TRANSPORT : Le poids des véhicules continue d'augmenter au Québec
Par Benoît Voyer
26 octobre 2026
Les véhicules qui circulent sur les routes québécoises sont de plus en plus lourds. Le poids moyen des véhicules serait passé de 1 624 à 1 761 kg entre 2015 et 2025, une hausse de 137 kg, soit 8,4 % sur une période de dix ans. Cette évolution s'expliquerait par la popularité croissante des véhicules utilitaires sport (VUS) et des véhicules électriques, dont les batteries augmentent la masse.
Les chiffres montrent aussi que le poids moyen des automobiles de promenade a augmenté de 54 kilogrammes au cours de la dernière décennie.
Quant aux camions légers — catégorie qui comprend principalement les VUS — leur poids est demeuré relativement stable, autour de 1 832 kilogrammes. Leur nombre, toutefois, a explosé, passant de 1,6 million à près de 2,8 millions entre 2015 et 2025.
Dans le même temps, le nombre de voitures de promenade est passé d'environ trois millions à 2,3 millions.
Au total, le parc automobile québécois est passé de 5,3 millions de véhicules en 2005 à 7,2 millions aujourd'hui, une croissance d'environ un tiers, soit un rythme deux fois supérieur à celui de la population.
Bien entendu, cette tendance à la hausse soulève des questions importantes en matière d'aménagement du territoire, de sécurité routière et de mobilité durable. De plus, de nos jours, les véhicules sont beaucoup plus écoénergétiques qu’avant.
FLASH : Le métissage en Nouvelle-France
Les premiers colons français se sont-ils fréquemment unis aux Autochtones ? Une étude publiée en octobre 2026 vient remettre en question cette croyance. Des chercheurs de l'Université de Montréal analysent l'ADN de 45 personnes enterrées dans l'ancien cimetière Notre-Dame. Les résultats révèlent uniquement des origines européennes, principalement françaises. Aucune trace de métissage autochtone n'apparaît dans ces dépouilles. Cette découverte ne signifie pas que les unions mixtes n'existaient pas en Nouvelle-France. Elle invite toutefois les historiens à nuancer certaines idées sur les relations entre les premiers colons et les peuples autochtones. (Benoit Voyer, 26 octobre 2026)
RÉFLEXION SPIRITUELLE : L'expérience monastique a un enseignement riche à révéler
Par Benoit Voyer
26 octobre 2026
En lisant une lettre de Paul, une phrase m’a frappé : « Cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. » (Ep 5, 1) Bien entendu, je prends la phrase hors contexte, mais je pense que ce ne le sera pas tant que si loin de ce qui suit dans sa missive. Suivez-moi.
Pour un chrétien, la lecture biblique devrait s’inscrire dans une pratique quotidienne. Si on lit bien entre les lignes, c’est ce que souhaitent les pères du concile Vatican II dans la constitution dogmatique Dei Verbum. Cette lecture devrait devenir une nourriture pour l’âme tout comme on le fait pour alimenter son corps.
En septembre, j’ai lu et relu le livre « Quand la Parole prend feu » de François Cassingena-Trévedy, moine catholique de Ligugé. L’ouvrage est publié par l’abbaye de Bellefontaine. Je l’ai acheté, quelques jours avant ma première lecture, à la boutique de l’abbaye Val Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha, dans la région de Lanaudière. Il s’agit d’un intéressant petit traité spirituel sur la lectio divina pratiquée par les moines.
L’auteur écrit : « Chaque matin donc, tu peux te demander : « Ai-je vraiment faim de la Parole de Dieu ? » Si la simple perspective de la lectio divina n’éveille pas en toi l’appétit, c’est que tu es malade ; l’inappétence en effet est un symptôme de maladie. Si tu n’as pas faim, c’est que tu n’as pas encore vraiment réalisé que la lectio divina ne consiste pas dans un luxe de désœuvré ni dans un loisir d’intellectuel, mais qu’il y a là une nécessité vitale, une fonction indispensable de l’organisme spirituel. Celui qui écourte sa lectio divina, qui la bâcle, qui la perd, qui prend le pli de s’en dispenser deviendra vite un sous-alimenté et succombera à la sécheresse, à l’anémie. La lectio divina fait partie de cette phase illuminative, contemplative, tout imminente, de notre journée […], où le Seigneur nous nourrit, nous irrigue comme un jardin. »
Puis il ajoute : « Si nous sentons vraiment cette nécessité vitale de la lectio divina, son absence, sa suspension devraient provoquer en nous une sorte de souffrance. »
Enfin, quelques pages plus loin : « La lecture – et la lectio divina plus que tout autre – est un acte ; c’est un travail, et même un travail agricole ! Si la lectio divina ne t’a pas encore captivé, c’est que tu n’es pas encore devenu un laboureur… »
J’ai partagé avec vous ces quelques lignes de ma lecture parce qu’elles nous rappellent que pour chercher à imiter Dieu, il faut partir à sa rencontre en y consacrant un peu de temps. Il n'est pas nécessaire d'aller en Orient. L'expérience monastique a un enseignement riche à révéler.
« Autrefois, vous étiez ténèbres : maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière » (Ep 5, 8).
RELIGIOLOGIQUE : Femmes, Église et société (2)
Par Benoit Voyer
26 octobre 2026
Saint Paul était-il misogyne ? Avant d’accuser saint Paul de misogynie, il est important de replacer ses écrits dans le contexte de son époque et d’en savoir un peu plus à son sujet.
