Au congrès marial d’Ottawa de 1947, Jean-Paul Regimbal fait une rencontre providentielle qui changera sa vie
Par Benoit Voyer
11 octobre 2026
Du 18 au 22 juin 1947, au parc Lansdowne, Ottawa accueille un événement qui marque profondément la vie catholique canadienne : le Congrès marial international, organisé à l’occasion du centenaire de l’archidiocèse d’Ottawa.
Le cardinal James McGuigan, archevêque de Toronto, et tout le gratin religieux catholique du pays sont présents [1]. Le Congrès réunit également presque tous les évêques du pays, des religieux et des milliers de fidèles.
Le 18 juin 1947, le quotidien Le Droit publie un supplément de plus de 50 pages pour souligner l’événement. À part l’abondante publicité, on y donne le programme et on y présente les dignitaires et les activités. Parmi celles-ci, on retrouve des conférences, des célébrations et des manifestations artistiques.
Cette grande manifestation religieuse témoigne alors de la vitalité d’une Église profondément enracinée dans la société canadienne, capable de rassembler les fidèles autour de la dévotion mariale et de la mission apostolique.
Avant même le rassemblement d’Ottawa, la préparation du Congrès avait suscité un vaste mouvement religieux, notamment par le pèlerinage de Notre-Dame du Cap. La présence de la statue mariale, qui a parcouru plusieurs régions du Canada, contribue à bien préparer spirituellement les participants en rappelant la place centrale de Marie dans la vie chrétienne.
Parmi les éléments marquants du Congrès figurent 117 kiosques tenus par différentes communautés religieuses, qui permettent aux participants de mieux connaître leurs œuvres, leur spiritualité et leur mission, particulièrement leurs liens avec la Vierge Marie. L’exposition couvre une superficie de plus de 133 000 pieds carrés.
Parmi ces kiosques se retrouve celui des Trinitaires. Ils présentent leur spiritualité à travers un kiosque consacré à Notre-Dame du Rachat. Cette dévotion mariale, propre à l’Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs, met en lumière leur vocation particulière : participer à l’œuvre de libération et de rédemption voulue par le Christ.
Jean-Paul Regimbal se rend au congrès avec d’autres étudiants du collège du Sacré-Cœur qu’il fréquente à Sudbury. Il est très intéressé par la grande exposition religieuse qui y est présentée.
Pour la première fois de sa vie, Jean-Paul rencontre des Trinitaires. C’est le coup de foudre ! Ces instants sont pour lui une réponse à ses nombreuses prières. Il se dit : « Voilà enfin des religieux qui s’occupent des prisonniers ! »
Sans tarder, il en parle à son guide spirituel, le père Jean-Paul Demers, s.j. Ce dernier lui demande de garder cela dans le secret de son cœur afin de laisser Dieu lui préciser l’appel. En sera-t-il capable ?
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[1] Dans mes précédents articles, je parlais de la présence du cardinal Léger. Cela a entraîné une erreur importante. Paul-Émile Léger deviendra archevêque de Montréal en 1950 et cardinal en 1953. L’erreur a été causée par une lecture difficile du quotidien Le Droit qui, en réalité, parlait du « cardinal légat ».
