PSYCHOLOGIE : L'empathie

L’empathie

Dans son livre Nueva Vida [1], Florence K. explique ce qu’est l’empathie : « Il y aurait en fait trois types d’empathie : l’empathie cognitive, définie par l’habileté à reconnaître et à comprendre de manière rationnelle un état émotionnel; l’empathie émotionnelle, soit l’habilité à émettre une réponse émotionnelle cohérente avec l’état émotionnel d’autrui; et l’empathie motrice, qui désigne l’action de refléter automatiquement et inconsciemment les expressions faciales d’autrui. L’observation d’une expression émotionnelle chez quelqu’un d’autre active d’abord certains circuits neuronaux, de telle sorte que l’émotion de l’autre fait écho en nous-mêmes (empathie émotionnelle), facilitant notre reconnaissance et notre compréhension rationnelle de cette émotion (empathie cognitive). »

Cette capacité prend tout son sens lorsque la personne peut mettre des mots sur ce qu’elle vit. Comme l’écrivait le frère Marie-Victorin [2] : « On soulage ses maux en les racontant. »

Mais être empathique ne veut pas dire s’effacer soi-même. La rencontre véritable suppose d’être authentique. Claude Ryan me le rappelait ainsi [3] : « ma façon de respecter l’autre est de lui dire qui je suis, et non pas de taire qui je suis sous prétexte de ne pas le déranger! »

L’empathie consiste donc à accueillir l’autre dans ce qu’il vit, à lui permettre de l’exprimer, tout en restant soi-même dans la relation. (Benoit Voyer, 1er novembre 2026)

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[1] Florence K. « Nueva Vida », Libre Expression, 2021, pp. 38 et 39 (BANQ 927.862165K111n 2021)
[2] Frère Marie-Victorin, lettre à Marcelle Gauvreau, 20 février 1937.
[3] Benoit Voyer. « Un géant nommé Claude Ryan (2) », Huffington Post, 27 février 2016. https://www.huffpost.com/archive/qc/entry/un-geant-nomme-claude-ryan-2_b_9292464