A la découverte de Jésus le Fils



A la découverte de Jésus le Fils

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler dès le commencement de cet article, un principe fondamental déjà énoncé au tout début de cette série sur la spiritualité trinitaire. On peut formuler ce principe comme ceci :

« La qualité et l’efficacité de notre action apostolique est en rapport direct avec l’intimité et la vitalité de nos relations interpersonnelles avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit ».

En effet, la religion chrétienne n’est pas avant tout une doctrine, un système dogmatique de croyances, ni même un culte rituel : C’est d’abord et avant tout l’amour et le service de trois personnes distinctes parfaitement unies dans une seule et même nature divine.

Puisque nous avons parlé de nos relations avec le Père, traitons aujourd’hui de son Fils, Jésus Christ qui ne s’est pas prévalu de son égalité avec le Père, mais s’est anéanti lui-même pour prendre la condition d’esclave et devenir semblable aux hommes. « C’est par amour, et par amour, seulement et gratuitement, « il s’est humilié plus encore en se faisant obéissant jusqu’à la mort, et a la mort de la croix… » C’est pourquoi Dieu, son Père l’a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout nom… afin que toute langue proclame de Jésus-Christ, qu’il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2, 6-11).

I-Jésus connu

Jésus l’a dit clairement, durant le sermon après la cène : « La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, o Père, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ (Jean 17,3).
Mais, il y a diverses manières de connaître Jésus-Christ, et toutes ne conduisent pas à la vie éternelle. Il y a cette connaissance intellectuelle de Jésus, comme personnage historique qu’aucun homme cultivé, à travers le monde, ne peut ignorer. Connaître Jésus de Nazareth de cette manière, ne conduit guère plus au salut que la connaissance d’autres personnages tels Aristote, Platon, César, Néron, Napoléon ou Hitler…

Il s’agit bien plutôt de la connaissance de la foi qui nous permet de non seulement croire en son existence historique, mais bien davantage à sa mort et sa résurrection, croire en sa personne et en son enseignement de lumière et de vie.

Beaucoup de chrétiens, catholiques et non-catholiques, croient ainsi à Jésus de cette connaissance de foi, mais leur connaissance au sujet de Jésus, de son Église, de son enseignement, plutôt qu’a une rencontre personnelle et intime avec Jésus, le Christ vivant et ressuscité, « Celui qui est le même aujourd’hui, qu’hier et à jamais. (Hébreux 13,3)

Cette connaissance « expérimentale et existentielle avec le Christ Vivant » n’est guère une connaissance de tête, mais bien plutôt une connaissance du cœur dans le sens ou en parle saint Paul en trois endroits :

a) Éphésien 1,18 : « Daigne le Dieu de N.S.J.C., le Père de gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation qu’il vous le fasse vraiment connaitre. Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous offre son appel… »

b) Éphésiens 3,17 : « Que le Christ habite vos cœurs par la foi… »

c) II Corinthiens 4,7 : « En effet, le Dieu qui a dit : Que du sein des ténèbres brille la lumière, est celui qui brille dans nos cœurs, pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu qui est sur la face du Christ. »

Connaître le Christ en esprit et en vérité, c’est non seulement savoir qui il est, c’est-à-dire, le Fils unique du Père, vrai Dieu est vrai Homme, incarné par amour pour sauver tous les hommes, mort sur la croix pour la rémission de tous les péchés, et ressuscité d’entre les morts, le troisième jour, comme il l’avait annoncé, monté à la droite du Père en attendant le Jour de son Glorieux retour ou il viendra juger les vivants et les morts ; mais d’abord et avant tout l’inviter en sa vie et en son cœur, pour qu’il soit Roi et Maître de tout son être, de son avenir, de sa volonté, de son activité, de sa famille, de sa profession, de son lieu de travail, de sa ville, de son pays et du monde entier. « Je me tiens à la porte de ton cœur et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. » (Apocalypse 3,20).

Connaître Jésus, c’est en vivre, c’est le suivre pas à pas, c’est se nourrir de sa Parole, d son Pardon, de son Corps et de son Sang ;

Connaître Jésus, c’est en faire l’expérience personnelle jour après jour, dans le dialogue palpitant de la prière et de l’oraison ; C’est d’en expérimenter la puissance à l’œuvre dans les personnes et les événements ; C’est d’en entendre la voix au fond de soi-même, nous demander l’impossible en nous donnant la calme assurance que cela se fera ; C’est par-dessus tout en savourer la délicieuse présence, le précieux enseignement et le puissant amour. Oui, vraiment, Jésus est bien le Dieu des vivants et non des morts. Les théologiens qui ont décrété la mort de Dieu, ne l’ont certes pas connu. Non seulement, il n’est pas mort, mais il n’a jamais été si vigoureux, ni si plein de santé…

Connaître Jésus de la connaissance du cœur par la foi, comme sauveur et comme Dieu : « A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, a ceux qui croient en son nom… » (Jean 1,12). Connaître Jésus c’est co-naître par lui, avec lui et en lui, a la vie même de la Trinité, en devenant Fils dans le vrai et l’unique vrai-Fils ; C’est naître à la vie de l’Esprit ; C’est naître par la régénération en son sang à la Vie de la grâce et à la vie éternelle…

II-Jésus re-connu

Il est tout à fait intéressant de constater qu’après la résurrection de Jésus-Christ, tous ceux qui l’avaient connu avant sa mort, ne le re-connurent pas instantanément dès qu’il se montrait à eux. Marie-Madeleine l’a pris pour le jardinier, les disciples d’Emmaüs firent une longue journée de marche avec lui et ne l’ont re-connu qu’a la fraction du pain (l’eucharistie) ; Pierre et Jean ont mis un bon moment avant de re-connaître celui qui leur parlait de la berge ; quant à Thomas, il n’a voulu re-connaître Jésus qu’à la condition explicite de mettre ses doigts dans la plaie de ses mains et la main dans la plaie de son côté. Mais après l’avoir re-connu, ils se sont prosternés en disant, chacun a sa manière : « C’est le maître » ou « Mon Seigneur et mo Dieu ».

A) Reconnaissance personnelle : Chacun, dans sa vie de chrétien, doit en venir un jour a re-connaître Jésus dans une expérience vivante et inoubliable : re-connaître sa Seigneurie sur sa vie ; re-connaître que, sans lui, on ne peut rien faire ; re-connaître que c’est vraiment lui qui nous donne l’être, le mouvement et l’agir ; re-connaître qu’on peut tout en celui qui nous fortifie ; re-connaître que chacun a la responsabilité d’être un signe efficace et un témoin convaincu du Christ ressuscité ; que chacun a le devoir de bâtir et d’étendre le règne social de Jésus-Christ : le royaume de Dieu sur la terre des hommes. Cette re-connaissance, si elle est authentique et vécue, se reflétera dans une conversion totale des attitudes, de la mentalité, du comportement et de la vie, de sorte que chacun pourra dire comme Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2,20).

