POLITIQUE: Un bon choix des verts


Un bon choix des verts

Samedi, Elizabeth May, la chef du Parti vert (PV) du Canada, a remporté l'investiture dans sa nouvelle circonscription de Saanich-Gulf-Islands, en Colombie-Britannique. Aux dernières élections fédérales, elle était candidate pour une circonscription de la Nouvelle-Ecosse. Elle a fait un sage choix. En se présentant dans cette circonscription, elle augmente considérablement ses chances d'être élue à la Chambre des communes aux prochaines élections fédérales, qui finiront bien par être déclenchées.

Le programme du PV et la direction de Mme May pourraient continuer de nous surprendre à l'avenir. A la longue, le PV de viendra une voix forte au Parlement canadien, car les Canadiens espèrent du changement à Ottawa.

Benoît Voyer Montréal, le 21 septembre 2009

4 octobre 2025


Le 4 octobre est la fête de saint François d'Assise

LE BALADO: Mgr Jean Louis Martin



ARTICLE DU JOUR: Les cathos et les nouveaux rites funéraires


Les cathos et les nouveaux rites funéraires

Par Benoit Voyer

4 octobre 2025

L'Église indique qu'il est toujours préférable, au moment de la mort et des derniers hommages, d'inhumer le corps de la personne qui a trépassé, dans un cimetière ou un lieu sacré. Pourquoi le Saint-Siège se préoccupe-t-il des nouveaux rites funéraires ? La réponse est simple et complexe à la fois [1].

Dans une « Instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la foi sur la sépulture », publiée ce 25 octobre 2016, l'Église indique qu'il est toujours préférable, au moment de la mort et des derniers hommages, d'inhumer le corps de la personne qui a trépassé, dans un cimetière ou un lieu sacré : « Suivant la tradition chrétienne immémoriale, l'Église recommande avec insistance que les corps des défunts soient ensevelis dans un cimetière ou en un lieu sacré ».

Elle ajoute : « En ensevelissant les corps des fidèles, l'Église confirme la foi en la résurrection de la chair et veut mettre l'accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l'histoire. Elle ne peut donc tolérer des attitudes et des rites impliquant des conceptions erronées de la mort, considérée soit comme l'anéantissement définitif de la personne, soit comme un moment de sa fusion avec la mère Nature ou avec l'univers, soit comme une étape dans le processus de réincarnation, ou encore comme la libération définitive de la "prison" du corps. »

Aussi, même si elle ne préfère pas cette option, l'instance qui aide le pape François en matière morale et éthique, ne dit pas non à l'incinération et à l’aquamation. Elle ajoute : « Là où des raisons de type hygiénique, économique ou social poussent à choisir l'incinération [...] l'Église ne voit pas de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique ».

Le texte signé par le cardinal Gerhard Müller, préfet du dicastère au Vatican - l'équivalent d'un ministère au gouvernement du Canada -, et par Mgr Luis F. Ladaria, son secrétaire, implore les cathos à ne pas garder d'urne à la maison ou les restes d'un être cher à l'intérieur de souvenirs, bijoux ou autres objets. Et les invite sérieusement à ne guère disperser de cendres aux quatre vents, « dans l'air, sur terre, dans l'eau ou de toute autre manière ».

Pourquoi le Saint-Siège se préoccupe-t-il des nouveaux rites funéraires ? La réponse est simple et complexe à la fois.

Si on tente de simplifier, disons que ces dernières années sont apparues en Occident de nouvelles pratiques de type panthéiste, naturiste et nihiliste qui ne cadrent pas avec la tradition chrétienne. Celles-ci sont en contradiction avec la foi en la résurrection du Christ et de celle espérée par les chrétiens depuis 21 siècles.

Le sujet n'est donc pas d'un grand intérêt pour la personne qui n'est pas de confession chrétienne, mais il est au sommet des priorités pour le chrétien de tradition catholique ou autre qui désire avoir harmonie ou concordance entre ce qu'il croit et l'intégration concrète de cette croyance dans sa vie de chaque jour.

Si on veut mieux comprendre, il faut retourner aux sources de la chrétienté.

Le fondement du christianisme est la résurrection du Christ. Tout le second testament de la bible converge vers cette vérité de foi.

Dès sa première phrase, l'instruction « Ad resurgendum cum Christo » sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d'incinération, on affirme haut la main cette idée maîtresse en citant une lettre de l'Apôtre Paul : pour ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec le Christ, il faut « quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur » (2 Co 5, 8).

Le document rappelle : « La résurrection de Jésus est la vérité suprême de la foi chrétienne, prêchée comme une partie essentielle du mystère pascal depuis les origines du christianisme : « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze » (1 Co 15, 3-4).

Et puis, on cite de nombreux autres passages des premiers écrits du christianisme contenus dans le la bible, la bibliothèque commune des chrétiens et, pour ce qui a trait à la majeure partie du premier testament, du judaïsme.

Enfin, on résume : « Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. Dans la liturgie, l'Église prie ainsi : pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n'est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux. Par la mort, l'âme est séparée du corps, mais, dans la résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé, en le réunissant à notre âme. Même de nos jours, l'Église est appelée à proclamer la foi en la résurrection » Et on cite Tertullien : « La foi des chrétiens, c'est la résurrection des morts : y croire, c'est ressusciter ».

Dans une entrevue publiée dans « Les Témoins de l'Essentiel » (Éditions Logique, 2005) Mgr François Lapierre, évêque catholique de Saint-Hyacinthe, avouait que la résurrection est difficile à comprendre sur le plan rationnel : « C’est une réalité qui dépasse notre entendement. La résurrection n'est pas simplement comme dans le cas de Lazare un retour à la vie antérieure. Lazare a été réanimé. La résurrection est une nouvelle création. C'est une réalité nouvelle qui dépasse notre raisonnement humain. [...] C'est un phénomène mystique. Ce n'était plus le corps de chair du Seigneur. C'était son corps transformé, ressuscité. Sans vouloir amenuiser l'importance de la nécessité d'une compréhension rationnelle de ce phénomène, je pense que c'est une réalité qui se comprend surtout avec le cœur. [...] La résurrection, c'est le soleil qui se lève après la nuit obscure. »

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[1] Benoit Voyer. « Les cathos et les nouveaux rites funéraires », Huffington Post, 5 novembre 2016 https://www.huffpost.com/archive/qc/entry/les-cathos-et-les-nouveaux-rites-funeraires_b_12753464


PAROLE DE René Lévesque

 


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (13)


TROIS-RIVIERES: Porte ouverte aux femmes


Porte ouverte aux femmes

Accord Mauricie, une organisation trifluvienne qui vient en aide aux hommes violents, ouvre ses portes aux femmes. Le nouveau projet qui est en préparation depuis le printemps 1995 débutera dès septembre.
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Benoit Voyer
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"Je pense aux femmes qui sont isolées à la campagne, qui arrivent d'une région éloignée ou qui ont simplement besoin de parler à quelqu'un pour vérifier des choses, car hors de son conjoint, elle n'a pas de ressources", explique Robert Ayotte, responsable clinique chez Accord.

