LE PRÉSENT DU PASSÉ: Critique de livre : Les Amants du presbytère

Critique de livre : Les Amants du presbytère

Par Benoit Voyer


« Les Amants du presbytère » est un roman historico-policier. Par moments, il frôle même la littérature érotique. Dupuy aime la sensualité. Tous ses romans sont teintés de scènes osées.

Que voulez-vous ? « La vie est si courte, parfois ! Pourquoi se priver de ce qu'elle a de meilleur ? », pense l'abbé Roland Charvaz, vedette du dernier roman de Marie-Bernadette Dupuy, Les Amants du presbytère. Pour ce prêtre pas très catholique derrière sa sainte apparence sociale, le meilleur de l'existence est le plaisir de la chair. Il en a même « le diable au corps », pour reprendre le titre du bouquin de Raymond Radiguet.

Et puis, « quand le mal est fait, on n'ose pas faire arrière ». On finit par engourdir sa conscience en justifiant sa bassesse.

Ce n'est sûrement pas la première fois qu'un prêtre passe outre à son vœu de chasteté. Comme Charvaz, à une autre époque, plusieurs ont reçu le sacrement de l'ordre sans en avoir la vocation réelle.

C'est ce qui est arrivé au curé de Saint-Germain-de-Montron, en France, au milieu des années 1800. Il est devenu prêtre pour l'honneur : « Je n'ai pas la vocation religieuse et je ne l'ai jamais eue. Ma famille m'a poussé par de sages propos à entrer au séminaire. Étant le cadet, j'étais sans espoir d'héritage et j'ai préféré la soutane à l'uniforme ; on risque moins de se faire trouer la peau ainsi affublé », confiait-il en 1849 à Mathilde de Salignac, la splendide épouse du médecin du village qui deviendra sa maîtresse.

Malgré leur discrétion, d'aventure en aventure, ils finiront par être l'objet de commérages. Mais jusqu'où iront-ils pour préserver leur secret ?

Je ne dévoilerai rien en écrivant qu'il s'agit d'une histoire de meurtre. Le roman est inspiré d'un fait historique : la condamnation à la prison à vie de l'abbé Laurent Gothland, le 30 janvier 1851.

Dans l'épilogue de cette fiction fort bien écrite, l'auteure explique : « Cet enfant de Savoie, curé par contrainte, puis par opportunité, fut emmené le 5 avril 1851 au bagne de Rochefort-sur-Mer, sous le matricule 1063. Un an plus tard environ, le 21 mai 1852, il fut transféré à Brest sur le navire Le Laborieux. [...]. Il traversa l'océan Atlantique à bord du bateau Le Duquesne pour arriver à Cayenne le 23 août 1852. De là, on le conduisit sur les îles du Salut [...], le 5 juillet 1853. [...] Ce fut son dernier voyage, puisqu'il s'éteignit là-bas, le 5 février 1854 ».

Malgré qu'on connaisse la tragique conclusion du récit, la saga dans laquelle Marie-Bernadette Dupuy fait traverser son lecteur est passionnante. Cette Française, vedette depuis de nombreuses années des Éditions JCL, qui a pignon sur rue au Saguenay–Lac-Saint-Jean, a un don particulier pour la dramatique. Dès qu'on ouvre un de ses ouvrages, on est emporté par son imaginaire.

Roland Charvaz est un prédateur. Mathilde, sa proie, est une femme qui, dit-elle, ne connaît pas la joie en mariage, s'étant mariée par raison à un homme qui pourtant a pour elle un amour aveugle.

Un jour, avant d'être sa victime, elle confia au prêtre dans la pénombre du confessionnal : « La position sociale du docteur de Salignac a dicté le choix de ma mère, et mon père a renchéri. J'étais si jeune ! J'ai obéi. Enfant, j'étais choyé, mais on m'a ensuite envoyé au couvent et, dès que je suis sortie de chez les sœurs, il a fallu me marier. Au fond, je n'ai aucun reproche à faire à mon époux, qui me comble de cadeaux. Mais il s'emporte vite… et il est très jaloux ».

Les Amants du presbytère est un roman historico-policier. Par moments, il frôle même la littérature érotique. Dupuy aime la sensualité. Tous ses romans sont teintés de scènes osées. Le plus souvent, ses héroïnes sont honorées du cunnilingus, mais dans cet ouvrage, elle fait appel à l'acte sexuel plus animal et sauvage.

Quelle plume ! « Il la plaqua contre lui, émoustillé par sa nudité voilée d'un fin tissu blanc. Ses mains solides de montagnard s'égarèrent, impérieuses. La peau de Mathilde était satinée et tiède. Il la parcourut de caresses hâtives. [...] Il l'allongea sur l'herbe. Lascive, comblée, la jeune femme oublia tout ce qui aurait pu freiner son ivresse : la soutane de son amant, [...] les risques encourus en se livrant à l'adultère dans le jardin familial. Leur étreinte fut brève, mais intense, voire bestiale.

Et puis, « le curé était venu au rendez-vous [...] Sans lui dire un mot, il l'avait embrassée et caressée, étendue sur du foin jauni pour laisser libre cours à son désir, décuplé par la contrariété et la peur d'être surpris en flagrant délit d'adultère. Jamais encore Charvaz ne s'était montré aussi brutal, aussi grossier. À peine son plaisir pris, il l'avait grondé de reproches. Es-tu folle ? Un dimanche ! »

En confidence, elle lui avait confié au début de leur relation : « Je rêve d'amour, mon père, du véritable amour… » Dans les bras de Roland Charvaz, le découvre-t-elle vraiment ? Son retour à la réalité risque d'être cruel. Parfois, on pense trouver ailleurs ce qu'on a déjà auprès de soi. Parfois, on tricote une corde pour s'y pendre. L'illusion paradisiaque qu'apporte la bonne chair peut parfois conduire en enfer. Quand le corps s'enflamme, le diable fait son œuvre.

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Huffington Post Québec, 16 novembre 2015. www.huffpost.com/archive/qc/entry/critique-de-livre-les-amants-du-presbytere_b_8392808

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Val Notre-Dame: la vallée de l'émerveillement et des divines tentations

Val Notre-Dame : la vallée de l'émerveillement et des divines tentations

Sur cette terre quasi-bénite, on sent une présence particulière, une sorte de souffle régénérateur qui pénètre les entrailles de l'être. Que l'on soit athée ou croyant, on ne peut rester insensible à cette réalité.