De la jaillira une gratitude profonde, une reconnaissance affective, un amen de gloire et un alléluia de jubilation de se savoir tant aimé par Dieu au point qu’il nous a donné son propre Fils comme sauveur et rédempteur. « Nous avons re-connu l’amour que le Père a pour nous et nous y avons cru » (1 Jean 4,16).

B) Reconnaissance ecclésiale : La grande tragédie de nos temps troublés, c’est qu’il y a trop de catholiques et pas assez de chrétiens… Je m’explique : un trop grand nombre de catholiques s’imaginent que c’est leur appartenance à l’Église qui est garantie de salut. Or, l’Église n’est pas un club social, une agence d’assurance-vie éternelle, un genre de fan-club qui a pour idole le Christ-super-vedette… Non, l’Église c’est le Corps du Christ, c’est le peuple de Dieu qui suit le Christ, connu et re-connu, depuis le calvaire jusqu’à la Parousie.

C’est parce que trop de catholiques sont convertis à l’Église plutôt qu’a Jésus-Christ que l’on voit tant et tant de « pratiquants » rejeter ou abandonner la « pratique religieuse » parce que, disent-ils, l’Église a changé trop de choses depuis le concile.

C’est non seulement à chaque croyant à se convertir au Christ Jésus, mais c’est à l’Église tout entière, au peuple de Dieu, communautairement, a re-connaître que Jésus est le chef de l’Église, le seul et unique médiateur entre Dieu et les hommes. L’Église est certainement le sacrement du Christ, et le lieu normal du salut, mais l’Église n’est pas la cause du salut.

Si l’Église est l’épouse du Christ, elle n’est certes pas le Christ en personne ! Enfin, si l’Église est le signe et le témoin de la lumière, l’Église n’est pas, par elle-même, la lumière puisque c’est le Christ qui est la seule voie, la seule vérité, la seule vie et la seule lumière substantielle qui luit dans les ténèbres.

Ce qui est urgent pour chaque chrétien en particulier et pour l’Église en général, c’est une rénovation spirituelle en profondeur, non seulement pour découvrir les mystères du Christ, mais surtout pour en vivre quotidiennement. La Volonté du Père, c’est que nous devenions conformes à l’image du Christ, que nous revêtions le Christ, que nous nous enracinions dans le Christ, que nous proclamions le Christ et que nous ayons, en nous et entre nous, les mêmes sentiments dans le Christ Jésus.

Conclusion :

Renouvelons-nous, selon la pensée de Paul et à la demande expresse du concile, par une véritable révolution spirituelle de notre jugement et revêtons l’Homme nouveau, qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité (Eph. 4, 23-24).

1) Laissons-nous attirer par le Christ : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi » (Jean 12,32) ;

2) Laissons-nous posséder par le Christ : « Tout vous appartient, mais vous appartenez au Christ et le Christ appartient à Dieu » (1 Cor 3,23) ;
3) Laissons-nous habiter par le Christ : « Que le Christ habite en vos cœurs par la foi » (Ephésiens 3,17) ;
4) Laissons-nous transformer par le Christ : « De par la volonté du Père le Christ est devenu notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption… » (1 Cor 1,30).

Terminons avec la prière de saint Paul dans le chapitre 3eaux Éphésiens :

D’abord la connaissance :

« Je fléchis le genou en présence du Père, de qui toute paternité, au ciel est sur terre, tire son nom. Qu’il daigne, selon la sagesse de sa gloire, vous armer de puisse par son Esprit, pour que se fortifie en vous l’homme intérieur, que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. Ainsi, vous recevez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur, vous comprendrez et connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse toute puissance et vous entrerez par notre plénitude, dans toute la plénitude de Dieu » (Ep. 3, 14-19).

Puis la reconnaissance :

« A celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà de tout ce que nous pouvons, demander ou concevoir, a lui la gloire, dans l’Église et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles ». Amen. (Ep 3, 20-21)

Jean-Paul Regimbal

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Tiré de: Trinité Liberté, Vol.4 No 5, septembre-octobre 1971, pp.4 à 7. Revue conservée chez Bibliothèque et archives nationales du Québec, a Montréal (BANQ-PER120)

En ce 18 juillet 2025


C'était le 30 mai 2015 sur la piste Le P'tit Train du Nord, a Blainville

Un devoir de mémoire tellement important


MAURICIE: Un nouveau disque pour les Petits chanteurs


Un nouveau disque pour les Petits chanteurs

Les Petits chanteurs de Trois-Rivières viennent de lancer un nouveau disque, chez Interdisc, intitulé "Musique sacrée a la Cathédrale de Trois-Rivières". Cette magnifique production de 65 minutes, enregistrée au Séminaire de la rue Laviolette, est d'une beauté inimaginable. Les arrangements transportent l'auditeur au septième ciel.
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Benoit Voyer
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Pourtant, il n'y a pas bien du nouveau dans le choix des pièces. La majorité ont été exécutées lors de célébrations à la cathédrale trifluvienne.

Le Psaume 97 de Dourry et Goudinel fait entrer la chorale au son du grand orgue du Séminaire, joué par Gilles Rioux, et un chœur de trompettes. La chorale exécute ce chant harmonieusement à quatre voix. Ce psaume est sans nul doute l'une des plus belles pièces du Psautier de la Renaissance. Un moment envoutant...

La manécanterie chante presque toujours en latin, la langue officielle de la liturgie. A cinq reprises, elle le fait en français et une fois en anglais dans "If ye love me" du compositeur Thomas Tallis. Bach a naturellement sa place avec "O Jésus mon bien suprême."

La plus belle surprise est l'exécution de cinq œuvres du prêtre trifluvien Claude Thompson qui dirige les Petits chanteurs de Trois-Rivières depuis 40 ans. "L'heure s'avance", composé sur un texte de Claude Duchesneau, est un précieux moment. C'est une belle façon de clore cette sélection de 22 pièces de différentes époques de la musique sacrée.

Thompson
Claude Thompson aura 70 ans en 1997. Son amour pour les jeunes er la musique ne tarit point.

En 1970, il obtenait, après de longues études musicales en chant liturgique, en musicologie et en orgue, un doctorat en musique sacrée du Pontifico Instituto di Musica Sacra de Rome, avec la mention "Summa cum laude".

Il a composé une cinquantaine d'œuvres pour chorales et trois pour chœur et orchestre. De plus, il a réalisé une vingtaine de productions musicales sur disques et cassettes.

Il a reçu plusieurs décorations pour la qualité artistique qu'il manifeste à la direction de manécanterie. En 1992, il obtenait le grade de Chevalier des Arts et des Lettres du Gouvernement français et l'Ordre du Québec en 1995.

