Sœur Marielle Lemire (1932-2020)

Sœur Marielle Lemire

Par Benoit Voyer
7 janvier 2025

Le dimanche 17 janvier 1932, à Martinville, à quinze kilomètres de Sherbrooke, une petite municipalité devenue un secteur de Compton, naît Marielle, fille de Yvonne Roy et Félix Lemire. Le lendemain, elle est baptisée dans la tradition catholique à l’église Saint-Martin par l’abbé Agénor Turcotte, curé de la paroisse. Elle reçoit les prénoms de Marielle, Noëlla et Cécile. Elle est la troisième d’une famille de quatre marmots. Ses sœurs et son frère portent les prénoms de Félicienne, Benjamine et Gabriel.[1]

Elle vit une enfance normale et heureuse.

Elle devient une jeune femme autonome. A l’usine, elle gagne 25$ par semaine. Sans rechigner, elle remet le montant à son père et, en échange, lui donne 25 cents pour aller voir des films au cinéma une fois par semaine [2].



Un goût pour la vie religieuse se fait sentir en elle.


Au début de l’an 2000, âgée de 67 ans, elle me raconte [3] : « Mon père ne voulait pas que j’entre en communauté. Il m’a dit : Si tu me demandes la permission, je vais te dire non. Mais je te dis, si tu veux y aller, vas-y, ça va faire plaisir à ta mère! Cependant, je suis sûr que tu ne resteras pas là! Il m’appelait « ma petite guidoune! » J’étais un peu « flyée » ! Il disait : elle est assez têtue! Si elle se met dans la tête qu’elle va y rester, elle va y rester! Ça ne l’intéressait pas que j’entre en communauté parce qu’il fallait donner 300 piastres! Nous étions assez pauvres! »

Au grand bonheur de sa mère, le 7 septembre 1949 Marielle Lemire entre chez les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, à Sherbrooke.

Pendant plus de 22 ans, elle travaillera dans la cuisine de la communauté religieuse.

Une rencontre spirituelle intense
Au début des années 1970, grâce au père Jean-Paul Regimbal, initiateur du renouveau charismatique chez les catholiques francophones d’Amérique du Nord et d’Europe, elle vit une rencontre spirituelle intense. Sa vie ne sera plus jamais la même.

« J’ai été touchée par tous ces miracles et ces guérisons. Ça m’a épatée un Dieu agissant, une Parole qui peut s’actualiser aujourd’hui. J’en ai tellement vus! Comment est-ce que je pourrais nier cela? Quand je témoigne de cette époque, je dis toujours : c’est le Dieu des miracles! J’ai moi-même été guérie aux intestins! J’étais tellement convaincue que je ne pouvais pas me taire! » [4].

Suite a son expérience, elle introduit le renouveau charismatique dans la région de Sherbrooke: « Ce qui m’a épatée aussi, c’est la Parole de Dieu et Vatican II qui venait de sortir. J’y ai appris que la Parole de Dieu est vérifiable; elle dit d’imposer les mains aux malades et ils guériront! C’est écrit! Puisque c’est noir sur blanc, je me disais : on va faire comme la Parole demande! Dieu répondait à nos prières! »

Par la suite, elle consacrera son existence aux jeunes adultes, surtout aux plus « poqués de la vie ».

Les jeunes
Le regard enjoué, elle me lance : «Tu sais, les jeunes veulent tous croire! Le problème est dans la manière qu’on leur présente Dieu! Il n’y en a pas un qui accroche sur la même affaire! » [5].
En 1979, le Café d'accueil chrétien, a Granby.
L'organisme est dirigé par sœur Marielle Lemire.
Sur la photo, devant la scène,
on peut reconnaitre le père Jean-Paul Regimbal.

Elle les connaît bien les jeunes adultes. Elle a consacré plus de trente ans à les écouter et à tenter de leur faire découvrir la foi chrétienne à travers les « cafés chrétiens » qu’elle a fondés, dont ceux de Sherbrooke, Trois-Rivières, Granby et Saint-Hyacinthe. C’est à celui de Granby que j’ai entendu parler d’elle pour la première fois. C’était en mai 1981. Quelques années plus tard, j’aurai la chance de mieux la connaître et de la voir travailler auprèes des jeunes aux cafés de Saint-Hyacinthe et Sherbrooke.


La méthode pastorale de sœur Marielle Lemire est assez simple. Premièrement, laisser agir l’Esprit saint et ne pas tenter de tout encadrer. Et puis, être elle-même, sans artifice.

La religieuse a toujours eu un langage franc et direct. Elle dit sans détour ce qu’elle pense. Ce trait l’a toujours aidé auprès des jeunes.

Soeur Marielle Lemire'
dans la Voix de l'Est du
10 décembre 1979
Et puis, oui c’est vrai, elle est un peu « flyée » et comme le disait son père : « elle est assez têtue! Si elle se met dans la tête… » Elle n’est pas du genre à abandonner facilement surtout lorsqu’elle sent que le courant passe. Elle me le dira souvent, il n’y a pas un jeune adulte qui découvre Dieu de la même manière.


Au fil des ans, elle devenue plus tendre et à l’écoute, comme une mère et une grand-mère. Au fil des confidences, elle amène les jeunes à faire l’expérimentation d’un Dieu agissant qui seul peut guérir en profondeur les blessures de l’âme. Ce qu’elle réalise est un véritable miracle quotidien.

Plusieurs jeunes ont trouvé auprès de sœur Marielle Lemire une présence guérissante et un sens à la vie. Elle a toujours su se faire proche de leur misère. Auprès d’elle, chacun et chacune se sent unique et important.

Marielle n’a jamais aimé les honneurs et, selon elle, en a trop reçus au fil de ces années avec les jeunes. Elle a toujours préféré la vie humble et simple de sa cuisine de la communauté ou celle sur le trottoir.

Sœur Marielle Lemire est décédée le 8 janvier 2020, à l’âge de 87 ans. Ses cendres reposent dans le cimetière Saint-Michel, à Sherbrooke. [6]

Les cendres de sœur Marielle Lemire reposent dans la section des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus dans le Cimetière Saint-Michel, à Sherbrooke. Photo prise le 19 septembre 2024.