Paul est un Juif formé à la Torah, né à Tarse et également marqué par la culture grecque. En 1994, à l’émission télévisée Parole et vie, la théologienne Jeannine Ouellet m’explique : « Il est toujours un peu entre les deux. Il doit concilier sa foi, son bagage juif et son bagage grec. » Cette réalité complique notre lecture actuelle : « C’est difficile pour nous aussi de comprendre ses écrits. Il faut vraiment retourner à l’époque pour mieux les saisir. »
Jeannine Ouellet voit cependant dans la lettre aux Galates un passage particulièrement important pour comprendre Paul. « Je pense que l’essence du message chrétien, on la retrouve dans Galates 3, 26-28, où il dit qu’il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni homme libre ni esclave, ni femme ni homme, mais que tous sont un en Jésus-Christ. »
À ses yeux, Paul « a vraiment compris que Jésus était venu ici abolir les rapports de domination entre les hommes et les femmes ».
Elle ne nie pas pour autant l’existence de passages plus difficiles : « Il y a des textes négatifs envers les femmes. » Mais d’autres textes montrent des femmes très présentes dans les premières communautés chrétiennes.
Elle donne l’exemple de la lettre aux Romains : « Je pense que le plus positif serait dans l’épître aux Romains, Romains 16, 1, où saint Paul fait l’éloge de plusieurs femmes. »
Parmi elles se trouve Phébée, « qui est une diaconesse ». Jeannine Ouellet mentionne également Prisca, Marie, Tryphène et Persis. Dans la lettre aux Philippiens, Paul parle d’Évodie et Syntyche, qui « travaillent sur un pied d’égalité avec lui dans sa mission ».
Elle rappelle aussi la figure de Lydie, qu’elle présente comme « la première chrétienne qui a fondé la première Église en Europe, si on peut dire ».
Ces exemples amènent Jeannine Ouellet à nuancer fortement l’image parfois donnée de l’apôtre : « Si on regarde la participation que saint Paul a donnée aux femmes dans son Église, on peut certainement penser qu’il avait une forte estime pour les femmes. Ce n’était pas un homme aussi misogyne qu’on a parfois voulu le faire paraître. »
Selon elle, un changement survient ensuite avec les Pères de l’Église, notamment avec Tertullien et Origène, et la structuration de l’institution : « Si les Pères de l’Église avaient continué le chemin de Paul, si on peut le dire ainsi, on aurait peut-être davantage d’implication des femmes dans l’Église aujourd’hui. […] L’Église a dû se structurer, s’hiérarchiser, et cela s’est fait d’une façon masculine. »
Au-delà de ces évolutions, Jeannine Ouellet invite finalement à ne pas perdre de vue la présence des femmes dans l’histoire chrétienne : « Même si on a eu des hauts et des bas au niveau des fonctions dans l’Église, il y a quand même un apport très important des femmes qu’on peut considérer. »
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Synodes diocésains
Trois diocèses du Québec sont présentement en procédure synodale pour réfléchir sur l’avenir de leurs Églises locales.
Le 19 septembre dernier, le diocèse de Montréal débutait le sien. Il y avait une foule considérable à l’Aréna Maurice Richard lors de ce grand lancement. Le thème de la soirée était : « Une Église aux mille visages ». Un mini-spectacle, un temps de recueillement et la présentation d’un questionnaire portant sur différentes perceptions de la foi chrétienne et qui permettront aux fidèles d’exprimer des commentaires étaient au programme. La consultation durera 3 ans.
Le diocèse de Sherbrooke vient, aussi, de débuter un tel processus. 26 000 réponses au questionnaire sont parvenues auprès du comité organisateur. Il en espérait 12 000. Actuellement, 534 équipes réfléchissent aux enjeux de l’avenir. Un grand rassemblement est prévu au mois de juin 1996.
Enfin, l’Église de Québec a tenu une deuxième session, le 23 septembre, au Séminaire St-Augustin.
Faut-il croire que l’Église du Québec débutera le deuxième millénaire sous un jour nouveau ? (Benoit Voyer)
(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)
NEUROSCIENCES : Le café et le thé contribueraient à préserver les fonctions cognitives
Par Benoit Voyer
25 octobre 2026
Deux à trois tasses de café par jour ou environ deux tasses de thé pourraient aider à diminuer le déclin cognitif et le risque de démence. C’est ce que révèle une étude publiée dans la revue JAMA, le 9 février 2026 [1]. Les chercheurs, qui ont suivi plus de 130 000 personnes pendant plusieurs décennies, certains ayant été observés pendant près de 43 ans, en arrivent à la conclusion qu’une consommation modérée de caféine pourrait avoir un effet protecteur sur le cerveau.
Les bénéfices semblent également présents chez les personnes porteuses du variant génétique APOE4, associé à un risque accru de maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs tiennent à souligner que les résultats de cette recherche ne constituent guère un traitement contre la démence, mais plutôt un facteur parmi plusieurs autres qui peuvent contribuer à maintenir une bonne santé cognitive avec l’âge qui avance.
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[1] Yu Zhang and collaborators. “Coffee and Tea Intake, Dementia Risk, and Cognitive Function”, Jama, February 9, 2026. https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2844764?resultClick=24
[1] Yu Zhang and collaborators. “Coffee and Tea Intake, Dementia Risk, and Cognitive Function”, Jama, February 9, 2026. https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2844764?resultClick=24
FLASH : Attaché de presse ou spin doctor ?