(L’Hebdo Journal, 11 aout 1996, p.49)

En ce 17 juillet 2025

L'avenue Voyer, a Rimouski

Congrès marial au Sanctuaire



Congrès marial au Sanctuaire

Pour répondre à l'invitation du pape Jean-Paul II, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap présentera les 12,13 et 14 octobre le premier congrès marial provincial préparatoire au Jubilée de l'an 2000. Lors de ce rassemblement, le 92e anniversaire du couronnement de Notre-Dame du Cap (12 octobre 1904) et le 79e des apparitions de Fatima (13 octobre 1917) seront soulignés. Le triduum devrait attirer bien des dévots puisque des invitations ont été envoyées travers le Québec. Le père Yoland Ouellet en est le principal organisateur. C'est à suivre...

(Hebdo journal, 28 juillet 1996, p. 16. L’article n’est pas signé mais a été écrit par Benoit Voyer)

En ce 16 juillet 2025


Robert Lebel No 1

La Chapelle de la Scala Santa

Tourisme estival


La Chapelle de la Scala Santa

Par Benoit Voyer

16 juillet 2025

Dans le boisé du Sanctuaire du Sacré-Cœur, à Montréal, mieux connu sous le nom de chapelle de la Réparation, vous retrouverez au fond du jardin la chapelle de la Scala Santa. Il s’agit d’une œuvre d’architecture que vous retrouverez peu ailleurs au Canada.

C’est en 1905, à la mi-chemin du Chemin de la croix, qu’on a fait construire cette Scala Santa ou escalier saint pour commémorer l'escalier qu’a dût gravir le Jésus lors de sa passion afin d'accéder au palais de Ponce Pilate.

Cet édifice, dessiné par l’architecte Joseph- Arthur Godin, est de style byzantin et a été un des premiers bâtiments au Québec à être construit en béton armé. Le style byzantin est le plus ancien des styles connus de dans la construction d'églises chrétiennes et est toujours couramment utilisé dans les églises orthodoxes grecques et russes.

La Scala Santa est un édifice à « plan centré » sur lequel trône une coupole hémisphérique contrebuté sur six exèdres semi-circulaires surmontés de demi-coupoles. La grande coupole est surmontée d'un bulbe byzantin portant une croix. La toiture est recouverte de tôle galvanisée et percée de huit lucarnes en forme de rosace, décoration reprise à la hauteur des exèdres. Les fenêtres basses et le portail d'entrée se présentent en ouverture terminée en plein cintre.

Un vaste escalier, sur le modèle de la Scala Santa de Rome, donne accès à la partie supérieure de l'édifice.

En 1905, lors de l'incendie de la première chapelle on a utilisé la Scala Santa pendant cinq ans comme chapelle.

Enfin, quelques mots sur l’architecte Joseph-Arthur Godin. Selon le Répertoire du patrimoine culturel du Québec, « Godin est né en 1879. Il aurait fait ses études en architecture à l'école des beaux-arts de Paris. Il est admis à l'Association des architectes de la province de Québec en 1898. Godin se démarque des architectes nord-américains du début du XXe siècle par son utilisation du béton armé comme matériau pour la construction de bâtiments résidentiels, religieux et commerciaux. Il réalise, notamment, l'église de Sainte-Famille d'Aumond (en 1908-1909), l'église du Très-Saint-Sacrement à Howick (en 1909 et 1910), l'église Saint-Paul à Montréal (en 1910 et 1911) et le théâtre des Variétés, à Montréal. Outre ces réalisations, il construit plusieurs bâtiments résidentiels de style Art nouveau à Montréal, dont le Saint-Jacques, les appartements Riga et un immeuble à appartements portant aujourd'hui son nom. » Joseph-Arthur Godin est décédé en 1949.

La relève se fait rare au Carmel


La relève se fait rare au Carmel

La relève se fait rare chez les Carmélites déchaussées, une congrégation monastique qui a donné plusieurs saints à l'Église. Dans les 5 monastères du Québec, il y a 6 femmes en formation. Les illusions tombent quand l'expérience démontre que 3 recrues sur 4 quitteront avant d'avoir prononcé leurs voeux perpétuels.
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Benoit Voyer
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La plus grande difficulté rencontrée par la relève, selon sœur Marise Langevin du Carmel de Trois-Rivières, est le dépouillement de la prière de toutes sensibleries, sentiments et émotions. La place des rites est importante pour vivre ce dépouillement: contemplation silencieuse, vie sacramentelle, lecture des psaumes, etc.

La peur de l'engagement définitif semble être le 2e point de la désertification de ce choix de vie. "Les femmes qui viennent en formation au Carmel veulent rester, mais retardent l'échéance de l'engagement", explique celle qui demeure au Carmel trifluvien depuis 42 ans.

Ce n'est pas que dans la vie monastique que cette peur se fait sentir, c'est dans toute la société. Cette peur prend sa source dans la psychologie des adolescents. Les générations de cette partie du XXe siècle ont de la difficulté à entrer dans l’âge de la maturité. L'adulte n'hésite guère à se donner. Lui seul est capable d'assumer ses choix et de vivre les renoncements que ceux-ci impliquent.

Néanmoins, la religieuse demeure dans l'espérance, car la mentalité québécoise change: le mouvement féministe devient moins radical, les jeunes brisés par les problèmes des parents veulent vivre de façon différente et la peur du SIDA fait revenir en force la popularité de la chasteté...

L'année du centenaire du décès de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui débutera le 29 septembre, sera l'occasion pour les Carmélites de parler de la grandeur de la vie monastique et de Thérèse Martin. Une série d'activités seront proposées au public au long de ces mois pour commémorer cette grande fête de l'Église.

(L’Hebdo Journal, 11 aout 1996, p.48)

En ce 15 juillet 2025


C'était le 2 juin 2018 au Parc du Domaine vert, a Mirabel

L'organiste de la paroisse du père Benoit Lacroix


 

ARTICLE DU JOUR: Mgr François Lapierre

Mgr François Lapierre

Par Benoit Voyer

15 juillet 2025

François Lapierre nait le 16 juillet 1941 au 1055, chemin Compton, à West Shefford (aujourd’hui Bromont).

Ses parents, René Lapierre et Rachel Jolin (aujourd’hui décédés), se sont connus et mariés dans ce petit village aux précieux paysages. Sa mère est originaire du 6e rang.

Il a cinq ans lorsque la petite famille déménage sur rue Albert, à Granby. C’est dans ce quartier de la petite ville du plus beau jardin zoologique en Amérique du Nord, à quelques rues de la Coopérative agricole de Granby, l’ancêtre du géant Agropur, qu’il grandit.

Il fait ses études primaires à l’école Saint-Eugène, à Granby - dirigée par les Frères du Sacré-Cœur – et ses études secondaires à l’Externat classique Mgr Prince (nom donné en l’honneur de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de ce diocèse, de 1852 à 1860), à Granby et au Séminaire de Saint-Hyacinthe.

Sa fratrie comprend dix enfants: François, Mance, Hélène, Marthe, Zoé, Jérôme, Guy, Benoit, Louis et Eugène.