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[1] Renseignements tirés de l’extrait du registre des baptêmes de la paroisse Saint-Martin, à Martinville. Inscription du 18 janvier 1932. 
[2] Benoit Voyer. « Les jeunes veulent tous croire! – Sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108. benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/01/les-jeunes-veulent-tous-croire-sur.html
[3] Benoit Voyer. « Les jeunes veulent tous croire! – Sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108. benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/01/les-jeunes-veulent-tous-croire-sur.html
[4] Benoit Voyer. « Les jeunes veulent tous croire! – Sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108. benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/01/les-jeunes-veulent-tous-croire-sur.html
[5] Benoit Voyer. « Les jeunes veulent tous croire! – Sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108.  benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/01/les-jeunes-veulent-tous-croire-sur.html
[6]Avis de décès de sœur Marielle Lemire steveelkas.com/avisdeces/sr-marielle-lemire-f-c-s-c-j/

Trudeau est assez porté, personnellement, a confondre l'avenir du Canada avec le sien propre

En ce 6 janvier 2025


DÉMOCRATIE: Crise au Parti libéral: Justin Trudeau pourrait démissionner dès lundi | JDQ
journaldequebec.com/2025/01/05/crise-au-parti-liberal-justin-trudeau-pourrait-demissionner-des-lundi?s=03

CULTURE: Julien Poulin, interprète d’Elvis Gratton, est décédé
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2130667/deces-julien-poulin-elvis-gratton-cinema-tele-falardeau

SANTÉ MENTALE: les liens entre habillement et santé mentale piquent la curiosité
harpersbazaar.fr/mode/la-mode-sur-le-divan-les-liens-entre-habillement-et-sante-mentale-piquent-la-curiosite_4339

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 6 janvier 1937 décède Alfred Bessette, allias le frère André, fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal.

Sainte-Julienne

La circonscription de Rousseau

Sainte-Julienne, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière.

Les fiançailles et le mariage de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi

La bienheureuse Anna-Maria Gianetti-Taïgi

Par Benoit Voyer

6 janvier 2025

Anna Gianetti est à l’âge des choix de vie. L’idée de devenir religieuse occupe ses idées pendant un certain temps. Cependant, après avoir demandé conseil a son accompagnateur spirituel, elle finit par laisser s’évanouir cette possibilité.

Dans sa prière, Anna finit par demander au bon Dieu de mettre sur sa route le jeune homme de ses rêves. Elle le veut honnête, chrétien, convaincu et de modeste condition. Au fond, elle veut un homme de cœur capable de la protéger.

Anne travaille au palais Maccarani pour une certaine dame Marini, la maitresse de la maison. A chaque jour, on y reçoit la visite de Domenico Taïgi qui, de la part du prince Chigi, son maître, apporte à la dame Marini des messages ou de quoi manger. Leurs fréquentes rencontres finissent par créer des liens cordiaux entre elle et lui.

Chacun s’intéresse à l’autre au point de chercher à mieux le connaître. De son côté, Anna s’informe de l’homme auprès du curé de la paroisse, de dame Marini et de quelques amies.

Le milanais Domenico Taïgi est un homme de figure franche et gaie, aux cheveux noirs crépus, robuste de santé, que les nobles aiment à garder à leur service. Anna n’est pas insensible à ses charmes, sans toutefois s’aveugler par ses défauts. Elle le sait, Domenico, n’a pas l’art de dissimuler son caractère grossier, son obstination résolue et sa vulgarité plébéienne. En revanche, la bonté de son cœur, son honnêteté instinctive, sa réputation morale et sa conviction religieuse compensent pour ses lacunes.

Domenico finit par demander aux parents Gianetti la main de leur fille, après avoir obtenu d’Anna l’assurance qu’elle l’épouserait.

Les fiançailles sont conclues à la fin de novembre 1789. On se hâte de confectionner le trousseau de la mariée.

Le 7 janvier 1790, Anna toute radieuse dans la fraicheur de ses 20 ans, s’engage auprès de Domenico devant l’autel de l’église catholique Saint-Marcel, à Rome.

Un jour, sa fille Sofia racontera: « Ma mère me disait que si elle avait ainsi tout réglé en 40 jours, c’est qu’elle ne voulait pas « rester à réchauffer la chaise » en s’éternisant à la maison. Trainer en longueur, après s’être assurée de la piété et de l’honnêteté de son futur, ne pouvait que lui amener ennuis et danger. Elle fut toujours heureuse de ce qu’elle avait fait en épousant mon père… » [1]

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[1] Cf. Frère Jean-Paul de Jésus (Jean-Paul Regimbal). Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Les fiançailles d’une sainte, Trinitas, Vol. 1 No 3, avril, mai et juin 1954, pp. 10 et 11

Nul ne peut se libérer s'il ne se fait pas lui-même libérateur

« Les jeunes veulent tous croire! » -Sœur Marielle Lemire


Par Benoit Voyer, journaliste


« Les jeunes veulent tous croire! Le problème est dans la manière qu’on leur présente Dieu! Il n’y en a pas un qui accroche sur la même affaire! », dit sœur Marielle Lemire, Fille de la charité du Sacré-Cœur de Jésus.

Elle connaît bien les jeunes adultes. Elle a consacré les trente dernières années a les écouter et a leur faire découvrir Dieu a travers les Cafés chrétiens qu’elle a fondés, dont ceux de Sherbrooke, Trois-Rivières, Granby et Saint-Hyacinthe, ou elle œuvre actuellement, a quelques pas de la magnifique cathédrale ou a vécu le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau, réputé pour sa bonté, et la vénérable Élisabeth Bergeron, fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph-de-Saint-Hyacinthe. Plusieurs d’entre eux ont tellement été rejoints fortement qu’ils ont décidé de consacrer leurs vies au service de Dieu dans une vocation religieuse. Ils ont trouvé auprès de Marielle Lemire un sens à la vie.

Elle est proche de leur misère. Son langage franc et son audace viennent les chercher dans ce qu’ils ont de plus vulnérable. Auprès d’elle, chaque personne se sent unique et importante.

Elle n’aime pas les honneurs et en a reçus au fil de ces années avec les jeunes. Elle préfère la vie humble, simple sur le trottoir qu’elle connait mieux que les couloirs luisants de sa maison religieuse ou elle se rend occasionnellement pour rencontrer ses compagnes. En plein quartier populaire, elle goute a la grande misère des jeunes maskoutains.

Le Café chrétien catholique La Margelle de Saint-Hyacinthe est un véritable lien entre la rue et l’Église, un lieu unique ou il est possible de vivre une expérience spirituelle intense.

Sa méthode pastorale, qui remporte un vif succès, est de laisser agir l’Esprit saint. Au fil des confidences, elle amène les jeunes à faire l’expérimentation d’un Dieu agissant qui seul peut guérir en profondeur les blessures de l’âme. Ce qu’elle réalise est un véritable miracle quotidien.

On pourrait dire que son charisme ressemble à celui de l’abbé Guy Gilbert

Les pieds dans les plats
Après 22 ans, la cuisine de sa communauté n’était pas assez grande pour propager ce feu intérieur venu l’habiter au début des années 1970. Le père Jean-Paul Regimbal, conférencier recherché et thaumaturge, qui a marqué la vie de l’Église universelle pendant une décennie, a grandement influencé sa vie.

« J’ai été touchée par tous ces miracles et ces guérisons. Ça m’a épatée un Dieu agissant, une Parole qui peut s’actualiser aujourd’hui. J’en ai tellement vus! Comment est-ce que je pourrais nier cela? Quand je témoigne de cette époque, je dis toujours : c’est le Dieu des miracles! J’ai moi-même été guérie aux intestins! J’étais tellement convaincue que je ne pouvais pas me taire! », raconte sœur Marie Lemire.

