu’avec complaisance sur l’obstacle de notre faible raison, et on conclut: il n’y a rien à y comprendre. Or, ceci est absolument faux.

Une vérité à établir
Non seulement il y a quelque chose à comprendre dans le mystère de la très sainte Trinité, mais il y a même tout un programme de vie à y découvrir. Voilà, chers amis, ce que cette série d’articles - dont vous lisez actuellement le premier – voudrait vous aider à mieux saisir, à mieux apprécier. Je me contenterai cette fois-ci de vous en donner trois preuves.

UN: Quand on lit l’évangile avec cette préoccupation d’y trouver des lumières sur la Trinité, on est frappé de constater comme Jésus s’est “forcé les méninges” (pour ainsi dire) afin de faire comprendre à ses auditeurs cette sublime vérité. Dans toute la richesse de son vocabulaire, dans toute l’étendue de sa science naturelle et surnaturelle, Jésus n’a découvert que trois mots pour exprimer le fond de sa pensée. D’après lui, rien n’était plus apte à nous faire connaitre la première personne que cette idée de Père. Tout le monde possède un père et tout enfant vraiment digne de ce nom, aime tendrement son père. A l’idée de Père correspond nécessairement celle de Fils. Et voilà sous quel aspect Jésus s’est présenté au monde: il se dit Fils de Dieu, le Fils bien-aimé du Père. Enfin, pour nous présenter la troisième personne, il recourt à un moyen subtil: en deux circonstances – une fois a Nicodème et l’autre fois à ses apôtres - Jésus compare l’Esprit saint au souffle mystérieux qu’on ne peut voir mais dont en ressent les effets. Eh bien, dit-il, ce souffle est comme mon Esprit d'amour qui souffle où il veut. Or, l’amour, vous le savez tous, cherche l’union, l’unité. Et voilà! La Trinité, dans ses grandes lignes, n’est pas plus compliquée que cela à saisir: un Père qui aime tendrement son Fils, un Fils qui rend à son Père l’amour qu’il en reçoit au point de s’unir inséparablement a lui dans un souffle d’amour qui est l’Esprit saint.

DEUX: C’est si peu compliqué à comprendre que les Juifs, Caïphe surtout, l’ont compris du premier coup! On n’a pas trouvé de meilleur chef d’accusation pour condamner Jésus que ses propres paroles. Vous vous souvenez de la scène: “Par le Dieu vivant, ordonne le grand prêtre, je vous adjure de nous dire si vous êtes le Christ, le Fils de Dieu?” Jésus répond simplement: “Oui!” Et sa cause est jugée sans appel! Il a blasphémé, clame-t-on, car il a introduit en Dieu une autre personne que celle du Père. Pour eux, c’était tellement clair qu’ils ont crucifié Jésus le même jour.

TROIS: Vous êtes-vous déjà arrêtés à vous demander ce qui serait arrivé si Dieu n’était pas Trinité? Voici! D’abord, il n’y aurait pas de création car toutes choses ont été faites par le Fils et dans le Fils. C’est saint Jean qui nous l’assure dans son prologue. Et, de plus, pas d’incarnation ni de rédemption. Puisque le Fils n’étant pas, il ne peut pas venir vivre et mourir parmi nous. Pas d’Église non plus puisque la validité et l’efficacité de la mission de l’Église se tire entièrement de la divinité de son fondateur. Encore moins de sacrements puisque ceux-ci doivent nous transmettre la grâce de la rédemption en vertu de la passion et de la mort de l’homme-Dieu qui les a institués.

A vrai dire, sans la Trinité, notre sort serait des plus tristes à supposer même que nous ayons pu recevoir l’existence

Un programme à vivre
Dieu n’a certes pas l’habitude d’agir sans raison. Si donc, dans son amour, il a daigné nous révéler le mystère de la très sainte Trinité, c’est qu’il en attend des résultats. Le Christ qui nous l’a appris au péril de sa vie, n’a cessé de nous dire combien son Père nous aimait, combien lui-même nous aimait jusqu’à se livrer pour nous et combien il souhaitait pour nous la venue de son Esprit d’amour. Il semble donc impossible que cette vérité dynamique ne change rien dans nos rapports avec Dieu. Le désir de Jésus est cependant que nous vivions comme des fils reconnaissants envers notre Père du ciel. Il veut que nous soyons animés de son Esprit au point de nous exclamer face à Dieu: “Abba! Père!” Nous voici pour accomplir votre sainte volonté!”