Son père, René Lapierre, a besogné sur les chantiers de construction et a été propriétaire d’une petite usine d’emballage. Durant son adolescence, François a mis la main à la pâte afin de l’aider.

Bien entendu, , pour reprendre l’expression de Nestor, le personnage incarné par le regretté Claude Blanchard, « les p’tites filles me travaillent ». Il a toujours éprouvé ce besoin de relations et gardé en lui cette attirance naturelle d’un homme pour une femme : « Ma mère n’avait pas souvent le temps d’aller à l’église. Malgré tout, nous avons été éduqués dans une atmosphère chrétienne. Comme dans plusieurs familles, nous disions le chapelet avec le cardinal Léger, qui passait chaque soir à la radio. Nous avions donc une vie de prière à la maison [1]».

Il se sent attiré par la vie religieuse. Sa vocation, il l’attribue à sa grand-mère qui lui donne l’habitude d’aller à l’église, puisque ses parents occupés par la marmaille et l’entreprise ne pouvent pas toujours s’y rendre.

En aout 1961, il entre à la Société des prêtres des missions étrangères et est ordonné prêtre, le 18 décembre 1965, à l’église Saint-Eugène, à Granby, dix jours après la fin du concile Vatican II.

En 1966, après quatre mois d’apprentissage de l’espagnol, au Mexique, il se rend au Pérou pour travailler dans un quartier pauvre d’Ica, une petite municipalité d’environ 10 000 habitants, située au sud du pays, en plein désert. A la demande de l’évêque, il devient aumônier des étudiants à l’université de l’endroit qui regroupe près de 8000 jeunes: « C’est comme ça que j’ai connu Gustavo Gutierrez. Il était responsable du Mouvement des étudiants catholiques du Pérou. Il est devenu mon ami. J’ai beaucoup appris à son contact. Il m’a aidé à revoir ma théologie, ma façon de comprendre la foi et, surtout, à découvrir que celle-ci a une dimension sociale, une dimension collective et pas seulement une dimension personnelle, individuelle. Il m’est devenu important de voir cette dimension sociale de la foi. Je suis demeuré à Ica jusqu’en 1971 ».

En 1998, il m’expliquait: « La théologie de la libération est une façon d’aborder l’expérience chrétienne. Quand on lit la bible, on s’aperçoit que la liberté est au cœur de cette expérience. Qu’est-ce que la liberté? Est-ce que c’est juste de choisir entre dix sortes de shampoings? C’est d'abord la réalité de s’ouvrir à la souffrance de l’autre. Il ne faut pas avoir peur de la liberté et de la libération. Elles font partie de la foi. Nous devons changer nos façons de voir. Nous ne devons pas être des catholiques les pieds posés sur les freins. Nous sommes trop sur la défensive! Il faut avoir le courage d’être ce que nous sommes! »

Et ajoutait: « Mon expérience en Amérique latine m’a amené à voir l’importance d’une option préférentielle pour les pauvres et à voir comment l’Église peut être non seulement au service des pauvres, mais faire que les pauvres soient des acteurs privilégiés dans l’Église. C’est ce que j'ai appris de la mission en Amérique latine. Les gens pauvres, très pauvres, même analphabètes, peuvent être des acteurs importants dans la mission. Ils ne sont pas uniquement des objets ».

De 1971 à 1979, il revient au Canada et est animateur missionnaire pour sa congrégation religieuse. Il met sur pied le Mouvement des étudiants catholiques du Québec.

De 1973 à 1979, il est également membre du conseil central de la Société des prêtres des missions étrangères.

De 1979 à 1980, il est brièvement aumônier du Mouvement international des étudiants catholiques et du Mouvement international des professionnels catholiques à Paris et à Genève.

En 1980, il arrive avec une équipe de prêtres et de laïcs au Guatemala pour y travailler. Le Guatemala vit une guerre civile très importante. L’expérience est très difficile pour les personnes installées dans la région ou il y a un affrontement entre l’armée et la guérilla révolutionnaire qui combat le régime établi.

Raoul Léger, un Acadien faisant partie du groupe de Canadiens, y a laissé sa peau: « L’assassinat de mon ami Raoul Léger, avec qui j’ai travaillé au Guatemala, a engendré dans ma vie et dans ma foi une grande période d’obscurité. Ce fut une terrible épreuve pour moi. J’ai douté jusqu’à remettre en question mon apostolat. [...] C’est toujours la question du pourquoi qui hante l’esprit, surtout lorsqu’on a l’impression d’avoir été fidèle à l’appel reçu et qu’on a donné le meilleur de soi-même. J’ai beaucoup questionné Dieu. [...] L’expérience a été pour moi un tournant important. J’ai découvert une réalité nouvelle dans la spiritualité. Elle n’est pas une fuite, mais un au-delà. J’ai découvert une lumière dans ma nuit. C’est difficile à exprimer. C’est une expérience qui s’explique difficilement avec des mots. Si je n’avais pas vécu cet événement, mon cheminement n’aurait pas été le même. Après quelques pas dans la nuit, j’ai vu le soleil se lever. J’ai vécu l’expérience d’une vie nouvelle. La résurrection, c’est le soleil qui se lève après la nuit obscure », me confiera Mgr François Lapierre, en 2003, lors d’une rencontre à la Maison de la Madone, a l’ombre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières, ou se tenait une plénière des évêques.

Un beau jour, il trouve sous sa porte une lettre au ton impératif: « Si dans les 48 heures vous n’êtes pas sorti du pays, nous devrons vous supprimer ». Sans tarder, il se rend chez l’évêque du lieu pour lui demander conseil.

« Je n’étais pas un homme de grande foi. Je voyais des paysans qui regardaient la mort avec tranquillité... Pas moi... J’avoue que je sentais beaucoup de peur: Je crois qu’on aurait mis cette menace-là a exécution. J’ai bien pensé que j’allais laisser ma vie au Guatemala », me confiait le père François Lapierre dans un entretien en 1998.

Au Guatemala, une quinzaine de prêtres viennent d’être tués. Ce sont les semaines les plus sanglantes de la guerre civile qui sévit au pays.

L'évêque n’hésite pas un instant et va lui-même le reconduire à la frontière du Honduras ou François Lapierre restera jusqu’en 1983: « En allant le rencontrer, je me disais: si j’ai des indications claires que je dois rester, je vais rester! »

En 1991, il est élu supérieur général de la Société des prêtres des missions étrangères.