Par Benoit Voyer


Au loin, l'écho de la cloche de l'abbaye Val Notre-Dame résonne. Il s'élève dans la vallée, comme une prière élève l'âme vers les hauteurs. Il est 6 h 45 Pas très loin d'ici, à l'intérieur de la chapelle monastique, commencent les laudes, le deuxième espace communautaire où les moines cisterciens s'adressent à leur Dieu. Ces hommes catholiques qui vivent en retrait de la société – mais encore bien ancrés dans celle-ci – sont éveillés depuis 4 heures, heure matinale des vigiles.

Le jour se lève sur ce 14 octobre, mais le soleil arrive difficilement à se faire une place à travers la masse nuageuse. Il a plu toute la nuit. Le temps est sombre, mais les météorologues annoncent une journée magnifique. Comme dans toute existence, le beau temps finit toujours par revenir après les heures grises.

J'en suis à ma troisième visite en autant de semaines sur ce site d'exception qui offre quinze kilomètres de sentiers pédestres. Ce sont les pistes de l'ancienne station touristique de la Montagne-Coupée que les moines laissent gratuitement à la disposition du public. L'hiver, elles font place à la raquette et au ski de fond.

Ce matin, à 6 h 10, je me suis mis en piste sur le sentier du mont Saint-Joseph. C'était encore la nuit et la température était fraîche. Ces jours-ci, le thermomètre affiche une descente significative du mercure. Un bon matin, les premiers flocons de neige devraient apparaître à la cime des montagnes du Piedmont.

Je me suis habillé chaudement pour affronter la grisaille. J'ai commencé ma petite randonnée avec une lampe frontale afin d'être en sécurité au cœur de la forêt. La nuit expose à la part d'ombre en soi.

Sur cette terre quasi-bénite, on sent une présence particulière, une sorte de souffle régénérateur qui pénètre les entrailles de l'être. Que l'on soit athée ou croyant, on ne peut rester insensible à cette réalité.

J'ai marché près de 45 minutes avant de pouvoir distinguer les couleurs multicolores de l'automne. Malgré le ciel sombre, la nature demeure merveilleuse.

À l'aube de ce jour, l'odeur des feuilles mortes embaume l'air. L'expérience olfactive est mémorable.

En altitude, au pied de la falaise, j'observe au loin l'abbaye. À travers la grande baie vitrée de la chapelle, il m'est possible d'être en contact visuel avec le tabernacle. Aussi, j'y vois les moines en prière et les chandelles de l'autel du mémorial eucharistique qui scintillent.

Les nuages se dissipent peu à peu. Je me remets en piste. Je souhaite arriver à l'heure à la messe de 8 h 15 Est-ce que j'y atteindrai un autre sommet à l'intérieur de moi ?

***

Malgré ses charmes, le sentier du mont Saint-Joseph ne mène pas au secteur le plus intéressant du réseau pédestre de l'abbaye. Le plus marquant est le trajet de cinq kilomètres (un aller-retour) qui conduit du magasin jusqu'à l'Auberge de la montagne coupée. Là-haut, on retrouve deux belvédères qui offrent des points de vue impressionnants sur les montagnes et la plaine de la région.

Il y a quelques jours, ma conjointe Manon et moi étions charmés. C'était le 10 octobre. Il faisait un temps radieux. Le soleil était au rendez-vous. Il était même à son meilleur ! Le ciel était dégagé. Durant la montée, à travers la forêt, il y avait une pluie de feuilles provoquée par le vent. En haut, en contemplation, nous nous émerveillions devant ce tableau grandeur nature digne d'un chef-d'œuvre. Celui qui a créé tout ça a manifestement du génie !

Ce jour-là, on n'a remarqué qu'un seul défaut au réseau pédestre : la difficulté de s'y retrouver parce que la signalisation et les repères sont rares ou confondants. Néanmoins, on finit par s'y retrouver.

Mais on dit que ce sont les premières fois qui nous marquent le plus. La mienne a eu lieu le 28 septembre. Après une petite prière aux intentions de ma famille, de ma famille et de personnes malades à la chapelle monastique, et après avoir bavardé avec un moine à la boutique où j'ai acheté du caramel fabriqué sur place et un livre, j'ai parcouru à travers la forêt un sentier de 1,8 kilomètre qui m'a dirigé jusqu'au monastère. Et je suis revenu à mon point de départ. Le silence de ce lieu m'a impressionné.

Mais c'est surtout le regard pénétrant, le sourire et le rire de l'homme de prière qui m'a accueilli au magasin qui m'ont touché. On s'imagine que ces bigots catholiques mènent une vie austère. J'ai rapidement été confronté à un homme joyeux et visiblement heureux. Sa qualité de présence a contaminé positivement le reste de ma journée. Cela a mis un baume à mon vide intérieur fatigué suite à cette nuit difficile à veiller, dans la pénombre d'une chambre, une dame âgée souffrant d'une démence de type Alzheimer et subir ses injures.

Il est assez facile de se rendre à l'abbaye Val Notre-Dame. De l'autoroute 40, on suit la 31 en direction de Joliette. Et puis, juste avant d'entrer dans la municipalité, on prend la route 131 nord jusqu'à Saint-Jean-de-Matha. On tourne à gauche sur le chemin de la Montagne-Coupée. Au bout se trouve l'abbaye. Juste un peu avant, c'est le magasin. Les sentiers débutent à l'arrière du stationnement.

Avant ou après la randonnée, il faut se laisser tenter. La boutique des moines est un incontournable. Tous les circuits touristiques de Lanaudière y font un détour. De toute manière, il faut se rendre au comptoir pour obtenir une carte des sentiers.

À l'intérieur, on trouve de nombreux produits fabriqués dans la pure tradition monastique. J'ai toujours eu un faible pour leurs caramels et chocolats. Ils ont un goût divin ! Bien des démons aimeraient mettre la main sur les recettes des moines.

