3 septembre 2025


LE BALADO - La dimension spirituelle de l'humain (2)


ARTICLE DU JOUR: La bienheureuse Dina Bélanger

La bienheureuse Dina Bélanger

Par Benoit Voyer

3 septembre 2025

Il y a maintenant quelques années que je m’intéresse à Dina Bélanger. En premier lieu, parce qu’il s’agit d’une lointaine petite cousine de sang [1]. Mon arrière-arrière-grand-mère du côté des Voyer s’appelle Joséphine Bélanger (1838-1878). Dans la ligne de ma grand-mère Alice Chenard, figure Timothée Bélanger (1833-1920), mon arrière-arrière-grand-père. Plus loin dans mon arbre, la mère de René Voyer, celui qu’on a longtemps appelé Étienne à cause d’une calligraphie difficile à lire dans les registres, s’appelle Marie Bellanger (née en 1676). Il s’agit de ma sixième arrière-grand-mère. C’est la mère du premier Voyer de sa lignée en Amérique. Je suis donc un descendant de la famille Bélanger tout comme Dina.

Cependant, plus je m’intéresse à elle, notamment en lisant à son sujet ou ce qu’elle a écrit et en visitant des lieux où elle a vécu, elle est devenue une personne proche de mon quotidien.

Son histoire est simple, comme celle de bien des francophones d’Amérique.

Il était une fois
Octave Bélanger

Dina Bélanger est la fille d’Octave Bélanger (1871-1952) et Séraphia Matte (1870-1951). Elle est née le 30 avril 1897, « a 9 heures moins dix minutes le matin » [2], au 168, rue Notre-Dame-des-Anges, à Québec. Elle est de la même génération que mes grands-parents.


Elle a été baptisée le même jour, en après-midi [3], dans la belle église catholique Saint-Roch, à Québec [4]. On lui a donné les prénoms de Marie, Marguerite, Adelaïde et Dina. On inscrit au registre paroissial [5] que son père est « tireur de livres ». Son parrain est Olivier Bélanger, son grand-père, et sa marraine est Adelaïde Bélanger, sa tante. Le célébrant est l’abbé L.P. Côté.

Ses parents sont des gens à l’aise, au-dessus de la moyenne de la population de leur époque. Ce sont des gens appréciés dans leur entourage. Ils s’impliquent dans leur communauté en aidant les gens du mieux qu’ils peuvent. Octave est comptable. Il est reconnu pour sa droiture et ses valeurs religieuses. Séraphia a la réputation d’une sainte femme. D’ailleurs, un jour, lorsqu’il entend qu’on songeait à béatifier Dina, Adjutor Faucher, curé à Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier, dira : « On devrait d’abord béatifier la mère ». Cela en dit long.
Séraphia Matte

Au sujet de sa naissance à la veille du mois de mai, qu’on disait à cette époque être le « mois de Marie », Dina écrira : « Le bon Dieu, à l’aube de ma vie, m’a enveloppée, il me semble, d’un manteau protecteur de la Vierge bénie; mes yeux virent la lumière le jour de l’ouverture du mois de Marie, un vendredi, et ce soir-là même, la grâce du saint baptême chassait le démon de mon âme pour y laisser régner en maître l’Esprit divin » [6]. Toutes sa vie, elle aura une grande dévotion a la mère de Jésus. Le « mois de Marie » était important pour elle.


Enfance
De 1899 à 1906, Séréphia, Octave et Dina Bélanger habitent le 311 ½, rue Saint-Joseph [7], près de la rue Dorchester. Ce lieu est disparu. Il a fait place au Théâtre de la Bordée. C’est ce que confirme le recensement de 1901. D’ailleurs, cette année-là est érigée la paroisse Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier d’un détachement de Saint-Roch [8].

Par la suite, de 1906 à 1927, ils habitent le 429, rue du Roi (devenu le numéro 129) [9], un autre lieu disparu.


Le 2 mai 1907, Dina fait sa première communion dans l’église Notre-Dame-de-la Jacques-Cartier, à Québec.[10]

Dans son livre « Sur les traces de Dina », Ghislaine Boucher décrit ainsi le caractère de Dina Bélanger : « D’une nature très droite, d’un caractère timide, extrêmement sensible, ordonnée en tout, tenace, opiniâtre même, Dina montre dès ses premières années une extraordinaire constance dans la recherche de Dieu. De son père, elle tient le goût de l’ordre, de l’exactitude mathématique, de la mise au point. Elle décrira sa vie intérieure avec une précision qui ne laisse rien à désirer. De sa mère, elle a la tendre piété, la modestie, la discrétion et une abnégation toute chrétienne » [11].

On pourrait aussi ajouter qu’elle a une belle imagination. On le voit dans sa piété et son récit autobiographique ou elle écrit ses dialogues intérieurs avec Jésus. C’est aussi une grande artiste.


Dina fait l’admiration de ses parents. Octave, son père, lui voue une affection particulière. Il est très présent auprès d’elle, beaucoup plus que la moyenne des pères de son époque. Elle écrira dans ses mémoires : « Quelle joie lorsque mon père rentrait à la maison, le soir! Il ne pouvait que très rarement venir le midi. Il me prenait dans ses bras, m’embrassait, me caressait, parfois longtemps, après le souper, alors qu’il devait être fatigué. J’étais son adoration. Il passait des heures à jouer avec moi, à répondre à mes innombrables questions. Son bonheur était de me fournir quelque surprise agréable : une promenade, un objet quelconque, chapelet, statuette, jouet, bijou. A propose de ce dernier mot, les premiers bijoux dont je me souviens sont un petit cœur en or et une petite croix » [12].

Petite fille, on lui apprend à chanter : « P’tit Jésus Bonjour! Mes délices, Mes délices […] J’ai rêvé cette nuit que j’étais au paradis; mais c’était un songe, un si beau mensonge que mon âme est attristée ». Cette chanson, tiré des cahiers de la Bonne chanson, a connu un certain succès grâce a son interprétation sur disque par Arthur Lapierre.