Plusieurs femmes d'hommes violents mettent leur espoir en l'avenir, croyant que leurs problèmes se règleront. Le psychologue trouve cela très dangereux, parce que c'est une façon d'excuser les comportements que certains mâles peuvent avoir. La violence ne se tolère pas.

"Il faut les aider à clarifier ce qu'elles vivent et, surtout, les amener à prendre conscience de ce qu'elles ont à faire pour sortir de leur souffrance", dit-il.

Accord Mauricie organisera des rencontres pour les femmes de conjoints ayant des problèmes en lien avec diverses formes de violence. Le besoin est réel. 10% des conjointes d'hommes en thérapie sont en maison d'hébergement90% n'ont pas de ressources pour s'en sortir.

(L’Hebdo Journal, 23 juin 1996, p. 24)

3 octobre 2025


Le 3 octobre est le jour de l'anniversaire de décès de la vénérable Jeanne Leber

LE BALADO: Le 4 octobre 1965 a l'ONU Paul VI déclare Jamais plus la guerre


ARTICLE DU JOUR: Le 4 octobre est la Journée mondiale des animaux

Jeannine, ma mère, au Centre d'interprétation de la nature du Lac Boivin

Le 4 octobre est la Journée mondiale des animaux

Par Benoit Voyer

3 octobre 2025

J’aime les animaux… des autres. J’ai fait le choix de ne pas en avoir parce que je trouve que les animaux de compagnie demandent trop de temps à leur consacrer. Je préfère garder mon temps pour les humains autour de moi et pour mes projets. Cela ne m’empêche pas de les apprécier.

Mes grands enfants ont tous des chats ou des chiens. À chaque visite, je ne manque jamais l’occasion de leur manifester de l’intérêt. Bien entendu, ils apprécient les câlins.

Dans notre famille élargie et mon très petit réseau d’amis, il y a aussi des oiseaux. Je dois avouer qu’ils me fascinent.

Ce sont toutes des petites créatures du bon Dieu. D’ailleurs, saint François d’Assise, dont c’est l’anniversaire le 4 octobre, célébration catholique qui est devenue dans le milieu profane la Journée mondiale des animaux, les élevait au rang de frères et sœurs des humains. Pour le saint patron des animaux, même un ver de terre répond à la « volonté divine » et est digne de protection. Il n'est donc pas étonnant qu’il soit considéré comme le premier défenseur des animaux.

DANS L'ACTUALITÉ: Sondage Léger


PAROLE DE René Lévesque


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (12)


TROIS-RIVIERES: Étang Sacré-Cœur toujours asséché


Étang Sacré-Cœur toujours asséché

Les employés de la ville de Cap-de-la-Madeleine viennent de terminer une 4e semaine de travaux dans l'étang Sacré-Cœur, asséché pour permettre la réparation des murs de pierres. Ces dernières ont été déplacées par l'eau et la vase.

Il y a déjà 3 ans que les résidents du secteur demandaient ces réfections. Le lieu était devenu dangereux.

"On a un budget fixe de 35 000$. On va aller jusqu'au fond de l'enveloppe. Nous projetons - cette année, s'il reste de l'argent ou l'an prochain - de procéder aux mêmes travaux dans l'autre étang. De plus, il faudra penser à mettre du gravier au fond de cette mare de boue", a dit le directeur du service des loisirs du Cap, Jacques Picard.

Les employés de la municipalité profiteront de ce temps où il n'y a pas d'eau pour nettoyer le fond du bassin souillé par des vieux pneus, des châssis de bicyclette et divers détritus.

La fin de la première phase des réparations de petit lac qui contient, en temps normal, de 8 à 10 pouces d'eau, est prévue pour le 15 août.

(Texte de Benoit Voyer, non signé dans le journal, L’Hebdo Journal, 30 juin 1996, p. 11)

2 octobre 2025


LE BALADO: La vénérable Élisabeth Bruyère


ARTICLE DU JOUR: La vénérable Jeanne Leber


La vénérable Jeanne Leber

Par Benoit Voyer

2 octobre 2025

Elle s’appelle Jeanne. Elle est le deuxième enfant de Jacques Le Ber, marchand prospère de Montréal, originaire de Pitres, en Normandie, et de Jeanne Le Moyne, originaire de Dieppe. Elle nait à Ville-Marie, le 4 janvier 1662. Son frère aîné s’appelle Louis. Un jour, son père deviendra le plus riche commerçant de la Nouvelle-France et Jeanne aura trois autres frères : Jacques, Jean-Vincent et Pierre.

Lors de son baptême, Paul Chomedey de Maisonneuve, cofondateur et gouverneur de Montréal, et Jeanne Mance, fondatrice et administratrice de l’Hôtel-Dieu, sont ses parrain et marraine.

Ses frères seront des hommes bien en vue dans la colonie. Louise fera du commerce comme son père. Jacques sera soldat. Jean-Vincent sera choisi très jeune pour être commandant dans la milice de Montréal. Il mourra à l’âge de 25 ans. Enfin, Pierre deviendra religieux. Ce dernier cofondera l’institut religieux des Frères Charon destinés au soin des malades.

Seule fille de la famille, Jeanne sera choyée par ses parents et ses frères.

Son oncle est Charles Le Moyne, le fondateur de la ville de Longueuil.

De 1674 à 1677, elle étudie chez les Ursulines, à Québec. Avec les religieuses, elle s'initie à la broderie, un art dans lequel elle excelle. Fille pieuse, les Ursulines souhaitent en faire l’une d’elles, mais elle ne sent pas l’appel. Ses études terminées, Jeanne rentre à Montréal.