J'ai déjà hâte de revenir entendre l'écho de la cloche de l'abbaye Val Notre-Dame résonner dans la vallée.

www.abbayevalnotredame.ca

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Huffington Post Québec, 25 octobre 2015. huffpost.com/archive/qc/entry/le-11-septembre-1984-jean-paul-ii-etait-a-montreal_b_5777444

(Photo: B.Voyer)

(Photo: B.Voyer)

LE PRÉSENT DU PASSÉ: L'autre moitié du Québec

L’autre moitié du Québec

Madame Denise Bombardier,

Je fais partie de ce que vous appelez « l’autre moitié du Québec », de tous ces gens qui ne baignent pas dans la culture de masse. En vous lisant, je me suis reconnu. Pour bien des gens, je suis un marginal : je m'intéresse à la lecture d'ouvrages sérieux en psychologie, en histoire, en théologie, en sciences politiques et en sociologie. Pour m'informer, je lis les journaux et magazines haut de gamme. Je déteste le style du Journal de Montréal et j'adore ceux du Monde, du Devoir et de l'Osservatore Romano.

Je déteste m'informer à la télévision. C'est fou de penser que les nouvelles des bulletins de TVA et de TQS, mot à mot, couvrent à peine une demi-page de tabloïd. Ce n'est pas assez pour moi. Nous sommes mieux avec le quotidien Métro. J'aime la musique jazz, classique, sacrée et gospel. Avez-vous déjà écouté les disques des moines et moniales de la Fraternité monastique de Jérusalem qui habitent avenue du rue Mont-Royal ou ceux d'Alain Lefevre et de Marie-Nicole Lemieux ?

J'écoute peu la télévision et les humoristes à la mode m'énervent à cause de leur langage vulgaire. Je m'ennuie de Sol et de son humour intelligent. De plus, je suis un catholique qui fréquente au moins une fois par semaine une église, sans toutefois tomber dans un vieux conservatisme. Du côté politique, je m'intéresse aux partis politiques qui se préoccupent de santé, des marginaux, dont les enfants malades, leurs familles et les personnes âgées, et d'environnement.

Jadis, j'ai été membre du Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD) et, aux dernières élections, j'ai voté pour le Parti vert (12 % de la population a fait comme moi). Actuellement, j'ai à l'œil Stephen Harper. J'attends de voir s'il était sérieux quand il a fait son mea-culpa en faveur de l'environnement, au début de janvier. Enfin, j'observe sérieusement Stéphane Dion. Il pourrait me convaincre de voter pour la première fois en faveur du Parti libéral à cause de son appui au protocole de Kyoto et de son plan environnemental. Madame, je vous remercie de penser à nous, « l’autre moitié du Québec ».

Benoit Voyer

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Le Devoir, 22 janvier 2007, p. A-6. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2810006?calendar_open=1

VISION CATHOLIQUE: Femme violée

(Photo: Benoit Voyer)

30 juillet 2024

ICI ET LA: 30 juillet 2024

Aujourd'hui, voici ce qui a retenu mon attention dans les médias:

ALIMENTATION: Les récoltes de fraises friseraient le déclin a cause du réchauffement climatique
lapresse.ca/actualites/environnement/2024-07-29/rechauffement-climatique/les-recoltes-de-fraises-frisent-le-declin.php

ALIMENTATION: Le temps chaud fait craindre de grosses pertes aux producteurs de bleuets
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092008/bleuetiere-agriculture-secheresse-canicule?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.cotenord

ALIMENTATION: Des agriculteurs de l’Est de l’Ontario tirent la sonnette d’alarme
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092179/changement-climatique-impact-agriculture-ottawa-ontario?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ottgat

CIRCULATION ROUTIERE: Des travaux se tiendront sur les routes 158 et 341 à Saint-Alexis et à Saint-Jacques.
monjoliette.com/des-travaux-se-tiendront-sur-les-routes-158-et-341-a-saint-alexis-et-a-saint-jacques/


ÉCONOMIE: Les magasins Korvette et Bentley passent dans le giron de Hart. Son propriétaire, Paul Nassar, possède déjà l’entreprise lavalloise Hart, qui compte 130 succursales de magasins d’articles de maison au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

FINANCES PERSONNES: Gare aux institutions financières qui partagent vos informations grâce aux services d’actualisation du crédit journaldemontreal.com/2024/07/29/gare-aux-institutions-financieres-qui-partagent-vos-informations-grace-aux-services-dactualisation-du-credit

GÉNÉALOGIE: Une première exposition des registres paroissiaux de Port-Royal pendant le CMA 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092162/registres-centre-acadien-exposition-cma-port-royal?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.acadie

PATRIMOINE: Le dimanche le 8 septembre 2024, de 13h à 17h. il y aura "Portes ouvertes" à la Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue du Séminaire de Saint-Hyacinthe et, de 14h a 15h30, un concert d'orgue et de chant choral. On pourra y rencontrer l'historien Martin Ostiguy et l'archiviste Anne-Sophie Robert. Les artistes invités seront: Jacquelin Rochette, musicien (opus 1313) et Franklin Tagakou, ténor, accompagné du Grand Chœur Céleste. Le programme musical sera entrecoupé de brefs exposés sur l’histoire du Séminaire, de la chapelle et de l’orgue. Il sera également question du père Michael J. McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb, qui a étudié au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Dans la chapelle, une exposition consacrée aux Soeurs Saint-Joseph sera également présentée.

PATRIMOINE: Le 7 septembre, a 13h30 et 19h, la chapelle du Monastère des Sœurs adoratrices de Précieux Sang, a Saint-Hyacinthe, présente "Un cri d'amour sous les voutes du monastère". Il s'agira d'un hommage a Catherine Aurélie Caouette (1833-1905), fondatrice de la congrégation monastique. Pour faire connaître cette maskoutaine d’exception, quelques passages de ses écrits seront lus. La musique qui sera présentée a été choisie dans le répertoire monacal des communautés féminines depuis l’époque de la Nouvelle France jusqu’à celle des Archives de la communauté des Adoratrices au 20e siècle. Animation : Johanne Biron, chercheuse. Artistes invitées : Geneviève Solis, musicienne et Angèle Trudeau, mezzo-soprano. Événement gratuit, mais puisque les places sont limitées, il faut réserver la sienne sur:
histoiredemaska.com/orgues-et-patrimoine-2024/

PHARMACIE: Pourquoi les produits menstruels sont-ils de plus en plus chers?
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090551/prix-tampons-serviettes-hygieniques-menstruations?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ontario

RECYCLAGE: Comment faire des choix environnementaux à l’épicerie ?: monjoliette.com/comment-faire-des-choix-environnementaux-a-lepicerie/

SANTÉ MENTALE: Des outils (et du bois) pour combattre la solitude
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090748/isolement-organisme-ebenisterie-sante-publique?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.bsl

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Le Plan Nord

Le Plan Nord

Il n'y a pas que les grands projets miniers pour développer les terres en haut du 49ᵉ parallèle. Il faut aussi miser sur les petites et moyennes entreprises et le tourisme.