En se souvenant de cette chansonnette, Dina écrit dans son autobiographie : « Ce beau songe au paradis, cette image tant évoquée peut-elle être une des causes de la nostalgie du ciel qui m’a poursuivie toute ma vie? Nostalgie douce parce qu’elle est un des fruits de l’amour, mais aussi nostalgie cruelle comme un martyre parce qu’elle est le tourment de l’exil. Et je puis dire : « Mon Dieu, je m’ennuie et me suis toujours ennuyée loin de vous, ici-bas » [13]. « P’tit Jésus bonjour! Mes délices et mes amours… »

Adolescence

A l’école, Dina Bélanger est une élève modèle. De 6 à 12 ans, elle fait son primaire à l’école Saint-Roch, à Québec. A partir de 8 ans, elle commence l’étude du piano. De 12 à 14 ans, son secondaire se fait au couvent Jacques-Cartier, dans sa paroisse.

A 14 ans, Dina Bélanger devient étudiante au Collège de Bellevue. L’établissement est tenu par la Congrégation de Notre-Dame fondée par sainte Marguerite Bourgeoys.

En octobre 1911, elle consacre sa virginité au bon Dieu. Elle écrira à ce sujet : « Je fis une offrande à Notre Seigneur : Je lui consacrai entièrement et pour toujours ma virginité; et j’ajoutai : en autant que cette promesse pouvait lui être agréable. […] Cet acte me désaltérait un peu de l’ardente soif que j’éprouvais de me livrer à son amour ». [14]

La vie au couvent n’est pas facile pour Dina. Elle a ses habitudes d’enfant unique et d’avoir sa chambre bien à elle. Sœur Mathilde, son professeur, racontera que « sa mère tenait à la mettre pensionnaire pour la mettre en contact avec les jeunes filles de son âge. Pour la former à la vie commune, on lui confia des initiatives l’obligeant à prendre part aux récréations, aux divertissements. Il lui fallut du renoncement pour se plier à cela, car son tempérament était plutôt méditatif ». Dina a tenu bon malgré les embuches…


En 1913, à l’âge de 16 ans, Dina Bélanger vient à peine de sortir du couvent qu’elle se dresse un programme de « respiration spirituelle ». Cela étonne à un âge ou on songe habituellement à des activités frivoles. Son plan consiste à la prière du matin et du soir, la participation quotidienne à la messe, le chapelet, au moins dix minutes de méditation et un examen de conscience matin et soir. Décidée, elle tiendra ferme à ce programme, mais en demeurant discrète sur sa pratique de l’ascèse chrétienne.

New York
De 16 à 19 ans, elle s’investit à fond dans l’étude du piano. En six mois, elle parcourt toutes les étapes et obtient le diplôme de « classe supérieure ». Puis elle passe au niveau « lauréat » et, finalement, atteint le degré « professeur ou enseignement ».

Dans son récit autobiographique, Dina Bélanger ne parle pas de ses professeurs de musique. Malgré tout, on sait qu’elle a suivi les cours d’Arthur Bernier, organiste à Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier, à Québec, de 1914 à 1917. Suivra ceux de Bernadette Létourneau, qui deviendra d’ailleurs son amie intime et religieuse de Jésus-Marie.


Dans ses mémoires, Dina écrit : « Vers la fin de l’année 1915, la question de me faire étudier le piano dans un conservatoire, à l’étranger, commença à devenir sérieuse. New York était la ville désignée, et la maison des Dames de Jésus-Marie, « Our Lady of Peace », la pension idéale. Mes bons parents hésitèrent longtemps. Leur sollicitude s’alarmait. Ils examinèrent avantages et dangers. Mgr [Omer Cloutier] les conseillait fortement. De plus, j’aurais deux compagnes québécoises et je serais confiée à la surveillance de religieuses dévouées. En février, mon père et ma mère me donnèrent leur consentement et me promirent le généreux cadeau de deux années d’étude; les cours duraient près de huit mois, chaque année ».[15]

Au conservatoire, elle est une très bonne élève, même si elle dit le contraire. Dans son autobiographie, elle se plaint de son « jeu sec, nerveux et froid », de ses problèmes de mémoire qui arrivent parfois, de son inaptitude à l’enseignement… Elle est très critique envers elle-même. Peut-être un peu trop. Durant ses années à New York, elle remporte plusieurs prix et est ovationnée par le public.


En octobre 1916, Dina Bélanger passe la frontière canado-américaine, à St· Albans, au Vermont, en compagnie de Bernadette Létourneau. Elles sont en direction de New York pour une deuxième année au Conservatoire. D’ailleurs, depuis le début de leurs études, elles cohabitent dans la même chambre.

Dina est très attachée à ses parents. A New York, où elle passe 470 jours en tout, elle écrira à ses parents 280 lettres, ce qui en fait une a tous les deux jours.[16]

Dina Bélanger au Sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré
Dans son récit, Ghislaine Boucher [17] écrit : « Lettres très affectueuses, débordantes d’entrain, d’enthousiasme, de gaieté, d’optimisme… Le souci de précision, toutefois, étonne le lecteur. En 1916-1918, Dina était une vraie jeune fille, pleine de vie, et elle tenait à ne paraitre que cela. Si ces lettres ne rendent pas le même son que l’autobiographie, il n’y a cependant aucune contradiction entre les deux documents. Les amies new-yorkaises, en attente toutes deux de la vie religieuse, n’en parlaient point entre elles; elles se laissaient aller sans contrainte à cette joie exubérante que la paix d’une bonne conscience procure aux cœurs de vingt ans. Dans ses lettres, Dina prend le ton d’aimable badinage en écrivant à ses parents pour les rassurer, les réjouir et les consoler d’une longue séparation. Aucune plainte, aucune critique dans ces lettres qui ne contiennent pas l’ombre d’une malice ou d’une médisance. Une joyeuse Dina étudiant avec enthousiasme, tel est le portrait tracé dans sa correspondance a ses parents ».