Celle qui a amené le renouveau charismatique dans la région de Sherbrooke ajoute : « Ce qui m’a épatée aussi, c’est la Parole de Dieu et Vatican II qui venait de sortir. J’y ai appris que la Parole de Dieu est vérifiable; elle dit d’imposer les mains aux malades et ils guériront! C’est écrit! Puisque c’est noir sur blanc, je me disais : on va faire comme la Parole demande! Dieu répondait à nos prières! »

Enfance
Née le 17 janvier 1932 à Martinville, à 15 km de Sherbrooke, Marielle Lemire a vécu une enfance normale et heureuse. Elle est la troisième d’une famille de quatre marmots. Les petits de Yvonne et Félix Lemire portent les prénoms de Félicienne, Benjamine, Marielle et Gabriel.

« Mon père ne voulait pas que j’entre en communauté. Il m’a dit : Si tu me demandes la permission, je vais te dire non. Mais je te dis, si tu veux y aller, vas-y, ça va faire plaisir à ta mère! Cependant, je suis sûr que tu ne resteras pas là! Il m’appelait « ma petite guidoune! » J’étais un peu « flyée » ! Il disait : elle est assez têtue! Si elle se met dans la tête qu’elle va y rester, elle va y rester! Ça ne l’intéressait pas que j’entre en communauté parce qu’il fallait donner 300 piastres! Nous étions assez pauvres! »

Elle était une jeune autonome. Elle gagnait 25$ par semaine a l’usine. Elle remettait le montant à son père et, en échange, il lui donnait 25 cents pour aller voir des films au cinéma une fois par semaine.

Elle entre en communauté le 7 septembre 1949.

Il n’y a pas un jeune adulte qui découvre Dieu de la même manière. Sœur Marielle Lemire l’a appris malgré elle en étant un instrument de l’Esprit saint.

(Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108)

En ce 5 janvier 2025


SOCIÉTÉ : C’est aujourd’hui l’Épiphanie, mieux connue sous le vocable de fête des rois

DÉMOCRATIE: Mark Carney songe sérieusement à se présenter pour remplacer Justin Trudeau
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2130604/mark-carney-justin-trudeau-parti-liberal

DÉMOCRATIE: Pierre Poilievre dévoile ses objectifs dans une entrevue accordée à Jordan Peterson
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2130579/pierre-poilievre-objectifs-entrevue-jordan-peterson

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 5 janvier 1985 est fondée la communauté des Franciscains de l’Emmanuel.

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 5 janvier 2023 ont lieu les funérailles du pape Benoit XVI. Il est décédé au Vatican le 31 décembre 2022, à l’âge de 95 ans

La municipalité de Saint-Jacques

La circonscription de Rousseau

Saint-Jacques, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière.



ARTICLE DU JOUR: Saint Alfred Bessette, le « bon frère André »

Saint Alfred Bessette

Par Benoit Voyer

5 janvier 2025

En 1832, une année après leur mariage, Isaac Bessette et Clothilde Foisy s’installent sur ce qu’est devenu l’intersection de la montée et du rang du Grand-Bois, du 3e et du 4e Rang Nord, a Mont Saint-Grégoire. Il s’agit d’une pointe de terre située à 3,22 km du village.

Il est facile de s’y rendre. On emprunte la sortie 37 de l’autoroute 10, on prend la route 227 en direction sud et Google Map indique le reste du chemin à suivre.

De nos jours, sur le terrain se trouve une immense croix en pierre, bien évidemment une statue de saint Joseph, un monument nous rappelant la maison natale d’Alfred et un tas de pierres, vestiges du solage de la cabane de la famille Bessette. Elle est faite en bois et ne contient qu’une pièce de 20 pieds par 17.

Dix des douze enfants Bessette naissent dans cette très modeste maison. Alfred est le huitième bambin. Il nait le 9 août 1845.

Craignant pour sa vie, parce qu’il est très maigre, le bébé est baptisé le lendemain. Le curé Pierre-Albert Sylvestre procède au rituel.

La famille Bessette quittera cette maison en 1850. Alfred a 4 ans. Ils s’établiront à Farnham.

A l’âge de 12 ans, Alfred devient orphelin.

Intelligent, mais de santé délicate, il fréquente très peu l'école. Il apprend à lire, mais pas à écrire. Et il peut à peine signer son nom.

Alfred est travaillant. Il sera boulanger, cordonnier, homme de ferme.

Comme plusieurs canadiens, il œuvre dans les usines de textile de la Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis. Il revient au Canada en 1867.

Optimiste de nature, malgré sa faible santé et des difficultés qu’il traverse, il ne se plaint jamais.

Sa foi et sa confiance en Dieu donnent du sens à sa vie. Celles-ci viennent de sa mère. Elle lui a inculqué une grande confiance en saint Joseph, l'artisan discret de Nazareth. Il s’abandonne à son intercession.

L'abbé André Provençal, curé de la paroisse catholique de Saint-Césaire, remarque sa piété et son esprit de service. Il lui recommande d'entrer dans la communauté de Sainte-Croix. Ils viennent de fonder un collège pour les garçons au village.


A 25 ans, Alfred est homme à tout faire, quasi analphabète et de santé fragile, on hésite à l'accepter en communauté. On finira par le garder parce qu'il « prie très bien ».

Chez les Pères de Sainte-Croix, il portera le prénom du curé de Saint-Césaire: « le frère André».

Ces hommes instruits, tous des instituteurs, un peu bourgeois dans l’âme, le regardent souvent de haut, mais Alfred c’est l’humble gars de la communauté. Il effectue ses travaux – ceux que personne ne veut faire - avec entrain, humour et sans jamais se plaindre. Il devient portier, jardinier, commissionnaire, coiffeur, repasse le linge des religieux… Il mène une vie en apparence banale, une existence qui pense-t-on ne laisse pas de trace. Mais un feu l'habite.

En coupant les cheveux aux élèves, il leur parle de la prière et de l'importance de la communion fréquente.

Tous connaissent sa dévotion à saint Joseph.

Des rumeurs commencent à circuler: le frère André aurait guéri un élève à l'infirmerie. Au fil des ans, les « guérisons » se multiplient.

Homme d’écoute et de bons conseils, les gens se présentent au collège afin de se confier au « bon frère ». Il devient le confident d’un grand nombre de personnes.

C’est vers l’âge de 60 ans qu’il devient peu à peu un personnage public.

Après avoir longuement hésités, les autorités du Collège Notre-Dame achètent le terrain situé de l'autre côté de la rue.

En 1904, on y érige une petite chapelle. C’est la naissance de l'Oratoire Saint-Joseph.

Chaque matin, le frère André y monte pour accueillir les pèlerins qui sont de plus en plus nombreux.

Dans « son bourreau », comme il dit, le confident reçoit de 200 à 300 personnes par jour. Pour lui ces longues heures d'écoute sont souvent pénibles.

