20 octobre 2026


FLASH : Décès de Thérèse Jean (1943-2026)

 

C'est avec regret que je viens d'apprendre le décès de Thérèse Jean, ma tante. Son ange gardien est venu la chercher pour la conduire à sa dernière demeure, cet après-midi. Elle était la soeur de ma mère. Mes condoléances à mon cousin François et mes cousines Julie, Guylaine et Mélanie.

SANTÉ MENTALE : Voici pourquoi la marche favorise les idées et l’apaisement du cerveau

Voici pourquoi la marche favorise les idées et l’apaisement du cerveau

Par Benoit Voyer

20 octobre 2026

La marche ne fait pas seulement bouger le corps. Elle transforme aussi notre manière de penser.

Dans l’édition du 21 mai 2026 du magazine Sciences et Avenir, Benoît Bardy, professeur en sciences du mouvement à l’Université de Montpellier, rappelle que « notre cognition, c’est-à-dire notre manière de penser, est liée à la façon dont nous bougeons ».

Contrairement à une activité physique intense qui mobilise fortement l’effort et la performance, la marche laisse l’esprit disponible. Elle permet une forme de réflexion libre et favorise l’apparition d’idées nouvelles.

Une étude de l’Université Stanford publiée en 2014 dans le Journal of Experimental Psychology avait montré que la marche pouvait augmenter la créativité de 60 %.

De plus, le déplacement régulier du regard pendant la marche aurait un effet apaisant sur l’amygdale, une région du cerveau impliquée dans l’anxiété. La marche ne supprimerait donc pas les pensées difficiles, mais aiderait plutôt à les organiser.

DIDEROT - Pensée

FLASH : L'infertilité touche une personne sur six

L'infertilité touche une personne sur six

En 2023, l'Organisation mondiale de la santé publie une étude sur l'infertilité dans le monde. Les résultats indiquent qu'environ une personne adulte sur six connaît des problèmes de fertilité au cours de sa vie. Cette situation touche les populations de tous les continents, peu importe leur niveau de richesse. L'infertilité se définit généralement par l'absence de grossesse après douze mois de relations sexuelles régulières sans contraception. Elle peut avoir des causes masculines, féminines ou mixtes. Les chercheurs rappellent également que certains problèmes de fertilité demeurent inexpliqués. (Benoit Voyer, 20 octobre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Rester éveillé et disponible pour Dieu

Rester éveillé et disponible pour Dieu

Par Benoit Voyer

20 octobre 2026

Au jour le jour, j’essaie de mettre en pratique un conseil spirituel de François Cassingena-Trévedy, un moine catholique de Ligugé. Dans son livre « Quand la Parole prend feu », publié par l’Abbaye de Bellefontaine, il écrit : « Il faut absolument acquérir et entretenir en nous […] une mentalité de destinataire, c’est-à-dire être bien persuadé que l’Écriture nous est personnellement adressée ».

Il ajoute un peu plus loin, en faisant référence à l’évangile de Jean (Jn 4, 26; 9, 37) : la lecture biblique est le lieu d’une rencontre personnelle avec « Celui-qui-te-parle » : « À la lecture livresque, superficielle, doit alors se substituer une lecture-contact, une lecture-rencontre. »

Les textes de la Bible sont comme une lettre d’amour de Dieu écrite pour moi ou pour chacun de nous, personnellement.

Ainsi donc, dans la lettre d’amour de Dieu que je reçois aujourd’hui (cf. Lc 12, 35-38), Jésus emploie trois images très concrètes : la tenue de service, la lampe allumée et l’attente du maître. Il ne s’agit pas de vivre dans la peur de son retour, mais de ne pas s’endormir spirituellement. La personne qui marche à sa suite doit demeurer prête à accueillir Dieu lorsqu’il se présente, parfois au moment où elle s’y attend le moins. Veiller, ce n’est pas attendre sans rien faire; c’est vivre aujourd’hui de manière à être prêt à accueillir Dieu lorsqu’il passe.

Quelque chose frappe en lisant ce texte : lorsque le maître revient et trouve ses serviteurs en train de veiller, les rôles s’inversent. Il les fait s’asseoir à table et vient les servir. En d’autres mots, la fidélité de celui ou celle qui tente de marcher à sa suite débouche sur une communion avec Dieu qui dépasse ce qu’on pouvait imaginer.

Je me questionne : est-ce que ma lampe est encore allumée ? Est-ce que, dans ma vie quotidienne, je demeure attentif à Dieu, disponible à sa présence et prêt à répondre lorsqu’il frappe à ma porte ?