En 1997, il participe, à Rome, au Synode de l’Amérique: « Un soir, j’ai été invité à souper chez le pape [Jean-Paul II]. Avec lui, nous étions huit autour de la table, dont le supérieur des Jésuites. Après le souper, le souverain pontife nous a invités à prier dans sa chapelle. Pour s’y rendre, je marchais juste derrière lui. Il s’est arrêté, m’a pris la main et m’a invité à le soutenir, car il a de la difficulté à se déplacer. Nous avons marché ensemble jusqu’au lieu de prière. J’ai vécu la une expérience très profonde. J’ai senti un homme ayant un très grand poids à porter. J’ai trouvé ça très émouvant. »

Le 7 avril 1998, le père François Lapierre est élu évêque du diocèse catholique de Saint-Hyacinthe. Une semaine avant son sacre, le 16 juin 1998, il quitte son bureau de Laval et déménage à l’évêché de son nouveau diocèse. Son ami, Gustavo Gutierrez, le père de la théologie de la libération, est présent lors de son sacre. Il dirigera le diocèse jusqu’en 2017.

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[1] Propos tirés d’articles que j'ai écrit en septembre 1998 et en avril 2003 dans la Revue Sainte-Anne. Ils ont été republiés dans le livre « Les Témoins de l’essentiel », Éditions Logiques, 2005.

Le lifting de Ste-Marguerite


Pointe-du-Lac
Le lifting de Ste-Marguerite

La municipalité de Pointe-du-Lac poursuit, actuellement, ses travaux d'assainissement des eaux sur le chemin Ste-Marguerite. Cette 2e phase réalisée su coût de 1 481 200$ touche les résidents établis entre la place Julien-Proulx et la rue des Érables.
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Benoit Voyer
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Une autre station de pompage est installée à l'extrémité Est du chemin à la hauteur de la place Garceau. Des égouts sont également aménagés de la rue Bellemarre à Garceau.

Ces aménagements sont réalisés grâce à une subvention de la Société québécoise d'assainissement des eaux qui paie environ 80% du montant destiné à l'eau. La facture s'élèvera à 825 800$. La municipalité, de son côté, défraiera les travaux municipaux qui s'élèveront à 655 400$.

Le chantier de la place Garceau vient de se terminer et celui de la rue des Érables le sera dans quelques jours. A ces endroits se sont des infrastructures d'égout, d'aqueduc et de pavage qui sont complétés.

Une autre station de pompage est installée a l’extrémité Est du chemin, a la hauteur de la place Garceau. Des égouts sont également aménagés de la rue Bellemare a Garceau.

(L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 23)

En ce 14 juillet 2025

Les grands orgues no 2

 


Église Sainte-Famille, a Boucherville


En ce dimanche 13 juillet 2025, dans le cadre de ma visite des lieux de sépulture des premiers ministres du Québec depuis 1867, j'ai visité l'église catholique Sainte-Famille, a Boucherville. Sous l'église on retrouve une crypte ou sont inhumés de nombreuses personnes dont Charles-Eugène Boucher de Boucherville (1822-1915), le 3e a gouverner la province de 1874 a 1878. Il était également chef du Parti conservateur du Québec.


Charles-Eugène Boucher de Boucherville est le descendant de Pierre Boucher de Grosbois, le fondateur de Boucherville, et de Jeanne Crevier. Devant l'église, sur le bord du fleuve, on monument rappelle leur mémoire et celle de leurs enfants.




Dans la crypte de l'église on retrouve plusieurs personnages importants, a leurs époques, dont le fils de sainte Marguerite d'Youville.







Puisqu'il est impossible de visiter la crypte, une liste des personnes inhumées dans la crypte est bien en vue dans l'église


Lomer Gouin, 13e premier ministre du Québec


En ce dimanche 13 juillet 2025, j'ai terminé la tournée des lieux de sépultures des premiers ministres du Québec depuis 1867, en visitant, au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, a Montréal, Lomer Gouin, le 13e personne a diriger la province. Le chef du Parti libéral du Québec a été a la tête du Québec de 1905 a 1920.

Le vénérable Adolphe Chatillon


En ce dimanche 13 juillet, je me suis recueilli quelques minutes a la tombe du vénérable Adolphe Chatillon (1871-1929). Il repose dans l'église catholique Saint-Jean-Baptiste-de-Lasalle, a quelques pas du Stade olympique. Il deviendra enseignant et Frère de écoles chrétiennes. En communauté il porte le nom de Frère Théophanius-Léo. Je connais peu son parcours. Dans les prochains mois, je lirai un ouvrage a son sujet.

Animation d'autrefois - Une entreprise culturelle


Animation d'autrefois

Une entreprise culturelle

Bryan Morin et Louis-Philippe Métail, deux finissants de l'UQTR en histoire et en administration, viennent de lancer, il y a quelques mois, "Animation d'autrefois", une entreprise qui œuvre dans le domaine récréotouristique.
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Benoit Voyer
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"Nous faisons de l'animation historique : reconstitution d'époque, d'événements et de faits, de l'animation de soirées canadiennes et de contes et légendes. On s'adapte aux exigences de nos clients pour répondre à leurs besoins", explique Louis-Philippe Métail.

Les deux comparses ont été vus à plusieurs reprises dans la région depuis quelque temps. Auprès de Michael Rancourt, ils ont travaillé au 125e anniversaire du 12e Régiment blindé à l'occasion du spectacle multimédias présenté au Colisée de Trois-Rivières.

Le 1er juillet, "Animation d'autrefois" était engagée par le Parc national de la Mauricie pour la fête du Canada.

Le 4 juillet, ils recevaient 300 jeunes des parcs pour souligner l'anniversaire de Trois-Rivières.

Il y a quelques jours, la troupe donnait une première soirée de contes et de légendes au Musée des arts et traditions populaires.

Ils ont besogné avec l'équipe technique du film "Marguerite Vollant" qui sera présenté au petit écran à l'automne. La série télévisée met en vedette Marina Orsini, Pascale Bussière et Pierre Curzi.

Enfin, ils lanceront, mercredi prochain à 20h, les contes et légendes de Trois-Rivières. L'activité se déroulera dans la vieille ville. L'animation durera de 60 à 90 minutes et se tiendra quotidiennement. Elle permettra aux visiteurs de vibrer au rythme de la Nouvelle-France. Les gens qui désirent participer n'ont qu'à réserver leur au place bureau d'informations aux touristes de la rue Notre-Dame quelques heures à l'avance.

"Dans l'animation et le théâtre, il y a beaucoup de compétition, mais dans l'animation costumée de qualité, il n'y a rien au Québec. Qu'importe le personnage, nous l'incarnerons avec son costume d'époque et un scénario qui racontera de façon très précise ce qu'il a vécu. De plus, nous avons 1200 pièces de collection." explique-il.

Tassé et Michelin

Édouard Tassé avait un « double estomac », aussi pouvait-il boire à pleine tasse du métal en fusion. Contremaître apprécié des travailleurs des Forges Saint-Maurice, il était l'ennemi voué de Satan qu'il battait aux poings une couple de fois par année.