En politique, l'attaché de presse et le spin doctor exercent des fonctions complémentaires. Le premier organise les entrevues, rédige les communiqués et répond aux journalistes. Le second travaille davantage sur la stratégie de communication. Il choisit les messages à mettre en valeur et conseille les élus sur la manière de présenter leurs décisions. Dans les grandes formations politiques, ces responsabilités peuvent être confiées à plusieurs personnes. Dans les petits partis, une seule personne remplit parfois les deux fonctions. En résumé, l'attaché de presse transmet l'information, tandis que le spin doctor cherche à orienter son interprétation. (Benoit Voyer, 25 octobre 2026)
RÉFLEXION SPIRITUELLE : Être ivre d’amour
Par Benoit Voyer
25 octobre 2026
Dans « Le Pâtre blessé », un livre qui a marqué mon adolescence et que j’ai relu en septembre, Daniel-Ange écrit : « Vivre c'est quoi ? Être ivre d'amour ».
Avec ces mots, on pourrait résumer de manière poétique la Loi d’amour de Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit », puis : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
L’amour saisit toute la personne. Pas un petit secteur de l’existence : le cœur, l’âme, l’esprit — tout.
Mais qu’est-ce qu’aimer ?
À l’automne 2001, l’abbé Roland Leclerc me disait : « l’amour est l'accueil d'une présence qui fait vivre et stimule le don de soi. Il ne peut pas y avoir d'amour égoïste. L'amour demande une réciprocité. C'est accueillir une présence qui me dérange. Il y a quelqu'un qui disait : le plus grand tour qu'on peut jouer à quelqu'un est de l'aimer. L'amour, dans le don de moi-même, peut m'amener à une forme d'émerveillement. Il peut aussi être une invitation à me dépasser et à être attentif, à faire attention à l'autre. »[1]
Lorsque je lui ai lancé qu’on a l’impression que Jésus dit qu’avant d’aimer les autres, il faut s’aimer soi-même, un malaise est apparu sur son visage. Sans tarder, il m’a répondu : « Je ne sais pas s'il y en a un qui vient en premier... Et je ne suis pas très chaud avec cette approche qui dit « aime-toi d'abord et après tu pourras aimer les autres ». J'ai été éduqué dans la reconnaissance... J'ai d'abord été aimé par mes parents au sein de ma famille. Et cet amour m'invite à me dire : Qu'est-ce que je fais maintenant avec cela? C'est là que s'ouvre pour moi la capacité, en reconnaissant que quelqu'un m'aime et que je suis aimable, de découvrir que je peux rendre service au nom de l'amour et avec l'amour. » Ainsi donc, je crains un peu « ces approches qui disent de s'aimer d'abord avant d'aimer les autres. Je pense qu’on n’aura jamais fini de s'aimer soi-même d'abord. De plus, il y a un trop grand risque à en venir à être trop tourné sur soi. Pour moi, le véritable amour est accueil et don. Je crois qu'une personne va finir par s'aimer soi-même dans la mesure où elle sera capable de prendre conscience qu'elle rend service, qu'elle donne gratuitement sans rien attendre en retour. »
Dans le don de soi, il y a aussi une notion de confiance en soi et dans l’autre. Mais, comme l’écrivait l’auteur et ancien journaliste Michel Jean : « apprendre à faire confiance, […] c’est difficile quand on se méfie de soi-même »[2].
Et quand on ne fait pas confiance, on a tendance à abaisser les autres ou à faire de la médisance pour se donner de l’importance.
C’est pourquoi sainte Marguerite Bourgeoys écrivait : « Il faut abolir toutes les paroles de raillerie, de médisance, éviter de contrefaire les personnes et toute autre chose qui est contre l’amour du prochain ; non pas même en récréation, ne recherchant point ses actions à moins de due nécessité et qu’il faut le faire avec prudence. […] Dieu ne se contente pas que l’on conserve l’amour que l’on doit à son prochain, mais que l’on conserve le prochain dans l’amour qu’il nous doit porter. Il faut donc donner le manteau à qui veut avoir la robe, plutôt que de plaider »[3].
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[1] Benoit Voyer. « Abbé Roland Leclerc », Revue Sainte Anne, janvier 2002, p. 9. Ces propos ont d’abord été dits à l’émission radiophonique « Les P’tits bonheurs » que j’animais sur Radio VM en 2001 et 2002. Ils ont été repris dans un article pour la Revue Sainte Anne. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2026/02/le-present-du-passe-abbe-roland-leclerc.html
[2] Michel Jean, Tiohtia :ke, Libre Expression, 2021, p. 144.
[3] Marguerite Bourgeoys. « Les écrits de Mère Bourgeoys – Autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, pp. 243 à 245
[1] Benoit Voyer. « Abbé Roland Leclerc », Revue Sainte Anne, janvier 2002, p. 9. Ces propos ont d’abord été dits à l’émission radiophonique « Les P’tits bonheurs » que j’animais sur Radio VM en 2001 et 2002. Ils ont été repris dans un article pour la Revue Sainte Anne. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2026/02/le-present-du-passe-abbe-roland-leclerc.html
[2] Michel Jean, Tiohtia :ke, Libre Expression, 2021, p. 144.
[3] Marguerite Bourgeoys. « Les écrits de Mère Bourgeoys – Autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, pp. 243 à 245
PATRIMOINE : Notre-Dame d’Ottawa
Par Benoit Voyer
25 octobre 2026
OTTAWA – Impressionnant ! Magnifique ! Entrer dans la basilique-cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, c'est entrer au cœur d'une aventure intérieure insoupçonnée.[1] Dès qu'on y pénètre, on se sent envahi par une présence christique pacifiante. Le lieu sacré invite au recueillement. Notre-Dame d'Ottawa offre vraiment le charme des cathédrales d'Europe au cœur de la capitale canadienne.
