29 octobre 2026


HISTOIRE : Un ancien premier ministre du Canada en faveur de l’annexion aux États-Unis

Un ancien premier ministre du Canada en faveur de l’annexion aux États-Unis

Par Benoit Voyer

29 octobre 2026

En 1849, avec un groupe de politiciens canadiens-français et d’hommes d’affaires anglophones, John Abbott cosigne le « manifeste de Montréal » qui exhorte le Canada à fusionner avec les États-Unis afin de profiter de meilleures conditions économiques et d'institutions politiques moins rétrogrades que la monarchie.

Par la suite, lorsqu’on lui reprochera son manque de fidélité à la couronne britannique, il dira qu'à titre de lieutenant-colonel du onzième régiment d'Argenteuil, il a dirigé 300 « miliciens », qui ont eu pour mission de protéger la colonie durant l'incident du Trent au début des années 1860.

Premier ministre du Canada malgré lui

John Abbott ne souhaitait pas devenir premier ministre. D’ailleurs, il méprisait la fonction. À ce sujet, il disait : « Je déteste la politique et ce qu’on juge comme ses méthodes appropriées. Je déteste la notoriété, les réunions publiques, les discours en public, les caucus et toutes les servitudes qui semblent attachées à la politique, sauf l’obligation de servir le public du mieux que je peux. »

Au décès du premier ministre John A. Macdonald, il appuie la candidature de John Thompson. À cause de conflits internes au Parti conservateur du Canada, en homme de devoir, John Abbott accepte d’être une solution de compromis. Le 15 juin 1891, il devient le troisième premier ministre du Canada. Il est le premier premier ministre du Canada à être né au pays.

Son mandat est de courte durée. Malade, il se retire en août 1892, sur la recommandation de son médecin. Il désigne John Thompson comme successeur. Il part pour l'Angleterre, la France et l'Italie, espérant retrouver la santé. Le gouverneur général accepte sa démission le 4 décembre. Thompson est assermenté trois jours plus tard.

Il décède le 30 octobre 1893. Ses funérailles sont célébrées le 2 novembre à la cathédrale anglicane Christ Church, à Montréal. Il est inhumé dans le cimetière Mont-Royal, à Montréal.

MME DE SÉVIGNÉ - Pensée

 


FLASH : Les quatre composants du sang

Les quatre composants du sang

Saviez-vous que notre sang comprend quatre grands composants ? Les globules rouges transportent l'oxygène vers les organes. Les globules blancs participent à la défense contre les infections. Les plaquettes permettent au sang de coaguler pour arrêter les saignements. Enfin, le plasma est un liquide qui transporte notamment des protéines et d'autres substances. Ces différents composants peuvent être séparés et utilisés lors de traitements médicaux. En septembre 2026, les Témoins de Jéhovah autorisent leurs fidèles à décider individuellement s'ils acceptent ou non de recevoir ces produits sanguins. (Benoit Voyer, 29 octobre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Poursuivre son chemin coûte que coûte

Poursuivre son chemin coûte que coûte

Par Benoit Voyer

29 octobre 2026

La peur ne devrait pas décider de la route que chacun de nous doit suivre, c’est-à-dire qu’elle ne doit pas décider à notre place. Il est important de ne pas laisser celle-ci nous détourner de ce que l'on croit important.

On voit bien cela dans la vie de Jésus. Il apprend qu’Hérode veut le tuer. Il ne fait pas comme si le danger n’existe pas. Il refuse de laisser cette menace déterminer sa conduite. Il sait ce qu’il doit accomplir. Il poursuit sa route coûte que coûte. (cf. Lc 13, 31-35)

Il arrive que la peur nous pousse à nous taire alors qu’il faudrait parler, à renoncer alors qu’il faudrait persévérer, à éviter une personne alors qu’il faudrait aller vers elle ou à abandonner une décision parce qu’elle nous expose au jugement, au rejet ou à l’incompréhension.

PORTRAIT : Alexis-Louis Mangin

Alexis-Louis Mangin

Par Benoit Voyer

29 octobre 2026

Le 4 septembre 1856, à Liège, en Belgique, naît Alexis-Louis Mangin. Quelques mois plus tard, sa famille s’établira à Rambervillers, en France.