Alors qu'il dansait à la noce de ses employés, on entendit frapper avec force à la porte. « Ne dérangez rien, dit-il, je sors m'en charger ». C'était le diable, et Tassé se battit avec lui pendant un bon quart d'heure. Lorsqu'il rentra, il avait le corps couvert de sang. Il a manqué à sa parole, dit-il, il s'est servi de ses griffes. Mais je lui ai quand même fait me demander pardon

Edmond Michelin coupait le bois nécessaire à chauffer le haut four des Forges, mais déployait pour cela bien peu d'efforts puisqu'il « ensorcelait ses outils » qui travaillaient sans lui. Assis sur un corps d'arbre, Michelin regardait bûcher sa hache et scier sa scie. Lorsqu'il décidait de se rendre à Québec ou à Montréal, il se plaçait sur la voie ferrée et arrêtait les « chars». Si le conducteur voulait regimber, Michelin empêchait le train de redémarrer.

Mais Michelin était surtout renommé pour ses batailles avec des ours; quand il avait terrassé l'animal, il le chevauchait à travers les rues du village pour épater ses concitoyens.

(L’Hebdo Journal, 18 aout 1996, p.41)

En ce 13 juillet 2025

Les grands orgues no 1

Le vénérable Antoine Kowalczyk

Le vénérable Antoine Kowalczyk

Par Benoit Voyer

13 juillet 2025

Il s’appelle Antoine Kowalczyk. Il est né à Dziersanow, en Pologue, le 4 juin 1866. Il sera baptisé dans le sanctuaire marial de Lutogniew.

Afin d’aider sa famille, il commence à travailler à l’âge de 13 ans.

À 16 ans, il devient apprenti forgeron. Il devient un maître en la matière.

A l’âge de 24 ans, il émigre à Hambourg, en Allemagne. Il y travaille dans la sidérurgie. Il y recevra le sacrement de la confirmation.

Il finira par déménager à Cologne. Il réside en pension chez une dame, une fervente catholique. Ils ont une belle complicité. Chaque matin, il l’accompagne a la messe de 5h30. Elle lui parle de la vie religieuse et lui suggère de se joindre aux Oblats. L’idée lui plait. Il fera son noviciat à Saint-Gerlach, en Hollande.

En 1892, on l’envoie travailler au juniorat de Saint-Charles, en Hollande. Pendant quatre ans, il est homme à tout faire.

À plusieurs reprises, le frère Antoine se porte volontaire pour les missions.

En 1896, le père Cassien Augier, le supérieur général, l’emmène avec lui, à Lac-la-Biche, en Alberta, au Canada. Il y devient mécanicien d’un moulin à scie.

Le 15 juillet 1897, le frère Antoine est victime d’un accident. Il a le bras droit cassé et la main déchiquetée. À son arrivée à l’hôpital général d’Edmonton, après un voyage de six jours, la gangrène oblige les spécialistes à procéder sans tarder à l’amputation.

De 1897 à 1911, il travailler à Saint-Paul-des-Métis. Il y est ingénieur-mécanicien, jardinier et dépanneur universel.

Par la suite, il travaillera au Juniorat Saint-Jean, à Edmonton. Il touche à tous les domaines de l’institution.

De nature simple, humble et joviale, il n’est jamais question pour lui de vacances, ni de retour en Pologne. Il marche toujours les yeux modestement baissés et le chapelet à la main. On le surnomme « Frère Ave ».

Victime d’une paralysie, le frère Antoine Kowalczyk décède à Edmonton, le 10 juillet 1947, à l’âge de 81 ans.

Il a été déclaré vénérable le 27 mars 2013.

John Jones Ross, 7e premier ministre du Québec


Ce samedi 11 juillet 2025, a Sainte-Anne-de-la Pérade, j'ai visité l'église catholique et sa crypte moortuaire. C'est ici qu'on vécu et son inhumés John Jones Ross, le 7e premier ministre du Québec de 1884 a 1887, et le député fédéral Jeffrey Alexandre Rousseau. L'extérieur du temple catholique rappelle Notre-Dame-de-Paris. L'intérieur de l'église semble bien jolie, mais aurait besoin d'une grande restauration pour lui donner son lustre d'autrefois.




Dans la crypte qu'il est possible de visiter, les pierres tombales ne sont pas identifier. Ainsi donc, on sait ou les deux personnages politiques sont inhumés ici, mais pas a quel endroit. L'identification qu'on y offre n'est que symbolique.


La baignade dans le St-Maurice… Ça viendra


Club Radisson

"La baignade dans le St-Maurice… Ça viendra"  -Richard Dober

"C'est agréable parce qu'il commence à y avoir de plus en plus de familles qui viennent au club. Des enfants jouent sur le bord de L'eau. C'est entendu qu'il n'y a pas de baignade pour l'instant parce que la rivière n'est pas encore assez dépolluée. La baignade dans la St-Maurice... ça viendra! C'est une question de temps. Je pense que d'ici quelques années - 5 ans au maximum - on pourra le faire" dit Robert Dober, du Club de canot-kayak Radisson situé sur le boul. des Chenaux entre la rue St-Maurice et l'autoroute.
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Benoit Voyer
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Il le confesse sans remords de conscience: "Plusieurs membres se baignent, s'arrosent et se rincent la bouche dans la rivière. Personne n'a encore été malade ou en est mort!" La seule chose qui pourrait amener des problèmes, c'est de boire de cette eau.

Il se souvient qu'autrefois, il y avait jusqu'à 3000 personnes qui se rendaient se baigner sur la plage de l'ile St-Quentin. Il en est le témoin privilégié, car il était sauveteur pendant ses vacances d'adolescent.

Ce chiropraticien qui opère son cabinet dans le même quartier est bien fier de ce coin de verdure urbaine mis sous la responsabilité de l'association qu'il s'occupe. Avec ses membres, il espère sauver ce terrain du développement urbain. C'est le seul qui reste à Trois-Rivières.

L'emplacement a ½ km de long et de 300 à 400 pieds de profondeur. Il s'étend de l'autoroute jusqu'aux premières maisons près du pont Duplessis.

L'endroit est de plus en plus fréquenté à cause de ses 3.5 km de piste de vélo de montagne que les joggers et les marcheurs peuvent emprunter. L'hiver, le lieu fait place au ski de fond. Dans ce sentier, Laferté bicycles présentera, dès le premier mercredi du mois d'août, des courses régionales de vélo de montagne catégorie expert et amateur.

A chaque vendredi soir, les courses de kayaks et de "rabaska" remplissent le stationnement de visiteurs. Il est d'ailleurs encore possible d'inscrire son groupe. Enfin, il est possible d'y louer un embarcation pour son propre plaisir.

"Le club est au service de la population. Elle peut venir s'y divertir gratuitement. Il n'y a que pour la location d'équipement ou d'un espace pour y laisser son embarcation personnelle qui nécessite des frais", conclut-il.

(Hebdo journal, 28 juillet 1996, p. 6)

En ce 12 juillet 2025

Des états généraux en santé mentale


ARTICLE DU JOUR: Frère Denis Lévesque, fondateur des Franciscains de l’Emmanuel

Frères Francois Garon et Denis Lévesque au Cameroun

Frère Denis Lévesque,
fondateur des Franciscains de l’Emmanuel

Par Benoit Voyer

12 juillet 2025

Fils d'un mineur de l'Abitibi, Denis Lévesque nait le 12 juillet 1960.