Sa construction débute en 1841. Le 25 octobre de cette année-là, la pierre angulaire est bénite par Mgr Charles de Forbin-Janson, de Nancy, en France, alors en visite au Canada.[2]
Tout d'abord, on est impressionné par la noblesse du temple et par les magnifiques vitraux installés par Harwood en 1879, surtout celui du jubé de l'orgue. Il y a aussi les magnifiques vitraux historiés de l'artiste Guido Ninchiri (1956-1961) qui charment l'œil. Ninchiri est le véritable Michel-Ange du Canada.
Ici, le nombre de pièces artistiques qui méritent l'attention du visiteur est assez grand.
Le maître-autel est constitué de trois arches avec bas-reliefs polychromes qui représentent la nativité, Jésus enseignant et la résurrection.
Le tabernacle est en bronze. La porte est sculptée avec finesse.
Au deuxième étage figure une splendide statue du Christ-Roi entourée des symboles des quatre évangélistes et, aussi, des statues de Marie, Joseph et Jean-Baptiste.
Au troisième niveau, c'est la voûte évangélique. On y retrouve les neuf chœurs des anges : séraphins, chérubins, trônes, dominations, vertus, pouvoirs, principautés, archanges et anges.
Dans le chœur, on retrouve des œuvres des sculpteurs canadiens Louis-Philippe Hébert, Flavien Rochon et Philippe Parizeau. Aussi, trente grandes statues qui représentent les patriarches, les prophètes, les apôtres, les évangélistes et Pierre et Paul. De plus, on y voit seize pères et docteurs de l'Église, seize fondateurs d'ordres religieux et cinquante anges.
Il y a aussi le trône de l'évêque qui mérite l'attention. Il date de 1874. Il a été construit en acajou. Au-dessus de celui-ci est aménagé un baldaquin de huit mètres.
Et ce n'est pas tout ! Il faut aussi voir les stalles, l'autel du Sacré-Cœur (1879), l'autel de l'Immaculée-Conception (1885), les voûtes et l'orgue.
Les visiteurs les plus audacieux demandent une visite de la sacristie. La grande pièce de 24 m x 11 m est de style gothique. Les belles armoires en chêne sont un délice pour l'œil.
À l'extérieur, autour de la cathédrale, on peut voir des monuments qui ont été érigés à la mémoire de Mgr Eugène Bruno Guigues, premier évêque de Bytown (1847-1874) et de Mgr Joseph Thomas Duhamel, deuxième évêque de Bytown et premier archevêque d'Ottawa (1874-1909).
Cependant, ce qui est indéniable en visitant ce temple, c'est prendre le temps de s'asseoir pour prier et méditer. L'endroit inspire la sainteté de l'âme et du corps.
La Basilique-Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, consacrée à l'Immaculée-Conception, est un véritable petit bijou du patrimoine religieux d'Ottawa qu'il est aussi possible de visiter virtuellement - sans en vivre l'émotion qu'offre une visite réelle - grâce au site Internet du diocèse d'Ottawa.
Elle est située à l’angle des rues Sussex et Saint-Patrick, juste en face du Musée des beaux-arts du Canada et à quelques minutes de marche du Parlement canadien.
https://fr.notredameottawa.com/
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[1] Ce texte est une mise à jour de : Benoit Voyer. « Notre-Dame d’Ottawa », Revue Sainte-Anne, juillet-août 2005, p. 298.
[2] Cf. Historique de la cathédrale d’Ottawa. https://fr.notredameottawa.com/historique
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Jean-Paul II à l’ONU
Le 50e anniversaire de l’Organisation des nations unies (ONU) a amené le pape Jean-Paul II aux États-Unis du 4 au 8 octobre. Il a adressé une vibrante allocution aux membres de l’Assemblée générale et au personnel du Secrétariat de l’ONU, le 5 octobre. Mgr Jean-Guy Hamelin, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), y a participé à l’invitation de Mgr Roberto Martineau, nonce apostolique à l’ONU. Le souverain pontife profitait de l’occasion pour effectuer deux rendez-vous œcuméniques. Le 7 octobre, il a participé à une rencontre informelle avec les dirigeants des autres Églises et communautés ecclésiales et visité les dirigeants de la communauté juive. Jean-Paul II célébrait son 17e anniversaire à la tête de l’Église universelle le 16 octobre dernier. (Benoit Voyer)
(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)
SOCIÉTÉ : Le Québec, champion mondial de l’aide à mourir
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| Cimetière de Saint-Jacques-de-Montcal, dans Lanaudière |
Benoit Voyer
24 octobre 2026
Il y a eu 6 268 décès au Québec en 2024-2025. L’aide médicale à mourir contribue maintenant à 7,9 % de l’ensemble des décès, un taux beaucoup plus élevé que la moyenne canadienne qui se situe à 5,1 % et un des taux les plus élevés sur la planète bleue. C’est ce que révèlent les données de la Commission sur les soins de fin de vie du Québec. Au Canada, selon Statistique Canada, il y aurait eu 16 499 décès pour la même période.
Ces chiffres soulèvent aussi une question fondamentale : cette forte proportion de recours à l’aide à mourir traduit-elle une adhésion sociale profonde à cette pratique ou révèle-t-elle plutôt certaines limites dans l’accompagnement des personnes en fin de vie?
Les données indiquent que la majorité des personnes ayant recours à l’aide à mourir avaient reçu des soins palliatifs. Ainsi donc, l’aide médicale à mourir ne serait pas simplement la réponse à un manque d’accès aux soins, mais plutôt un choix effectué par certaines personnes malgré un accompagnement médical et humain.