Alors seulement pourrons nous affirmer avec conviction que la Trinité occupe dans notre vie une place d’honneur, la première place, la seule qui lui convienne en réalité.

Jean-Paul Regimbal


(Revue Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 1, 1957, pp. 5 à 7. Disponible pour consultation a la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby - Fonds P049).

UN PEU DE MOI: Excursion a Saint-Jean-de-Matha


Avec ma belle Manon dans les sentiers de l'Abbaye Val Notre-Dame, a Saint-Jean-de-Matha, le 23 octobre 2024. Le 18 mai nous soulignerons notre 13e anniversaire de mariage et le 19 mai notre 18e anniversaire de couple.

Les pères s’impliquent davantage


Les pères s’impliquent davantage

La société est en plein changement. Le mouvement féministe a considérablement fait évoluer la cause des femmes depuis 30 ans. Les hommes, poussés au pied du mur, n’ont pas le choix de changer, mais ils ne savent pas toujours comment.


«On a besoin d’un support social pour les hommes », lance Jean-Pierre Girard du Réseau hommes Québec qui rassemble une quarantaine d’hommes dans la région. « Ce qu’on a dans le sang c’est notre modèle de père qui n’est plus tellement approprié à notre société ».

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Benoit Voyer
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Ce membre d’une famille reconstituée voit trois types de pères. Il y a celui qui dit : « Je travaille. Je rapporte de l’argent. C’est ma femme qui s’occupe de la maison ». Il y a le second qui ne le verbalise point, mais exprime la même chose par des gestes. Il a toujours une raison pour ne pas s’investir. Il fait quelques petites taches et prend un peu de temps avec les enfants si sa conjointe insiste.

Enfin, « il y a celui qui s’implique bénévolement dans les loisirs, particulièrement les sports, de son jeune. S’engager dans des activités concrètes est la façon de ce dernier de supporter ses enfants », ajoute-t-il. Pour lui, la mère se spécialise dans la relation affective, l’homme dans l’action.

Devenir père
On ne nait pas père, on le devient. C’est un choix. « Devenir père, c’est accepter de donner la vie. Pas nécessairement en mettant au monde un enfant! L’homme est aussi un procréateur de vie spirituelle », renchérit Hector Bloquière, responsable de la pastorale familiale au diocèse de Trois-Rivières et diacre a la paroisse de la Visitation de Pointe-du-Lac.

Il n’hésite pas à l’affirmer : « Être père, c’est toujours à recommencer. Ce n’est pas quelque chose d’acquis. Il faut toujours se remettre en question sur sa relation avec sa famille et son épouse ».

Égalité des sexes
Il y a beaucoup de travail à faire pour que tous les hommes traitent les femmes comme des égales dans la différence. « C’est une question de mentalité », dit Rolande Cloutier du Far de Cap-de-la-Madeleine.

Malgré qu’elle rencontre de nombreuses femmes victimes de la violence et de la domination de leurs conjoints, elle a une bonne perception de la gent masculine. Elle est mariée depuis 36 ans avec le même homme et a eu « la chance d’avoir un père aimant et attentif a ses enfants. C’est très précieux d’avoir cette chance! »

(Hebdo journal, 16 juin 1996, p.3)

En ce 15 mai 2025


Ma grand-mère Claire Beaulieu (1912-2000) et Roméo Voyer (1930-2021), mon père, durant les vacances de juillet 1961, a Mont Carmel, Kamouraska, au Bas Saint-Laurent.