Par Benoit Voyer

Le Plan Nord ne semble pas encore donner les retombées espérées dans les régions au-delà du 49ᵉ parallèle. En décembre, dans une lettre ouverte adressée au gouvernement de Philippe Couillard et signée par 16 dirigeants d'entreprises du secteur de Sept-Îles, on expliquait que « jusqu'à maintenant, le Plan Nord a créé six emplois sur la Côte-Nord alors que plus de 1000 emplois ont été perdus dans les trois dernières années avec la baisse du marché des métaux ». Les signataires sont d'avis que le plan représente jusqu'à maintenant une simple illusion.

À les lire, on a l'impression que ces entrepreneurs croient aux contes de fées. C'est comme s'il avait fallu la création de la Société du Plan Nord pour que tout apparaisse plus facile pour eux.

Les signataires – comme plusieurs citoyens au nord du 49ᵉ – perdent espoir. Ils auraient aimé qu'enfin arrivent des mois et de bonnes années de développement économique accéléré pour la Haute-Côte-Nord et les territoires de la Baie-James-Eeyou Istchee et du Nunavik. Il ne faut pas désespérer.

Le ministre Pierre Arcand le disait avec sagesse, l'automne dernier, le Plan Nord « ne veut pas dire croissance instantanée, il faut travailler fort pour ça [...] Il y a des cycles, l'offre, la demande, on ne peut pas vivre dans un boum perpétuel ».

Le Plan Nord est arrivé en situation mondiale difficile, notamment avec un ralentissement économique et une baisse du prix des métaux sur la scène mondiale. C'est la Chine qui aurait créé cette conjoncture. L'Empire du Milieu est le plus important consommateur de produits de base et est à l'origine d'une faible augmentation de la demande ces dernières années. Puisque son économie est au ralenti, la Chine a diminué ses importations de métaux et de minéraux. Avec la baisse de la demande asiatique, il y a un surplus sur le marché mondial.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et responsable du Plan Nord ajoutait que « le problème n'est pas juste l'état de l'économie, c'est aussi qu'il y a bien du monde là-dedans. Les Africains sont agressifs, les Australiens ont augmenté leur production… On n’est pas tout seul à solliciter.

Le premier ministre québécois, Philippe Couillard, et son équipe économique sont en mouvement. Il suffit de suivre le moindrement les annonces et les missions économiques pour voir à quel point ils ont une volonté ferme d'attirer des investisseurs au Québec. Le Plan Nord et la Stratégie maritime, en accord avec la lutte aux changements climatiques, sont visiblement des priorités pour les libéraux.

Ils ont compris que pour obtenir à terme des résultats, il ne faut pas abandonner la partie. « Le démarchage doit se faire de façon continue, de façon permanente », pour reprendre Pierre Arcand. « On ne parle pas de petits projets, on parle de projets de milliards de dollars [...] Ça prend des contacts humains », beaucoup de contacts !

Le prix du fer et de l'aluminium a connu une déprime ces derniers mois, mais il y a d'autres ressources qui demeurent en demande, et même en très forte demande. Il y a notamment le lithium. Il s'agit d'un marché d'avenir parce qu'il sert à fabriquer les batteries des véhicules électriques.

Déjà, on a annoncé, l'automne dernier, la construction d'une mine sur le territoire de la Baie-James-Eeyou Istchee, près du village des Cris de Nemaska, situé à l'ouest du lac Champion, à 240 km au nord-est de Matagami. Il s'agit d'un investissement de près de 200 M$. La mine devrait commencer sa production en 2018 et créera 250 emplois en période de construction et 190 emplois permanents, sur au moins 26 ans.

Et voilà qu'un projet de mine de fer à enfournement direct pourrait s'établir à Schefferville. Une entente de principe a été conclue entre Québec et TS Global Minerals Holdings. L'annonce a été faite à Davos, en marge du Forum économique mondial, le 20 janvier.

Donner de l'espoir
En attendant que les investisseurs arrivent et que l'économie mondiale reprenne, les gouvernements du Canada et du Québec devraient peut-être donner un peu plus d'espoir aux citoyens qui vivent au nord du 49ᵉ parallèle.

Une manière de faire serait de lancer un gros projet d'infrastructures. Depuis le temps qu'ils en rêvent, pourquoi ne pas en profiter pour compléter la route 138 ? Ce méga projet donnerait de la visibilité à la région partout en Amérique et créerait des petits et moyens projets moins coûteux à réaliser que les grands projets miniers et, aussi, plus permanents pour l'économie de la côte. Le budget fédéral consacré aux infrastructures pourrait aider considérablement à cela.

Pour reprendre encore une fois le ministre : « Le Québec ne peut être seul à investir. Si le développement nordique est une priorité canadienne, il va falloir que ça se reflète dans l'avenir. »

Finir la 138, c'est détourner les automobilistes qui passent par les provinces maritimes pour se rendre à Terre-Neuve. La nouvelle route permettrait un trajet plus court et moins dispendieux pour eux. Prendre le bateau de Blanc-Sablon à Sainte-Barbe n'est pas plus long que traverser le Saint-Laurent de Sorel à Berthier.

Finir la 138, c'est s'assurer un rapprochement économique et culturel avec les habitants de Terre-Neuve et du Labrador.

Finir la 138, c'est permettre un lien plus étroit entre les petites localités de la Côte-Nord.

Finir la 138 a le potentiel d'attirer le développement touristique de la région. Combien de gens, comme moi, aimeraient partir à la découverte de la vallée de Gilles Vigneault, des magnifiques îles Mingan, des étranges citoyens de Blanc-Sablon (un peuple « de francs chialeux au langage coloré », dit-on) et de la petite communauté de la Grande séduction ?

Finir la 138, c'est aussi permettre, à travers de petits projets, l'établissement de communautés de Québécoises et Québécois intéressés par l'idée de passer leur vie en Haute-Côte-Nord. Pour cela, il faut des emplois permanents.

Et en annonçant la finalisation de la 138, pourquoi ne pas en profiter pour créer un nouveau parc national québécois (SEPAQ) entre Natashquan et Blanc-Sablon ?