FLASH : Le salaire de Maurice Duplessis
Le salaire de Maurice Duplessis
En 1959, Maurice Duplessis reçoit un salaire annuel de 16 000 $ comme premier ministre du Québec. L'homme politique, qui dirige le gouvernement de l'Union nationale depuis 1944, touche 6 000 $ comme député et 10 000 $ pour ses fonctions de premier ministre. À ce salaire s'ajoutent des allocations pour ses dépenses et son logement. Les montants figurent dans l'Annuaire du Canada publié par Statistique Canada. Maurice Duplessis meurt en fonction le 7 septembre 1959. Paul Sauvé lui succède quelques jours plus tard. (Benoit Voyer, 24 octobre 2026)
RÉFLEXION SPIRITUELLE : Il y a une urgence à changer
Par Benoit Voyer
24 octobre 2026
Comme toujours, Jésus appelle à changer son cœur. À ses yeux, il y a même une urgence à le faire, mais Dieu ne s’impose jamais. Il laisse le temps. À travers l’Évangile (cf. Lc 13, 1-9), il nous rappelle la patience de Dieu et sa miséricorde.
Il me dit aussi que le malheur vécu par une personne n’est pas nécessairement la preuve d’une faute commise ou d’un péché.
Ce qui m’étonne surtout, c’est que Jésus nous dit que regarder les autres doit conduire à regarder sa propre vie. Au fond, pour être honnête, on n’est pas mieux que les autres.
POINT DE VUE CATHOLIQUE : Les cathos et les nouveaux rites funéraires
Par Benoit Voyer
24 octobre 2026
L'Église indique qu'il est toujours préférable, au moment de la mort et des derniers hommages, d'inhumer le corps de la personne qui a trépassé, dans un cimetière ou un lieu sacré. Pourquoi le Saint-Siège se préoccupe-t-il des nouveaux rites funéraires ? La réponse est simple et complexe à la fois [1].
Dans une « Instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la foi sur la sépulture », publiée le 25 octobre 2016, l'Église indique qu'il est toujours préférable, au moment de la mort et des derniers hommages, d'inhumer le corps de la personne qui a trépassé, dans un cimetière ou un lieu sacré : « Suivant la tradition chrétienne immémoriale, l'Église recommande avec insistance que les corps des défunts soient ensevelis dans un cimetière ou en un lieu sacré ».
Elle ajoute : « En ensevelissant les corps des fidèles, l'Église confirme la foi en la résurrection de la chair et veut mettre l'accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l'histoire. Elle ne peut donc tolérer des attitudes et des rites impliquant des conceptions erronées de la mort, considérée soit comme l'anéantissement définitif de la personne, soit comme un moment de sa fusion avec la mère Nature ou avec l'univers, soit comme une étape dans le processus de réincarnation, ou encore comme la libération définitive de la "prison" du corps. »
Aussi, même si elle ne préfère pas cette option, l'instance qui aide le pape François en matière morale et éthique, ne dit pas non à l'incinération et à l’aquamation. Elle ajoute : « Là où des raisons de type hygiénique, économique ou social poussent à choisir l'incinération [...] l'Église ne voit pas de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique ».
Le texte signé par le cardinal Gerhard Müller, préfet du dicastère au Vatican - l'équivalent d'un ministère au gouvernement du Canada -, et par Mgr Luis F. Ladaria, son secrétaire, implore les cathos de ne pas garder d'urne à la maison ou les restes d'un être cher à l'intérieur de souvenirs, bijoux ou autres objets. Et les invite sérieusement à ne guère disperser de cendres aux quatre vents, « dans l'air, sur terre, dans l'eau ou de toute autre manière ».
Pourquoi le Saint-Siège se préoccupe-t-il des nouveaux rites funéraires ? La réponse est simple et complexe à la fois.
Si on tente de simplifier, disons que ces dernières années sont apparues en Occident de nouvelles pratiques de type panthéiste, naturiste et nihiliste qui ne cadrent pas avec la tradition chrétienne. Celles-ci sont en contradiction avec la foi en la résurrection du Christ et celle espérée par les chrétiens depuis 21 siècles.
Le sujet n'est donc pas d'un grand intérêt pour la personne qui n'est pas de confession chrétienne, mais il est au sommet des priorités pour le chrétien de tradition catholique ou autre qui désire avoir harmonie ou concordance entre ce qu'il croit et l'intégration concrète de cette croyance dans sa vie de chaque jour.
Si on veut mieux comprendre, il faut retourner aux sources de la chrétienté.
Le fondement du christianisme est la résurrection du Christ. Tout le second testament de la bible converge vers cette vérité de foi.
Dès sa première phrase, l'instruction « Ad resurgendum cum Christo » sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d'incinération, on affirme haut la main cette idée maîtresse en citant une lettre de l'Apôtre Paul : pour ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec le Christ, il faut « quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur » (2 Co 5, 8).
Le document rappelle : « La résurrection de Jésus est la vérité suprême de la foi chrétienne, prêchée comme une partie essentielle du mystère pascal depuis les origines du christianisme : « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze » (1 Co 15, 3-4).
Et puis, on cite de nombreux autres passages des premiers écrits du christianisme contenus dans la bible, la bibliothèque commune des chrétiens et, pour ce qui a trait à la majeure partie du premier testament, du judaïsme.
Enfin, on résume : « Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. Dans la liturgie, l'Église prie ainsi : pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n'est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux. Par la mort, l'âme est séparée du corps, mais, dans la résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé, en le réunissant à notre âme. Même de nos jours, l'Église est appelée à proclamer la foi en la résurrection » Et on cite Tertullien : « La foi des chrétiens, c'est la résurrection des morts : y croire, c'est ressusciter ».