Gérard Raymond, mystique et serviteur de Dieu


Gérard Raymond est un jeune mystique qu'un grand nombre de personnes voient accéder au calendrier des bienheureux et saints de l'Église catholique. Sa cause est présentement a l'étude. Cela pourrait donc avoir lieu. De mon côté, je suis en train de lire son journal personnel qu'il a écrit entre 15 et 19 ans. C'est un p'tit bijou! Ce 14 mai, je me suis recueilli quelques minutes devant sa tombe dans le Cimetière Saint-Vallier, a Québec. Je vous reparlerai assurément de lui.

Louis Émond, cofondateur de la maison Jésus-Ouvrier


Avec le vénérable Victor Lelièvre, Louis Émond est le cofondateur de la Maison Jésus Ouvrier, a Québec. Il figure sur la liste officielle de personnes que le diocèse catholique de Québec souhaite voir devenir vénérable, bienheureux et saint.

Henri-Gustave Joly de Lobinière, 4e premier ministre du Québec


Ce 14 mai 2025, dans le cimetière Monunt Hermon, j'ai visité la tombe de Henru-Gustave Joly de Lobière (1829-1908), 4e premier ministre du Québec (1878-1879). Il était le chef du Parti libéral du Québec.




Louis-Alexandre Taschereau, 14e premier ministre du Québec


Ce 14 mai 2025, dans le cimetière de Belmont, a Québec, une composante du Cimetière Saint-Charles, j'ai visité la tombe de Louis-Alexandre Taschereau (1867-1952), 14e premier ministre du Québec (1920-1936). Il était le chef du Parti libéral du Québec.

Félix-Gabriel Marchand, 11e premier ministre du Québec


Ce 14 mai 2025, dans le cimetière de Belmont, a Québec, une composante du Cimetière Saint-Charles, j'ai visité la tombe de Félix-Gabriel Marchand (1932-1900), 11e premier ministre du Québec (1897-1900). Il était le chef du Parti libéral du Québec.


Edmund James Flynn, 10e premier ministre du Québec


Ce 14 mai 2025, dans le cimetière de Belmont, a Québec, une composante du Cimetière Saint-Charles, j'ai visité la tombe de Edmund James Flynn (1847-1827), 10e premier ministre du Québec (1896-1897). Il était le chef du Parti conservateur du Québec.


Jean Lesage, 19e premier ministre du Québec


Ce 14 mai 2025, dans le cimetière de Belmont, a Québec, une composante du Cimetière Saint-Charles, j'ai visité la tombe de Jean Lesage (1912-1980), 19e premier ministre du Québec (1960-1966). Il était le chef du Parti libéral du Québec.



Simon Napoléon Parent, 12e premier ministre du Québec


Ce 14 mai 2025, dans le cimetière Saint-Sauveur, a Québec, une composante du Cimetière Saint-Charles, j'ai visité la tombe de Simon Napoléon Parent (1855-1920), 12e premier ministre du Québec (1900-1905). Il était le chef du Parti libéral du Québec.




La bienheureuse Dina Bélanger




En ce 14 mai 2025, sur l'heure du dîner, j'ai rendu visite a la bienheureuse Dina Bélanger (1897-1929), mon arrière petite cousine. Elle repose dans la chapelle des Religieuses Jésus-Marie, 2049, chemin Saint-Louis, a Québec.  www.dinabelanger.com



MAURICIE: Une mosquée à Trois-Rivières


Une mosquée à Trois-Rivières

Un temple au culte musulman est aménagé au 3009, boul. des Forges. Le Centre communautaire islamique de la Mauricie est une humble maison qui ne laisse pas présager la présence d’adeptes du coran.


« La mosquée est connue par la communauté islamique. Il y a déjà 12 ans que nous sommes là! » dit Aziza Blili, propriétaire de Voyages Aziza et musulmane de souche.

Même si les écrits de Mohamed demandent de prier 5 fois par jour en direction de la Mecque, il n’y a qu’un seul rendez-vous officiel à la mosquée, le vendredi a 13h. Il n’y a que l’homme qui doit s’y rendre si l’horaire de sa profession le permet. Les autres temps de la prière quotidienne sont laissés a la discrétion de chaque membre.
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Benoit Voyer
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Le Centre islamique sert également d’école pour les jeunes qui veulent apprendre l’arabe et l’islam. De plus, c’est un lieu ou se donnent des conférences et ou une bibliothèque est aménagée.

