En ce 7 mai 2025


Benoit Voyer en 1974. Photo prise derrière la résidence familiale du 667, rue Saint-François, a Granby

 

ARTICLE DU JOUR: La bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin (1632-1668)

Statue de Catherine de Saint Augustin devant le Monastère des Augustines, dans le Vieux-Québec

La bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin (1632-1668)

Par Benoit Voyer
7 mai 2025

Catherine Longpré est originaire de la Normandie, le 3 mai 1632. Elle est la fille de Françoise Jourdan de Launay et Jacques Symon, sieur de Longprey, avocat de profession. Elle est la troisième d’une famille de quatre enfants, composée de trois filles et un garçon.

Dans les heures qui suivent son entrée dans ce monde, elle est baptisée dans la tradition catholique. Son parrain est Jean Jourdan, son grand-père maternel, et sa marraine Catherine de Maires, femme du bailli de Saint-Sauveur-le-Vicomte.

Vers l’âge de deux ans, Catherine est confiée aux soins de ses grands-parents maternels, Renée et Jean Jourdan, des gens reconnus pour leur grande piété. Un jour, Jean Jourdan prédira au sujet de Catherine: « Cette petite sera religieuse et servante de Dieu ».

A douze ans et demi, après de grandes hésitations parentales, on lui donne la permission d'entrer chez les Augustines Hospitalières de l'Hôtel-Dieu, à Bayeux, en même temps que Françoise, sa sœur. Le 24 octobre 1646, elle devient officiellement religieuse.

On demande du renfort chez les Augustines, à Québec, qui ont fondé le premier hôpital en Amérique du Nord, en 1639, par sœur Marie Guenet de Saint-Ignace. Catherine et sa sœur Françoise répondent positivement à la demande.

Malheureusement, leur père s’objecte et convainc Françoise de retirer sa demande, mais Catherine refuse et reste centrée sur ce projet, ayant la certitude intérieure qu’il s’agit de la volonté de Dieu pour sa vie.

Après avoir lu « Les Relations des Jésuites » racontant le martyr du Père Isaac Jogues, Jacques Symon, sieur de Longprey, acceptent de la laisser partir.

À Nantes, le 4 mai 1648, le lendemain de ses seize ans, Catherine fait profession solennelle devant le père jésuite Barthelémy Vimont.

Le 31 mai 1648, sœur Catherine de Saint-Augustin, alors âgée de 16 ans, quitte le port de La Rochelle a bord du Cardinal en destination de celui de Québec. Elle arrive à destination le 19 août.

Sans tarder, elle apprend les langues des premières nations et soignent les malades. On dit qu’elle était une excellente infirmière. Rapidement, elle prendra du gallon. Successivement, elle deviendra économe, directrice générale de l’hôpital et maitresse des novices.

Ses bonnes relations avec les premiers peuples lui valent le surnom de « Iakonikonriiostha », qui veut dire « celle qui rend l’intérieur plus beau » [1]. Lorsque Catherine était en présence des gens, elle percevait ce qui se passait en eux. Elle avait le don de lire dans les cœurs.

Elle décède le 8 mai 1668, dans sa 36e année.

Catherine de Saint-Augustin est déclarée vénérable le 9 mars 1984 et bienheureuse le 23 avril 1989 par le Pape Jean-Paul II.

Sa mémoire liturgique est le 8 mai.

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Pour en savoir davantage :
www.centrecatherine.ca


[1] Simon Lessard. « Iakonikonriiostha - Catherine de Saint-Augustin 1632-1668 », Le Verbe, Juillet-aout 2024, p. 17

Des paroles réconfortantes


Des paroles réconfortantes

Princeville (MB) — La population de Princeville a présentement l’occasion de regarder et d’écouter une intéressante série d’émissions sur l’évangélisation, enregistrée par le père Jean-Paul Regimbal.

Sous le titre « Ta parole, Lumière sur ma route », le père Regimbal entrera dans vos foyers, si vous le permettez, tous les dimanches avant-midi de 9h30 à 10h30, pour donner un message d’espérance à tous les croyants.

Cette émission qui est diffusée au Canal 6 (poste local) sera également reprise le jeudi de 19h30 à 20h30 toutes les semaines.

(L’Union, 11 novembre 1980, p. C10)

En ce 6 mai 2025


Benoit Voyer et Jeannine Jean a l'occasion du baptême de Benoit, le 11 décembre 1966

ARTICLE DU JOUR: Saint François de Laval (1623-1708)

Tombe de saint François de Laval dans la Basilique Cathédrale Notre-Dame, a Québec

Saint François de Laval (1623-1708)

Par Benoit Voyer
6 mai 2025

Le 30 avril 1623, François de Laval naît au sein d’une grande famille de la noblesse française.

A la suite du décès de son père et de ses frères ainés, il devient l’héritier légal, mais il décide de consacrer ses avoirs au service des missions.