Enfant espiègle et agité, il manifeste assez tôt un intérêt pour la vie religieuse. Il rêve être missionnaire. Il n’a que huit ans lorsque son père décède.

Élève doué, il obtient à 19 ans un baccalauréat ès lettres et un baccalauréat ès sciences.

Il entre au Séminaire de Saint-Dié.

Le 16 avril 1881, il est ordonné prêtre dans la chapelle des Carmélites de Velletri, près de Rome. Par la suite, il devient professeur au collège de Metz, puis à celui de Rambervillers, où il fonde un cercle destiné à la jeunesse.

En 1885, à la suite d’un appel téléphonique de l’abbé Antoine Labelle (le célèbre curé Labelle), il quitte la France pour le Canada. Il travaille à Chénéville pendant trois ans et, en 1889, il devient curé fondateur de la paroisse Notre-Dame-des-Neiges, à Masson, devenu de nos jours un secteur de Gatineau.

À cet endroit, il consacre son temps à la prière. Il cherche à renouveler la vie spirituelle de ses paroissiens. Éléonore Potvin, sa ménagère, devient sa précieuse collaboratrice. Ensemble, ils développent le projet d’une nouvelle communauté religieuse consacrée, notamment, à l’adoration eucharistique et à la prière pour les prêtres. Le 23 mai 1895, la Congrégation des Servantes de Jésus-Marie voit le jour.

L’année suivante, Alexis-Louis Mangin quitte sa paroisse afin de se consacrer entièrement à la nouvelle communauté. Au couvent, il choisit de vivre pauvrement. Il laisse derrière lui ses biens personnels, jusqu’au calice reçu à son ordination sacerdotale.

Homme cultivé, il s’intéresse à la physique, à la chimie, à la menuiserie, à la sculpture et à la photographie. Habile de ses mains, il conçoit plusieurs outils pour favoriser le travail des religieuses.

Alexis-Louis Mangin est avant tout un intellectuel. Il écrit de la poésie et des textes dans le domaine de la théologie chrétienne. Il laisse une centaine de cahiers d’instructions, de sermons, de lettres et d’opuscules. On lui doit la première publication canadienne du Traité de la vraie dévotion à Marie, de saint Louis-Marie de Montfort.

Il a une santé fragile. Il deviendra totalement sourd.

En janvier 1914, il rencontre le pape Pie X, à Rome, afin de solliciter l’approbation des Constitutions des Servantes de Jésus-Marie. En 1918, une nouvelle fondation de la communauté voit le jour à Rimouski.

En janvier 1920, la grippe frappe plusieurs religieuses. Il contracte la maladie. Malgré tout, il poursuit son travail auprès de ses sœurs.

La veille de sa mort, il affirme n’avoir « pas perdu un seul instant la présence de Dieu pendant cette maladie ».

Alexis-Louis Mangin décède le 26 février 1920, à 1 h 10 du matin. Peu avant sa mort, il résume ainsi l'enseignement qu’il estime avoir transmis à sa communauté : « Maintenant, j’ai fini d’expliquer le règne du Saint-Esprit dans les âmes, son action quotidienne par Marie, sous l’influence de la sainte Liturgie. »

Il repose dans le cimetière Notre-Dame, à Gatineau.


LE PRÉSENT DU PASSÉ : Musée Marie-Rose Durocher


Musée Marie-Rose Durocher

Le Musée Marie-Rose Durocher est déménagé au 80, rue St-Charles est, à Longueuil. L’inauguration aura lieu prochainement. Les instigatrices espéraient le faire le 6 octobre à l’occasion de la fête liturgique de la bienheureuse fondatrice des Sœurs des Saints noms de Jésus et de Marie. Les visiteurs pourront visiter la première maison de cette congrégation : escalier en bois du 18e siècle, chambre et salle de travail de sœur Marie-Rose Durocher, salle du chapitre et premier caveau où était inhumée la « sainte ». Dans la chapelle communautaire, le public pourra prier au lieu où elle se recueillait. Marie-Rose voyait le jour le 6 octobre 1811 et décédait à la même date en 1849. Elle fonda cette communauté en 1843. Sa dépouille repose à Montréal. Informations : (514) 651-8104. (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)