Il y a environ 300 musulmans dans la région. Au Québec, ils sont environs 80 000, surtout concentrés a Montréal. La moyenne d’âge du groupe trifluvien est d’une trentaine d’années.

Préjugés
La Tunisienne qui projette de faire un voyage a la Mecque l’an prochain regrette les préjugés que les médias entretiennent : « Dans l’islam, il y a des gens de la droit et de la gauche comme dans toutes les sociétés ou religions. Les uns sont plus intégristes, les autres sont plus ouverts ».

« Il y a des gens qui agissent au nom de la religion, mais qui ne sont pas vrais! C’est de la politique déguisée! Les conflits qui viennent dans le monde viennent ternir l’image de l’islam. Je n’ai jamais lu une phrase du coran qui dit qu’il faut assassiner quelqu’un qui ne pense pas comme nous! » insiste-t-elle.



(L’hebdo journal, 7 juillet 1996, p. 3)

En ce 14 juillet 2025


Benoit Voyer, Roméo Voyer et Yvon Voyer, a Mont Carmel, Kamouraska, durant les vacances de juillet 1967.

L'agrandissement de l'Hôpital Pierre Le Gardeur avance bien


La construction de la nouvelle tour de onze étages de l'hôpital Pierre Le Gardeur, a Terrebonne, avance bien. Les ouvriers travaillent surtout à l'intérieur en ce moment.

Vente de papier hygiénique au profit de la Fondation Charles Bruneau


Grande vente de papier hygiénique et d'essuie-tout au profit de la Fondation Charles Bruneau. Aidez mon fils Jean-Pascal a dépasser l' objectif de sa collecte pour la recherche. JP fera le Grand Tour cet été. Passez votre commande sans tarder!!

Écrivez-moi, je vous mettrai en contact avec lui: voyerbenoit8@gmail.com 

Perte de controle sur l'autoroute 20


Petit matin de ce 14 mai difficile pour un camionneur sur l'autoroute 20 en direction Est. Vers 4h45, il a perdu le contrôle près de la sortie 220. Lourde congestion dans le secteur. J'ai même pu arrêter mon automobile pendant une dizaine de minutes, stationné au milieu de l'autoroute.

Les trucs de Marcel Lafrance pour être un bon gestionnaire


Les trucs de Marcel Lafrance pour être un bon gestionnaire

GRANBY
Benoit Voyer

L’ancien principal actionnaire de la MIL Davie de Lévis, Marcel Lafrance, était dans la région, la semaine dernière, pour parler aux membres du Club d’administration du Canada de Granby de sa vision de la performance en entreprise.

Celui qui est maintenant à la retraite a commencé par pointer les sentiments d’impuissance qui affectent les entrepreneurs : informatique, robotique, libre-échange, ALENA, coupure des subventions de l’État, etc.

« Mon constat d’impuissance laisse la place a une certaine latitude qui dépend que de moi », disait-il au groupe d’hommes et de femmes d’affaires.

Selon M. Lafrance, une entreprise doit être performante pour être rentable et offrir un produit de qualité.

« Il faut avoir en tête la satisfaction du client. De plus, on ne m’enlèvera pas de la tête qu’une business qui ne crée pas de richesse puisse survivre car, quand il n’y a pas de profits, il ne peut y avoir de formation, d’investissement, d’expansion et d’entreprise à long terme », raconte le conférencier.

Marcel Lafrance estime que la compétition est féroce et va le devenir de plus en plus. Dans l’avenir c’est le client qui deviendra le maitre de la situation en montrant ses exigences. L’entreprise devra donc fournier un produit de qualité.

« Il faut aussi savoir livrer sa marchandise a temps, ajoute-t-il. Dans ma carrière, ma plus grand force ça été cela ». Plus un projet est en retard, plus il risque d’être dispendieux à fabriquer.

Il estime que le plus bel exploit remporté au Québec, c’est la construction de Terre des hommes. « C’était un succès magistral de planification », explique-t-il. A l’opposé le Stade olympique est le pire.