À quatorze ans, il devient membre de la Congrégation mariale du Collège de La Flèche où il s'initie aux bases de la vie spirituelle et est sensibilisé aux missions en Nouvelle-France.

Après son ordination sacerdotale, il adhère à la Société des Bons Amis. Dans cette association, il approfondie sa vie spirituelle : prière, ascèse, mise en commun des biens et engagement auprès des plus pauvres.

L'influence spirituelle de Jean de Bernières, un laïc, est déterminante. Il lui inspire de se consacrer à l'œuvre d'évangélisation des Amériques.

Durant ces années, en France, François fréquente de grands réformateurs spirituels comme saint Vincent de Paul et Jean-Jacques Olier.

À la recherche d'un évêque pour les missions du Canada, on pense naturellement à cet homme a la forte personnalité, a la grande piété et entièrement donné à Dieu.

A son arrivée en Nouvelle-France, en 1659, sainte Marie Guyart de l'Incarnation, la supérieure du monastère des Ursulines, écrit à son sujet: « C'est un homme saint, le père des pauvres et du public. C'est un seigneur de la maison de Laval qui s'est donné à Dieu dès sa jeunesse. Le Roi l'aime beaucoup pour son mérite et ses qualités. Sa Majesté voulait le retenir en France, mais l'amour que ce bon prélat porte à cette nouvelle Église a fait qu'il a supplié pour y revenir. »

Dès son arrivée à Québec a titre d’évêque, il entreprend de connaître ses fidèles.

A pied, à travers les forêts, il effectue des visites pastorales de Gaspé à Montréal, à pied, en canot ou en raquettes l'hiver. Ces périples lui font prendre conscience des besoins de la population. Tous, les premiers peuples comme les Français sont l'objet de sa sollicitude.

À l'annonce d'une nouvelle fondation missionnaire, les Jésuites témoignent: « Sitôt que Monseigneur l'Évêque de Pétrée eut appris le dessein que nous avions de commencer cette Mission (au lac de la Nation maritime et au lac Supérieur), on ne peut croire combien il y parut affectionné. »

Soucieux d'établir une Église qui se perpétue à la grandeur de l'Amérique, il prévoit la mise en place les institutions nécessaires. Il commence en soutenant les trois grandes communautés déjà présentes pour l'éducation (les Jésuites et les Ursulines) et pour la santé (les Augustines).

François donne son approbation à des initiatives nouvelles fondées à Montréal, par sainte Marguerite Bourgeoys pour l'éducation et la vénérable Jeanne Mance pour les soins de santé.

Enfin, Mgr de Laval fonde le Séminaire de Québec pour la formation du clergé local qui s'occupera de propager la foi chrétienne dans tous les recoins connus de son vaste diocèse.

Il ajoutera pour les jeunes le Petit Séminaire et l'école d'arts et métiers de Saint-Joachim.

Sa préoccupation d'une foi vivante chez toutes les catégories de fidèles lui inspire d'autoriser la création de différentes associations de formation chrétienne et de piété.

Comme soutien spirituel aux familles, il appuie particulièrement la fondation de la Confrérie de la Sainte Famille. Cette dernière est toujours vivante à la paroisse cathédrale Notre-Dame-de-Québec.

Mgr de Laval est également sensible à la beauté de la liturgie. Malgré les modestes moyens financiers de la colonie, il investit dans de grandes manifestations religieuses au point que les Amérindiens éblouis le surnomment « l'homme de la grande affaire ».

En 1664, il consacre la petite église locale érigée par les colons de Québec avant son arrivée comme la première église paroissiale de son diocèse et en fait sa cathédrale en 1674.

En 1668, dans une lettre qu'il adresse à des missionnaires sulpiciens, il donne les conseils suivants: « Qu'ils tâchent d'éviter deux extrémités qui sont à craindre en ceux qui s'appliquent à la conversion des âmes: de trop espérer ou de trop désespérer. Ceux qui espèrent trop sont souvent les premiers à désespérer de tout à la vue des grandes difficultés qui se trouvent dans l'entreprise de la conversion des infidèles, qui est plutôt l'ouvrage de Dieu que de l'industrie des hommes. Qu'ils se souviennent que la semence de la parole de Dieu porte son fruit dans la patience... »

Cette même année, dans ses Instructions aux missionnaires, il écrit : « Souvent, une parole amère, une impatience, un visage de rejet détruiront en un instant ce qui a été construit en beaucoup de temps » (Instructions aux missionnaires, 1668).

Saint François de Laval décède le 6 mai 1708.


Les Catholiques de la planète souligne sa mémoire le 6 mai de chaque année.

Vigile publique en l'honneur du Sacré-Cœur


« L’heure est venue de passer de la Parole aux actes »
                                                   - S.S. Paul VI

Vigile publique en l'honneur du Sacré-Cœur

Arthabaska (PM) — Quelque 2,500 personnes ont participé jeudi dernier à la vigile de la fête du Sacré-Cœur qui avait lieu au Collège d'Arthabaska.