C’est un peu ce que Dina confirme dans son autobiographie en écrivant « J’étais en plein milieu de jouissances artistiques. Il fallait parler anglais, écouter, comprendre, étudier en anglais! C’était amusant, surtout au début. Heureusement que les pianos possèdent la même sonorité dans les différents pays » [18].


Même si elle ne se sent pas la hauteur pour l’interprétation musicale, elle excelle en « harmonie », une discipline difficile. Elle écrit à ce sujet : « J’avais commencé l’étude de l’harmonie encore à Québec. Dès la première leçon, je sentis un attrait spécial pour cette branche de la musique. Dans la suite, par tendance, j’aurais négligé le piano pour enchaîner les accords » [19]. Ayant hérité de «l’esprit mathématique » de son père, elle retrouvait dans cette discipline quelque chose de plus cartésien et logique.

A son retour à Québec, Dina donnera quelques concerts, la plupart au profit d’œuvres de charité.

Dina Bélanger, la musicienne, a composé deux pièces mémorables, dont « Rêverie sur le Saguenay » et « Les cloches de l’abbaye ».

Église Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier

Religieuse

Le 1er juin 1921, le recensement indique que Dina et ses parents habitent toujours le 429, rue du Roi, à Québec.[20]

Le jeudi 11 août 1921, Dina fait son entrée au Noviciat de Jésus-Marie à Sillery. Le 15 février 1922, Dina revêt l'habit religieux et reçoit le nom de Marie Sainte-Cécile de Rome. Le 15 août 1923, Dina fait sa profession temporaire dans la congrégation de Jésus-Marie.

Rapidement, on envoie sœur Marie Cécile de Rome au Collège de Saint-Michel-de-Bellechasse afin de remplacer une religieuse. En septembre et octobre 1923, elle enseigne la musique.[21]


Durant la deuxième semaine d’octobre 1923, elle contracte la scarlatine en soignant une élève. Elle passera quelques mois à l’infirmerie des religieuses, à Sillery. Durant ces mois, elle développe sa vie spirituelle.


De janvier à avril 1924, Dina retourne enseigner à Saint-Michel-de-Bellechasse [22]. Le 2 avril, elle retourne à l’infirmerie, à Sillery. La scarlatine s’est transformée en tuberculose.

Du 24 mars au 30 juin 1924, à la demande de sa supérieure, elle écrit le parcours de sa vie. Ghislaine Boucher raconte : « La supérieure recueillait un a un les cahiers de Dina. Elle les prenait en remerciant, les mettait dans un tiroir de son bureau sans le lire. Et Dina continuait; elle continuera à noter par la suite, au jour le jour, […] jusqu’à sa mort en 1929 » [23].

En juillet 1926, elle fera son dernier séjour à Saint-Michel de Bellechasse. [24]

En 1927, afin de se rapprocher du couvent Jésus-Marie, où demeure leur fille unique, ses parents achètent une maison au 1376, avenue des Grands-Pins, à Sillery [25].

Atteinte de tuberculose, le 4 septembre 1929, Dina meurt à l'infirmerie des religieuses de Jésus-Marie, à Sillery. Elle a 32 ans.

Le 7 septembre 1929, Dina est inhumée dans le cimetière des religieuses de Jésus-Marie, à Sillery.

Lieu de sépulture de Dina Bélanger
Et après…

Ses parents continueront d’habiter le secteur jusqu’en 1945. Par la suite, jusqu’à leur mort, ils logeront au 1240, avenue Maguire [26].

De nos jours, Dina repose dans la chapelle des Religieuses Jésus-Marie, 2049, chemin Saint-Louis, à Québec. [27] Octave Bélanger et Séraphia Matte, ses parents, sont inhumés dans le lot "B 25 St-Joseph" du Cimetière Saint-Charles, à Québec, section du Cimetière Saint-Vallier. [28]

Le Soleil, 22 juillet 1952

Le 20 mars 1993,le pape Jean-Paul II a proclamé Dina Bélanger « bienheureuse ».


Le 4 septembre de chaque année, l’Église catholique du Canada commémore sa mémoire.
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[1] Benoit Voyer. Je suis un lointain parent de la bienheureuse Dina Bélanger, 4 septembre 2023 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2023/09/je-suis-un-lointain-parent-de-la.html
[2] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.5
[3] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.6
[4] Benoit Voyer. Sur les pas de la bienheureuse Dina Bélanger, 30 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/sur-les-pas-de-la-bienheureuse-dina.html
[5] Cf. Registres d’état civil et registres paroissiaux (Collection Drouin), Québec, Canada, 1621 à 1968 pour Marie Marguerite Dina Adelinde Belanger https://www.ancestry.ca/imageviewer/collections/1091/images/d13p_1699a1282?pId=636682
[6] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.7
[7] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.7
[8] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.10
[9] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.7
[10] Benoit Voyer. Sur les pas de la bienheureuse Dina Bélanger, 30 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/sur-les-pas-de-la-bienheureuse-dina.html
[11] Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, pp.8-9
[12] Cité dans: Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.12
[13] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.14
[14] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.15
[15] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, pp. 31-32
[16] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.35
[17] Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.35
[18] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.35
[19] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.37
[20] Benoit Voyer. Sur les pas de la bienheureuse Dina Bélanger, 30 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/sur-les-pas-de-la-bienheureuse-dina.html
[21] Cf. Sanctuaire Dina Bélanger à Saint-Michel-de-Bellechasse , 9 juillet 2017 https://dinabelangerfr.blogspot.com/2017/07/sanctuaire-dina-belanger-saint-michel.html
[22] Cf. Sanctuaire Dina Bélanger à Saint-Michel-de-Bellechasse , 9 juillet 2017 https://dinabelangerfr.blogspot.com/2017/07/sanctuaire-dina-belanger-saint-michel.html
[23] Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.56
[24] Cf. Sanctuaire Dina Bélanger à Saint-Michel-de-Bellechasse , 9 juillet 2017 https://dinabelangerfr.blogspot.com/2017/07/sanctuaire-dina-belanger-saint-michel.html
[25] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.8
[26] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.8
[27] Benoit Voyer. La bienheureuse Dina Bélanger, 15 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/la-bienheureuse-dina-belanger.html
[28] Benoit Voyer. Les parents de la bienheureuse Dina Bélanger, 24 juillet 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/07/les-parents-de-la-bienheureuse-dina.html

PAROLE DE Marie Guyart de l'Incarnation


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

EN MUSIQUE - Travailler c'est trop dur (Zachary Richard)


CULTURE: Les Invasions barbares


Denys Arcand tourne la suite du Déclin de l'empire américain Rémy survivra-t-il à sa terrible maladie?