Dans une entrevue publiée dans « Les Témoins de l'Essentiel » (Éditions Logique, 2005), Mgr François Lapierre, évêque catholique de Saint-Hyacinthe, avouait que la résurrection est difficile à comprendre sur le plan rationnel : « C’est une réalité qui dépasse notre entendement. La résurrection n'est pas simplement comme dans le cas de Lazare un retour à la vie antérieure. Lazare a été réanimé. La résurrection est une nouvelle création. C'est une réalité nouvelle qui dépasse notre raisonnement humain. [...] C'est un phénomène mystique. Ce n'était plus le corps de chair du Seigneur. C'était son corps transformé, ressuscité. Sans vouloir amenuiser l'importance de la nécessité d'une compréhension rationnelle de ce phénomène, je pense que c'est une réalité qui se comprend surtout avec le cœur. [...] La résurrection, c'est le soleil qui se lève après la nuit obscure. »
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[1] Benoit Voyer. « Les cathos et les nouveaux rites funéraires », Huffington Post, 5 novembre 2016 https://www.huffpost.com/archive/qc/entry/les-cathos-et-les-nouveaux-rites-funeraires_b_12753464
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Juifs
Les juifs souligneront l’Hanoukkah du 18 au 25 décembre 1995. Il s’agit de la Fête des lumières, de la dédicace du Temple. De plus, ils ont célébré le Rosh Hashanah (la Nouvelle année juive), les 25 et 26 septembre. Ils sont en l’an 5766. L’ORDO rappelle que « ces célébrations sont l’occasion de rendre grâce au Seigneur pour toutes les merveilles accomplies par lui en faveur d’Israël et de prier pour que Dieu conduise à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance » (Benoit Voyer)
(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)
SANTÉ MENTALE : Le sommeil de rattrapage de la fin de semaine
Par Benoit Voyer
23 octobre 2026
Permettre aux adolescents de dormir davantage la fin de semaine aurait des effets bénéfiques sur leur santé mentale. Ceux qui compensent une partie de leur manque de sommeil accumulé durant la semaine présentent un risque plus faible de dépression.
Une étude rapportée par Psychologies UK explique que l’adolescence est une période où l’horloge biologique se modifie. Les adolescents ont naturellement tendance à s’endormir plus tard, ce qui rend difficile un sommeil suffisant lorsque les horaires scolaires imposent un réveil matinal. Même si une routine régulière reste importante, le sommeil de récupération durant les jours de congé jouerait un rôle protecteur, surtout pour une génération confrontée à une hausse de l’anxiété et des problèmes de santé mentale.
FLASH : Les habitudes de vie et la fertilité masculine
Le mode de vie peut influencer la fertilité des hommes. Le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et l'obésité figurent parmi les facteurs associés à des difficultés de reproduction. L'activité physique et une alimentation équilibrée contribuent à une meilleure santé générale. Les chercheurs étudient également les effets du cannabis sur la qualité du sperme, mais les résultats demeurent parfois contradictoires. Les spécialistes recommandent donc aux hommes qui souhaitent devenir pères de porter attention à leurs habitudes de vie. La préparation à une grossesse ne concerne pas uniquement les femmes. (Benoit Voyer, 23 octobre 2026)
RÉFLEXION SPIRITUELLE : Discerner le temps présent
Par Benoit Voyer
23 octobre 2026
« Pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? » (cf. Lc 12, 54-57). Cette question de Jésus nous invite à regarder notre temps avec d’autres yeux. Il ne faut pas seulement constater ce qui se passe autour de nous : il faut reconnaître ce que Dieu nous demande aujourd’hui et ne pas remettre à plus tard le changement de notre regard et les gestes de justice réparatrice qui s’imposent.
Dans son encyclique Magnifica Humanitas, le pape Léon XIV reprend avec force cette invitation. Il affirme que nous devons demander à Dieu « la sagesse nécessaire pour interpréter les grandes tendances de notre époque ». En termes simples, il invite chacun à penser, discerner et agir. Ce n’est pas très loin de la méthode « voir, juger, agir » du cardinal belge Joseph Cardijn, qui l'a formulée et développée au milieu des années 1920 pour guider l'action de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC).
Selon lui, le danger serait de vivre d’urgence en urgence sans jamais se demander où nous allons. Léon XIV écrit qu’« il faut engager un discernement commun » car, autrement, « nous risquons de laisser la succession des urgences décider à notre place de la direction à prendre ». Il pose alors trois questions essentielles : « où allons-nous ? Vers quel but souhaitons-nous nous orienter ? Quelle direction choisir en tant que communauté humaine et en tant que peuples ? »
Ces questions peuvent devenir les nôtres : où vais-je ? Qu’est-ce que Dieu me demande maintenant ? Quelle réconciliation est-ce que je repousse ? Quelle injustice ai-je appris à ne plus voir ? Quel geste puis-je poser aujourd’hui ?
Dans l’exhortation apostolique Dilexi te, Léon XIV nous rappelait la manière dont Dieu réagit devant la souffrance de son peuple : « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ». Discerner les signes des temps, c’est donc aussi entendre les cris que nous risquons de ne plus entendre et voir les personnes que notre regard finit parfois par éviter. Comme je le dis souvent : À force de trop voir la souffrance, elle finit par nous endurcir le cœur. Est-ce que notre époque serait en panne d’empathie ?
Pour paraphraser François Cassingena-Trévedy, moine de Ligugé : L’Évangile, comme les autres textes de la Bible, est « écrit pour moi, cela veut dire […] que je suis la matière du livre ; il me raconte ma propre histoire, depuis ma genèse jusqu’à mon apocalypse ».