Il n'y a pas que les grands projets miniers pour développer les terres en haut du 49ᵉ parallèle. Il faut aussi miser sur les petites et moyennes entreprises et le tourisme. C'est ce que permettrait la finalisation du prolongement de la 138.

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Huffington Post Québec, 14 février 2016. https://www.huffpost.com/archive/qc/entry/le-plan-nord_b_9191670

29 juillet 2024

ICI ET LA: 29 juillet 2024

Aujourd'hui, voici ce qui a retenu mon attention dans les médias:

AUTOMOBILE: «Ça va trop vite», alertent les constructeurs: journaldemontreal.com/2024/07/29/fin-des-vehicules-a-essence-en-2035-ca-va-trop-vite-alertent-les-constructeurs

RADIOPHILE: Des résidents de Wotton forcés de détruire leur maison construite sans permis. C'est sur ce terrain qu'est situé le studio de Radiophile.ca
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091066/maison-terre-agricole-ville-construction-loi?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.estrie

ALIMENTATION: Les changements climatiques menaceraient les récoltes de fraises
noovo.info/nouvelle/les-changements-climatiques-menaceraient-les-recoltes-de-fraises.html

SAINT-PACOME: Les Jardins du clocher en difficulté financière. C'est dans cette église construite en 1852  que se sont épousés mes arrière-grands-parents Joseph Jean et Exilda Bérubé, le 11 juillet 1898, et mes arrière arrière-grands-parents Parfait Bérubé et Adèle Lévesque, le 5 novembre 1860. Enfin les funérailles de mes 3e arrière-grands-parents, Louis Thomas Bérubé et Marie Gauvin, et y ont été célébrées en 1876 et 1853, et celles de mes 3e arrière-grands-parents Étienne Lévesque et Marcelle Blier, en 1854.
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091276/micropousses-inno3b-eglise-vente-faillite?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.bsl


SANTÉ CANADA: Faute d’accréditation au Manitoba, une infirmière congolaise songe à partir au Québec
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2089824/emplois-travail-financement-etudes-postsecondaire?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.manitoba

SANTÉ QUÉBEC: De chef de cabinet à lobbyiste, un an plus tard:
journaldemontreal.com/2024/07/26/lex-chef-de-cabinet-du-ministre-de-la-sante-christian-dube-devient-lobbyiste-en-sante

SANTÉ QUÉBEC: Équipe volante en santé : « En pratique, c’est cabochon », dit un syndicat de l’Outaouais
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091477/equipe-volante-infirmieres-outaouais?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ottgat

ZOO DE GRANBY: Les employés votent à 91% en faveur d’une grève générale illimitée
journaldemontreal.com/2024/07/26/les-employes-du-zoo-de-granby-votent-a-91-en-faveur-dune-greve-generale-illimitee

ONTARIO: Le Niagara veut devenir un géoparc mondial de l’UNESCO
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090251/geoparc-niagara-unesco-perce?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ontario

SANTÉ MENTALE: Info-Social : le service méconnu du 811 pour les personnes en détresse
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091351/info-sante-travailleuses-sociales?s=03

SANTÉ MENTALE: La crise suicidaire : la goutte qui fait déborder le vase
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2078877/crise-suicidaire-predire-risque-monique-seguin

SANTÉ MENTALE: La crise suicidaire, la goutte qui fait déborder le vase
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2078877/crise-suicidaire-predire-risque-monique-seguin?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

PHARMACIEN: L’efficacité des pharmaciens fait ses preuves: journaldemontreal.com/2024/07/25/lelargissement-du-pouvoir-des-pharmaciens-fait-ses-preuves-au-quebec

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Le 11 septembre 1984, Jean-Paul II était à Montréal

Le 11 septembre 1984, Jean-Paul II était à Montréal

On nous a finalement annoncé l'arrivée de Jean-Paul II. Les gens applaudissaient, criaient… La joie était sur tous les visages.

Par Benoit Voyer

Le 11 septembre 1984, il y a 30 ans déjà, j'étais « une échalote » de 6 pieds. Je pesais 185 livres. Il y avait quelques mois que je fréquentais Danielle, ma première brune aux cheveux longs. À 17 ans, je savais tout. J'avais des principes moraux que j'adaptais à l'humeur de mes hormones. Elles étaient en feu.

Et puis, à cette époque, je dormais peu. Cependant, j'étais souvent couché…

Dans ma tête, mes parents étaient des vieux conservateurs dépassés. Je me foutais pas mal de leurs nuits d'inquiétude à mon sujet. Puisque j'étais le benjamin, c'est-à-dire le « bébé » de la famille, papa a été bien patient avec moi. Maman me l'avait confié : « Tu es bien chanceux d'être le plus jeune de la famille, parce que si tu avais été l'aîné, ton père te mettrait à la porte. Il t'aime, tu sais !» Je n'en doutais pas un instant, mais sa dernière violente correction – une « maudite volée » (!) donnée cinq ans plus tôt – résonnait encore dans ma tête. Je lui en voulais beaucoup.

Puisque je savais vraiment tout, je n'ai même pas terminé la 5ᵉ année de mes études secondaires. De toute manière, j'avais trop peu de temps à consacrer à l'école. Je veillais jusqu'aux petites heures du matin… Je ne voulais pas que mon amoureuse manque d'affection. C'était vraiment un job à temps plein !

Le 11 septembre 1984, en matinée, je suis sur la route, entre Granby et Montréal, dans « un autobus jaune » en direction du Stade olympique. Naturellement, elle m'accompagne. Nous sommes inséparables !

Nous allons voir le pape Jean-Paul II. Je me rappelle peu du voyage. Je dormais fort probablement.

Des milliers de jeunes étaient impatients de voir le roi du Vatican. C'était vraiment un jour de fête nationale pour les jeunes catholiques québécois. L'ambiance était à la fête. À les observer, j'avais l'impression que la majorité allait au spectacle d'une rock star. L'attente me semblait interminable. J'avais mal aux jambes.

Nous nous sommes assis au 2ᵉ étage du stade. Michel Jasmin animait la foule. C'était vraiment agréable ce jeu de tissu blanc qui faisait des vagues dans les estrades.

On nous a finalement annoncé l'arrivée de Jean-Paul II. Les gens applaudissaient, criaient… La joie était sur tous les visages.