Les Invasions barbares, la suite du film Le Déclin de l'empire américain, qui a connu un grand succès en 1986, est en marche. Denys Arcand débutera le tournage dès ce week-end.

Maintenant au début de la cinquantaine, Rémy (Rémy Girard) est gravement malade. Il mène un dur combat pour rester en vie. Louise (Dorothée Berryman), son ex-épouse de qui il est divorcé depuis une quinzaine d'années, invite leur fils Sébastien, qui est banquier à Londres, au chevet de Rémy. Puisque leur relation n'est pas très bonne, Sébastien hésite.

Malgré tout ce qu'il peut reprocher à son père, il finit par accepter de rentrer à Montréal pour l'accompagner.

Quelle est la véritable maladie de Rémy? Sébastien fera tout pour percer ce grand mystère. Tout! « Nous évoluons dans des milieux très différents. Cela ne facilite pas mes rapports avec mon père, mais nous devons nous parler. Dans nos échanges, il y a souvent des confrontations. Nous traversons d'intenses moments de vérités », a raconté Stéphane Rousseau, qui incarne le rôle de Sébastien.

Au chevet du malade défileront ses anciennes maîtresses, dont une incarnée par Sophie Lorrain, et plusieurs de ses amis intellectuels. Ils viendront lui apporter un peu de réconfort et régler quelques vieux différends.

Que sont devenus Dominique (Dominique Michel), qui n'avait pas peur de réchauffer son lit avec les conjoints des autres, Pierre (Pierre Curzi), qui ne voulait guère se reproduire, Diane (Louise Portal) et ses pulsions sexuelles, Claude (Yves Jacques), l'homosexuel qui urinait du sang?

Le cinéphile rencontrera aussi une gamme de nouveaux venus puisque ce film fait place à la génération des enfants des personnages d'il y a 18 ans.

Étonnant! Pierre est maintenant marié à Ghislaine (Mitsou), une femme très contrôlante et maternelle, et ils ont deux enfants. « Mon chum a ri lorsque je lui ai parlé de ce rôle! Il m'a lancé: "Quelle coïncidence! C'est exactement ce que tu es dans la vraie vie” », a confié Mitsou en interview.

Une mise en scène de la vraie vie
Est-ce que ce film défend des valeurs humaines et lance une réflexion sur la vie? Denys Arcand s'en défend bien! « Si je voulais lancer un message à la société, j'enverrais un télégramme à la collectivité ou j'écrirais un essai... A 61 ans, j'ai quelques amis qui commencent à être malades. J'ai perdu mon père et ma mère... La maladie, la mort et la vieillesse sont donc des thèmes qui commencent à prendre beaucoup de place autour de moi. Tout ce que vous verrez dans ce film est une mise en scène de ce que j'ai vu et entendu ces dernières années!>>>

« Je trouve que la dimension familiale est très intéressante dans ce scénario. Elle passe avant tout et, même si tu cherches à t'éloigner d'elle ou t'en sauver, te rattrape. Un jour ou l'autre, tu dois y revenir », commente Stéphane Rousseau.

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 7 au 13 septembre 2002, page 11)

2 septembre 2025


LE BALADO - La dimension spirituelle de l'humain (1)


ARTICLE DU JOUR: Antonio Barrette, premier ministre du Québec


Antonio Barrette, premier ministre du Québec

Par Benoit Voyer

2 septembre 2025

Le 15 décembre 1968, à l'Hôpital Notre-Dame, à Montréal, à l'âge de 69 ans, décède Antonio Barette, subitement, suite a un problème coronarien. Les funérailles ont lieu le 19 décembre, à 11h, dans l’église Saint-Pierre, à Joliette. Par la suite, il est enterré dans le cimetière de la municipalité.[1]

Antonio Barette a été tour a tour député de Joliette a l’Assemblée législative du Québec, ministre du travail dans le gouvernement de Maurice Duplessis, premier ministre du Québec et ambassadeur du Canada en Grèce.

Il était l’époux d'Estelle Guilbault et le père de Lise [2], Alain [3], Nicole [4] et Serge [5]. Avec sa conjointe, il habitait le boul. Manseau, à Joliette.

Lorsqu’il était dans le gouvernement, il n'était pas apprécié de tous, bien entendu. Le 16 juin 1960, dans le quotidien Le Devoir, René Lévesque écrit à son sujet: « C’est lui, M. Barette, qui était ministre du travail quand les mineurs d’Asbestos, quand les tisserands de Louiseville, les métallos de Murdochville ont été matraqués par la police du gouvernement dont il faisait partie. Qu’a-t-il fait pour défendre les droits des travailleurs? Il a beau aujourd’hui promener sa boite a lunch a travers toute la province pour dire d’une voix larmoyante : « Mes chers ouvrier, vous me reconnaissez pour l’un des vôtres, voici mes lettres de créance, ma boite a lunch et ma carte syndicale de machiniste. » […] Les ouvrier connaissent M. Barette. Ils ne le connaissent pas comme un des leurs, mais comme un transfuge : un des leurs qui les a trahis à maintes reprises et abandonnés lâchement à la merci de la meute des policiers a la solde des grandes entreprises et de l’Union nationale. »