Le frère André n'est pas un magicien, ni un charlatan. C’est un homme qui parle avec son coeur de son expérience personnelle: prière, confiance en Dieu, dévotion à saint Joseph…


Le frère André meurt le 6 janvier 1937, à l'âge de 91 ans. L’humble oratoire est en voie de devenir une basilique. Le toit et le dôme seront complétés l'année suivante.

La semaine qui suit son entrée dans la gloire éternelle, un million de personnes, dit-on, passent lui rendre hommage. Ils viennent de partout en Amérique du Nord.

Montréal a connu un grand saint. Il est l’exemple parfait de ce que doit être un cheminement spirituel authentique : « Devenir grand en se faisant petit »[1].

La fête liturgique de saint Alfred Bessette, allias « le bon frère André » est le 6 janvier.

___________________________________

[1] Dans sa chanson « Te ressembler », Patrice Vallée illustre bien qu’aurait pu chanter Alfred Bessette : « Te ressembler chaque jour un peu plus. Te continuer dans nos maisons nos rue. Être ton corps qui revit aujourd’hui à chaque endroit ou servent tes amis. Devenir grand en se faisant petit, en s’abaissant pour mieux donner sa vie, en se penchant sur un malade ami, sur un enfant qui pleure dans la nuit. Être un servant à l’autel de la vie. Donner son sang comme toi tu le fis. En s’oubliant pour celui qui gémit, pour le souffrant ou celle qu’on oublie. Donner son temps comme on donne le pain, en oubliant le geste de la main, en s’arrêtant à celui qui le tient, reconnaissant les traits de Dieu qui vient. »

Aimer, c'est avoir mal aux autres

En ce 4 janvier 2025


KENYA : un objet métallique tombé de l'espace atterrit dans un village
youtube.com/watch?v=ll-Z77Vg32s

SAINT-LIN-DES-LAURENTIDES: 3 patinoires extérieures sont réouvertes:
monjoliette.com/3-patinoires-exterieures-sont-reouvertes-a-saint-lin-laurentides/

SAINTE-JULIENNE: Une résidence lourdement endommagée par un incendie
cfnj.net/une-residence-lourdement-endommagee-par-un-incendie-a-sainte-julienne/

Saint-Alexis

La circonscription de Rousseau

Saint-Alexis, dans la circonscription électorale québécoise
de Rousseau, dans la belle région de Lanaudière.

A chacun son étoile


Par Benoit Voyer

4 janvier 2025

L’Épiphanie est traditionnellement appelée la « fête des rois ».

Bien des légendes circulent au sujet des « rois mages ». Puisque le récit évangélique est écrit dans le style du conte, il faut le lire au second degré, un peu comme on le ferait avec l’histoire de Petit prince de Saint-Exupéry.

Voici quelques notes pour bien entrer dans le récit.

D’abord, qu’en est-il de cette étoile? Dans le monde de la symbolique, l’étoile symbolise la foi. C’est ce qui fera dire au saint Padre Pio : « Il en va de même pour nous : la foi nous sert de guide et sa lumière nous indique le chemin qui nous mène à Dieu et à la patrie céleste » [1]

De passage à Jérusalem, qui sont ces mages qui suivent cette étoile? Les traducteurs de l’évangile de Mathieu de la Nouvelle traduction de la Bible [2], Marie-Andrée Lamontagne et André Myre, utilisent le terme « astrologues ». Plus récemment, dans sa traduction des Évangiles [3], Frédéric Boyer utilise le mot « magiciens ». Il s’agirait donc de devins ou de magiciens ou d’astrologue venus d’Orient.

Ces étrangers qui viennent en Israël sont en pèlerinage à la recherche du « roi des judéens ». Dans leur recherche, ils questionnent. Pour commencer, ils s’adressent aux autorités religieuses de la Judée.

Le roi Hérode est informé du passage de ces étrangers. Il est troublé en apprenant l’objet de leur recherche.

A son tour, Hérode qui n’est pas Judéen cherche à comprendre. Il se renseigne d’abord aux titulaires du sacerdoce suprême, les hauts responsables des sacrifices au Temple de Jérusalem à propos de ce qui est dit au sujet de l’endroit ou devrait naître le roi attendu et, en second lieu, aux lettrés du peuple. Ces lettrés étaient les gardiens des écrits sacrés. Frédéric Boyer explique qu’ « en hébreu, sopherim, employé plusieurs fois dans la Torah, désignait les scribes qui avaient la charge d’écrire sur les rouleaux sacré le texte de la Loi et de veiller à sa conservation » [4]

On cite a Hérode le passage du livre de Michée : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »

Dans sa traduction, Frédéric Boyer n’utilise pas les mots « gouverner » ou « chef ». Il traduit : « un prince qui veillera sur mon peuple Israël ».

Hérode n’est pas entièrement satisfait de la réponse. Il poursuit son enquête en interrogeant « en secret » ces pèlerins d’Orient. Avant de les quitter, il leur demande de trouver l’endroit exact où se trouve l’enfant en question et revenir l’en informer pour qu’il puisse lui aussi aller l’adorer.

Après leur rencontre avec Hérode, ils se remettent en route. L’étoile les guidera et s’arrêtera juste au-dessus de l’endroit où l’enfant est.

Leur joie est grande en découvrant ce petit bout d’homme. En le voyant, ils s’abaissent pour rendre hommage à l’enfant et lui offrent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

En donnant de l’encens à l’Enfant Jésus, les mages reconnaissent sa nature divine. Ce don était habituellement offert en sacrifice aux dieux et brûlé dans leurs temples.

La myrrhe pour son humanité. Dans l’antiquité, la myrrhe était utilisée entre autres pour le culte des morts.

Enfin, de l’or en reconnaissance de la royauté de Jésus.

Intuitivement, comme s’il s’agissait d’un songe reçu ou du signe donné à travers un rêve, les pèlerins d’Orient décident de ne pas revoir Hérode. Ils doutent de son honnêteté. Ils décident donc de rentrer chez eux par un autre chemin.

Être « pèlerins » : « C’est un beau mot dont la signification mérite d’être méditée, disait le pape François le 3 août 2023. Il signifie littéralement laisser de côté la routine habituelle et se mettre en chemin avec une intention, en se déplaçant « à travers les champs » ou « au-delà de ses frontières », c’est-à-dire hors de sa zone de confort, vers un horizon de sens. Dans le mot "pèlerin", nous voyons se refléter la condition humaine, parce que chacun est appelé à se confronter à de grandes questions qui n’ont pas de réponse, une réponse simpliste ou immédiate, mais qui invitent à accomplir un voyage, à se dépasser, à aller plus loin. C’est un processus qu’un universitaire comprend bien, car la science naît ainsi. Et ainsi grandit également la recherche spirituelle. Être pèlerin, c’est marcher vers un but ou chercher un but. Il y a toujours le danger de marcher dans un labyrinthe, où il n’y a pas d’objectif. Et même pas de sortie. Méfions-nous des formules préfabriquées – ce sont des labyrinthes – méfions-nous des réponses qui semblent à portée de main, tirées de la manche comme des cartes à jouer truquées ; méfions-nous de ces propositions qui semblent tout donner sans rien demander. Méfions-nous! Cette méfiance est une arme pour pouvoir avancer et ne pas continuer à tourner en rond. » (…) « L’imperfection caractérise notre condition de chercheurs et de pèlerins »

Comme ces pèlerins venus d’Orient (ou ces mages, astrologues et magicien), prenons la route. Ne cessons jamais de suivre l’étoile à la recherche de ce qui prend naissance, de Celui qui naît.

