POLITIQUE : Arthur Meighen

Arthur Meighen
Arthur Meighen

Par Benoit Voyer

28 octobre 2026

Arthur Meighen est né sur une ferme le 16 juin 1874. Au Manitoba, il pratiquera le droit. Le 24 juin 1904, à Birtle, il épousera Jessie Isabel Cox. Cette dernière est née à Granby, au Québec, le 18 avril 1883 et est décédée le 6 septembre 1985. Elle était la fille de Charles Cox et de Lilian Booth ainsi que la nièce du célèbre écrivain et illustrateur Palmer Cox.

En 1908, Meighen est élu à la Chambre des communes sous la bannière conservatrice. Il est un orateur remarquable. Il deviendra premier ministre du Canada à deux reprises, soit de juillet 1920 à décembre 1921 et de juin à septembre 1926. Il est le 9ᵉ à occuper la fonction à partir de 1867.

Isabelle Cox
On se souvient de lui comme étant l'un des plus brillants parlementaires de son époque. Successeur de Robert Borden, il a dû gérer les séquelles de la Première Guerre mondiale, les tensions linguistiques, les revendications agricoles de l'Ouest et l'évolution des rapports entre Ottawa et les provinces. Son bref gouvernement de 1926 a été renversé à la suite de la crise King-Byng, une crise constitutionnelle qui a contribué à préciser les conventions entourant le rôle du gouverneur général et le principe du gouvernement responsable.

En 1932, il revient à la vie publique comme leader du gouvernement au Sénat. Il prendra sa retraite en 1942.

Arthur Meighen décède à Toronto le 5 août 1960.

Il repose dans le cimetière de la petite municipalité de St.Marys, en Ontario. S’il n’y avait pas le drapeau du Canada pour indiquer l’endroit où il est, il serait difficile de le retrouver. Devant sa pierre tombale, le gouvernement canadien a installé une plaque commémorative officielle. Un peu plus loin dans le cimetière, près de la chapelle, se trouve une fiche qui rappelle son parcours.

Meighen rappelle l'importance des institutions parlementaires du Canada. En ces temps où les gouvernements minoritaires, les débats constitutionnels et les relations fédérales-provinciales demeurent complexes, son parcours nous enseigne que la stabilité démocratique dépend autant du respect des règles non écrites que des lois elles-mêmes. Son exemple invite également à réfléchir à la qualité du débat parlementaire et à la recherche de compromis.


Cimetière de St.Marys, en Ontario