21 octobre 2026


NEUROSCIENCES : Ouvrir aux médicaments les portes du cerveau

Ouvrir aux médicaments les portes du cerveau

Par Benoit Voyer

21 octobre 2026

Dans Le Point du 19 février 2026, on raconte que TheraSonic s’attaque à l’un des grands défis de la médecine : faire pénétrer les médicaments dans le cerveau. La barrière hémato-encéphalique, ce bouclier naturel qui protège notre système nerveux, bloque aussi 98 % des traitements destinés aux maladies neurologiques. Ainsi donc, l’entreprise française a développé une solution non invasive pour ouvrir temporairement cette barrière là où c’est nécessaire.

Le procédé repose sur des ultrasons focalisés et de minuscules bulles de gaz injectées dans le sang. Sous l’effet des ondes, ces microbulles vibrent et écartent légèrement les cellules de la barrière, créant des passages temporaires de quelques heures. Le dispositif comprend un système de navigation pour cibler les zones à traiter, une technologie robotique pour intervenir sur plusieurs régions du cerveau et un contrôle en temps réel pour assurer la sécurité du patient. Le tout sans chirurgie ni anesthésie générale.

Créée à la fin de 2023 par deux chercheurs, Benoît Larrat et Anthony Novell , TheraSonic s’appuie sur plus de quinze ans de recherche. L’équipe compte aussi Hamid Ouamara et Joseph André, responsables des volets technologique et opérationnel. La start-up bénéficie du soutien de CEA Investissement, de M2care et de Gustave Roussy Transfert pour accélérer son passage aux essais cliniques.

DIDEROT - Pensée


FLASH : Au hockey comme en politique

Au hockey comme en politique,
l’écusson est près du cœur!

Le 19 octobre 2026, lors de l’assermentation des 40 députés du Parti libéral du Québec à l’Assemblée nationale, à Québec, le nouveau chef de l’opposition officielle, Charles Milliard, a emprunté une image au hockey pour rappeler à ses joueurs l’importance de l’esprit d’équipe : « Au hockey, chaque joueur porte son nom dans le dos. Il a travaillé fort pour mériter sa place dans l’équipe parce qu’il possède du talent, une personnalité propre et une manière de jouer qui lui est propre. »

Il a rappelé que les joueurs qui sautent sur la glace portent tous le même chandail et que ce qu’ils défendent se trouve à l’avant.

Le chef libéral a reconnu que ses députés auront des débats et ne seront pas toujours d’accord. Il leur faudra parfois accepter de ne pas avoir le dernier mot et faire passer l’intérêt de l’équipe avant leurs préférences personnelles : « Parce qu’au hockey, le nom est dans le dos, mais l’écusson est près du cœur. » Une image que Charles Milliard souhaite voir accompagner ses députés tout au long de la législature. (Benoit Voyer, 21 octobre 2026)

FLASH : La montée Hamilton

La montée Hamilton, à Sainte-Julienne, le 20 octobre 2026


FLASH : L'infertilité n'est pas qu'une affaire de femmes

L'infertilité n'est pas qu'une affaire de femmes

Pendant longtemps, les problèmes de fertilité ont surtout été associés aux femmes. Pourtant, les hommes jouent un rôle important dans cette réalité. Selon des recherches médicales publiées en 2023, des facteurs masculins interviennent dans environ 30 à 50 % des situations d'infertilité des couples. Les causes sont nombreuses. Elles comprennent notamment des troubles hormonaux, des anomalies génétiques, certains traitements médicaux et des problèmes de production des spermatozoïdes. Voilà pourquoi les spécialistes recommandent généralement d'examiner les deux partenaires lorsqu'un couple éprouve des difficultés à concevoir un enfant. (Benoit Voyer, 21 octobre 2026)

FLASH : Le rang Saint-Jacques

Rang Saint-Jacques (route 341), à Saint-Jacques-de-Montcalm, le 20 octobre 2026


RÉFLEXION SPIRITUELLE : Veiller, c’est faire le bien

Veiller, c’est faire le bien

Par Benoit Voyer

21 octobre 2026

Comme je l’écrivais, hier, chaque jour, j’essaie de mettre en pratique un conseil spirituel de François Cassingena-Trévedy, un moine catholique de Ligugé. Dans son livre « Quand la Parole prend feu », publié par l’Abbaye de Bellefontaine, il écrit : « La lettre du Dieu tout-puissant à sa créature appelle une réponse ». L’affaire est logique : lorsque je reçois une lettre ou un courriel, la moindre chose est de répondre… minimalement un accusé de réception.