____________________

[1] Avis de décès, Le Devoir, 18 décembre 1968
[2] Épouse de Gerard Notebaert, architecte, à Montréal
[3] Courtier d’assurance à Joliette
[4] Épouse de Guy Barrette, pharmacien à Berthierville
[5] Courtier d’Assurances a Joliette

Lieu de sépulture du premier ministre Antonio Barrette, dans le cimetière de Joliette


PAROLE D'Éric Duhaime


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

PSYCHOSPIRITUALITÉ - Le développement psychologique et spirituel selon Renée Houle


CULTURE: Lirette anime le nouveau morning show du 105,7 FM


Lirette anime le nouveau morning show du 105,7 FM

Mario Lirette est devenu le nouvel animateur matinal du 105,7 Rythme FM. Il est entouré de Jean-Luc Mongrain, qui livre un commentaire sur l'actualité, de l'ancien chef d'antenne de TVA Jacques Moisan, qui présente les actualités du jour, et de trois autres complices. L'équipe est en ondes depuis lundi dernier.


Sur l'heure du dîner, Dominique Bertrand anime maintenant Musique et confidences, et Mike Gauthier livre les actualités artistiques à la nouvelle émission de Martin Champoux, qui est présentée sur semaine de 17h à 19h. Mentionnons enfin que la boule noire de la station, Georges Thurston, présente pour une autre saison Les Années Boomers, les samedis et dimanches, dès 17h.

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 31 août au 6 septembre 2002)

1er septembre 2025

LE BALADO: Le spirituel, l’espace caché en soi


ARTICLE DU JOUR: Le bienheureux André Grasset

Le bienheureux André Grasset

Par Benoit Voyer

1er septembre 2025

Le 3 avril 1758, sur la Place du Marché à Montréal, devenue la Place Royale, nait André Grasset. Il est le deuxième de cinq enfants.

Son père, qui porte aussi le prénom d’André, est originaire de Montpellier, en France. Il deviendra secrétaire général des Colonies et s’installera à Montréal en 1749. Il épousera notamment Marie-Josephte Quesnel-Fonblanche, la future mère du petit André.

Ils déménageront tout près de la chapelle du Bon Secours.

Le 10 février 1763, après la signature du traité de Paris, son père vend sa propriété et repart en France avec toute sa famille. André a six ans.

De retour en France, son père l’inscrit au collège Sainte-Barbe à Paris où il termine ses études classiques avant de s’orienter vers le sacerdoce. L’archevêque de Sens remarque ses qualités et sa grande piété. Il le nomme chanoine de sa cathédrale. Deux ans plus tard, en 1783, il est ordonné prêtre.

En 1789, au moment où éclate la Révolution française, André a 31 ans.

En 1790, l’Assemblée nationale constituante supprime les chapitres des cathédrales et, en 1791, demande à tous les membres du clergé de souscrire à la « Constitution civile du clergé ».

André se réfugie chez les Pères Eudistes de Paris, dans leur maison des Tourettes. C’est là qu’il est saisi, en août 1792, pour être conduit prisonnier au couvent des Carmes, l’actuel Institut catholique de Paris.

Le 2 septembre 1792, au cours d’un simulacre de procès, chacun des 92 prêtres et des 3 évêques prisonniers des Carmes doit répondre à la question: « Avez-vous prêté le serment à la Constitution civile du clergé? ». À la suite de la réponse négative de l’inculpé qui répond: « Ma conscience me le défend », celui-ci est jeté au bas du petit perron qui donne dans le jardin où l’attendent des sbires avec baïonnettes, sabres et piques jusqu’à ce qu’il ait rendu le dernier soupir.

Le pape Pie XI le béatifie avec les autres Martyrs de septembre, le 17 octobre 1926.

Sa fête liturgique est le 2 septembre.

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L'image est un vitrail représentant le bienheureux André Grasset au Collège Grasset, a Montréal, selon une gouache d'Ozias Leduc

PAROLE DE Jacqueline Nadeau-Martin

ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette



La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

EN MUSIQUE - Beyond Life II (François Cousineau)


COURSE AUTOMOBILE Une soirée des pilotes bien arrosée


Une soirée des pilotes bien arrosée

Lors de la présentation de la Série CART à Montréal le week-end dernier, près de 500 artistes ont participé au grand party des pilotes le 23 août, au Medley.

Le pilote Alexandre Tagliani, qui était au cœur des festivités, a présenté sa nouvelle collection de vêtements créée par sa sœur Karen, designer de formation, sous l'appellation «Tagliani 00033».

Le rendez-vous a été une occasion de franche camaraderie. Bien entendu, la bouffe et la bière ne manquaient pas!» «Je n'ai jamais vu autant de nourriture lors d'une réception!>> a lancé Sylvie Brunetta, responsable des relations de presse. Un party mémorable!

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 31 août au 6 septembre 2002, page 43)

31 aout 2025


LE BALADO: Une affaire rock n'roll


ARTICLE DU JOUR: La vénérable Marie-Josephte Fitzbach

Marie-Josephte Fitzbach

La vénérable Marie-Josephte Fitzbach

Par Benoit Voyer

31 aout 2025

A Saint-Vallier, dans la région de Bellechasse, le 16 octobre 1806, nait Marie-Josephte Fitzbach, septième de huit enfants de Charles Fitzbach, natif du Luxembourg, et de Geneviève Nadeau, native de Saint-Michel.

À 13 ans, Marie entre au service d’une famille à l’aise financièrement, à Québec.

A 16 ans, elle travaille dans famille du marchand François-Xavier Roy: elle gère la maison, prend soin de leurs deux enfants, Eulalie-Adèle et Eugène, et aide au commerce. En parallèle, elle suit des cours de français, d’écriture et de comptabilité.

