LYNDA LEMAY - Pensée


NEUROSCIENCES : De l’espoir dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer

De l’espoir dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer

Deux avancées ouvrent de nouvelles perspectives dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer : des traitements capables d’en ralentir l’évolution et des analyses de sang qui pourraient faciliter son diagnostic précoce.

Du côté des traitements, deux biothérapies ont reçu une autorisation de mise sur le marché en Europe, selon un état des lieux présenté par des experts et rapporté dans Le Figaro, le 28 février 2026. Elles modifient l’évolution de la maladie, sans toutefois la guérir.

Les spécialistes soulignent aussi l’apport attendu des biomarqueurs sanguins pour identifier plus tôt les patients. Un diagnostic précoce permet de mettre en place plus rapidement une prise en charge adaptée, avec l’objectif de préserver leur autonomie et leur qualité de vie. (Benoit Voyer, 3 novembre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Un Dieu pas si abstrait que ça

Un Dieu pas si abstrait que ça

Benoit Voyer

3 novembre 2026

Quelque chose de divin se manifeste ici-bas chaque fois que nous choisissons d’aimer.

Cette affirmation me rappelle ce qu’écrivait Christian Lépine dans son livre « Créés pour êtres aimés » (Médiaspaul, 2012) : « Il pourrait descendre dans le monde sans passer par notre amour, mais il veut avoir besoin de notre don. Et ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que notre amour, si humble, si fragile, Dieu veut bien s’en servir comme matériau pour construire son Royaume éternel qui est déjà commencé dans l’histoire. Avoir la foi, c’est aussi croire que nous sommes appelés à une vocation d’amour, que Dieu nous rend capables d’aimer et que par l’amour, nous transformons le monde. »

À cette « vocation d’amour », chacun est convié. Mais nous sommes absorbés par le quotidien de la vie. On se saoule de 1001 activités jusqu’à ne plus entendre. On fait la sourde oreille.

Pourtant, à travers le quotidien de la vie, Dieu invite encore et toujours. Il attend patiemment notre réponse.

Hier, il est passé par un collègue de travail : « Ça serait cool qu’on aille prendre un café ».

Avant-hier, dans notre unité de psychiatrie, lorsque j’ai demandé à cette vieille dame « Pourquoi criez-vous comme ça ?» c’était probablement lui qui répondait tristement « parce que j’ai besoin d’amour… »

Il y a une trentaine de minutes, une image m’est revenue… C’était probablement encore lui qui, à travers le souvenir de ma mère qui prenait le temps de m’apprendre à prier lorsque j’étais un bambin, me rappelait à quel point ces instants de prière m’apaisaient et combien lui et moi étions bien ensemble.

L’amour chrétien ne reste pas abstrait. Il prend chair dans la manière dont nous accueillons les autres et dont nous accueillons Dieu.

Le Royaume, qui semble un peu abstrait, n’est peut-être pas si loin de moi ; il commence chaque fois que je choisis d’aimer.

Savons-nous encore reconnaître l’invitation que Dieu nous fait ?

POINT DE VUE CATHOLIQUE : Visite au cimetière


Le 2 novembre est la commémoration de tous les fidèles défunts. C'est l'occasion de nous souvenir de ceux qui nous ont précédé au royaume de bienheureux. Avec ma mère qui a maintenant 93 ans, j'ai visité le cimetière de Saint-Jean-sur-Richelieu où repose mon oncle Laurent Jean, ma tante Marguerite Dumesnil et ma cousine Diane Jean.

POINT DE VUE CATHOLIQUE : Messe à Saint-Jean-sur-Richelieu


Le 2 novembre, j'ai participé à l'eucharistie du jour, à 9h, à l'église catholique Saint-Luc, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le messe était présidée par l'abbé Edmond Tshimanga.

POINT DE VUE CATHOLIQUE : Le dégoût des égouts

Mgr Robert Prevost
Le dégoût des égouts

Par Benoit Voyer

3 novembre 2026

Le 14 août 2017, à Chiclayo, au Pérou, Mgr Robert Prevost, évêque catholique de la région, devenu depuis ce temps le pape Léon XIV, exprime publiquement son mécontentement devant l'état lamentable des égouts de sa ville. Il dénonce l'inaction des responsables du réseau d'assainissement.

Sa dénonciation est justifiée parce que depuis plusieurs semaines, les travaux sont abandonnés sur la rue Elías Aguirre, près de la cathédrale Sainte-Marie. Les eaux usées s'accumulent. Les mauvaises odeurs et les risques sanitaires exaspèrent la population.

Le problème ne date pas d'hier. Le 4 juillet 2017, le quotidien Correo rapporte que la chaussée s'est affaissée près de la cathédrale.

Après des semaines et de semaines d’inaction, on finit par savoir que les conduites du centre-ville ont plus de 75 ans, qu’il y a un manque d'équipement et qu’on rencontre des difficultés administratives.

Un mois plus tard, le 3 août, la radio locale rapporte un autre débordement au marché central de Chiclayo. Les eaux contaminées envahissent plusieurs allées. Plusieurs commerçants doivent fermer leurs boutiques. D'autres paient de leur poche pour des travaux sanitaires.

En intervenant, on découvre la cause de l’obstruction : des amas de graisse, des sacs de plastique et des déchets alimentaires s’accumulent dans les canalisations.

Robert Prevost finit par perdre patience. Le 14 août, à la radio, l'évêque ne cache pas son indignation : « Comment est-il possible qu'en 2017, nous soyons encore dans une situation aussi désagréable et dangereuse en plein centre-ville, comme si notre ville n'avait aucune importance ? »

Il déplore cette situation qui affecte la population et l'image de Chiclayo. Il s'inquiète des risques de contagion dans la population. Il demande aux autorités d'intervenir rapidement. Le 21 août, des travaux de réparation sont entrepris dans la rue Elías Aguirre.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Avent 1995

Avent 1995

«Promesse de Dieu, espoir du monde» sera le thème proposé aux catholiques francophones du Canada à l’occasion de l’Avent 1995 qui débutera le 3 décembre prochain.

Au fil des dimanches, les fidèles qui participent aux célébrations dominicales réfléchiront sur les thèmes «Une lumière dans la nuit» (1er dimanche), «Une voix dans le désert», «Une terre de libération» et «Un signe qui change tout». «L’enfant de la promesse» marquera la messe de Noël.

«La thématique de l’Avent 1995 explique le document d’introduction préparé par Vie Liturgique, comporte deux pôles: l’espoir et la promesse. Nous insistons cependant davantage sur celui de la promesse afin de donner à l’Avent de cette année sa couleur propre. Il s’agit, en fait, d’éviter de développer une thématique trop proche de celle de l’an passé qui s’intitulait “Dans l’espérance”. Cela ne signifie pas cependant que l’espérance est évacuée de la thématique. Mais elle est toujours traitée en rapport avec la promesse sur laquelle repose l’espoir du monde».

Par ces jours de préparation à Noël, les croyants sont invités à vivre dans l’attente en priant.

La célébration de Noël n’est pas la principale fête des chrétiens. C’est l’événement de Pâques qui est leur raison d’être. Toutefois, la naissance du Christ, placée au second plan, rappelle l’accomplissement de la promesse de libération de Dieu faite par la bouche des prophètes de l’Ancien Testament. (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 24)