Puis, pas question de se marier. À partir de 1677, elle refuse les plus beaux partis de Ville-Marie…

Jeanne a un grand attrait pour le silence, la solitude et la prière. La vie contemplative, c’est son seul intérêt.

À 18 ans, son père et sa mère, avec l’accord de François Séguenot et des messieurs de Saint-Sulpice, responsables de la paroisse, lui accordent le souhait de vivre en recluse dans la maison familiale. Ainsi, retirée du monde, elle ne parle presque jamais. Ses seules sorties sont pour aller à la messe, à 5 h du matin, dans l’église paroissiale.

Jeanne Leber et Marguerite Bourgeoys le jour de la réclusion de Jeanne
Le 5 août 1695, elle déménage dans la maison de la congrégation de Notre-Dame où Marguerite Bourgeoys et ses compagnes l’accueillent. Elle y poursuit sa réclusion dans une minuscule pièce qui comprend une petite fenêtre ouverte sur le sanctuaire de la chapelle.


Sans cesser de prier, elle coud et brode linges et ornements liturgiques et confectionne des vêtements pour les pauvres.

Le 3 octobre 1714, à 9 h, elle décède à l’âge de 52 ans.

De nos jours, Jeanne Leber repose dans la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, à Montréal.

Depuis le 28 octobre 2015, sa cause en vue d’une future béatification et canonisation est à l’étude au Vatican.


Un livre à lire
« Jeanne Leber, la priante et la brodeuse »
de Denise Lamarche (Éditions Carte Blanche, 2004)


Jeanne et moi

Jeanne Leber est ma petite cousine. Pour faire une histoire courte, c’est la « cousine germaine du mari de la belle-sœur de la cousine germaine éloignée au 11ᵉ degré ». Comme moi, vous avez souri. Oui, Jeanne-la-première-contemplative-de-Montréal est ma petite cousine, mais de très loin. Voici le lien, d’elle à moi :

Jeanne Leber (1662-1714) est la fille de Jeanne Lemoine.

Sa mère, Jeanne Lemoine (1630-1682), est la fille de Charles Lemoine (1626-1685).

Le fils de Charles Lemoine porte aussi le prénom de Charles (1656-1729). Ce dernier deviendra le fondateur de la ville de Longueuil et épousera Marguerite Le Gardeur de Tilly (1657-1742).

Le frère de Marguerite est Pierre Noel Le Gardeur de Tilly (1652-1720). Il épousera Madeleine Boucher (1661-1739).

Le père de Madeleine est Pierre Boucher (1622-1717). Il s’agit du premier seigneur de Boucherville. Il est aussi le seigneur de Grosbois.

La sœur de Pierre Boucher est Marguerite Boucher.

Marguerite donne à ce monde un fils nommé Antoine Toupin (1655-1711).

Antoine et sa conjointe donnent naissance à Marguerite Toupin (1685-1741).

Marguerite donnera la vie à Madeleine Marguerite Cordeau (1707-1780).

Cette dernière est la mère d’Antoine Michaud (1731-1786).

Antoine donne naissance à Angélique Michaud.

Angélique est la mère de Louise Levasseur (1799-1865).

Louise enfante Catherine St-Onge (1825-1897).

Catherine donne la vie à son tour à Eléonore Saindon (1845-1913).

Mon arrière-grand-père, Rémi Chenard (1864-1918), est le fils d'Éléonore.

Rémi est le père d’Alice (1889-1981), ma grand-mère.

Cette dernière épousera Edgar Voyer et donnera la vie à une ribambelle de marmots, dont le benjamin est mon père Roméo (1930-2021).

POLITIQUE: Le Parlement a besoin d’un vrai parti de centre-droit politique

COMMENTAIRE: À l’Assemblée nationale du Québec, il y a en ce moment trois partis socialistes et un opportuniste. Le Parlement a besoin d’un vrai parti de centre-droit politique comme le Parti conservateur du Québec. Il ne faut pas se laisser berner par le parti au pouvoir. Il doit livrer la marchandise. Alors qui vivra verra… (BV)

SUR LA ROUTE : hier, le plein d'ordinaire était à 134,6 le litre à Sainte-Hélène-de-Bagot sur le bord de la 20


PAROLE D'Elvis Gratton


 

NATURE: Vue du belvédère de Saint-Pacôme, au Bas Saint-Laurent


Vue du belvédère de Saint-Pacôme, au Bas Saint-Laurent, le 16 septembre 2025

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (11)


TROIS-RIVIERES: Notre évêque attend toujours son successeur


Notre évêque attend toujours son successeur

Il y a maintenant deux ans que Mgr Laurent Noël a fait parvenir sa lettre de démission au pape Jean-Paul II. L'évêque de 76 ans attend patiemment un successeur.

Trois-Rivières n'est pas le seul endroit dans cette situation. Des nouveaux bergers sont également attendus dans les diocèses de St-Jean/Longueuil où Mgr Bernard Hubert est décédé, de Hearst (Ontario) où l'évêque est mort tragiquement au volant de son véhicule, de Moncton (Nouveau Brunswick), de St-Paul (Alberta) et, prochainement, de St-Hyacinthe.
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Benoit Voyer
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Le dossier de Trois-Rivières est actuellement entre les mains du cardinal Bernardo Gantin, responsable de la Congrégation des évêques au Vatican. C'est lui qui nommera officiellement le remplaçant de Mgr Noël. Le processus des nominations d'évêques est toujours long, dit Gérald Baril, responsable des relations publiques à la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).

Une liste de candidats potentiels a été remise à la Congrégation par l'épiscopat canadien. La longue enquête extrêmement confidentielle amènera un prêtre à être choisi. Ce dernier sera informé du choix de Rome. Il pourra refuser l'offre. A ce moment, la démarche de sélection recommencera.

"La procédure est longue parce que la Congrégation des évêques est très prudente sur le choix d'une personne", lance le porte-parole de la CECC.

Est-ce que Mgr Martin Veillette, l'évêque auxiliaire, a des chances d'être nommé évêque? "C'est dans le domaine du possible", a-t-il répondu au journaliste de L'HEBDO JOURNAL.

De son côté, Pierre Montreuil de l'Office diocésain des communications sociales croit que l'évêque sera connu d'ici la fin de juin ou, au plus tard, à l'automne.