Le chef des catholiques a pris place sur l'estrade et le spectacle a commencé : Céline Dion, les frères Groulx et 2000 danseurs nous ont présenté une mémorable création artistique. Et puis, Jean-Paul II a pris la parole. Il nous a exhortés à prendre garde aux paradis artificiels. Il faisait référence aux problèmes économiques encore d'actualité de nos jours.

Aujourd'hui, en relisant le texte de son allocution, je vois toute la richesse et la portée de ce qu'il disait, mais à 17 ans, absolument pas. J'avais l'impression qu'il me faisait la morale… comme mon père. Je me souviens de mes pensées de ce jour : « Énerve-toi pas, le vieux ! »

Je trouvais mes jeunes compatriotes bien naïfs et peu à l'écoute. Ils acclamaient Jean-Paul II pour chaque bout de parole. « Voyons ! Pourquoi l'ovationner à ce moment-ci ? Il vient de nous sermonner… »

Le pape disait : « Gardez-vous, aux heures obscures, de vous évader. Ayez le cran de résister aux marchands d'illusions qui exploitent votre soif de bonheur et vous font payer cher un moment de « paradis artificiel » obtenu avec un peu de fumée, une dose d'alcool ou de drogue. Ce chemin raccourci prétend conduire au bonheur, en réalité il ne mène nulle part. Il vous détourne de cette maîtrise intelligente de soi qui construit l'homme. Ayez le courage de ne pas prendre ce chemin facile, ou d'en remonter la pente ».

Et puis : « Préparez-vous à l'engagement digne et vrai du mariage. Réagissez à bien des entraînements et ne confondez pas l'expérience prématurée de la jouissance avec le don de soi dans l'amour… » J'ai quitté la rencontre avec Jean-Paul II déçu.

J'ai maintenant 47 ans. Je suis allé à l'université et mon taux de testostérone commence à baisser. J'ai eu quatre enfants, qui ont aussi eu 17 ans. Chacun a adapté ses principes moraux au rythme de ses hormones. Un de mes enfants mesure 6 pieds. À son tour, il a été gros comme « une échalote ». Et puis, chacun m'a clamé un jour tout savoir… vraiment tout ! Et lorsqu'ils parlaient de moi, ils m'ont tous dit un jour : « Énerve-toi pas, le vieux ! »

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Huffington Post Québec, 11 septembre 2014. huffpost.com/archive/qc/entry/le-11-septembre-1984-jean-paul-ii-etait-a-montreal_b_5777444

VISION CATHOLIQUE: Tu sais bien que je t'aime

                                                                                                                    Photo: Benoit Voyer

28 juillet 2024

ICI ET LA: 28 juillet 2024

Aujourd'hui, voici ce qui a retenu mon attention dans les médias:

ÉCONOMIE: Sainte-Anne-de-Beaupré, une vitalité économique toute l’année
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092040/sainte-anne-tourisme-religieux-achat-local?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

PERSONNES AGÉES: En ce 28 juillet, le Pape François s’est élevé contre l’abandon des personnes âgées, «une triste réalité à laquelle nous ne devons pas nous habituer». «Pour beaucoup d'entre elles, surtout en ces jours d'été, la solitude risque de devenir un fardeau difficile à porter», a-t-il ajouté. Comme il le fait régulièrement, le Souverain pontife a répété l’importance à ses yeux du lien intergénérationnel. «Renforçons l'alliance entre petits-enfants et grands-parents, entre jeunes et anciens», a-t-il enjoint. Et pour ce faire, François a appelé à «dire “non“ à la solitude des personnes âgées».
vaticannews.va/fr/pape/news/2024-07/pape-francois-journee-personnes-agees-non-solitude.html?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=NewsletterVN-FR


POLITIQUE: Des élections partielles fédérales auront lieu le lundi 16 septembre 2024 dans les circonscriptions de Elmwood–Transcona (Manitoba) et de LaSalle–Émard–Verdun (Québec) pour combler des sièges vacants à la Chambre des communes.
elections.ca/content.aspx?section=med&dir=pre&document=jul2824&lang=f

HISTOIRE: Aujourd’hui, c’est la Journée de commémoration du Grand Dérangement de 1755, qui marque la déportation de plus de 10 000 Acadiens. L’événement inspire au poète américain Henry Wadsworth Longfellow le poème « Évangéline » en 1847. En 1865, Pamphile LeMay le traduit en français.

SANTÉ MENTALE: Agir comme sentinelle pour prévenir le suicide : les premiers soins pour l’âme
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2073204/sentinelle-programme-depister-idees-suicidaires?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

FINANCES PERSONNELLES: Pour la deuxième fois consécutive, la Banque du Canada a décidé de baisser son taux directeur d’un quart de point (-0,25%), mercredi, pour le faire passer à 4,50%.
journaldemontreal.com/2024/07/24/la-banque-du-canada-abaisse-une-nouvelle-fois-son-taux-directeur?s=03

FINANCES PERSONNELLES: Inflation et coût de la vie: comment aider ses enfants et petits-enfants malgré tout?
noovo.info/nouvelle/inflation-et-cout-de-la-vie-comment-aider-ses-enfants-et-petits-enfants-malgre-tout.html

FINANCES PERSONNELLES: Doit-on obliger les commerçants à accepter l’argent comptant?
ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10134920/doit-on-obliger-commercants-a-accepter-argent-comptant

FINANCES PERSONNELLES: Comment profiter de la baisse des taux d’intérêt?
journaldemontreal.com/2024/07/23/comment-profiter-de-la-baisse-des-taux-dinteret


SANTÉ: Le soutien-gorge est-il vraiment utile ?
w.lpnt.fr/1653768t

SANTÉ: Nouvel espoir face au cancer du sein triple négatif noovo.info/nouvelle/nouvel-espoir-face-au-cancer-du-sein-triple-negatif.html

SANTÉ QUÉBEC: Des médecins de La Malbaie dénoncent les fermetures à répétition du service d’obstétrique
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090620/obstetrique-malbaie-lettre-medecins?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

SANTÉ QUÉBEC: Le CIUSSS de la Capitale Nationale a réagi à la lettre ouverte des médecins de l’Hôpital de La Malbaie concernant les fermetures répétées du département d’obstétrique. L’organisation n’a pas de solution miracle et mise sur des rencontres à venir pour trouver des solutions pérennes.
lecharlevoisien.com/2024/07/23/obstetrique-a-la-malbaie-le-ciusss-dit-explorer-des-pistes/