______________________________

[1] Saint Padre Pio de Pietrelcina. Une pensée par jour, textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul 1991, p.122
[2] La Bible. Bayard et Médiaspaul, 2001
[3] Frédéric Boyer. Évangiles, Gallimard, 2022
[4] Frédéric Boyer. Évangiles, Gallimard, 2022

Je ne peux pas parler de la détresse si je ne la sens pas dans mes entrailles

En ce 3 janvier 2025


CAMION: Acheter un « pick-up » neuf: un choix qui peut peser lourd sur vos finances
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2128652/pickup-camion-faillite-cote-nord?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.cotenord

SOCIÉTÉ: 5 nouvelles lois qui vont changer vos vies | JDQ
journaldequebec.com/2024/12/31/5-nouvelles-lois-qui-vont-changer-vos-vies

SANTÉ QUÉBEC: La fin de la paperasse chez les médecins entre partiellement en vigueur au Québec
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2130275/paperasse-medecins-loi-68-assureur

Le coin des rangs Montcalm et des Pins, a Saint-Esprit

La circonscription de Rousseau

Le coin des rangs Montcalm et des Pins, a Saint-Esprit, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de Lanaudière.

Les Franciscains de l’Emmanuel

Les Franciscains de l'Emmanuel au Cameroun

Par Benoit Voyer

3 janvier 2025

Le 5 janvier 1985, Denis Lévesque et quatre hommes fondent les Franciscains de l’Emmanuel, une famille religieuse dont les membres veulent vivre de la radicalité de l’Évangile, à la manière de saint François d’Assise.

Les membres de la fraternité ne doivent rien posséder, se sauver du confort et de la vie facile et être matériellement les plus pauvres parmi les pauvres.

La mission des Franciscains de l’Emmanuel est l’évangélisation des jeunes, des pauvres, des gens en difficulté ou carrément dans la rue.

A l’été 1997, lors d’une rencontre avec ces Franciscains réformés, il ne restait plus que Denis Lévesque et François Garon. Ce dernier, ne faisait pas partie de la cellule initiale. Le duo habitait Roxton Pond, près de Granby.

Durant quelques années, ils travailleront avec les Franciscains du renouveau au cœur du Bronx newyorkais et, finalement, opteront pour un retour à Montréal où la Fraternité a commencé.

Après quelques années difficiles, d’autres hommes se joindront à eux.

Finalement, un évêque camerounais, en plein cœur de l’Afrique, invite les membres de la fraternité à s’établir dans son diocèse. Percevant cela comme un clin d’œil du bon dieu, ils acceptent. De nombreux africains décident de les suivre.
frères François Garon et Denis Lévesque

La relation à Dieu

Pour le frère Denis Lévesque, la prière et la vie spirituelle ne sont pas « des affaires de feeling ». A son avis, « sentir émotivement » la présence de Dieu est une grâce qu’il ne faut point rechercher. Le maître du temps et de l’histoire la donne à qui il veut et quand il veut…

« Il y a des gens qui disent : « Il y a des années que je prie Dieu pour obtenir telle ou telle faveur et il ne m’exauce pas ! » Pourtant, Jésus dit dans l’évangile : « demandez et vous recevrez! » Jésus n’est pas un menteur ! La question à se poser n’est guère : « Pourquoi il ne m’exauce pas? » mais plutôt « Est-ce que, moi, j’exauce Dieu dans ma vie? » me disait-il à l’été 1997.[1]

Il m’expliquait que Dieu fait aussi des prières a l’humain : « Dans la mesure où nous allons exaucer Dieu, de la même manière il va nous prendre au sérieux et va se donner à nous. »

Le fondateur des Franciscains de l’Emmanuel, m’indiquait que la prière est un dialogue et c’est Dieu qui a parlé le premier. La bible contient des centaines de ses prières : Les commandements, « Écoute mon peuple… », « Aimez-vous les uns les autres… », « Partagez… », « Pardonnez pour être pardonnés… », « Libérez les esclaves », etc.

Alors, selon lui, il n’y a donc pas à être inquiet de ne pas sentir la présence de Dieu ou d’avoir vécu une expérience sensible, et que, tout à coup, c'est la panne sèche : « C’est normal! Plus la relation à Dieu est stable, moins il y a des hauts et des bas dans la vie intérieure. Le cheminement spirituel est une pente qui se monte tranquillement – sauf pour les débutants ou ça ressemble à des montagnes russes ».

franciscains-emmanuel.org

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[1] Benoit Voyer. L’homme prie Dieu, Dieu prie l’homme, bulletin Trinité, septembre 1997, p. 1

Un message d'amour brûle la dans mon cœur

Il y a plusieurs manières de rencontrer Jésus


Par Benoit Voyer

3 janvier 2025

Un jour, Jean le baptiste, dit à deux hommes qui le suivent, dont un certain André, que celui qui passe près d’eux est Jésus, l’élu. Jean l’appelle « l’agneau de Dieu ».Sans tarder, tous deux se mettent à sa suite.[1]

Se sentant suivi, Jésus leur demande : « Que cherchez-vous? » Ils répondent à la question par une autre question: « Maître, où demeures-tu ? » Jésus leur répond par une boutade : « Venez et vous verrez » bien! Ils verront le lieu où Jésus repose à la 10e heures, c’est-à-dire vers 16h. Ils passeront le reste de la journée avec lui. On s’imagine qu’ils ont bavardé ensemble.

Ayant pris congé de Jésus, André ne tarde pas à aller voir son frère Simon afin de lui dire qu’il a enfin rencontré le messie tant attendu. Et sans tarder, il amène Simon rencontrer Jésus.

En voyant Simon, Jésus pose un regard de tendresse sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas [2]» – ce qui veut dire : Pierre.

Cette petite histoire nous indique qu’il y a plusieurs manières de rencontrer Jésus. Ici, on en voit deux : D’abord, André le suit parce qu’il croie ce que lui affirme Jean le Baptiste à son sujet. Et puis, de son côté, Simon le fait à l’invitation de son frère et, surtout, à cause du tendre regard de Jésus posé sur lui. Sa vie ne sera jamais plus même. Jésus lui donne même un nouveau prénom afin de confirmer sa nouvelle mission de vie.