Dans certaines entreprises ou règne la contestation et l’anarchie, son expérience que cela est souvent l’expression d’un appel au leadership.

« Un leader c’est quelqu’un qui a des objectifs qu’il transmet à tous dans son entreprise par un message ayant un contenu et des détails. Il doit surtout être capable d’écouter et questionner. Ce qui énerve les gens, c’est la non-communication.

Après la réalisation d’un projet, il faut savoir s’arrêter pour prendre conscience comment on y est parvenu ensemble. Cela l’aide l’entrepreneur à faire mieux.

(L’Hebdo Granbyen, 19 avril 1995, p.26)

En ce 13 mai 2025


Benoit Voyer au Parc national des Monts-Valin, le 17 janvier 2017

Histoire des maisons des Trinitaires au Canada


Histoire des maisons des Trinitaires au Canada

Le presbytère Saint-Jean-de-Matha restera toujours dans la mémoire et dans le cœur des Trinitaires canadiens, le berceau de l’Ordre au Canada. Mais à mesure que l’enfant grandit, les cadres du berceau deviennent de plus en plus étroits au point de devenir même un danger pour sa croissance.

COUVENTS DE LA TRES-SAINTE-TRINITÉ

Rue Saint-Antoine :
C’est donc tout-à-fait normal de voir une première migration s’opérer en 1936 de la rue Allard a la rue Saint-Antoine. La jeune communauté y acquiert un couvent ayant appartenu jusque-là aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. Ceux qui ont connu les heures héroïques de la rue Saint-Antoine ne peuvent s’en ressouvenir qu’avec une certaine nostalgie : tous y ont vécu des heures de joie, de douce intimité quoique les sacrifices y aient été nombreux et pénibles.

Avenue des Pins :
Mais, en 1944, les supérieurs doivent faire face à un problème épineux : il faut à tout prix quitter le local de la rue Saint-Antoine qui présente de graves dangers du point de vue sanitaire, et est devenu en outre trop exigu. La divine providence intervient a point pour secourir la jeune communauté en détresse.

Comme par miracle, du sans doute à l’intervention du bon saint Joseph, la communauté devient en mesure d’acquérir une vaste propriété avec jardins pour promenades et terrains de jeux, sur l’avenue des Pins au flanc du Mont-Royal. Peu a peu, cette maison se transforme en véritable maison d’observance.

Ce toit abrite maintenant plusieurs œuvres. Outre la maison provinciale et la procure des missions, le scolasticat Très-Sainte-Trinité y tient ses quartiers. C’est de la que sort régulièrement l’équipe de jeunes prêtres qui alimentent toutes les nouvelles fondations réalisées depuis une quinzaine d’années. C’est de la aussi que devront sortir les missionnaires, les prédicateurs, tous apôtres de demain.

COLLEGE TRES-SAINTE-TRINITÉ

Commencé bien modestement dans le quartier Saint-Antoine, le Collège Très-Sainte-Trinité suit le scolasticat dans sa migration vers les hauteurs du Mont-Royal. Depuis 1944, le collège progresse si bien qu’une construction s’impose pour loger nos soixante-dix élèves entrés en 1956.

Cette solution, tout excellente qu’elle soit, ne sera que provisoire. En effet, le projet de bâtir un vaste collège à Saint-Bruno de Chamblay est présentement à l’étude au vénérable définitoire provincial depuis un an déjà. On juge le Mont Saint-Bruno un site idéal pour l’érection d’un collège capable de loger cent cinquante étudiants aspirant à la vie sacerdotale et religieuse.

Quoi qu’il en soit des projets futurs, le collège compte déjà ses premiers véritables succès. Il compte cette année, pour la première fois, son premier conventum de finissants. Six jeunes gens terminent ce mois-ci leur classe de rhétorique après avoir suivi leurs cours dans notre institution depuis six ans. Quatre se destinent à la vie religieuse et deux a des professions civiles. C’est un résultat bien consolant pour ceux qui ont édifié cette œuvre au prix de leur personne, de leurs sacrifices et de leurs sueurs.