Marie aimerait entrer dans une communauté religieuse. Les Augustines et les Ursulines, qui craignent qu’elle n’ait pas la santé nécessaire, refusent son admission.

En 1827, Marie-Anne Guillaume, allias « Madame Roy », décède à l’âge de 34 ans. Son départ change la destinée de Marie.

Dépassé par le départ de son épouse, François-Xavier vend son commerce et décide de se retirer à Cap-Santé avec ses deux enfants. Marie-Josephte, qui a maintenant 21 ans, le suit en acceptant de l’épouser. Le mariage est célébré le 17 avril 1828.

Marie et François-Xavier donnent naissance à trois filles : Sophie, Célina et Clorinthe.

Le 15 septembre 1833, à peine âgée de 42 ans, le père de cinq enfants décède.

La famille Roy réclame la garde des deux enfants issus du premier mariage et la plus grande part de l’héritage.

Moins fortunée, Marie se retrouve seule avec ses trois filles. Elles ont quatre, trois et deux ans. Elle se voit contrainte de les placer au pensionnat de la Congrégation de Notre-Dame, à Pointe-aux-Trembles.

Afin de subvenir à ses besoins, elle se met au service de l’abbé Dufresne, curé de Saint-Gervais. Peu de temps après, ce dernier se noie accidentellement. À la nomination du nouveau curé, Marie quitte le presbytère. Elle a 37 ans.

Clorinthe, sa plus jeune, demeurera finalement avec sa mère. Malade, elle décède à l’âge de 14 ans.

Sophie et Célina poursuivent leurs études à Québec. Elles deviendront les deux premières Sœurs de la Charité de Québec, nouvelle congrégation fondée par la vénérable Marcelle Mallet.

A la demande de l’archevêque de Québec, Marie Fitzbach prendra soin des détenus à leur sortie de détention. Ainsi naîtra, en 1850, l’Asile Sainte-Madeleine.

En 1856, Marie-Josephte Fitzbach fonde la communauté du Cœur Immaculé de Marie mieux connue sous le nom de Sœurs du Bon-Pasteur de Québec. Ainsi, elle devient religieuse.

Le 1er septembre 1885, Marie quitte cette terre. Elle a 78 ans.

Le 18 juin 2012, elle est déclarée vénérable par le pape, première étape de trois vers une éventuelle canonisation.

Marie-Josephte Fitzbach est inhumée à la Maison Généralice des Soeurs du Bon Pasteur, 2550 Rue Marie Fitzbach, à Québec.

PAROLE DE Christian Lépine


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette

La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

EN MUSIQUE - Comme je t'aime (France Robert)


TROIS-RIVIERES: Symposium sur le partenariat hommes et femmes en Église


Symposium sur le partenariat hommes et femmes en Église

Les femmes veulent prendre leur place dans l’Église

Afin de consolider les acquis et de dégager les conditions indispensables à l'amélioration des rapports entre les femmes et les hommes au sein de l'Église, plus de 125 intervenants, dont 12 évêques, participeront au 1er Symposium sur le partenariat hommes et femmes en Église organisé par le Comité des Affaires sociales de l'Assemblée des évêques du Québec (AEQ). Cet événement important pour le développement de l'Église se tiendra jeudi, vendredi et samedi au Pavillon La Laurentienne de l'Université Laval à Ste-Foy.
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Benoit Voyer
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Sept intervenants de la région participeront à cette grande réflexion: Mgr Martin Veillette, évêque auxiliaire de Trois-Rivières; Lorraine Houle, répondante diocésaine à la condition féminine: Jacqueline Nadeau-Martin, présidente provinciale de

L'AFFAS; Suzanne Rousseau, professeure de théologie !'Université du Québec à Trois-Rivières; Gaëtan Baillargeon, théologien: Rita Dionne; et, Marie-Paule Godin.

(Texte rédigé pour l’édition du 25 aout 1996 de l’Hebdo Journal. A cause du manque d’espace, il ne sera pas publié)

30 aout 2025


LE BALADO: Le frère Marie-Victorin no 7


ARTICLE DU JOUR: La disparition forcée des chrétiens


La disparition forcée des chrétiens

Par Benoit Voyer

30 août 2025

La Journée internationale des victimes de disparition forcée est soulignée chaque 30 août [1]. Parmi celles-ci figurent un impressionnant nombre d’adeptes du christianisme. Depuis deux millénaires, il n’y a jamais eu autant de chrétiens persécutés sur la planète. Il y a longtemps que les chrétiens sont victimes d’enlèvements, de persécutions et de meurtres. Il en est ainsi depuis l’époque de Jésus le nazaréen.

Je vous ai déjà raconté les expériences des catholiques François Lapierre [2], au Guatemala, et Gilles Poirier [3], au Soudan. Ces deux célibataires catholiques, membres de la Société des prêtres des missions étrangères, ont jadis été menacés d’enlèvement et/ou de meurtre par des régimes totalitaires.

Depuis ma jeunesse, à Granby, j’entends parler d’eux puisque j’ai évolué dans le rayonnement de l’Ordre de la Très Sainte Trinité, une communauté religieuse fondée par saint Jean de Matha ayant pour principale mission la libération des captifs a cause de leur foi. J’ai d’abord lu des articles et entendu des conférences du père Jean-Paul Regimbal sur le sujet.
Armand Gagné

Plus tard, je travaillerai auprès du père Armand Gagné qui, pendant plusieurs années, est allé dans plusieurs pays visiter des chrétiens enfermés et malmenés pour des motifs religieux. Il a rencontré des chrétiens persécutés au Liban, en Chine et au Viêt-Nam.

A force d’en entendre parler, le sujet est devenu, au fil des ans, une préoccupation constante pour moi.