(L’Hebdo Journal, 23 juin 1996, p. 16)

1er octobre 2025


Le 1er octobre est le jour de l'anniversaire de décès de la vénérable Délia Tétreault

LE BALADO: Jean-Guy Dubuc (4)


ARTICLE DU JOUR: Le décès de Robert Bourassa

Robert Bourassa

Le décès de Robert Bourassa

Par Benoit Voyer

1ᵉʳ octobre 2025

À l’hôpital Notre-Dame, à Montréal, le mercredi 2 octobre 1996, à 5 h 45, Robert Bourassa, premier ministre du Québec du 12 mai 1970 au 25 novembre 1976 et du 12 décembre 1985 au 11 janvier 1994, quittait ce monde. Il est entouré des membres de sa famille.

Depuis un long moment, il est suivi médicalement par l’oncologue Joseph Ayoub. Il gardera toujours en mémoire ce jour particulier : « Durant ses dernières minutes, je suis venu d’urgence à son chevet pour encourager la famille. Sur la route pour me rendre à l’hôpital, je me suis dit : c’est le 2 octobre, fête des anges gardiens. C’est en ces termes que j’ai parlé à la famille Bourassa lorsqu’il a exhalé son dernier souffle. « Son ange gardien a accompagné son âme au Seigneur », me racontait en 1999 le spécialiste du cancer.[1]

Accompagner l’ancien Premier ministre a été un événement circonstanciel pour lui. Lors de son arrivée à l’hôpital, Joseph Ayoub était de garde.

À titre de médecin traitant, pendant cinq semaines, il a développé une relation particulière avec lui : « J’ai appris à voir l’homme à travers le politicien. J’ai appris à découvrir un être d’une grande simplicité et d’une grande humilité. » […] « Un jour [je lui ai dit] : « Le Québec vous aime, monsieur Bourassa ! » Des larmes d’émotion contenue ont alors coulé sur son visage, silencieusement. »

Le jour de son décès, sans grande planification, il lui rend un vibrant hommage. Il s’en souvient : « En sortant de la messe, vers 7 h 30 (à l’hôpital Notre-Dame où je participe souvent à l’eucharistie), je me suis dit : ça ne se peut pas qu’un homme qui a tellement contribué à l’évolution du Québec parte sans que quelqu’un livre un dernier hommage. Je savais que la famille ne voulait faire aucun commentaire officiel aux médias. Alors, je me suis rendu à mon bureau (le K5219 du pavillon Mailloux de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal) pour griffonner un petit texte et j’ai téléphoné à madame Bourassa pour lui demander la permission de livrer ma déclaration aux médias. » […] « Ce témoignage est sorti de mon cœur… »

Andrée Bourassa accepte la proposition. Joseph Ayoub se rend alors au bureau de Jacques Wilkins, directeur des communications de l’institution, pour lui remettre son bout de papier. M. Wilkins le met au propre et l’envoie à toutes les salles de presse par le biais de l’agence Telbec.

Puis le docteur Ayoub se rend à une réunion au Collège des médecins du Québec sans trop se soucier de la suite de son geste spontané. Mais, très vite M. Wilkins lui lance un appel urgent au téléphone : « Monsieur Ayoub, on a des téléphones de partout. Les médias veulent vous voir et vous entendre lire ce témoignage que vous avez rédigé. » À midi, il était la vedette d’un point de presse en direct sur les ondes de plusieurs stations de radio et de télévision. Ce jour-là, malgré lui, l’oncologue devenait une personnalité bien en vue au Québec. Malgré tout, il gardera toujours sa grande modestie.

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[1] Benoit Voyer. Les confidences du médecin de Robert Bourassa, Revue Sainte-Anne, février 1999 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/06/il-etait-une-fois-dans-les-medias-les.html

Le lieu de sépulture de Robert Bourassa au Cimetière Notre-Dame des Neiges


ARTICLE DU JOUR: Le Dr Joseph Ayoub, oncologue catholique


Le Dr Joseph Ayoub, oncologue catholique

Par Benoit Voyer

1ᵉʳ octobre 2025

Joseph Ayoub est né en Égypte, en janvier 1937. Il est le fils d’un père libanais et d’une mère égyptienne. Il obtient son doctorat en médecine en 1961. Après deux ans de travail en résidence, il commence sa carrière de médecin à Alexandrie. En cette même année 1963, il rencontre la femme de sa vie.

En octobre 1966, il quitte son pays pour s’établir au Canada avec sa nouvelle épouse et leur bébé d’un an, Jean-Pierre. Ils deviennent officiellement citoyens canadiens, cinq ans plus tard.

Au début 1999, il me racontait [1] : « Avant de venir ici, j’ai lu de nombreux livres sur l’histoire du Québec. Ce qui m’a attiré, ce sont les origines mystiques de la Nouvelle-France. J’en rêvais. Je me disais que ce serait là que je pourrais vivre ma foi d’une façon pleine et idéale. C’était juste avant la révolution culturelle qu’a vécue le Québec. »

Si le fait d’être un médecin catholique passe bien auprès des malades, cela est moins bien reçu de la part des intellectuels. Il croit cependant que la foi vécue pleinement, simplement et normalement, finit par amener les réfractaires à admettre qu’il y a quelque chose de sérieux dans la manifestation religieuse : « Il y a une certaine réflexion qui s’établit parmi mes collègues et les autres médecins. Ils arrivent à voir que l’on peut faire une alliance entre la foi et la science. C’est une évolution de la pensée. Dans les années 1970, il fallait choisir entre l’une ou l’autre. Tu ne pouvais pas avoir les deux. Comme le disait si bien le cardinal Poupard : « Pour la science, connaître c’est expliquer. Pour la foi, connaître c’est aimer. Expliquer et aimer peuvent aller ensemble. »

Le Dr Joseph Ayoub devient oncologue au Pavillon Notre-Dame du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), directeur d’oncologie médicale et professeur de médecine de l’Université de Montréal, et responsable de l’unité du cancer du poumon pour le Fonds de recherche en santé du Québec (Réseau cancer). En plus, il s’occupera des protocoles de recherche clinique pour le cancer du poumon. Il mène une vie loin du radar médiatique.

En 1996, atteint d’un cancer, il devient l’oncologue du premier ministre québécois Robert Bourassa. Jusqu’à son décès, le mélange science et foi est ce qu’il utilise pour le soigner.

À l’hôpital Notre-Dame, à Montréal, le 2 octobre 1996, à 5 h 45, Robert Bourassa s’envole au pays des anges. À la suite d’un échange avec Andrée, l’épouse de ce dernier, il est désigné pour annoncer la nouvelle au grand public. Le Québec découvrira par l’intermédiaire des médias un homme hors de l’ordinaire.