Grégoire Le Grand écrivait à son époque : « Dieu ne nous parle à travers la sainte Écriture que dans un seul but : Nous entraîner à l’amour de lui-même et du prochain ».[1]

De son côté, Pascal écrivait : « Tout ce qui ne va point à la charité est figure. L’unique objet de l’Écriture est la charité. Tout ce qui ne va point à l’unique but en est la figure. Car, puisqu’il n’y a qu’un but, tout ce qui n’y va point en mots propres est figuré ».[2]

La réponse attendue à une lettre d’amour n’est autre qu’une lettre d’amour. Et pour Dieu, cette lettre attendue doit s’écrire à même ma vie. Comment ? En veillant. C’est du moins ce qu’il y a d’écrit dans le mot du jour (cf. Lc 12, 39-48).

Veiller, ce n’est pas simplement attendre Dieu; c’est vivre et agir fidèlement pendant son absence apparente. Veiller, c’est faire le bien.

Je me questionne : Qu'est-ce que Dieu m'a confié ? S'il venait aujourd'hui, me trouverait-il en train d'en prendre soin ?

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[1] Grégoire Le Grand. Homélie X, « sur Ézéchiel », 14, SC 327, p. 398.
[2] Pascal. Pensées, éd. H. Massis, 1935, p. 409.

POINT DE VUE CATHOLIQUE : Pour la paix sociale en France

Pour la paix sociale en France

Ce mardi 20 octobre, lors de l'eucharistie de 9 h à l'église catholique de Saint-Lin–Laurentides, dans la région de Lanaudière, les participants ont notamment prié pour que la paix sociale s'installe en France, particulièrement à Limoges, ville d'origine de l'abbé Laurent Gouneau, prêtre répondant de l’équipe pastorale missionnaire de la région de Montcalm. La célébration était présidée par l'abbé Paul Léveillé, prêtre associé. Sur la photo : L'abbé Paul Léveillé, accompagné de deux religieuses. À gauche, sœur Chantal Desmarais, responsable de la communauté chrétienne Bienheureuse-Émilie-Gamelin. (Benoit Voyer, 21 octobre 2026)

POINT DE VUE CATHOLIQUE : L’identité chrétienne, entre patriotisme et nationalisme

Père Benoist de Sinety
L’identité chrétienne, entre patriotisme et nationalisme

Par Benoit Voyer

21 octobre 2026

Il y a quelques mois, le père Benoist de Sinety, curé de la paroisse Sain­t-Eu­bert, à Lille, a écrit un livre sur la question de l’identité chrétienne, paru chez Grasset : « La Cause du Christ - L’évan­gile contre l’iden­tité chré­tienne ».

Dans un entretien qu’il accordait à Marguerite de Lasa, du quotidien La Croix, le 6 juin, il faisait un constat de situation : « Depuis une quin­zaine d’années, on sent chez un certain nombre de chré­tiens un besoin de mani­fes­ter une iden­tité de manière plus visible, plus sin­gu­lière. Ce phé­no­mène est sans doute en lien avec le grand flou dans lequel on se trouve sur toutes les ques­tions de « construc­tion » et de « décons­truc­tion » de l’identité. Cela vient aussi peu­t-être d’une inquié­tude géo­po­li­tique, en rai­son des mou­ve­ments de popu­la­tion, de l’impor­tance de nou­veaux cou­rants reli­gieux, notamment l’islam, dans notre pays. Tout cela pro­voque des inquié­tudes chez cer­tains. D’où ce sen­ti­ment qu’il serait bon de pou­voir mani­fes­ter de manière plus visible une identité chrétienne ».

Il ajoutait : « Sur le plan du com­bat poli­tique, res­sort, de manière de plus en plus forte et de moins en moins com­plexée, une espèce de néo-maur­ras­sisme qui consi­dère que le chris­tia­nisme est un bon vec­teur poli­tique parce qu’il incar­ne­rait l’iden­tité du pays. Ce cou­rant affirme que la France est chré­tienne, que les Français sont chré­tiens et que les autres ne sont qu’un reste qui pose ques­tion. On mobi­lise donc l’image d’un passé chré­tien, très magni­fié et idéa­lisé, cette « France chré­tienne de tou­jours », qui n’a en fait jamais existé telle qu’on la décrit. Pour les tenants de ces dis­cours, le Christ et les Évan­giles n’ont pas beau­coup d’impor­tance. Ce qui est impor­tant, c’est la façade chrétienne qui struc­ture une nation et qui évoque un passé qu’on aime­rait voir demeurer à jamais. »