De nos jours, les chrétiens de tradition catholique se rappellent à chaque célébration eucharistique les paroles de Jean le baptiste : « Voici l’agneau de Dieu ». Ainsi, celui qui préside la messe, indique à chacun des participants que le morceau de pain qu’ils recevront rappelle qu’à travers lui c’est l’élu qui se fait vivant parmi eux et qu’en le mangeant, il le deviendra en eux.

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[1] Jn 1, 35-42
[2] D’autres traducteurs écrivent « Céphas »

En ce 2 janvier 2025


DÉMOCRATIE: À venir en politique au Canada en 2025
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129492/calendier-politique-canada-electionsLE

DÉMOCRATIE: Les perspectives avec Luc Langevin
ici.radio-canada.ca/tele/infoman/site/segments/capsule/1952221/illusions-duhaime-ghazal-idees

SANTÉ MENTALE: En 2025, pour garder une bonne santé mentale, voici les huit questions à se poser
lalsace.fr/magazine-sante/2025/01/01/en-2025-pour-garder-une-bonne-sante-mentale-voici-les-huit-questions-a-se-poser

Multiculturalisme et immigration


Par Benoit Voyer

2 janvier 2025

La montée de l’islamisme au Canada indique que la philosophie multiculturelle et les politiques d’ouverture et de tolérance qui ont été adoptées par la classe politique depuis l’époque du premier ministre Pierre Elliot-Trudeau et continuées par son fils Justin, sont un échec. Elles conduisent aux mêmes troubles sociaux vécus en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l’Europe et pourraient même nous conduire à une dictature islamique d’ici 50 ans.

Le multiculturalisme propose une vision de la personne qui est déracinée de toute appartenance politique, religieuse, nationale, culturelle et historique. Il va même jusqu’à une décomposition de la civilisation occidentale. Volontairement, il cherche à déconstruire le monde ancien pour implanter de nouveaux modèles.

Dans le domaine de l’immigration, il implique une ouverture totale aux demandes des immigrants. Cela conduit à un déni de son identité nationale propre afin d’accueillir sans restriction celle de la personne qui est accueillie.

Sur ce point, Mathieu Bock-Côté écrivait dans son livre “Le nouveau régime: essais sur les enjeux démocratique” (Boréal, 2017): « Ce que les idéologues du multiculturalisme rejettent essentiellement, c’est l’idée qu’un “nous” historique et cohérent sur le plan culturel soit fondateur d’une communauté politique et que les nouveaux arrivants doivent en prendre le pli pour s’y intégrer ».

Avec l’immigration massive, on contribue à l'effacement culturel et à la chute des sociétés occidentales.

Comme Mathieu Bock-Côté et plusieurs autres observateurs et penseurs, je suis très préoccupé par l’islamisme. Ce courant radical d’origine chiite profite de cette ouverture multiculturelle pour s’incruster de manière permanente dans notre société.

On le voit, l’islamisme est un système politique et religieux impérialiste. Il parle de colonisation de l’Occident par leur nombre et par leur influence sur la pensée de chaque occidental ou en termes plus simples à « coloniser les esprits ».

On le voit avec évidence en Europe, l’islam fait ouvertement une guerre aux institutions. La femme, le voile et la burqua sont, notamment, parmi les armes utilisées.

Mathieu Bock-Côté ajoute: « Ce qui heurte autant le commun des mortels dans le voile intégral, c’est qu’il représente un symbole agressif et militant du refus de l’intégration au monde occidental par une frange de l’islam qui ne doute pas de son droit de conquête ».

Il en va de même avec la prière en public, une autre de leurs armes.

L’islam est une théocratie avec son propre ensemble de lois. Cela amène plusieurs fondamentalistes musulmans à résister à l’intégration aux lois canadiennes, car ils veulent maintenir leur propre système juridique.

Un proche m’accusait, il y a quelques jours, de devenir intolérant. Pourtant, je ne suis pas le seul à parler de « l’invasion islamiste du Canada ».

En exemple, en 2024 si mon souvenir est bon, l’écrivain algérien Boualem Sansal disait à l’émission « L’Invité » sur TV5 Monde : « C'est idiot de séparer islam et islamisme. Au temps du prophète, des gens demandaient déjà l'application stricte de l'islam. De là à penser qu'il y a un islam modéré, c'est une analyse fausse. L'islam est conquérant, prosélyte.»

En 2024, dans plusieurs villes du pays, on a assisté à de grandes manifestations en faveur du Hamas. La rhétorique antisémite, accompagnée de vandalisme, de harcèlement et de perturbation de l’ordre public, est un comportement courant dans ces groupes extrémistes. Celui-ci est intolérable au Canada.

Au Canada, on doit freiner sans tarder l’immigration et arrêter d’accueillir les immigrés qui ne veulent pas s’intégrer aux valeurs de notre pays et qui veulent nous envahir et prendre le contrôle de nos institutions et de notre pays. Il faut une diminution de beaucoup plus que 20% de nombre d’immigrants. Il faut être plus ferme sur le nombre afin d’envoyer un message clair.

En matière d’immigration, notre priorité devrait être d’accueillir des immigrants économiques et des réfugiés appartenant à des groupes persécutés qui n’ont nulle part où aller dans les pays voisins. Je pense ici aux chrétiens, aux yézidis et aux membres de religions minoritaires dans les pays à majorité musulmane ou aux personnes qui sont persécutés parce qu'ils rejettent l'islam politique et adhèrent aux valeurs occidentales.

Et puis, comme l’a fait en 2024 la République du Tadjikistan, en Asie, ou 97% de la population est musulmane, le gouvernement canadien doit officiellement interdire le hijab islamique. Qu’attendons-nous pour dire avec fermeté comme le gouvernement du Tadjikistan que le hijab est une culture étrangère, une invasion culturelle et, qu’ici, les femmes ne se couvre pas les cheveux?

Les graves problèmes qui secouent actuellement notre monde


 

En ce 1er janvier 2025


SOCIÉTÉ : C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la paix.

SANTÉ MENTALE: La gouverneure générale exhorte les Canadiens à prendre soin de leur santé mentale
lapresse.ca/actualites/national/2024-12-31/la-gouverneure-generale-exhorte-les-canadiens-a-prendre-soin-de-leur-sante-mentale.php

ARTICLE DU JOUR: Mon périple sur les traces des saints, bienheureux et vénérables du Canada


Par Benoit Voyer

1er janvier 2025

En octobre, novembre et décembre 2024, mes visites aux lieux de mémoire des saints, bienheureux, vénérable et saintes personnes du Canada ont ralenties un peu.

J’ai pris beaucoup de temps pour lire une partie de la documentation amassée et traiter mes notes afin d’en faire des petits textes a saveur historique ou de les joindre à d’autres en préparation.

Mieux connaître ces personnes me fait un grand bien et m’aide à comprendre le passé de la Nouvelle-France et du Canada francophone. Il me donne aussi des pistes à explorer pour mon présent et mon avenir. La main gauche ne peut ignorer par ou est passée celle de droite. En d’autres termes, l’avenir se construit sur le roc du passé.