En 2004, le Dr Joseph Ayoub publie « Guérir parfois, soulager souvent, réconforter toujours » aux Éditions Pauline et Anne Sigier.

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[1] Benoit Voyer. Les confidences du médecin de Robert Bourassa, Revue Sainte-Anne, février 1999 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/06/il-etait-une-fois-dans-les-medias-les.html

PAROLE DE René Lévesque


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (10)


GRANBY: L’Agapethérapie : Un complément à la psychologie


L’Agapethérapie : Un complément à la psychologie

GRANBY

Benoit Voyer

L'Agapethérapie n'est pas une nouvelle thérapie ou une médecine alternative. Il s'agit plutôt d'un complément à la psychologie et à la science de la santé. Il prend sa racine dans la spiritualité catholique.

"Agape est un mot grec qui veut dire amour, explique le père Michel Vigneau. L'Agapethérapie, je crois que c'est bien dit, mais ne rend pas vraiment ce qu'est cette expérience."

Pour lui, il s'agit d'un moment de rencontre avec le Christ ressuscité, libérateur et rédempteur. "Au fond, c'est Jésus qui vient dire que dans ce que tu vis, ce que tu es, tes souffrances, tes échecs... qu'il est avec toi", ajoute le religieux.

L'Agapethérapie c'est d'abord une expérimentation où la personne donne l'opportunité au Fils de Dieu de lui dire qu'il est toujours avec lui.

Dans ses sessions. M. Vigneau met beaucoup plus l'accent sur l'Agape que sur la thérapie. Il ne se fait pas d'illusions que dans 4 1/2 jours une personne ne règle pas toute sa vie.

Les ressourcements ne sont pas donnés et accompagnés par des thérapeutes. Ils sont proposés par des religieux et de "sages laïques" qui ont la foi.

"Ce qu'on offre, c'est vraiment une session où je regarde ma vie, poursuit l'homme de prière. Pendant la semaine, je reprends les étapes de celles-ci : pas seulement les blessures, les beaux moments aussi."

Il poursuit : "Au fond, je revois mon existence sous le regard d'amour de Jésus Christ. Je me laisse regarder par Jésus qui vient me libérer, c'est-à-dire qu'il vient d'abord me dire qu'il m'aime dans ce que je suis et qui vient m'enlever beaucoup de culpabilité."

La deuxième dimension de cette rencontre est centrée sur le pardon. Le père Vigneau croit que pardonner, c'est aimer et délier l'autre et son propre intérieur du poids de la culpabilité.

"Par la grâce de l'Esprit, je peux me déculpabiliser de се poids que je porte et qui est souvent plus lourd que ce que je devrais porter. Nous prenons souvent plus de responsabilités que nous devrions en prendre, car il y a des fardeaux que nous portons dont nous ne sommes point responsables", dit-il.

L'Agapethérapie c'est un temps qu'une personne se donne pour se laisser dire par ses accompagnateurs - car le Christ passe par les autres, que dans ce qu'il a vécu, ce qu'il est, qu'il est un enfant de Dieu qui a le privilège d'avoir part à l'amour.

Michel Vigneau insiste au long de l'Agapethérapie sur la conception qu'un individu peut avoir de Dieu parce que les Québécois ont souvent été éduqués avec la notion que Dieu juge, qu'ils ont des comptes à lui rendre, qu'il est un père préfet de discipline, etc. Son désir est de montrer une autre image de Dieu et de l'être humain.

L'Agapethérapie c'est un peu de la psycho-spiritualité. "Je veux être clair: Nous ne sommes pas des psychologues, des thérapeutes et nous ne voulons absolument pas prendre cette place... D'ailleurs, les gens qui participent et qui ont des thérapies avec des spécialistes, je veux qu'ils continuent leur accompagnement", conclut le Trinitaire.

Rendez-vous
Les prochaines sessions à l'horaire du Monastère des Trinitaires se tiendront du 15 au 20 septembre et du 17 au 22 novembre. Il faut s'inscrire au moins un mois à l'avance auprès de sœur Marie-Ella Vaillant au 372-5125.

(L’Hebdo Granbyen, 28 juin 1995, p. 17)

30 septembre 2025



LE BALADO: Jean-Guy Dubuc (3)


ARTICLE DU JOUR: Le 1er octobre est la Journée internationale des personnes âgées

Roméo, mon père

Vieillir

Par Benoit Voyer

30 septembre 2025

Des milliers de personnes âgées et de personnes malades souffrent de solitude. Parmi eux, un grand nombre ont été abandonnés par leurs familles ou ne reçoivent qu'une brève visite de leurs enfants chaque semaine ou chaque mois. Les vieux et les malades sont devenus les lépreux de notre époque.[1]

Je pense souvent à Huguette, 76 ans, qui, en juin 2009, alors que j’étais coordonnateur d'un important service d'accompagnement spirituel montréalais, en pleurant, me confiait désirer de la visite pour bavarder, prier, jouer au Scrabble et l'aider à faire son casse-tête de 1000 morceaux. Elle habitait sur la rue de l’Esplanade.[2]

Nous oublions trop souvent toutes ces personnes qui vieillissent. Lorsqu'elles atteignent un certain âge, nous les mettons de côté et, en peu de temps, elles se retrouvent isolées. Notre société – qui souffre de « jeunisme » – aurait intérêt à regarder de plus près le charme et la richesse de ceux et celles qui sont rendus au troisième et au quatrième âge de leur humanité.[3]

Je pense notamment à toutes ces personnes âgées qui donnent de leur temps gratuitement au service des autres. Il y en a des milliers. Les ainés ne sont pas rien ! Ils sont un trésor qu'il faut vénérer et accepter et dont il faut prendre soin. J'aimerais tant être le fils adoptif de toutes ces personnes âgées et seules. Et pourquoi pas chacun de nous ?[4]

Ainsi donc, la vieillesse est une belle période de l'existence humaine. Bien qu’elle approche, je ne suis pas encore rendu à cette étape de ma vie mais, chaque jour, la vie me permet de côtoyer des dizaines et des dizaines d'aînés. Il m'est donc permis de m'inspirer de ce que je vois : c'est beau et bon d'être vieux !

J'apprécie au plus haut point l'intelligence des aînés : ils ont acquis une expérience inestimable que la société devrait mettre davantage à son service.

