PLAN NORD : Il y a une urgence d’occuper le territoire du Nord québécois
Par Benoit Voyer
1er novembre 2026
Sur la Côte-Nord, la population a diminué d’environ 11 % en 25 ans. D’ici 2051, les projections démographiques sont inquiétantes.
La région se vide. Il y a d’abord la migration des jeunes vers les grandes villes en vue d’y poursuivre des études postsecondaires. À cela s’ajoute le départ des aînés qui cherchent à se rapprocher des lieux où se donnent des soins de santé adaptés à leur réalité.
Cette dévitalisation préoccupe la Société du Plan Nord (SPN), créée en 2015, à la suite de la réflexion amorcée en 2008 sous le gouvernement de Jean Charest. Initialement, la réflexion sur le Plan Nord reposait sur un postulat économique, c’est-à-dire qu’on souhaitait mettre en valeur les ressources naturelles du territoire et créer de la richesse.
En cours de route, devant la réalité populationnelle, l’occupation et la vitalité du territoire sont devenues un fil directeur des interventions.
Dans un article paru dans Le Nord-Côtier, le 24 avril 2026, le journaliste Manuel Paradis explique que la SPN souhaite favoriser la formation directement dans les régions nordiques, notamment dans les domaines liés aux besoins de l’industrie locale, comme le transport ferroviaire. Ainsi, l’objectif est de tenter de garder les jeunes sur le territoire en leur permettant d’y étudier, d’y travailler et de s’y établir plutôt que de quitter le Nord.
