RÉFLEXION SPIRITUELLE : Qui est mon prochain ?
Par Benoit Voyer
5 octobre 2026
La phrase résonne comme un vieux slogan à la mode : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Mais en fait, « qui est mon prochain ? » Jésus expliquait que le prochain n’est pas seulement celui ou celle que j’ai choisi ou qui fait partie de mon groupe. Mon « prochain » c’est aussi la personne que la vie met sur ma route.
En 1795, le philosophe Immanuel Kant écrivait : « La Terre n’est pas une étendue infinie, mais une surface sphérique ; les hommes ne peuvent donc pas se disperser à l’infini, mais doivent finalement se supporter les uns les autres. »
Le « prochain » rejoint l’idée de cette coexistence humaine sur une Terre que nous sommes forcés de partager.
Plus près de nous, dans les mots du pape François, on pourrait de nos jours parler d’une « mondialisation de l’indifférence ».
À mes yeux, une chose est sûre : de nos jours, l’humain a besoin d’une « anesthésie du cœur », c’est-à-dire que le cœur humain a besoin d’être anesthésié pour être opéré. Devant l’indifférence, notre cœur a besoin de passer sous le bistouri divin.
En ce jour d’élection générale au Québec, avoir le souci de mon « prochain » c’est probablement d’aller voter afin de donner à notre société ce qu’il y a de mieux. Prendre soin de la démocratie est assurément un geste d’amour.