LA TRINITÉ-DU-MONT

En 1940, avec l’approbation de Monseigneur Forget, évêque de Saint-Jean-de-Québec, les pères deviennent propriétaires d’un vaste domaine situé sur la pente du Mont Saint-Bruno. Le verger qu’ils y exploitent est destiné à subvenir aux besoins multiples de la communauté.

Comme les débuts modestes sont la garantie de solides fondations, les Trinitaires commencent leur vie religieuse à Saint-Bruno dans un couvent de bois dont la plus grande partie sert à l’entreposage des pommes recueillies sur leur domaine. Neuf années durant, ils y mènent avec beaucoup de courage, à travers les épreuves et les difficultés de toutes sortes, une vie de sacrifice et de labeur.

Cependant leur persévérance est couronnée de succès. En 1948, les supérieurs de l’Ordre autorisent la construction d’un couvent ou les religieux pourront plus facilement suivre les exercices de la vie commune tout en assurant l’entretien de la ferme. Grace a une mécanisation moderne, les frères quoique peu nombreux, parviennent à suffire aux multiples taches de leur vie agricole. Pour endiguer les aléas inévitables de la pomiculture, la construction d’un entrepôt frigorifique s’impose. Allant de progrès en progrès, le couvent de la Trinité-du-Mont est appelé à jouer dans l’avenir de l’Ordre au Canada un rôle de la plus haute importance.

L’AUMONERIE DE LA PRISON DE MONTRÉAL

L’acte constituant en corporation civile l’Ordre trinitaire dans la province de Québec, acte préparé par le révérend père Xavier de l’Immaculée-Conception et sanctionné par la législature le 4 avril 1929, porte la clause suivante : “La mission” de cet Ordre est de s’occuper du rachat des captifs, d’œuvres de charité, d’aide et de secours aux immigrants, de s’intéresser au sort et de vaquer à la moralisation des captifs et des prisonniers...”

Par-là, les Trinitaires canadiens rejoignent une tradition séculaire de l’Ordre dans son ministère auprès des malheureux captifs. En réponse à la demande de son éminence le cardinal Paul-Émile Léger, ils acceptent au mois d’aout 1954, en la personne de leur supérieur majeur, d’assumer le service religieux à la Prison de Montréal (Bordeaux).

Le révérend père aumônier, actuellement le R. P. Yves de Saint-Bernard, exerce auprès des détenus de droit commun et des condamnés, son ministère de miséricorde et de charité, continuant ainsi la lignée déjà célèbre des Trinitaires-Rédempteurs.

L’HOTELLERIE REGINA MUNDI

Un important projet de fondation prend naissance au cours de l’été 1954. Le très révérend père Pierre de la nativité, vicaire provincial, appuyé par le vénérable définitoire de la vice-province du Sacré-Cœur (érigé canoniquement au mois de juin 1953) annonce l’acquisition d’une nouvelle propriété et l’établissement imminent d’une autre maison de l’Ordre aux limites de la ville de Granby dans le diocèse de Saint-Hyacinthe.

Grace a la bienveillance de son excellence Mgr Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, et au patronage de la compagnie Avery et Robert limitées de Granby, P.P. un couvent trinitaire très moderne s’élève actuellement au centre du développement modèle connu sous le nom de Mont plaisant.

Cet édifice aux proportions impressionnantes abrite à la fois :

1- Le noviciat de la vice-province du Sacré-Cœur, ou se forment des jeunes gens qui se destinent à la vie cléricale ou encore à la vie des frères convers ;

2- Une paroisse dédiée à la Très Sainte-Trinité qui compte actuellement cent vingt familles ;

3- Une hôtellerie qui porte le nom de “Regina Mundi” en souvenir de l’année mariale au cours de laquelle ce projet fut élaboré. Cette hôtellerie est ouverte à la fois aux prêtres et aux laïcs qui désireraient faire une halte occasionnelle de prière et de repos dans une vie si pleine d’activité. Une aile entière est consacrée aux vieux prêtres qui aimeraient à terminer leurs jours dans une atmosphère sacerdotale et toute familiale en compagnie des religieux de la très sainte Trinité.