J’ai tout de même poursuivi mes visites. En plus de voir de nouveaux lieux, je suis retourné à quelques endroits.

Dans la Basilique Sainte-Anne, à Varennes, le 16 octobre, à 16h30, avec ma conjointe, j’ai participé à une messe spéciale à l’occasion de la mémoire liturgique de sainte Marguerite Dufrost de la Jemmerais, mieux connue du nom de son époux Youville. La célébration qui avait lieu près de son tombeau était présidée par l'abbé Patric François, prêtre collaborateur a l'unité pastorale sainte Marguerite d'Youville. Ce fut une belle occasion d'implorer le Père céleste, une dévotion chère à Marguerite.

Le 20 octobre, au cœur de la nuit au Québec, j’ai regardé la cérémonie de canonisation de la sherbrookoise Marie-Léonie Paradis sur la chaine télévisée KTO, en provenance de France et retransmis en direct sur Internet.

Ce même jour, à 17h, je me suis rendu à la cathédrale Marie-Reine-du-monde, à Montréal, afin de participer à la messe d’ouverture du procès diocésain en vue de la canonisation de la bienheureuse Émile Tavernier-Gamelin. La messe multilingue de près de deux heures était présidée par l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine.

Le 22 octobre, je suis retourné au Mausolée du cimetière de la Cathédrale de Saint-Hyacinthe, sur la rue Girouard. Je me suis recueilli à tombe de la vénérable Élisabeth Bergeron, mais lors de ma dernière visite, je ne savais pas qu’au même endroit, dans un autre espace moins bien indiqué, repose la vénérable Catherine-Aurélie Caouette, la fondatrice des Adoratrices du Précieux-Sang. Je me suis donc attardé à elle. J’ai jadis lu ses écrits. C’était une grande mystique!

Enfin le 15 décembre, j’ai visité avec ma conjointe le Musée des hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal et la crypte des religieuses ou repose la vénérable Jeanne Mance, la cofondatrice de Montréal et du premier hôpital de la cité qui, à son époque, était situé sur la rue Saint-Paul.

Le musée est fort intéressant. Manon et moi y avons passé près de deux heures à s’imprégner du début de la Nouvelle-France et de la petite histoire du réseau montréalais de la santé.

En revanche, J’ai été très déçu de ma visite à la crypte. Je n’ai pas pu réaliser mon objectif de toucher à la tombe de Jeanne. La guide bénévole nous a indiqué que les os et le crâne de Jeanne Mance sont mélangés avec un paquet d’autres de religieuses hospitalières. Je doute de la véracité de cette information puisque, dans les années 1990, lors de quelques visites à la crypte avec des groupe de pèlerins, la regrettée sœur Thérèse Payeur m’avait montré la boîte en bois dans laquelle elle reposait.

Mon exploration se poursuivra durant cette nouvelle année qui commence. J’ai bien hâte de me retrouver auprès de François de Laval, Marie de l’Incarnation, Catherine de Saint-Augustin, Dina Bélanger, Élisabeth Turgeon et tous les autres. Les grands saints n’ont pas tous vécus en Europe. Ici, sur le sol du Canada qui est situé entre trois océans, il y en a eu qui ont vécu comme nous des vies simples et humbles et qui, pour la majorité, coulait dans leurs veines le même sang que chacun de nous.

La vie est une perpétuelle lutte contre soi-même

La rivière Ouareau

La circonscription de Rousseau

La rivière Ouareau, a Sainte-Julienne, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de Lanaudière

31 décembre 2024

ICI ET LA: 31 décembre 2024

SANTÉ QUÉBEC: Les superbactéries prolifèrent à l’extérieur des grands centres hospitaliers
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129775/bacterie-hopital-sante-quebec?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.estrie

CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS: 13 missionnaires catholiques tués au cours de l’année 2024
vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-12/13-missionnaires-catholiques-tues-2024-fides-rapport.html

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le pape Benoit XVI décède au Vatican le 31 décembre 2022, à l’âge de 95 ans. Ses funérailles seront célébrées le 5 janvier 2023 et seront présidées par le pape François.

ESCAPADE: Le Parc national de la Yamaska

Le Parc national de la Yamaska

VISION CATHOLIQUE: Le Jour de l’an

Le Jour de l’an

Par Benoit Voyer

31 décembre 2024

À chaque Jour de l’An, plusieurs d’entre nous prenons des résolutions pour l’année qui commence. Quelques semaines plus tard, elles tombent une après les autres. On le sait tous, il faut beaucoup de volonté pour garder ses résolutions jusqu’au 31 janvier et bien peu sont encore vivantes le 1ᵉʳ février.

Je vous fais une confidence : Depuis quelques années, je prends toujours la même résolution : ne pas en prendre. Est-ce que cette année je ferai la même chose ? Je ne sais pas encore. Il me reste quelques heures pour y penser.

Dans le numéro de décembre 1953 de la revue Trinitas, Jean-Paul Regimbal souhaite une bonne année 1954 à ses lecteurs. Il écrit : « Une année s’achève, une autre suivra… Le temps infailliblement se perd dans le temps et entraine avec lui tous les hommes vers la maison du Père dont la porte est celle du tombeau. Oh ! Ce que peut être une vie? … Un échec formidable ou un admirable triomphe, succès ou désastre souvent renfermé dans la décision énergique d’un moment. À l’aurore de cette année, une résolution est à prendre, un choix à établir. Cette fois, pourquoi ne pas apporter une résolution ferme, constante, durable, héroïque même ? N’est-ce pas l’assurance d’une vie pleinement vécue ? »[1]

C’est bien vrai : « Le temps se perd dans le temps. [...] Les années qui passent nous conduisent vers notre finalité ».

La vie va vite, vraiment trop vite. On dirait que plus je vieillis, plus je sens que chaque journée qu’il m’est encore permis de vivre est courte. Je n’arrive jamais à tout faire ce que j’ai planifié en 24 heures. Est-ce que je terminerai tout ce que je veux faire avant de m’éteindre ? À 58 ans, il me reste évidemment moins d’années devant moi que derrière. J’en suis conscient : je suis dans mon sprint final. Ainsi donc, je sens de plus en plus que je dois me concentrer sur l’essentiel pour réaliser pleinement ce qui me reste à faire et à vivre.

Et le frère Jean-Paul de Jésus [2] questionne avec intelligence : « Ce que peut être une vie ? » Et se répond à lui-même : « Un échec formidable ou un triomphe admirable. »

Et moi, qu’est-ce que je choisis ? Bien entendu, je me souhaite du succès. Je veux le meilleur pour ma vie. Toi aussi, j’imagine…

Alors, « ce que peut être une vie ? », questionne le Trinitaire. En fait, qu’est-ce que devient ma vie ou qu’est-ce que je veux vraiment pour celle-ci ? Je réfléchis à la réponse depuis quelques semaines. J’ai trouvé quelques bribes.