On dit qu'elles sont moins productives pour la société et qu'elles ne correspondent plus aux critères de jeunesse que nous dictent les images véhiculées par les médias. On dit même qu'elles sont dépassées, vieux jeu, vieille mode.

Les Africains disent qu'un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui disparaît. Ainsi, ils ont compris que les aînés ne sont pas rien, c'est-à-dire qu'ils sont encore utiles à la société. Ils sont même un bien indispensable.

Vous me direz qu'ils sont conservateurs. J'avoue que c'est parfois vrai, mais il ne faut pas généraliser. Je connais des personnes âgées qui sont pas mal plus ouvertes que les « p’tits jeunes » qu'on dit très libéraux. Ce n'est pas une question d'âge, mais plutôt une attitude qui habite l'intériorité de l'humain. Je connais de jeunes vieux et de vieux jeunes.

Il me semble que les jeunes générations devraient profiter de l'expérience qu'ils ont acquise au fil des ans.

Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier (Québec), abonde dans la même voie que moi dans son livre [5]: « Quand on montre la porte à des milliers de personnes en pleine possession de leurs moyens dans le secteur de la santé et de l'éducation, comme cela a été le cas il y a quelques années, on rate une belle occasion de transmettre du savoir et quelques expériences de vie. On constate ce que ça coûte aujourd'hui ! Plusieurs d'entre nous ont acquis des actifs qui nous permettront de bien vivre et de continuer à contribuer à l'effort collectif. » (Jacques Ménard et Denis Bouchard)

N'est-ce pas un peu ce qu'écrivait, en d'autres mots, Simone Weil, dans L'Enracinement ?[6] « Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu'à l'avenir. C'est une illusion dangereuse de croire qu'il y ait même là une possibilité. L'opposition entre l'avenir et le passé est absurde. L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c'est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner, il faut posséder, et nous ne possédons d'autre vie, d'autre sève que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous. De tous les besoins de l'âme humaine, il n'y en a pas de plus vital que le passé. »

Il est temps de favoriser une collaboration entre les personnes âgées et ceux et celles qui prennent leur relève. Un jour, le vieux dicton pourra s'exprimer avec élégance : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

De manière très concrète, je le vois chez ma mère qui est rendue à plus de 92 ans et chez Micheline, ma belle-mère, qui a 78 ans, et qui vit au quotidien avec Manon et moi. De plus, jusqu’au 15 avril 2021, je l’ai vu chez mon père décédé à l’âge de 90 ans. D’ailleurs, dans ses dernières années, j’ai pu lui dire à quel point je souhaite vivre ma retraite avec la même sérénité que lui. Il est une inspiration pour moi.

La maturité signifie habituellement qu’on a affaire à une personne en plein contrôle de ce qu’elle est. Comme l’écrit Florence K. : « Plus on vieillit, plus le ciment durcit et plus il est laborieux de le briser. »[7]

On n’a jamais fini d’apprendre à devenir humain. » Ainsi, durant toute notre existence, nous apprenons l’art de devenir de meilleurs hommes et de meilleures femmes.

La famille est d’ailleurs une école d’humanité. En ce lieu, il est possible de déposer nos masques afin de communiquer ce que l’on est en toute vérité. C’est aussi l’endroit où l’on accepte d’être vus dans notre fragilité. De plus, dans une famille en équilibre, on apprend à devenir plus confiant, plus généreux et « plus » en toutes choses.

Comme l’écrit Christian Lépine dans son livre « Créés pour être aimés ».[8]: « Ce que l’on reçoit au moment de la tendre enfance nous façonne et nous habite pour la vie entière ; pensons à notre capacité de faire confiance en Dieu, en la vie ainsi qu’aux autres. »

Et puis, « l’adolescence étant le temps de l’idéal, de la soif d’absolu, des grands élans de générosité devant les élans de souffrances du monde et des défis multiples à relever ».

En revanche, « pendant la vie d’adulte, on découvre que les insuffisances et les faiblesses n’habitent pas seulement les autres mais aussi soi-même, et, apprenant à ne pas condamner, on apprend à être responsable, exigeant pour soi-même et miséricordieux pour les autres. Ayant intégré la confiance de l’enfance et le sens de l’idéal de l'adolescence, l’adulte devient capable de dépassement de soi, de don total, libre et gratuit : ce qui est là le véritable chemin de la sagesse. »


Quelques personnes âgées qui ont marqué ma vie sans le savoir

Il y a de ces personnes âgées qui marquent notre vie. Au fil des ans, j’en ai rencontré plusieurs. Et elles ne l’ont jamais su…

Maurice et Raymond
En mai 2006, dans le cadre de mon travail de coordonnateur au SASMAD Nord, à Montréal, j’ai rencontré Maurice, 84 ans, un docteur en linguistique qui est fasciné par les arts sacrés. Ensemble, nous avons parlé de cathédrales et d'églises, de vitraux et de peinture. Maurice m'a ouvert les yeux sur le beau et le merveilleux. Et que dire de ma rencontre avec Raymond, octogénaire lui aussi, qui m'a donné des leçons d'histoire et de théologie.

Aldée Brosseau
Il s’appelle Aldée Brosseau. Ses proches l’appellent simplement « Aldéi ». Il y a quelques heures, son souvenir a surgi dans ma mémoire.

En avril 1995, quelques jours avant son 90ᵉ anniversaire de naissance, Claude Daigneault, le directeur général de l’Hebdo granbyen, me propose de le rencontrer [9] afin d’écrire un portrait sympathique à son sujet. L’homme est bien connu à Granby. J’accepte, bien entendu. L’idée me fait même sourire.

Je connais un peu sa famille. Il est le père de Jan-O Brosseau, propriétaire, avec sa conjointe Nicole Lapointe, des boutiques Jan-O Junior et Nicoline, sur la rue Principale, à Granby. Durant ma petite enfance, j’ai fréquenté leur fils Stéphane. Nous avons fait nos premières classes à l’école élémentaire Sainte-Marie. À l’époque, ils habitaient à quelques maisons de chez nous, sur la rue Saint-François.