Comme le disait en 1999 le père Armand Gagné : « L’esclavage, c'est le scandale du XXe siècle… mais ce n'est pas un sujet à la mode. […] Ça semble inconcevable […] mais c'est par notre silence que ces choses-là sont encore possibles. Plus notre silence est grand, plus ça continue.»[4]

Au Soudan
Les témoignages recueillis auprès des esclaves soudanais, par exemple, faisaient frémir à la fin du dernier millénaire: tous ont subi des sévices physiques ou psychologiques, plusieurs ont été violés, mutilés, d'autres ont été filmés pour l'industrie pornographique.

Tout cela dans le cadre d'une guerre religieuse, le Nord intégriste tentait désespérément, d'islamiser le Sud. Le père Armand Gagné expliquait a un journaliste que « c'est clairement de la persécution religieuse. On va même jusqu'à endoctriner les enfants dans le Nord, qui retournent ensuite combattre leur propre peuple dans le Sud. »

Depuis ce temps, l’affaire n’est pas réglée. Lorsque les choses s’apaisent dans un pays, elles s’aggravent ailleurs. J’aurai donc l’occasion de vous parler a nouveau des chrétiens persécutés a cause de leur foi.

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[1] Pour plus de détails sur cette journée, consultez le site de l’Onu https://www.un.org/fr/observances/victims-enforced-disappearance
[2] Benoit Voyer. Mgr François Lapierre, Benoit Voyer en liberté, 15 juillet 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/07/mgr-francois-lapierre.html
[3] Benoit Voyer. Expulsés du Soudan par les islamistes, Benoit Voyer en liberté, 6 août 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/08/expulse-du-soudan-par-les-islamistes.html
[4] Karim Benessaieh. De Granby, le père Gagné lutte contre l'esclavage - «Plus notre silence est grand, plus ça continu », La Voix de l’Est, 10 février 1999, p.3 https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2866629?docsearchtext=Plus%20notre%20silence%20est%20grand,%20plus%20%C3%A7a%20continu 


PAROLE DE Claude Ryan


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette

La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

EN MUSIQUE - 100 000 façons de tuer un homme (Émile Bilodeau)


POLITIQUE: La Commission sur la fiscalité s’arrête à Trois-Rivières


La Commission sur la fiscalité s’arrête à Trois-Rivières

La Commission sur la fiscalité et les Finances publiques qui débutait mercredi et qui se terminera le 26 septembre après une tournée de 8 villes à travers le Québec, sera a l'hôtel Delta de Trois-Rivières, ce lundi. Sept groupes présenteront des mémoires aux commissaires, de 11h à 19h30, dont 5 organisations Trois-Rivières et de Cap-de-la-Madeleine. Dès 19h30, un forum public permettra à tous les citoyens de se faire entendre sur les sujets à la réflexion du gouvernement.
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Benoit Voyer
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Créé lors de la Conférence sur le devenir économique du Québec tenue au printemps, cette commission permettra au ministère des Finances d'orienter ses priorités. Plusieurs sujets sont à l'ordre du jour: la Sécurité du revenu, les dépenses budgétaires du gouvernement, les taxes, la répartition des dépenses et comment mieux gérer la province, les impôts, etc.

"Le public est attendu de façon plus particulière, à 19h30. Il pourra faire connaître ses opinions ", dit Yvon Lépine de Communication Québec.

Parmi les organismes qui présenteront des mémoires au fil de la journée, il y aura l’Association des étudiants du Collège de Trois-Rivières, le Groupe d'action des pères pour le maintien des liens familiaux de Cap-de-la-Madeleine, Ia Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, Solidarité populaire de Trois-Rivières et le regroupement Over Mauricie.

La grande question est à savoir si le gouvernement du Québec tiendra réellement compte des opinions émises.

"Ce n'est pas que du bla-bla pour bien paraître. Au bout de la ligne, il y aura des choses qui changeront. Je vous donne, en exemple, les États généraux sur l'Éducation. Le ministère a reculé au dossier de la confessionnalité des écoles à causes des souhaits exprimés dans les régions. Quand les gens disent que ça n'a pas de bon sens, le gouvernement n'est pas fou... Il réoriente", ajoute monsieur Lépine.

(L’Hebdo Journal, 25 aout 1996, p.5)

En ce 29 aout 2025


LE BALADO: Le frère Marie-Victorin no 6

 


ARTICLE DU JOUR: Etre grand-père et grand-mère


Etre grand-père et grand-mère

Par Benoit Voyer

29 août 2025

En raison de notre distance géographique, je n'ai pas pu beaucoup connaître mes grands-parents, ce qui m'a empêché de développer un lien émotif fort avec eux. Cela m’a grandement manqué.

Je n’avais pas un an lorsque grand-père Edgar est décédé. Le départ de mon grand-père Louis a eu lieu alors que j'avais 7 ans. Quant à grand-mère Alice, j'avais 14 ans. Il y a donc grand-maman Claire que j’ai connue davantage. D'ailleurs, j'ai été parmi les quatre derniers (et le seul petit enfant) à la voir le soir de sa disparition.

Aujourd’hui, je suis devenu le grand-père et le grand-père par alliance de petits-enfants animés et très intelligents. Je suis fier de Raphaël (qui réside à Granby), Léo et Laure (qui habitent à Dorval), Gabriel et Samuel (de Joliette) et Mason et Violet (de Welland, en Ontario). J'apprécie les voir et les revoir.

Le métier de grands-parents
Actuellement, en moyenne, les grands-parents ont quatre petits-enfants. Aucun rapport avec les familles nombreuses du début du XXe siècle. Ce chiffre plutôt bas rend la création d'une relation individuelle avec chacun d'eux vraiment plus facile. C'est un cadeau pour les grands-parents modernes.

Au fil du temps, il y a eu des changements dans les attentes envers les grands-parents.

Être grand-parent est un magnifique métier qui demande quelques savoir-faire. La première chose qu'ils doivent faire est d'apprendre à marcher sur des œufs.

Les grands-parents sont: les héros, les équilibristes des relations intrafamiliales, les jongleurs, les magiciens, les inventeurs d'histoires, les faiseurs de gâteaux d'anniversaire à thèmes, les grands-pères bricoleurs ou jardiniers, les grands-mamans du mercredi dont on est heureux qu'elles existent.