Cette manifestation en l'honneur du Sacré-Cœur a débuté par une marche du pardon. Les fidèles qui partaient de l’école Saint-Christophe ont entonné des chants et des prières au cours de leur marche. Rendus sur les lieux, le père Jean-Paul Regimbal dirigea la plénière en l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus.

Au cours de son allocution, le père Regimbal déclarait qu'il était urgent et nécessaire que les laïcs chrétiens engagés affirment solennellement leurs convictions chrétiennes sur la place publique.

« L’heure est venue de passer de la parole aux actes, l'heure est aussi venue de passer de la puissance de l'évangile au cœur même de la cité. »

Poursuivant son discours, le père soulignait que le Saint-Père le Pape Paul VI en date du 20 octobre 1976 rappelait qu’en cette fin de millénaire, le moment est propice de mettre en marche la civilisation de l'amour. « L'ère de la civilisation industrielle et matérialiste s’écroule de toutes parts. » « Voici que commence l’ère de l’Esprit saint, l’ère de la libération individuelle et sociale, l’ère de l’évangélisation. » « La civilisation de l’amour est seule en mesure d’apporter l’authentique justice sociale, la juste promotion de la dignité humaine et introduire la vraie paix dans le monde. »

« La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu, de chaque famille, de chaque cité et de chaque nation. » « Au lieu de déclarer la guerre dans une haine fratricide, l'heure est enfin venue de déclencher la révolution sociale de l’amour c’est-à-dire la révolution du cœur qui s’appelle « Conversion ». La révolution de la famille qui s’appelle « Réconciliation », la révolution de la cité qui s’appelle « Rénovation » et la révolution de la nation qui s’appelle « Consécration ».

II est urgent de travailler ferme à l'avènement social du règne de Jésus-Christ et c’est au laïcat chrétien qu'il appartient d'être au cœur du monde des affaires « Sel de la Terre », « Lumière du Monde », « Levain de la pâte » et « Artisans de la paix ».

(L’Union, 6 juin 1978, p. A10. L’article comprend une photo ou figure le père Jean-Paul Regimbal)

En ce 5 mai 2025


Éric Duhaime lance sa campagne électorale

Par Benoit Voyer
5 mai 2025

Hier après-midi, Éric Duhaim
e, tout sourire, a officialisé sa candidature pour le Parti conservateur du Québec (PCQ) à l’élection partielle de la circonscription d'Arthabaska. Pour les conservateurs québécois, cette annonce avait des allures de fête. Nous étions plus de 400 au Pavillon Arthabaska, a Victoriaville.

Duhaime se présente comme l’homme des régions. Les quatre autres partis sont représentés par des chefs élus dans des circonscriptions montréalaises.

"On souhaite devenir la voix d’un autre Québec, d’un Québec tranquille, du Centre-du-Québec, des autres régions, d’un Québec qui se lève tôt, qui travaille fort et qui nourrit les région. [...] Des coupures, ça en prend, mais pas dans le service aux patients. Il faut couper dans le gras de l’État, pas dans la chair du monde", a-t-il dit.

Et il a lancé un appel: "Gens d’Arthabaska, élisez-moi pour qu’on ait une voix sur 125 à l'Assemblée nationale. Ça presse."

La joute pour le siège de député s’annonce serrée. Seul Québec solidaire avait annoncé sa candidate pour l’élection partielle jusqu'à dimanche matin. Le nom de Pascale Fortin est officiel depuis mars dernier.

La date de l’élection partielle n’a pas encore été dévoilée.

SUR LA ROUTE: Fête de sainte Marie-Léonie Paradis, a Sherbrooke

 
En ce 4 mai 2025, jour de la commémoration liturgique de sainte Marie-Léonie Paradis, j'ai participé a la messe de 17h, dans la Basilique-Cathédrale Saint-Michel, a Sherbrooke. J'en ai profité pour me recueillir sur la tombe de ma petite-cousine.


Tombe du premier ministre Louis Stephen St-Laurent (1882-1973)


En ce 4 mai 2025, j'ai pris quelques minutes pour me souvenir du premier ministre Louis St-Laurent, 12e premier ministre du Canada. Il a dirigé le pays du 15 novembre 1948 au 21 juin 1957. Il est inhumé dans le Cimetière Saint-Thomas-d'Aquin, a Compton, en Estrie.



Le Mont Arthabaska, a Victoriaville


Ce 4 mai 2025, de passage a Victoriaville, j'ai découvert les sentiers de marche du Mont Arthabaska, une composante du Sentier des Trotteurs, qui relie quelques municipalités. En 2 heures, j'ai parcouru 8,27 kilomètres. Une partie du sentier Quatre Saisons est particulièrement aérobique.