SANTÉ QUÉBEC: Une médecin de Roberval demande aux patients d’arriver préparés pour pouvoir en voir plus
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090692/duree-20-minutes-fmoq-cmq?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.saglac

SEXUALITÉ FÉMININE: Voici la fréquence de relations souhaitable: journaldemontreal.com/2024/07/27/voici-la-frequence-de-relations-sexuelles-souhaitable-pour-la-sante-des-femmes

VIE SEXUELLE: Les femmes qui ont perdu leur désir sexuel sont nombreuses; on peut les aider
noovo.info/nouvelle/les-femmes-qui-ont-perdu-leur-desir-sexuel-sont-nombreuses-on-peut-les-aider.html

PATRIMOINE: La lutte d’un couple pour retirer le statut patrimonial de sa maison
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2062439/maison-patrimoine-woodlawn-summerhill-toronto

TAUX DE NATALITÉ: Le nombre de naissances en baisse au Québec: tvanouvelles.ca/2024/07/27/le-nombre-de-naissances-en-baisse-au-quebec

UN PEU DE MOI: « Dans ma vieillesse, ne m’oublie pas… »

Jeannine, ma mère. et Éthan, mon petit-fils
Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées

« Mon Dieu, dans ma vieillesse, ne m’oublie pas… »

Par Benoit Voyer

28 juillet 2024

En 2008, au Campus Rachel des Résidences des boulevards, sur la rue Rachel, à Montréal, je visite une vieille dame. Rapidement, elle me lance : « Mon bon monsieur ! J’ai 97 ans ! Les gens que j’ai aimés sont tous morts… Y reste juste moi dans mon gang ! Pis en plus, je n’ai pas eu d’enfants parce que j’ai fait le choix de me consacrer entièrement à mon travail. Vous vous doutez fort bien que je n’aie plus grand-chose à faire dans ce monde. Il n’y a plus personne qui a besoin de moi ou qui va pleurer sur ma tombe ! Pouvez-vous bien dire pourquoi le bon Dieu ne vient pas me chercher ? Moi, je pense qu’il m’a carrément oubliée… Quand je prie, je dis souvent, comme dans un psaume que j’ai entendu à la messe : Mon Dieu, dans ma vieillesse, ne m’oublie pas… Mais, entre vous et moi, je suis triste parce qu’il ne me répond pas ! »

Je suis sans voix. J’ai devant moi une femme allumée comme j’en rencontre rarement qui se questionne sur le sens de la vie alors qu’on est dans le quatrième et le cinquième âge de la vie.

Je lui réponds : « Je ne sais pas pourquoi il vous a oubliée… Est-ce que ce serait que vous auriez encore quelque chose à apporter ici-bas… »

Elle rétorque tout de go : « Ben, voyons donc ! Une vieille affaire comme moi qui traine dans ce mouroir ! Si au moins j’avais de la visite! Mais qui s’intéresserait à une vieille radoteuse… »

Pendant plus d’une heure, nous parlons de nombreux sujets.

La dame est charmante et charmeuse. Si elle avait eu la moitié de son âge, je l’aurais draguée. En la regardant et en l’écoutant, je confirme ma théorie : il y a des jolies femmes et il y en a des très belles. Elle fait partie de la deuxième catégorie. La beauté est quelque chose qui part du dedans de l’être… Et cette dame, malgré de nombreuses rides au visage, a touché la quasi-perfection en la matière.

Elle s’intéresse beaucoup à ce que je suis. Je fais de même.

Voyant des piles de livres sur le bureau de sa chambre, je m’exclame : « Vous aimez lire, on dirait ! » Elle me confie être une « bouquivore ». Elle adore la littérature ! « Mais ça, ce sont des livres que je dois me débarrasser. Je ne les emporterai pas de l’autre bord. Je les ai tous lus ! » Et elle se transforme en chroniqueuse littéraire me racontant ses meilleures lectures et me recommandant ses auteurs favoris.

Le temps file. Il passe vite, vraiment trop vite…

Je sursaute en voyant l’heure. Ben voyons donc !

Pour tenter de clore notre échange, je lui lance : « Moi, aujourd’hui, je suis vraiment content d’être passé à la résidence et, surtout, d’avoir jasé avec vous… Je suis sûr que vous avez encore beaucoup à faire ici-bas. Vous savez, je vais me souvenir très, très, très longtemps de notre conversation. Grâce à vous, je repars le cœur et la tête pleins de belles nouvelles idées ».

Elle est visiblement étonnée de ce que je lui dis, mais ses yeux brillent. Elle me sourit.

Et j’ajoute : « J’aimerais vous présenter un ami. Je viendrai vous le présenter dans quelques jours. Il est dans la cinquantaine. Sa santé n’est pas très bonne. Il ne peut plus travailler et il se sent bien seul. Il a besoin de sortir de l’isolement. Accepteriez-vous de le rencontrer ? » Elle accepte.

Je me lève : « Avant de partir, est-ce que je peux vous donner deux baisers sur la joue et un câlin ? » Elle ne se fait pas prier. Elle s’avance vers moi en disant : « Y a longtemps qu’un jeune homme m’a embrassée ! » Dans mes bras, elle s’étreint fortement. Je sens son manque de tendresse.

Deux jours plus tard, je lui présente Alain. Charmé tout autant que moi, il se met à la visiter une à deux fois par semaine. Pendant près de trois ans, elle a animé sa vie et lui la sienne en la traitant comme si c’était sa vieille mère et elle le fils qu’elle n’a pas eu.

Le 28 juillet est la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. Celle-ci nous rappelle que la solitude est l'amère compagne de vie d’un très grand nombre de personnes âgées qui, trop souvent, sont les victimes de la culture silencieuse, mais bien réelle, du rejet.

Je vous lance un défi aujourd’hui : prendre 10 à 15 minutes pour visiter une personne âgée. Les « vieux » ont encore besoin de nous.

Et si vous habitez la municipalité de Granby, en Estrie, et que vous croisez ma mère en train de prendre une de ses marches du jour, n’hésitez pas à vous arrêter pour échanger avec elle. Elle a une belle capacité d’écoute et a plein de souvenirs à raconter. Sa mémoire vous ramènera assurément au temps de sa jeunesse au Bas-Saint-Laurent, dans le petit village de Mont-Carmel, dans l’arrière-pays du Kamouraska où elle est née, il y a plus de 90 ans.