Outre la force du lien qu’il y a entre les générations, nombreuses sont, pour les grands-parents, les occasions de solidarité familiale : petites aides - ou grandes aides - au quotidien soulagent les jeunes familles, que ce soit dans les tâches ménagères, ou autres, permettant aux mamans de concilier vie familiale et vie professionnelle : sortie d'école, aide aux devoirs, garde d'enfants, loisirs, maladie de l'enfant ou de la maman... Ils sont souvent dans l'obligation de pallier le manque de solutions de garde pour les jeunes enfants ou de le compléter, et sont parfois les bouche-trous des uns et des autres. Ils sont tellement plus!

Les grands-parents jouent un rôle essentiel dans la transmission de l'histoire familiale et le rôle de témoin. En Afrique on décrit les Anciens comme des « Bibliothèques de la vie » Ainsi, « lorsqu’un ancien meurt, c'est toute une bibliothèque qui est perdue ».

Sans pour autant prendre la place des parents, les grands-parents ont un rôle « d'éducateurs en second ». Cette place est particulièrement appréciée des plus jeunes pour lesquels ils sont, et resteront toujours « les racines de la famille », « les passeurs de mémoire », « les transmetteurs de l'histoire et des valeurs familiales », « les gardiens du lien entre les générations ».

Les « nouveaux grands-parents » veulent comprendre, s'engager, prendre une part active, constructive et créative dans la vie familiale et dans la société. Ils veulent, à leur mesure, favoriser et améliorer le dialogue entre les générations, apporter aux jeunes parents et aux petits-enfants du temps, partager leurs expériences, leurs savoirs, leurs valeurs, comme que la tolérance, le respect, et enfin, leur offrir de l'amour tout simplement, pour leur faire découvrir un monde heureux, un monde meilleur.

Ils veulent participer activement et jouer à l'avenir « un rôle à développement durable » par des actions concrètes.

Il faut parler du rôle précieux que les grands-parents jouent dans la vie de famille. Ils constituent la plus grande garderie du pays.

· Ils aident et soutiennent fréquemment les parents en difficultés;

· Ils sont des acteurs incontournables du soutien à la parentalité;

· Ils constituent les gardiens de l'histoire familiale;

· Ils sont garants du lien qui rattache l'enfant à son histoire et à son environnement, à sa culture;

· Ils sont dépositaires d'une certaine stabilité familiale, un dernier repère d'une identité en mal de racines;

· Ils sont dépositaires d'une qualité de vie souvent perdue;

· Ils peuvent être un « fusible relationnel » dans certaines situations;

· Ils offrent des repères stables aux enfants dans le cadre de difficultés familiales;

· Ils sont des transmetteurs de valeurs familiales.

On a tendance à l’oublier : Les grands-parents sont d'une importance capitale pour la formation de la personnalité d'un enfant. Leur contribution est bénéfique, sécurisante et stabilisante pour le développement de l'enfant.

D’abord, ils leur permettent de se situer et de s'enraciner dans leur lignée familiale, de prendre conscience de leur place dans celle-ci: ils répondent ainsi à l'un des premiers besoins de l'enfant, celui de savoir d'où il vient pour savoir qui il est. C'est un droit qu'on ne peut ni ne doit lui enlever sous aucun prétexte.

Enfin, les grands-parents présentent un lien d'amour différent de celui que leurs parents leur offrent. Détachés de la responsabilité éducative, ils peuvent participer à leur épanouissement autrement. Les liens entre grands-parents et petits-enfants sont remplis d'amour, de tendresse, de connaissances et de richesse, et ils sont irremplaçables.

La communication
André Lavoie, dans l’Actualité du 22 septembre 2021 écrit que « La naissance d’un enfant est un événement joyeux, mais aussi un moment important qui redéfinit les rôles de chacun, car la dynamique familiale ne sera plus jamais la même. Dans ce contexte, certains grands-parents ont toujours l’impression d’en faire trop ou pas assez, d’être à la remorque des besoins des nouveaux parents essoufflés ou alors d’être tenus à l’écart. Comment devraient-ils se comporter ? » Selon lui : « Le secret du succès, c’est une bonne dose de communication ».

Dans son article, il cite Suzanne Vallières. Cette dernière tente de définir le profil du grand-parent idéal : Elle dit qu’ « Il est d’abord un soutien pour les parents, surtout s’il s’agit de leur premier bébé, mais il doit aussi créer un lien affectif avec son petit-enfant. Cela dit, le grand-parent ne devrait jamais émettre une opinion… sauf si on lui demande son avis. Il doit accepter que les méthodes d’éducation soient différentes de celles du temps où il était lui-même un jeune parent. D’ailleurs, on entend souvent dire : « Ma mère était plus sévère avec moi qu’avec ma fille ou mon fils. » C’est normal que les parents soient plus fermes, car ils ont un rôle éducatif qui n’appartient pas aux grands-parents. »

De son côté, Andrée-Anne Boucher explique qu’ « Il y a plus de 50 ans, c’était une question de statut : tes enfants ont leurs propres enfants, donc tu es grand-parent. Les baby-boomers ont longtemps associé ce terme avec la vision qu’ils avaient de leurs propres grands-parents: des gens vieux, malades, détachés ou absents. La volonté de ne pas vieillir est très présente chez eux ; ils vivent d’ailleurs plus longtemps, en meilleure santé, et ils veulent montrer qu’ils sont des grands-parents pleins d’énergie. Mais ce rôle est négocié avec le parent, et il est complémentaire puisqu’il permet, par exemple, d’offrir des choses différentes aux petits-enfants. Il peut s’agir de transmettre des savoirs et des traditions familiales, comme la couture, le tricot ou la cuisine ; ou de participer concrètement à l’éducation des enfants », mais en respectant les règles, les devoirs et l’alimentation fixés par les parents (et non les grands-parents).