Sur le tard, le nonagénaire s’est découvert une passion pour le billard. À la résidence Le Riverain, située en haut de la ville, près de la mairie granbyenne. Il pratique son sport en compagnie de quelques pensionnaires de la maison. De nature joyeuse, il me lance : « C’est pour passer le temps. Je n’ai jamais été un gros joueur… » Et le regard dirigé vers son coéquipier, il ajoute pour le narguer un peu : « Y paraît que M. Henderson était très bon autrefois ! »

Et il me raconte : « À 15 à 18 ans, je jouais à l’occasion. […] On n’avait pas beaucoup d’argent dans ce temps-là. »

Dans ce centre pour aînés, Aldée se sent à l’aise. Présent lors de ma visite, son fils Jan-O me lance : « Il n’a jamais été aussi bien. Il a même engraissé depuis qu’il est ici… »

L’homme de 90 ans renchérit : « Vous savez, j’ai demeuré seize ans et demi chez mon gars. C’est moi qui avais l’œil sur les enfants parce qu’ils travaillaient tous les deux chez Jan-O Junior et Nicoline. »

Aldée Brosseau a eu une vie bien remplie. Il a travaillé près de deux ans, pendant le dernier conflit mondial, pour l’Imperial Tobacco. En revanche, c’est chez Miner Rubber qu’il a travaillé le plus longtemps : « J’ai été mis à la retraite à 60 ans pour laisser la place aux plus jeunes et parce que je ne filais pas bien. Je recevais 40$ de pension par mois. »

Plus fort que lui, il finit par retourner sur le marché du travail. Il devient peintre à la Société zoologique de Granby. Il prendra définitivement sa retraite à 68 ans.

Presque chaque jour, il emprunte la rue Principale et marche jusqu’à la rue Saint-Antoine et revient à sa résidence. Il a une excellente santé.

Aldée Brosseau décédera le 2 avril 1998.

Il y a des gens qu’on n’oublie jamais.

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[1] Benoit Voyer. Malaise de chien, Le Devoir, 23 juin 2009, p.A8
[2] Benoit Voyer. Malaise de chien, Le Devoir, 23 juin 2009, p.A8
[3] Benoit Voyer. « Éloge de la vieillesse », La Presse, 1er juin 2009 lapresse.ca/debats/votre-opinion/la-presse/200906/01/01-861732-eloge-de-la-vieillesse.php
[4] Benoit Voyer. « Éloge de la vieillesse », La Presse, 1er juin 2009 lapresse.ca/debats/votre-opinion/la-presse/200906/01/01-861732-eloge-de-la-vieillesse.php
[5] Jacques Ménard et Denis Bouchard. Si on s’y mettait..., Transcontinental, 2008
[6] Simone Weil. L’Enracinement, Gallimard, 1990
[7] Florence K. « Nueva Vida », Libre expression, 2021, p.47
[8] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012.
[9] Benoit Voyer. « Aldéi, 90 ans et passionné de billard », Hebdo Granbyen, 19 avril 1995, p. 1 
https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/search?q=brosseau

ARTICLE DU JOUR: La vénérable Délia Tétreault


La vénérable Délia Tétreault

Par Benoit Voyer

30 septembre 2025

Elle s’appelle Délia. C’est une petite jumelle née le 4 février 1865, à Marieville, dans l’actuelle région de la Montérégie. Son père est cultivateur. Dans l’ordre des choses, elle est la 6ᵉ de la famille. Son jumeau ne vivra que 7 mois.

Elle n’a pas encore 3 ans lorsque sa mère décède. Elle est adoptée par Jean Alix et sa conjointe Julie, son oncle et sa tante et, du même coup, son parrain et sa marraine.

La gamine aime se réfugier dans le grenier de la maison. Elle y a déniché une pile des Annales de la Propagation de la foi et de la Sainte-Enfance. Elle feuillette ces feuilles de chou pieuses. Elle est transportée dans ses rêves devant ce qu’elle voit.

Délia est de nature fragile. Toute sa vie elle gardera sa constitution délicate. Sa petite santé sera pour elle toute une épreuve lors de ses études.

À Montréal, pendant une dizaine d’années, il travaille à l’œuvre du père Almire Pichon, un jésuite, auprès des démunis. Bénévolement, elle visite les malades et fait la catéchèse aux marginaux.

En 1883, elle se sent appelée à fonder une communauté religieuse destinée aux missions dans les terres étrangères. Ainsi, elle fonde une première école de formation en 1902. Celle-ci deviendra les Sœurs missionnaires de l’Immaculée-Conception. En communauté, elle prend le nom de « Marie du Saint-Esprit ». Avec ses sœurs, elle lance la revue « Le Précurseur » dans laquelle on raconte les œuvres des religieuses autour du globe.

En 1933, elle tombe malade. Pendant huit ans, elle vit paralysée.

Son âme quitte son corps le 1ᵉʳ octobre 1941.

Le 18 décembre 1997, le pape Jean-Paul II la déclare vénérable.

ARTICLE DU JOUR: Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Statue de Thérèse de l'enfant Jésus dans l'église de Sainte-Julienne

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Par Benoit Voyer

30 septembre 2025

Le véritable nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus est Thérèse Martin, la fille de Zélie et Louis Martin décédés, comme leur fille, en odeur de sainteté. Thérèse est également connue sous le vocable de Thérèse de Lisieux, ville où elle a passé sa vie. Trois noms pour désigner une même personne. Il y a de quoi s'y perdre quand on ne connait pas cette sainte religieuse carmélite qui est la plus invoquée dans les prières des croyants autour du globe.

En 1996, Sœur Marie Langevin, du Carmel de Trois-Rivières, me disait que « Thérèse était pleinement femme […] Elle a développé à plein ses facultés de tendresse - un peu comme une fiancée - et de délicatesse. Elle nous montre comment aimer. »[1]

Elle m’expliquait que son acte d'offrande à l'amour miséricordieux on est la preuve : " … Je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre cœur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement... afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m'offre comme holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me comme consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'aussi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu".

Sa mémoire est célébrée le 1er octobre de chaque année.

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[1] Benoit Voyer. « Centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus - Les recrues sont rares au Carmel », Revue Sainte Anne, septembre 1996.

PAROLE DE René Lévesque


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (9)


JEAN-PAUL REGIMBAL: 5000 fervents du Renouveau charismatique en congrès à Sainte-Foy


5000 fervents du Renouveau charismatique en congrès à Sainte-Foy

Près de 5000 charismatiques sont réunis depuis hier à l'université Laval pour participer au 4e Congrès francophone canadien du Renouveau charismatique.