VISION CATHOLIQUE: Sagesse

(Photo: Benoit Voyer)

27 juillet 2024

ICI ET LA: 27 juillet 2024

Aujourd'hui, voici ce qui a retenu mon attention dans les médias (mise a jour a 18h11):

LE PLURALISME: Le 24 juillet, Marine LePen écrivait sur X: "Pour le pouvoir, le pluralisme est insupportable. Alors, petit à petit, ils vont chercher à le faire disparaître pour que toutes les chaînes et radios délivrent le même message que l’audiovisuel public : un panel de toutes les nuances de gauche."

POLITIQUE: Si les conservateurs de Pierre Poilièvre dominent dans les intentions de vote au pays, la région fait bande à part. Les dernières projections de QC laissent voir un balayage bloquiste avec des avances variant entre 8 et 39 points. Dans Berthier/Maskinongé, curieusement, le NPD est 2ème avec un score de 31% contre 39% pour le Bloc. C’est dans Montcalm que le Bloc québécois domine le plus largement avec 54% des intentions de vote contre 15% pour le Parti Libéral. D’ailleurs les Libéraux sont 2èmes également dans Joliette/Manawan, Repentigny et Terrebonne.
cfnj.net/le-bq-en-avance-dans-la-region

IMMIGRATION: Le 24 juillet, Maxime Bernier, le chef du Parti populaire du Canada, écrivait sur X: "Ce n’est pas une théorie de la conspiration d’extrême droite, c’est une réalité mathématique. Nous sommes en train d’être remplacés par des immigrants." Et puis, "Est-ce ce qu’ils veulent dire par « enrichissement culturel » Il y a 5 ans, j’ai prévenu qu’avec l’immigration de masse, nous aurions bientôt des ghettos ethniques comme dans certaines villes européennes où la criminalité est hors de contrôle. C’est en train d’arriver."

VISION CATHOLIQUE: La fête d’Anne, la sainte patronne du Québec, soulignée à Varenne

Photos: B.Voyer

La fête d’Anne, la sainte patronne du Québec, soulignée à Varennes

Par Benoit Voyer

27 juillet 2024

Ce 26 juillet, à 20 h, jour de la fête d'Anne, la sainte patronne du Québec, avait lieu, dans la magnifique basilique de Varennes, une messe solennelle présidée par Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse catholique de Saint-Jean-Longueuil.

Cette célébration religieuse était le fil d’arrivée de la grande neuvaine estivale, débutée le 17 juillet. Celle-ci était animée par l'abbé Mario Desrosiers, recteur de la basilique et curé de l’Unité pastorale Sainte-Marguerite-d’Youville. À chaque jour, durant les célébrations eucharistiques, il a donné une série de causeries ayant pour thème "Une symphonie de prière". Dans ses homélies, il a parlé des diverses manières de prier, une amorce à l’année sainte 2025 qui sera consacrée à la prière.

Durant l’homélie, en présence de son évêque, l’abbé Desrosiers a fait un résumé de ses propos de la neuvaine tout en commentant les lectures bibliques du jour qui portaient sur la foi qui « est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas » (un texte de la lettre aux Hébreux) et qui se terminaient par un encouragement à ceux qui croient : “Heureux vos yeux puisqu’ils voient et vos oreilles parce qu’elles entendent” (Mt 13, 16-17).

Une belle procession aux flambeaux et une courte prière à la chapelle Sainte-Anne ont suivi la messe.

Plus tôt dans la journée, à travers la visite de quelques dizaines de pèlerins à la tombe de sainte Marguerite d’Youville et devant un tableau représentant sainte Anne qui, dit-on, est miraculeux, il y a eu deux célébrations spéciales.

À 10 h, l'abbé Réjean Poirier, vicaire épiscopal au diocèse de Saint-Jean-Longueuil, a présidé une messe avec onction des malades.

Et puis, à 14 h, se tenait le mariage de Carine Reine Lunang Houkguieh et Étienne Toumbiwou. En plus d’unir leur destinée dans les liens du sacrement, ils en ont profité pour faire baptiser leurs enfants Kylian-Naël et Landry-Maël. L’événement a animé la basilique jusqu’à 16 h 30.

Malgré un flou historique et qu’il ne soit pas question de sainte Anne dans les quatre évangiles de la Bible des chrétiens, la tradition, qui prend sa source dans le « protévangile de Jacques », un texte apocryphe que les catholiques n’ont pas pu lire pendant des centaines et des centaines d’années parce que mis à l’index, veut qu’Anne soit la grand-mère de Jésus. De toute manière, qu’elle s’appelle Anne, Sara ou Marie, on a tous une grand-mère et une arrière-grand-mère.






VISION CATHOLIQUE: Exposition sur la vie et l’œuvre de sainte Marguerite d’Youville

Exposition sur la vie et l’œuvre de sainte Marguerite d’Youville

Par Benoit Voyer

27 juillet 2024

Le sanctuaire Sainte-Marguerite-d’Youville, situé sur le terrain de la basilique Sainte-Anne, à Varennes, présente cet été l’exposition temporaire « Les filles de Marguerite d’Youville, pionnières dans l’Ouest ». Celle-ci relate le difficile voyage, en 1844, de quatre sœurs de la Charité, mieux connues sous le nom de « sœurs grises », vers Rivière-Rouge (Winnipeg).

L’exposition présente de nombreuses illustrations d’époque et raconte les débuts difficiles des religieuses, fondatrices de nombreux établissements dans l’Ouest canadien.

De son côté, l’exposition permanente du sanctuaire porte sur l’œuvre et la spiritualité de sainte Marguerite d’Youville, née à Varennes en 1701.

Ces expositions permettent de faire en peu de temps un survol historique de la vie de la sainte femme et de sa congrégation.

L’exposition est présentée jusqu’au 20 octobre, les dimanches de 11 h à 16 h 30 et les samedis de 13 h à 16 h 30 et, jusqu’au 1ᵉʳ septembre, aux mêmes heures les mercredis, jeudis et vendredis. Enfin, jusqu’au 18 août, s’ajoutent les matinées du mercredi au samedi, de 10 h à midi. Admission : contribution volontaire.

VISION CATHOLIQUE: La Basilique Sainte-Anne, a Varennes






















VISION CATHOLIQUE: Nous craignons ton amour

(Photo: Benoit Voyer)