Ses parents sont de « bons catholiques du dimanche », des gens de leur époque, pas plus religieux que les autres.


Il y a de l'exubérance dans ce cœur d'enfant. Denis est un p'tit gars vivant et dynamique. Son cœur est attiré par le sacré.

A cinq ans qu'il reçoit ses premières responsabilités à l'église paroissiale: servir la messe et fermer les lumières après les célébrations.

«Je m'en souviens comme si c'était hier, j'étais seul à l'arrière de l'église de Malartic, en Abitibi. Je me suis aspergé d'eau bénite et couché par terre en donnant ma vie au Seigneur. Je me suis relevé et je suis reparti avec un feu joyeux dans le cœur», me racontait candidement Denis en 1991.

«Cette première expérience de Dieu m'a profondément marqué. Pour moi, Jésus était un être vivant. Je m'en souviens, c'était écrit à l'avant de l'église: « Mon Jésus, je t'aime! » Je ne savais pas tout ce qui se passait à la messe, mais je répétais sans cesse ces paroles ». Il vivait déjà une relation particulière et personnelle avec son Dieu, une sorte d’expérience spirituelle intense qui marquera sa vie.

Au séminaire
À 10 ans, il entre au petit séminaire diocésain de Rouyn, le Séminaire Saint-Michel. Désirant consacrer sa vie au service de l'Éternel, il passe son adolescence dans ce lieu particulier. Parfois, il veut devenir prêtre ou policier. À d'autres moments, pompier ou prêtre. Ou encore, prêtre ou professeur. Son désir d'accéder au sacerdoce demeure cependant toujours présent.

François d'Assise
À 12 ans, il fait la rencontre de saint François d'Assise en regardant le film « François et le chemin du soleil ». A partir de ce jour, plus rien n'est pareil dans son cœur. C'est le coup de foudre! Un véritable choc de l'âme! Sans tarder, il dévore les cinq ouvrages consacrés au personnage qui se trouvent à la bibliothèque scolaire.

«Je me souviens, je pleurais... Ce fut une découverte foudroyante! Au premier livre, je pleurais en lisant chacune des pages. Ce qui m'a touché de François, c'est sa relation avec Jésus. Il était un passionné! C'était tout ou rien ! Je me retrouvais en lui. Moi aussi, je voulais tout donner au Christ!» me racontait-il.

À partir de ce moment, la dimension franciscaine entre en lui. Cela s'est fait discrètement parce qu'il ne savait même pas qu'il existait des Franciscains au Québec. C'est à 15 ans qu'il rencontre des membres d'une fraternité laïque, le Tiers-Ordre franciscain. C'était au séminaire, lors d'un rassemblement d'un groupe de la paroisse, parce que l'église-cathédrale venait d'être détruite par un violent incendie.

«Je voyais des gens entre 40 et 50 ans qui venaient à une réunion. J'ai demandé ce qu'il y avait à cette rencontre. Ils m'ont répondu: Les Franciscains séculiers laïques». J'ai répondu: «Ah oui! Saint François d'Assise! Il me faisait tellement vibrer! Je suis allé à la rencontre et j'ai commencé à fréquenter ce groupe. J'allais aux réunions deux à trois fois par mois. C'est là que j'ai eu ma première formation franciscaine. J'ai fait mon noviciat dans le troisième ordre de François», ajoutait-il.

Le feu de l'Esprit
À l'école secondaire, Denis Lévesque s'implique dans la pastorale. À 15-16 ans, le missionnaire Bob Digman, originaire de Waterloo, dans les Cantons-de-l'Est, est de passage en Abitibi pour une tournée où il raconte son expérience de conversion. Une soixantaine de jeunes de l'école viennent l'entendre et prier avec lui, dont Denis. Ils sont touchés par l'expérience. Plusieurs repartent avec un renouvellement de leur vie de foi.

«Les p'tites filles me travaillent»
De 16 à 19 ans, il vit ses expériences amoureuses avec les filles, dont la majorité sont membres du groupe de la pastorale scolaire touchées par l'expérience Digman.

À 19 ans, il a une relation plus sérieuse avec une. Elle lui demande de réfléchir à son avenir et de faire des choix. «C'était une fille extraordinaire! Elle s'appelait Sylvie!». Au début de l’année 1991, en évoquant son souvenir ses yeux bleus brillaient. Il avait encore visiblement une grande tendresse pour elle.

«Est-ce que je veux me marier? Est-ce que je désire avoir des enfants? Qu'est-ce que je veux faire de ma vie? » Il se pose bien des questions.

L'appel de la prêtrise revient encore plus fortement en lui. Il décide de poursuivre sa route seul et d'aller plus loin dans cette voie pour répondre au feu qui brûle en lui.

Un regard de père
Inscrit en sciences humaines au cégep, le jeune Lévesque continue sa recherche. «À 20 ans, mon père m'a amené visiter sa mine. Cela a été un moment qui m'a profondément marqué. Il m'a présenté à ses compagnons de travail. Il était fier de me présenter! Ce regard porté sur moi par papa m'a fait du bien. On a besoin d'être regardé pour pouvoir vivre! Surtout par ce regard de père!» me disait Denis sur le ton du secret.

Montréal
Après ces années au collège public, il arrête ses études. Il déménage à Montréal et travaille à la Banque Nationale durant 18 mois.

Avec son colocataire, l'abbé Pierre Smith, il fonde le groupe de prière charismatique Saint-Louis-de-France : «Ça a été un peu phénoménal! Lorsque nous avons débuté, nous étions trois jeunes. Au bout de trois mois, nous étions 30! Six mois: 80! Huit mois: 200! Chaque semaine! J'ai été responsable du groupe durant un an et demi. Il a fonctionné pendant cinq ans...».

Il fait ensuite un stage dans une communauté franciscaine et part étudier la théologie à Ottawa.

Rome
À 22 ans, il entre au noviciat des Oblats de la Vierge Marie, à Rome : « Dans cette ville d'Italie, il y a des Franciscains et des Capucins à chaque coin de rue. Chaque fois que j'en voyais un, c'était comme si je recevais un coup de poignard en pleine poitrine. Par la suite, je suis souvent allé prier à Assise. Dans ce pays, j'ai renoué ma relation avec saint François ».

Il décide donc de quitter le postulat, de revenir terminer ses deux années de théologie à l'Université Laval, à Sainte-Foy, et poursuivre sa réflexion concernant son avenir.

Naissance des Franciscains de l'Emmanuel

Le 5 janvier 1985, avec quatre autres hommes, il fonde les Franciscains de l'Emmanuel, une famille religieuse dont les membres veulent vivre de la radicalité de l’Évangile, à la manière de saint François d’Assise. Le groupe prend naissance avec la permission de l'archevêque de Montréal.