Puis, en pensant à haute voix, il affirmait : « Il me semble que le chris­tia­nisme n’a pas de sens sans le Christ. Et en déta­chant le chris­tia­nisme de Jésus et de l’évan­gile, en essayant d’entraî­ner des chré­tiens dans cette dérive, on tra­hit l’iden­tité chré­tienne au sens fort. Et on s’ouvre à des dérives ter­ribles, parce que le chris­tia­nisme sans le Christ devient une idéo­lo­gie, mar­quée par une forme de repli sur soi, de rejet de ce qui est autre, et de méfiance, voire de détes­ta­tion, pour ce qui est étran­ger. »

Au cours de l’entretien accordé au quotidien La Croix, il en a profité pour faire une distinction entre le patriotisme et le nationalisme : « Il faut le dis­tin­guer du patrio­tisme, qui est l’amour de sa patrie, de sa terre, du lieu où on a grandi, de la langue qu’on parle, de la culture de laquelle on est pétri. Le patrio­tisme est légi­time et louable. Le natio­na­lisme, c’est la pen­sée que ma patrie, ma culture, est non seule­ment supé­rieure aux autres, mais qu’elle doit s’impo­ser aux autres. Il conduit à la guerre. Or le chris­tia­nisme ne cherche pas à appuyer un État ou à asseoir une visi­bi­lité géo­po­li­tique parmi les États du monde. Il ne pro­voque pas un désir de créer un pays ou un conti­nent de chré­tiens. Le chris­tia­nisme vient infu­ser par­tout dans le monde, dans tous les sys­tèmes poli­tiques, dans toutes les cultures, dans toutes les langues, la bonne nou­velle de l’évan­gile. »

Et le transmetteur de l’évangile se révélait : « Je ne suis pas là pour défendre un système de valeurs, je suis là pour suivre Jésus, le Christ. Et Jésus n’a pas besoin d’être défendu. Il le dit même très clai­re­ment à Pilate lors de son pro­cès. Jésus est mort sur la croix, donc il a accepté que son hon­neur soit bafoué. Nous ne sommes pas là pour empê­cher que Jésus soit cru­ci­fié, mais pour témoi­gner de la puis­sance de l’amour que Dieu nous mani­feste à tra­vers le visage de Jésus. »

Il semblait triste en disant : « Cer­tains nou­veaux venus dans l’Église cherchent cette iden­tité chré­tienne en réac­tion à une société en mou­ve­ment, dont les mœurs évoluent, et qui se diver­si­fie. Com­ment l’Église devrait-elle les accom­pa­gner ? Le rôle de l’Église [est d’] aider à conver­tir […] pour se mettre au ser­vice de l’évan­gile. Il faut […] faire com­prendre [qu’elle n’est] pas là pour une recon­quête, pour récu­pé­rer des parts de mar­ché. [Elle est] là pour ser­vir ».

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Les évêques en tournée

Les évêques en tournée

La Conférence des évêques catholiques du Canada a décidé, à titre expérimental, de ne point tenir son assemblée plénière annuelle à Ottawa pour les quatre prochaines années. Du 12 au 17 octobre 1995, elle se déroulera à Edmonton chez les Sœurs grises. L’année prochaine elle bifurquera vers Halifax et l’année suivante à Cap-de-la-Madeleine. Quant à 1998, les évêques aimeraient se rassembler en Ontario. La région de Toronto est une présente possibilité.

Pour cette année, ils porteront leur réflexion sur une spiritualité à l’aube de l’an 2000. Dans ce dossier, les évêques réfléchiront sur le phénomène des sectes, des communautés nouvelles et de l’évangélisation au cœur du monde contemporain.

Parmi les autres sujets, il sera question du synode des Amériques qui se déroulera à Rome en 1997 et qui rassemblera les pays des trois Amériques. Enfin, un comité sera mis sur pied pour préparer le Jubilé de l’an 2000 au Canada. Cette grande fête a été lancée à la demande du pape Jean-Paul II.

Comme à l’habitude, les sujets abordés par les évêques canadiens orienteront la vie pastorale des diocèses du pays. De nombreux pasteurs diocésains canadiens s’en inspireront pour déterminer leurs priorités d’actions. (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, octobre 1995, p. 4)