Fidèlement a une tradition plusieurs fois centenaires, les Trinitaires canadiens désirent faire de cette maison :

A-   Un centre de recueillement ou jeunes et vieux pourront dans l’intimité d’une retraite occasionnelle, prendre un contact plus intime avec la vie de l’adorable Trinité qui habite en eux ;

B-   Un centre de rayonnement trinitaire : selon la parole du révérendissime père Ignace du Très saint sacrement : “Chaque couvent doit être une station de diffusion et de transmission toujours en opération pour tout ce qui peut favoriser le culte, la dévotion et l’amour envers la très sainte Trinité”.

C-   Un centre de vie liturgique et de vie sacerdotale par les offices qui se récitent en commun selon le cérémonial prescrit par la sainte Église ;

D-   Et, enfin, un centre d’orientation spirituelles, un centre de rédemption par la puissance libératrice de la foi et de la charité.

Jean-Paul Regimbal

Tiré de: « L’histoire d’une province », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, Juin et juillet 1959, pp. 24 à 28, Revue conservée chez Bibliothèque et archives nationales du Québec, a Montréal (SHHY – Fonds P049).

En ce 12 mai 2025


Benoit Voyer a vélo sur la piste Le Petit train du Nord, à Saint-Faustin-du-Lac-Carré, le 27 septembre 2014

Satan, rien d’autre qu’un symbole mythologique…



Satan, rien d’autre qu’un symbole mythologique…

Par Benoit Voyer
Collaboration spéciale

GRANBY – Dès qu’un groupe de militants brûlent le drapeau du Québec ou du Canada, la colère monte dans l’opinion publique. « Pourtant, ce n’est qu’un bout de guenille. C’est la force symbolique qui fait qu’un objet est important. Il en est de même pour Satan. Il n’est qu’un symbole mythologique », dit Richard Bergeron, auteur du livre « Damné Satan! », publié chez Fides.

Le fondateur du Centre d’informations sur les nouvelles religions abordera justement le thème de la panique satanique. Qui prend, semble-t-il, des proportions plus grandes au sein des nouveaux groupes religieux, lors d’une soirée-conférence ce mercredi 16 octobre. La rencontre aura lieu au monastère des Trinitaires.

Pour ce Franciscain, Satan n’est qu’une image mythologique. Dans le monde biblique, il a pour but d’éprouver la foi des fidèles. Il n’est pas possible de prouver qu’il est un ange déchu qui veut dominer la terre. De plus, il n’est guère un être cornu et horrible, comme le transmet un certain héritage chrétien.

« Il s’agit d’une croyance générale dans l’Église mais ce n’est pas une vérité dogmatique. Cela n’a jamais été défini dans un concile. Ce que nous savons vient de l’enseignement traditionnel. Les catholiques sont donc libres d’y croire ou non », explique le professeur émérite de l’Université de Montréal.

Les fondamentalistes
De nombreux groupes fondamentalistes – comme ceux de type évangélique ou pentecôtistes et des associations catholiques de la droite – prétendent qu’il existe dans le monde une conspiration satanique. Ils imputent à Satan ce qui va mal dans l’univers. Ils vont même jusqu’à dire que les institutions, les banques et les partis politiques sont corrompus par Satan.

« Je crois que dans le monde, il y a toutes sortes de forces du mal antérieures a la liberté humaine, dit le père Bergeron. Ce n’est pas en accusant Satan qu’on va trouver une réponse satisfaisante a la réalité du mal. Ce n’est façon de voir le problème ».

Selon lui, il faut faire nettement la distinction entre satanisme et force occulte. Cette dernière est une recherche du pouvoir en mettant en œuvre des lois inconnues par une certaine pratique qui va déclencher des effets scientifiquement inexplicables.

Comme le drapeau canadien n’est qu’un bout de guenille, Richard Bergeron croit que Satan n’est qu’un symbole mythologique. Il essaiera de le démontrer cette semaine dans sa conférence.