Les membres de la fraternité ne doivent rien posséder, se sauver du confort et de la vie facile et être matériellement les plus pauvres parmi les pauvres. La mission des Franciscains de l’Emmanuel est l’évangélisation des jeunes, des pauvres, des gens en difficulté ou carrément dans la rue.

Ses quatre compagnons du début finiront par décider de quitter la communauté. En 1986 se joint à lui François Garon.

De 1990 à 1995, Denis et Francois résident à Roxton Pond, à quelques kilomètres de Granby. Malheureusement, aucune nouvelle recrue se joint à la fraternité.

De 1995 à 1997, ils vivent une expérience avec les Franciscains du Renouveau dans le Bronx, en pleine jungle new-yorkaise. Ils songent sérieusement à se joindre à cette nouvelle fraternité franciscaine prospère. Ils reviennent finalement au Canada et décident, après un passage à Granby, de s'établir à Montréal.

Mère Teresa: une amie
«Å New York, on rencontrait souvent Mère Teresa parce que ses religieuses habitent à 10 minutes de marche de chez les Franciscains du Renouveau. Les frères prêtres vont souvent célébrer la messe dans leur maison. Il y a beaucoup d'échanges entre les deux communautés. Quand elle venait à New York, elle habitait toujours à cet endroit. Nous allions souvent prier avec elle», me racontait le frère Denis.

«En juin 1997, avant qu'elle parte pour Calcutta, deux mois avant qu'elle décède, je lui donne une petite lettre lui expliquant que François et moi étions en réflexion pour savoir si nous revenions au Québec. Si nous restions à New York, il n'y avait pas de retour possible au Canada avant une quinzaine d'années. Je lui demandais donc conseil. Elle prend la lettre, elle l'amène à Calcutta et elle décède le 6 septembre 1997. Une semaine plus tard, nous recevions sa réponse. C'est donc une des dernières lettres écrites avant son départ.» Mère Teresa écrivait: «Dieu vous a sûrement amenés à New York afin de pouvoir mieux aimer et apprécier le don de votre communauté au Québec.»

Pourquoi persévérer?
S'il a persévéré, c'est qu'il est convaincu d'être dans sa vocation. Les deux franciscains se disaient entre eux que même si la communauté ne comptait pas plus de deux ou trois membres, ils persévéreront et mourront en Frères franciscains de l'Emmanuel : « C'est un peu fou! Humainement, ce que nous avons vécu semble un échec, mais je sens que je fais vraiment la volonté de Dieu dans cet état de vie. Cela correspond à ce que je veux vivre », insistait-il lors d’une de nos rencontres en janvier 1991.

La relation à Dieu
Pour le frère Denis Lévesque, la prière et la vie spirituelle ne sont pas « des affaires de feeling ». A son avis, « sentir émotivement » la présence de Dieu est une grâce qu’il ne faut point rechercher. Le maître du temps et de l’histoire la donne à qui il veut et quand il veut…

« Il y a des gens qui disent : « Il y a des années que je prie Dieu pour obtenir telle ou telle faveur et il ne m’exauce pas ! » Pourtant, Jésus dit dans l’évangile : « demandez et vous recevrez! » Jésus n’est pas un menteur ! La question à se poser n’est guère : « Pourquoi il ne m’exauce pas? » mais plutôt « Est-ce que, moi, j’exauce Dieu dans ma vie? » me disait-il à l’été 1997.[1]

Il m’expliquait que Dieu fait aussi des prières a l’humain : « Dans la mesure où nous allons exaucer Dieu, de la même manière il va nous prendre au sérieux et va se donner à nous. »

Le fondateur des Franciscains de l’Emmanuel, m’indiquait que la prière est un dialogue et c’est Dieu qui a parlé le premier. La bible contient des centaines de ses prières : Les commandements, « Écoute mon peuple… », « Aimez-vous les uns les autres… », « Partagez… », « Pardonnez pour être pardonnés… », « Libérez les esclaves », etc.

Alors, selon lui, il n’y a donc pas à être inquiet de ne pas sentir la présence de Dieu ou d’avoir vécu une expérience sensible, et que, tout à coup, c'est la panne sèche : « C’est normal! Plus la relation à Dieu est stable, moins il y a des hauts et des bas dans la vie intérieure. Le cheminement spirituel est une pente qui se monte tranquillement – sauf pour les débutants ou ça ressemble à des montagnes russes ».

En Afrique
Denis et François finiront par fonder une maison de formation franciscaine dans le diocèse de Nhongsamba, au Cameroun, en Afrique. Ils le font à la demande de l’évêque du lieu qui constate que l’expérience des deux religieux est solide et inspirante. Là-bas, on s’en rend compte rapidement, les Franciscains de l’Emmanuel répondent à un besoin pastoral réel. De nombreux camerounais décident de marcher à leur suite.

En novembre 2003, le cardinal Jean-Claude Turcotte, l’archevêque de Montréal, donne une reconnaissance canonique aux Franciscains de l'Emmanuel, à titre d'association de fidèles.

Né le 27 décembre 1958, François Garon, son fidèle compagnon, décède le 12 janvier 2002 au Cameroun ou il dirige l’aile africaine des Franciscains de l’Emmanuel. Ceux qui l’ont bien connu disent que c’est un saint.

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[1] Benoit Voyer. L’homme prie Dieu, Dieu prie l’homme, bulletin Trinité, septembre 1997, p. 1


Les nouveaux compagnons au Parc portuaire


Les nouveaux compagnons au Parc portuaire

La troupe des Nouveaux compagnons et la Corporation du tourisme et des congrès de Trois-Rivières présentent à chaque lundi at vendredi en soirée, jusqu'au 2 septembre, la pièce "François Hertel et fille" de l'auteur trifluvien François Poisson. La première de cette production historique a lieu demain sur la place d'animation au 2e pallier.
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Benoit Voyer
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Cette initiative est une autre façon d'animer le port de Trois-Rivières et de faire revivre l’époque de la Nouvelle-France.

« C'est l'histoire de François Hertel. Son père Jacques est l'un des premiers à s'établir ici. Il a laissé à son fils les terres qu'il a accumulé en récompense pour ses bons services rendus au roi. Le scénario traite surtout de lui et de sa fille Marie-Françoise qui était une Ursuline », dit François Poisson.

La présentation comporte 3 tableaux de 8 à 10 minutes chacun. Au premier acte, l'homme se retrouve entouré de colons et d'amérindiens en route pour attaquer un fort en Nouvelle-Angleterre dans le but de sécuriser la colonie contre les futures invasions des Anglais. Le coup militaire était demandé par Frontenac. « On les voit autour d'un feu de camp, la veille de la bataille, et se racontent des anecdotes », ajoute le créateur.

Les décors sont réduits au strict minimum pour laisser ressortir les éléments naturels du paysage du fleuve et de la vieille ville.

(L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 7)