Par Jean Martel
Le Soleil

Selon l’abbé Hermann Giguère, président du conseil canadien du Renouveau, cet événement veut donner aux charismatiques un nouveau départ axé sur l’évangélisation.

Professeur de théologie de l'université Laval, M. Giguère a ajouté que ce congrès constitue l’occasion pour les charismatiques de se manifester. Ils ont fortement marqué l'Église des années 70, il faudrait que leur enthousiasme s’exprime de nouveau. D’ailleurs, le thème du congrès s’inspire de cette parole de l'Évangile: « Allez, proclamez que le Royaume de Dieu est au milieu de vous. »

Un délégué de Jean-Paul II, Mgr Paul Cordes, vice-président du Conseil pontifical des laïcs, et le président international du Renouveau charismatique, le père Diego Jaramillo, de Colombie, sont les conférenciers invités. Le congrès se terminera dimanche par une messe célébrée par l’archevêque de Québec, Mgr Maurice Couture.

Le Renouveau charismatique francophone a connu une certaine baisse au Canada. Toutefois, il compte encore 850 groupes de langue française au Canada, dont 600 au Québec.

Expérience de foi
M. Giguère déplore que le Renouveau soit encore perçu comme une recherche de l’extraordinaire. « On ne voit pas assez, dit-il, que c'est d’abord une expérience de conversion et de renouvellement de la foi. Il est composé de gens qui ont fait une rencontre de Jésus et qui cherchent des moyens de la dire autour d’eux. »

On constate certaines tendances dans le Renouveau d'aujourd’hui. D'abord un intérêt pour l’évangélisation. En effet, plusieurs membres cherchent de nouvelles voies pour témoigner de leur foi. Des efforts sont faits pour rejoindre les jeunes. Une autre tendance, c’est l’engagement des charismatiques dans les divers champs de la pastorale.

Message des évêques
Le congrès qui se tient en fin de semaine sera l’occasion du lancement d'une lettre pastorale des évêques canadiens sur le Renouveau. Selon certaines indiscrétions, il semble que ce message soit très positif. On se souvient qu’il y a une quinzaine d’années les évêques canadiens avaient souligné des aspects négatifs qu’ils avaient remarqués chez les charismatiques.

C’est en 1970 que le Renouveau charismatique fit son apparition au Québec. Le père Jean-Paul Regimbal en a été un des premiers artisans. Le premier congrès francophone canadien s’est tenu à l'université Laval en 1974; il a réuni environ 7000 personnes.

(Le Soleil, 26 mai 1990, p. A-3)

29 septembre 2025


LE BALADO: Jean-Guy Dubuc (2)


COMMENTAIRE: Agression au Centre jeunesse de Joliette

Une éducatrice sauvagement battue et étranglée au Centre jeunesse de Joliette. La situation est inquiétante. Comment se fait-il que cette jeune intervenante avec peu d'expérience ait été laissée seule avec un jeune à haut risque qui a presque le même âge ? Dans un tel milieu, on n'intervient jamais seul. De plus, il serait temps de modifier la loi sur la protection de la jeunesse. À 14 ou 16 ans, un jeune est conscient de ses actes. Ce jeune agresseur devrait être traité comme un agresseur adulte. (BV) 

https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2025-09-06/centre-jeunesse-de-joliette/une-educatrice-sauvagement-battue-et-etranglee.php

ARTICLE DU JOUR: Le vénérable Alfred Pampalon


Le vénérable Alfred Pampalon

Par Benoit Voyer

29 septembre 2025

À Lévis, le 24 novembre 1867, naît Alfred Pampalon. Il est le fils d’Antoine Pampalon (1823-1891) et Josephte Dorion (1828-1873).

À l’âge de 17 ans, il contracte une maladie pulmonaire.

Confiant en la bonne sainte Anne, il se rend prier la grand-mère de Jésus, dans le petit sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, sur la rive nord du Saint-Laurent, juste en face de l’île d’Orléans. S’il guérit, il promet de devenir prêtre rédemptoriste, une communauté religieuse masculine qui n’existe pas encore au Québec. En 1886, il s’embarque pour la Belgique. Il sera ordonné le 4 octobre 1892.

A Mons, en Belgique, il enseigne le catéchisme et visite les personnes malades.

En parlant de sainte Anne, il disait un jour: « J’ai promis à ma Bonne Mère de devenir un saint! Et ma confiance en elle me le fait espérer! ».

En 1895, atteint de la tuberculose, Alfred revient au Canada et intègre sa communauté religieuse à Sainte-Anne de Beaupré.

Le 30 septembre 1896, après avoir chanté le « Magnificat », il fixe les yeux au ciel, comme s’il avait une vision, et passe sur l’autre rive de l’existence.

Il repose dans la crypte de la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, près de la chapelle du Très Saint-Sacrement.

Alfred Pampalon a été déclaré vénérable le 14 mai 1991.

PAROLE DE René Lévesque

NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (8)


JEAN-PAUL REGIMBAL: Renouveau au Stade olympique


Renouveau au Stade olympique

Un grand congrès ayant pour thème: ‘Jésus est vivant, nous en sommes tous témoins’’, réunira quelque 20,000 personnes au stade olympique de Montréal, les 10, 11 et 12 juin. Organisé par le Renouveau charismatique catholique francophone, il veut donner suite à l’exhortation apostolique de Paul VI: “L’évangélisation dans le monde moderne”. Vécu dans un contexte de prière, il présentera différentes activités dont plusieurs conférences pour montrer comment l’évangélisation doit atteindre les diverses sphères de la vie par le témoignage des individus et des groupes. Au nombre des conférenciers figurent les noms de Mgr Langevin, de Mgr Crowley, de l’abbé Michel Quoist, du Père Jean-Paul Regimbal, du Père Vincent Therrien. Le Renouveau charismatique dénombre actuellement quelque 800 groupes de prière au Québec. Les 45 que l’on connaît dans le diocèse délégueront plusieurs autobus de congressistes à cette manifestation de foi à laquelle toute la population est invitée au moins pour la messe de clôture, le dimanche après-midi. À cette occasion, la télévision de Radio-Canada offrira, le dimanche 5 juin, une émission d’une heure sur le Renouveau charismatique, de 17h00 à 18h00. Le poste CKRS-TV diffuse cette émission. Il est à prévoir que d’autres émissions suivront ainsi que des publications sur les différents sujets traités lors des conférences. 

(Le Quotidien, 31 mai 1977, p. A-6)