Pour la nouvelle année, Jean-Paul Regimbal invite chacun à prendre une résolution ferme, voire héroïque : il insinue, bien entendu, de prendre bien soin de sa relation à Dieu : « N’est-ce pas l’assurance d’une vie pleinement vécue ? », lance-t-il.

C’est vrai qu’on oublie souvent le bon Dieu Il passe après tout le reste, mais dès que plus rien ne va, il est le premier vers qui nous crions : « Pourquoi, mon Dieu ? » Et on l’accuse de tout ce qui nous arrive, alors qu’on sait fort bien que nous sommes les premiers responsables des choix que nous faisons. Nous sommes créés libres.

D’ailleurs, parlant de choix, lequel ferai-je en 2025 ?

Au fond de moi, je sens que je dois persévérer dans la voie que j’ai commencée, il y a quelques mois : chaque jour, allumer ma petite chandelle, m’asseoir et dire au bon Dieu : « Me voici, je suis là… Je ne sais pas trop quoi te dire, mais je suis là… Aujourd’hui, je veux te laisser entrer un peu dans ma vie » Et puis, fermer mes yeux, faire silence et me laisser habiter par LA lumière.

Ce simple geste quotidien répété jour après jour est assurément le plus héroïque que je puisse réaliser. Comme le disait un saint espagnol : le plus important n’est pas de commencer des nouveaux projets, mais de persévérer dans ceux déjà commencés malgré les défis à surmonter. L’héroïsme n’est pas dans les grandes réalisations, mais dans les petits gestes qu’on répète jour après jour, par amour [3].

La plus grande invitation que l’humain n’a-t-il pas eue au fil des siècles, n’est-elle pas celle dont fait écho la Bible, une demande faite à Moïse : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit… » ? (Dt 6,5) Ce sera fort probablement ma résolution de 2025 : continuer de lui laisser une petite place, au nom de l’amour.

Et puis, comme l’écrivait Christian Lépine : « En présence de Dieu, je découvre la vérité sur moi-même ».[4] C’est bien vrai, lorsque je prends le temps de m’arrêter, j’apprends à me voir tel que je suis. Et si je le suis, je ne peux que devenir de plus en plus humain. N’est-ce pas ce que Jésus ajoutait à la loi de Moise : «… et ton prochain, comme toi-même »? (Mt 22, 37-39)

Ainsi donc, plus j’apprends à m’aimer dans la pure vérité de ce que je suis, plus je peux aimer ceux que je rencontre au quotidien. À l’école de Jésus, plus on s’imprègne du divin, plus on devient humain.

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[1] Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Une résolution bien gardée », Trinitas – revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, vol. 1, no 1, décembre 1953 – janvier 1954, p. 9 à 11.
[2] Jean-Paul de Jésus était le nom religieux de Jean-Paul Regimbal avant le Concile Vatican II. Il sera ordonné prêtre le 11 mai 1957.
[3] Saint Josémaria Escriva écrivait : « Oublie ce goût de poser les premières pierres et fais en sorte de poser la dernière pierre à un seul de tes projets. » (Chemin, no 42)
[4] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012, p.66.

PENSÉE: Lettre du Jour de l’An 1937 du frère Marie-Victorin à Marcelle Gauvreau


Ma chère amie,

Vous êtes ma fille chérie, non pas parce que j’ai injustement reporté sur vous ce que je devais aux autres ou à tous, mais parce que vous m’avez choisi comme ami et père, en acceptant toutes les implications que cela comporte. Vous m’avez accepté tel que je suis, avec les faiblesses qui ne peuvent échapper à votre perspicacité féminine, vous avez épousé pleinement ma pensée, ma manière de penser, mes idéals, mes ambitions les plus fortes. Vous êtes devenue, j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire pour votre consolation, mon soutien moral en certaines circonstances, le petit bras de chair sur lequel chacun a besoin de s'appuyer, aux heures noires.

Vous êtes entrée dans ma vie – donnez à cette expression qui est très juste la signification la plus noble et la plus pure – a un moment ou mon milieu me desséchait quelque peu, ou on opposait sans cesse à ma conception d’une science sans cesse en communion avec le beau et la poésie la froide conception d’une technicité morte. Vous êtes venue comme un rayon de soleil. Il y avait quelqu’un désormais que mes accents les plus convaincus, au lieu de faire sourire, faisaient vibrer sur la même note, et à partir de ce moment, je suis devenu plus créateur. De vous savoir la, votre petit cœur battant des mêmes ardeurs et des mêmes convictions, cela me donnait du courage, et j’ai marché plus droit, et j’ai marché autrement. Ma chère amie, je sais que je ne puis pas vous faire un plus beau cadeau de Noel que de vous dire cela, qui est d’ailleurs la pure vérité. Dieu, par vous, a mis sur mon chemin une de ces femmes capables d’élever un homme très haut. Ici cet homme était avancé dans la vie. Et c’était un religieux. Étrange murmure en vérité! Mais, chère Marcelle, vous avez été cela. Restez cela. Soyez toujours cela. [...]

Vous avez raison de penser qu’il peut exister entre un homme et une femme une amitié très grande, et sans arrière-pensée, une union absolue des âmes, sans un mensonge et sans une réticence, qui élève au-dessus des choses matérielles et rapproche de la divinité. L’histoire nous en montre quelques-unes entre saints et saintes (saint François et sainte Claire), entre grandes âmes, entre hommes et femmes d’action. Mais combien il y a eu de ces amitiés qui ne firent pas de bruit littéraire, et qui n’en furent que plus véritables. Combien de fois devant l’oeuvre splendide d’un homme a-t-on oublié la grande âme de femme qui l’inspirait! Ces femmes ne furent pas toujours des épouses. Elles furent souvent des amies. [...]

Il se trouve que nos deux âmes rendent le même son, que nous regardons la vie et la vie avec les mêmes yeux d’enfants. Il se trouve que l’idée religieuse parle à nos âmes de la même façon, parce que nous avons grandi dans des familles de vieux christianisme patriarcal. [...]

C’est une lettre du jour de l’An que je voulais vous écrire, ma chère fille, et je bavarde inconsidérablement [...]

Tout le beau et tout le bien pour votre famille, pour votre papa que vous adorez [...]

Et puis je redis avec vous: “Et que ce Nouvel An nous garde unis dans le Christ pour notre plus grand bien et celui d’autrui”.

Tout vôtre dans le Christ.

Frère Marie-Victorin
29 décembre 1936

PENSÉE: L'aumône entre le pauvre et toi n'est qu'un échange

30 décembre 2024

ICI ET LA: 30 décembre 2024

ÉTATS-UNIS: L'ancien président Jimmy Carter est décédé
ici.radio-canada.ca/nouvelle/1016148/jimmy-carter-mort-deces-democrate-washington-prix-nobel

SANTÉ QUÉBEC: La présence de superbactéries dans les hôpitaux du Québec inquiète des experts
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129554/superbacteries-hopitaux-quebec-inquiete-experts