(Le Plus de La Voix de l’Est, 13 octobre 1996, p. 5)

En ce 11 mai 2025


Benoit Voyer devant la tombe de Louis Jean (1901-1974) et Claire Beaulieu (1912-2000) dans le cimetière de Mont-Carmel, Kamouraska, le 29 mai 2013

De la psycho-spiritualité au service de la personne


De la psycho-spiritualité au service de la personne

Par Benoit Voyer

(Collaboration spéciale)

GRANBY - L'Agapethérapie n'est pas une nouvelle thérapie ou une médecine alternative. Il s'agit d'un complément à la psychologie et à la science de la santé. Il prend sa racine dans la spiritualité catholique.

"Agape est un mot grec qui veut dire amour, explique le père Michel Vigneau. L'Agapethérapie, je crois que c'est bien dit, mais ne rend pas vraiment ce qu'est cette expérience."

Pour lui, il s'agit d'un moment de rencontre avec le Christ ressuscité, libérateur et rédempteur. "Au fond, c'est Jésus qui vient dire que dans ce que tu vis, ce que tu es, tes souffrances, tes échecs... qu'il est avec toi", ajoute le religieux.

L'Agapethérapie c'est d'abord une expérimentation où la personne donne l'opportunité au Fils de Dieu de lui dire qu'il est toujours avec lui.

Dans ses sessions. M. Vigneau met beaucoup plus l'accent sur l'Agape que sur la thérapie. Il ne se fait pas d'illusions que dans 4 1/2 jours une personne ne règle pas toute sa vie.

Les ressourcements ne sont pas donnés et accompagnés par des thérapeutes. Ils sont proposés par des religieux et de "sages laïques".

"Ce qu'on offre, c'est vraiment une session où je regarde ma vie, poursuit l'homme de prière. Pendant la semaine, je reprends les étapes de celles-ci : pas seulement les blessures, les beaux moments aussi."

Il poursuit : "Au fond, je revois mon existence sous le regard d'amour de Jésus Christ. Je me laisse regarder par Jésus qui vient me libérer, c'est-à-dire qu'il vient d'abord me dire qu'il m'aime dans ce que je suis et qui vient m'enlever beaucoup de culpabilité."

La deuxième dimension de cette rencontre est centrée sur le pardon. Le père Vigneau croit que pardonner, c'est aimer et délier l'autre et son propre intérieur du poids de la culpabilité.

"Par la grâce de l'Esprit, je peux me déculpabiliser de се poids que je porte et qui est souvent plus lourd que ce que je devrais porter. Nous prenons souvent plus de responsabilités que nous devrions en prendre, car il y a des fardeaux que nous portons dont nous ne sommes point responsables", dit-il.

L'Agapethérapie c'est un temps qu'une personne se donne pour se laisser dire par ses accompagnateurs - car le Christ passe par les autres, que dans ce qu'il a vécu, ce qu'il est, qu'il est un enfant de Dieu qui a le privilège d'avoir part à l'amour.

Michel Vigneau insiste au long de l'Agapethérapie sur la conception qu'un individu peut avoir de Dieu parce que les Québécois ont souvent été éduqués avec la notion que Dieu juge, qu'ils ont des comptes à lui rendre, qu'il est un père préfet de discipline, etc. Son désir est de montrer une autre image de Dieu et de l'être humain.

L'Agapethérapie c'est un peu de la psycho-spiritualité. "Je veux être clair: Nous ne sommes pas des psychologues, des thérapeutes et nous ne voulons absolument pas prendre cette place... D'ailleurs, les gens qui participent et qui ont des thérapies avec des spécialistes, je veux qu'ils continuent leur accompagnement", conclut le Trinitaire.

Rendez-vous
Les prochaines sessions à l'horaire du Monastère des Trinitaires se tiendront du 15 au 20 septembre et du 17 au 22 novembre. Il faut s'inscrire au moins un mois à l'avance auprès de sœur Marie-Ella Vaillant au 372-5125.

(Le Plus de la Voix de l’Est, 23 juin 1996, p. 4)

Gloire a toi - Anamnène