PORTRAIT : Le frère Alphonse juin
On lui doit le célèbre fromage d’Oka
Par Benoit Voyer
23 octobre 2026
Alphonse Juin est né le 25 mars 1842 à Laval, en Mayenne (France).
Le 26 décembre 1859, il entre au monastère cistercien de Port-du-Salut.
Puisque la situation en France est difficile pour les communautés religieuses, il cherche refuge en Amérique du Nord.
Le 18 février 1893, il s’installe à Oka, où il poursuit sa vie monastique.
Puisqu’il a travaillé pendant 19 ans à la fabrication du célèbre fromage de Port-du-Salut, il reprend ce métier à Oka. Il créera à cet endroit un fromage qui acquerra une réputation internationale. On finira par le surnommer le « frère fromage ».
Il s'occupe de tout… même de faire connaître ses fromages et de trouver des grossistes de Québec à New York.
Avec les progrès de la biochimie, acquis grâce à l'École d'agriculture qui est installée sur la propriété de l’abbaye d’Oka, la fabrication du fromage d’Alphonse se précise.
Le religieux décède le 23 juin 1910, à Oka.
Après sa mort, on poursuit la fabrication du fromage selon les techniques développées par Alphonse Juin.
Dans les années 1920, la qualité du fromage d'Oka s'affine et prend de plus en plus de place sur le marché.
En 1981, la fromagerie d’Oka est vendue à Agropur. En juillet 2026, la coopérative agricole a annoncé la vente de cette activité, incluant la marque et l’usine d’Oka, à Lactalis Canada. La vente de l’entreprise a été soumise à l’approbation du Bureau de la concurrence et aux conditions habituelles de clôture. Une décision est attendue.
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Bienvenue à Benoit Voyer
Pendant la période sabbatique de Jérôme Martineau, nous souhaitons la bienvenue au rédacteur en chef par intérim, M. Benoît Voyer. Il nous arrive de Granby avec ses idées, ses couleurs, son enthousiasme. Puisqu’il collabore déjà avec nous depuis quelques années, il se sentira vite chez lui chez nous. Bon séjour à la revue Notre-Dame du Cap ! (Paul Arsenault)
(Revue Notre-Dame du Cap, octobre 1995, p. 29)
POLITIQUE : Osons Québec réclame une réforme du mode de scrutin
Martin Charron, leader d’Osons Québec, réclame une réforme du mode de scrutin québécois. À cette fin, la nouvelle formation politique autorisée par le Directeur général des élections le 2 septembre tend la main à la nouvelle ministre responsable des Institutions démocratiques, Camille Pellerin-Forget.
« Le 5 octobre, une fois de plus, les résultats des élections ont démontré les limites de notre mode de scrutin. Encore une fois, le nombre de sièges obtenus par les formations politiques ne reflète pas réellement les votes exprimés par les Québécois. Il est plus que jamais temps de corriger cette lacune de notre système démocratique », écrit-il dans une lettre envoyée à Mme Pellerin-Forget. (Benoit Voyer, 22 octobre 2026)
MUSIQUE : GiedRé
Par Benoit Voyer
22 octobre 2026
GiedRé est son prénom. Il s’agit d’une artiste qui est connue dans plusieurs régions de la France. Elle est autrice, compositrice, interprète et humoriste. On l’a entendue sur France Inter. Elle collabore maintenant à la programmation de Radio Nova.
On pourrait la classer dans la catégorie de l'« humour trash ». Elle nous offre avec sa voix naïve des chansons aux mélodies simples, mais aux textes qui dérangent les oreilles chastes.
Giedré est née le 23 octobre 1985 à Vilnius, la capitale de la Lituanie, qui fait alors partie de l'URSS.
Au décès de son père, sa mère émigre en France et s'établit en banlieue parisienne avec Giedré, sa fille de 7 ans.
Après un aller-retour en Lituanie, Giedrė s'installe à Strasbourg. À 15 ans, elle apprend à jouer de la guitare et compose ses premières chansons.
Après l’obtention de son bac, elle étudie l'art dramatique au Cours Florent puis à l'ENSATT de Lyon et tient de petits rôles à la télévision, au théâtre et dans des spots publicitaires.
De septembre 2021 à juin 2024, GiedRé anime la chronique « La chanson de GiedRé » dans l'émission « C'est encore nous ! » sur France Inter. Elle y interprète une chanson d'environ deux minutes. Elle annonce sa démission le 11 juin 2024 à la suite du licenciement pour faute grave de Guillaume Meurice.
Elle rejoint Meurice en septembre 2024 dans l’émission « La Dernière », sur Radio Nova, où elle continue à interpréter régulièrement ses chansons.
En 2022 paraît son album « Mes plus grands succès remixés pour danser tout l’été ». Elle y offre une version dance de « Toutes des putes ».
FLASH : Le nombre de spermatozoide ne fait pas tout
Pour évaluer la fertilité masculine, les médecins ne se contentent pas de compter les spermatozoïdes. Ils examinent aussi leur forme et leur capacité de déplacement. Un spermatozoïde doit notamment pouvoir progresser jusqu'à l'ovule pour participer à la fécondation. Les laboratoires utilisent un examen appelé spermogramme pour analyser ces différentes caractéristiques. Un résultat inférieur aux valeurs habituelles ne signifie pas automatiquement qu'un homme est infertile. À l'inverse, un nombre élevé de spermatozoïdes ne garantit pas une grossesse. La fertilité masculine dépend donc de plusieurs facteurs. (Benoit Voyer, 22 octobre 2026)
RÉFLEXION SPIRITUELLE : Choisir Jésus, ce n’est pas choisir la tranquillité
Par Benoit Voyer
22 octobre 2026
Dans son livre « La prière contemplative » (Desclée, 1959, pp. 29-30), Hans Urs von Balthasar écrit : « L’Écriture est histoire et événement, de même que la vie de chaque individu devant Dieu et avec Dieu est histoire et événement. Mais l’Écriture raconte et contient une histoire et un événement originels, à partir desquels toute vie particulière devient pour la première fois vraiment et événement ».