Je fais mienne cette petite prière tirée du livre « Le Pâtre blessé » de Daniel-Ange, un livre qui a marqué mon adolescence : « De tes mains, Père, nous recevons tout, et ce que nous mangerons demain, tu veilles la nuit, pour le préparer. »

RELIGIOLOGIQUE : Dieu n’est jamais parti

Dieu n’est jamais parti

Par Benoit Voyer

20 octobre 2026

Dans plusieurs sociétés occidentales, pendant de nombreuses années, la question religieuse semblait appartenir au passé. La foi chrétienne paraissait doucement disparaître, emportée par la sécularisation, la transformation des modes de vie et l’effacement progressif des références religieuses dans l’espace public. En ce moment, certains signes troublent cette lecture trop simple de l’histoire.

En France, l’augmentation récente des demandes de baptême chez les adolescents et les adultes témoigne d’une réalité inattendue : chez certains jeunes, une recherche spirituelle renaît.

Le 25 mai 2026, dans un entretien paru dans Le Figaro, le théologien dominicain Thierry-Dominique Humbrecht explique qu’il ne s’agit pas nécessairement d’un simple retour du passé, mais d’une réponse à un manque : « Dieu revient ? Il n’est jamais parti, mais il se fait discret jusqu’à la timidité ».

Selon lui, ces nouveaux baptisés révèlent « une soif spirituelle chez ceux qui n’ont rien reçu des générations qui les précèdent ». Il y a lieu de se questionner : que devient une société lorsqu’elle cesse de transmettre une partie de son héritage spirituel et culturel ?

Une quête de sens et d’identité
Pour Thierry-Dominique Humbrecht, le phénomène actuel ne peut pas être réduit à une seule explication. Certains cherchent Dieu, d’autres cherchent des racines, une histoire, une appartenance. Souvent, les deux dimensions se croisent.

Il dit au journaliste du Figaro : « S’agit-il d’un réveil religieux ou d’une quête d’identité ? D’un peu des deux, mais pourquoi pas ? »

On le sait depuis toujours, la vie de foi ne se limite effectivement pas à une pratique personnelle d’un courant religieux. Elle porte aussi une culture, un langage, des symboles, une manière de comprendre le monde. Le théologien rappelle qu’il est normal qu’une tradition religieuse transmette une vision de l’être humain et de la société : « Il est anormal que l’on stigmatise la culture chrétienne qui est la nôtre depuis des siècles ».

Cette réflexion amène une autre question. Le théologien se demande : « Tout le monde aurait-il droit à son identité, sauf les chrétiens ? »

La transmission de la foi
Mais redécouvrir un héritage ne suffit pas. Encore faut-il le connaître. Thierry-Dominique Humbrecht insiste sur cette faiblesse majeure des dernières décennies : une rupture dans la transmission. Il rappelle une réalité fondamentale : « On n’aime que ce qu’on connaît, dit saint Augustin. Faire aimer Dieu sans le faire connaître, c’est aller droit à l’échec »

D’ailleurs, sa réflexion dépasse le seul domaine religieux. Elle touche toutes les sociétés : une culture qui ne transmet plus ses références laisse les générations suivantes chercher seules des réponses aux grandes questions humaines.

Pour le théologien, la foi ne peut pas uniquement reposer sur une émotion ou une recherche personnelle. Elle demande une formation, une communauté et une expérience vécue.

Une foi minoritaire, mais appelée à témoigner
Le christianisme occidental n’est plus une évidence sociale. Il est devenu minoritaire. Pour Thierry-Dominique Humbrecht, cette situation peut aussi devenir une occasion de retrouver une foi plus consciente. Il affirme une vérité qui fait réfléchir : « Ces dernières décennies, on a enseigné que la foi ne s’enseigne pas. C’est un succès, la voilà ignorée : apostasie silencieuse »

Ainsi donc l’avenir de la foi chrétienne dépendrait moins du nombre que de la capacité des croyants à témoigner avec cohérence : « Foi instruite, vie de prière, parole puissante, action inventive » : voilà, selon lui, les moyens nécessaires pour que le christianisme retrouve une présence dans la société.

Il n’a pas la nostalgie d’un passé révolu, mais il est conscient qu’une civilisation ne peut vivre longtemps sans mémoire. Derrière la question religieuse apparaît une interrogation plus profonde : que devient une société lorsqu’elle oublie les récits, les symboles et les convictions qui ont contribué à la construire ?

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Les évêques à Baie-Comeau

Les évêques à Baie-Comeau

L’Assemblée plénière de l’Assemblée des évêques du Québec (AEQ) a eu lieu du 12 au 14 septembre à Baie Comeau. La rencontre annuelle n’était pas à Cap-de-la-Madeleine comme c’est le cas depuis de nombreuses années. Les évêques renoueront avec la tradition dès 1996. Ce déplacement spécial voulait souligner le 50e anniversaire du diocèse de Baie Comeau. Il a notamment été question des états généraux sur l’éducation décrétés par le ministère de l’Éducation du Québec. (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, octobre 1995, p. 4)