La foi chrétienne n’est pas seulement une manière de rechercher la tranquillité. Elle peut bousculer notre manière de vivre, nos habitudes et même certaines de nos relations. Le Christ apporte une paix profonde, mais cette paix passe parfois par des choix exigeants.
Je me questionne : est-ce que je laisse réellement le feu de l’Évangile transformer quelque chose dans ma vie, ou est-ce que je cherche surtout une foi qui ne me dérange pas trop ?
POINT DE VUE CATHOLIQUE : Femmes, Église et société (1)
Par Benoit Voyer
22 octobre 2026
En 1994, dans le cadre de l’émission Parole et Vie, je m’entretenais avec Jeannine Ouellet de la condition des femmes dans l’Antiquité et de la place qu’elles occupent dans les récits évangéliques.
D’entrée de jeu, elle me rappelait que l’Antiquité ne se limite pas à l’histoire du peuple hébreu : « On va voir aussi la condition des femmes chez les Grecs et chez les Romains. »
Chez les Grecs, m’expliquait-elle, « la société grecque est une société beaucoup plus ouverte que la société juive. C’est une société démocratique ». Elle ajoutait cependant : « On est quand même dans un système patriarcal et c’est la monogamie qui est en force à ce moment-là. »
La religion demeure elle aussi largement une affaire d’hommes. « Les religions officielles, ce sont les hommes. Ça concerne les hommes. C’est toutes des liturgies masculines […]. » En parallèle, dans les religions non officielles, « on voit réapparaître le culte agraire, là, tout le système de fécondité, puis le culte à la Déméter ».
Chez les Romains, la situation présente certaines différences. Jeannine Ouellet soulignait que la femme possède alors « certaines possibilités [comme] s’instruire, ce qu’on n’avait pas ailleurs ». Elle ajoutait : « La femme […] pour la première fois [a] une citoyenneté, une citoyenneté romaine. »
Puis arrive la période de Jésus : « Jésus c’est un juif. C’est sûr qu’il arrive dans un monde juif avec des coutumes qui sont là. Donc il ne vient pas tout chambarder. Mais Jésus quand même a apporté, on peut dire, […] des améliorations à la femme. Il est un peu différent des siens dans ses “agir” et dans son langage. »
Elle donne plusieurs exemples…
« Il va causer avec la Samaritaine. Ça c’est très extraordinaire puisque c’est une étrangère et en plus c’est une femme. […] Il va aussi se laisser toucher par une femme atteinte d’hémorragie. Alors ça veut dire qu’il met de côté toute l’histoire du tabou du sang. »
Elle évoque également la femme adultère. Jésus confond les hommes à son sujet : « Les accusateurs deviennent même les accusés. »
Pour Jeannine Ouellet, l’un des épisodes les plus significatifs demeure celui de la femme courbée : « On pourrait dire que la plus belle histoire de libération là-dedans, c’est vraiment la guérison de la femme courbée où il l’a guérie physiquement, psychologiquement et socialement puisque ça se fait le jour du sabbat. »
Mais ce qu’elle retient surtout de la période de Jésus concerne la relation des femmes avec Dieu : « Je pense que ce qui est très important à retenir, c’est que l’accès à Dieu pour les femmes se fait d’une façon très différente. Au lieu de se faire par la circoncision et de passer par l’homme, elle peut maintenant entrer en relation avec Dieu directement par le baptême. »
À la fin de notre entretien, je lui avais demandé : « Est-ce qu’on peut dire que Jésus aimait les femmes ? » Jeannine Ouellet m’avait répondu simplement, le sourire aux lèvres : « On peut dire que Jésus a été très attentif aux femmes. »
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Ondes de lumière
Le 19 septembre dernier, une nouvelle station radiophonique catholique résonnait dans la ville de Québec et dans la Beauce. Radio Galilée est la deuxième entreprise du genre à s’implanter dans la belle province. CION MF, comme CIRA MF, projette sur sa région de véritables ondes de lumière.
Par Benoit Voyer
Derrière une commune similitude, les deux regroupements sont différents. Radio Ville-Marie de Montréal est inter-religieuse. Tous les groupes reconnus par le Conseil mondial des Églises sont acceptés : catholique, anglican, luthérien, bouddhiste, musulman, juif, etc.
Radio Galilée de Québec est une entreprise catholique avec une ouverture discrète à l’œcuménisme.
« Nous sommes différents parce que le contexte de Montréal, qui est une “mégacité” avec ses nombreuses cultures et religions, n’est absolument pas le paysage de Québec. Nous avons 97% de catholiques sur le territoire que nous couvrons », commente l’abbé Denis Veilleux, directeur et fondateur de CION MF.
L’équipe centrale de Montréal est composée de retraités de la Société Radio-Canada. À Québec, il y a peu de gens qui ont touché à ce secteur. Le groupe composé de nombreuses personnes âgées de moins de 45 ans compte, cependant, sur la solide expérience et la popularité de l’animatrice Micheline Poitras.
Une présence
« Le projet de Radio Galilée, raconte l’abbé Veilleux, en est un d’une présence en ondes dans une perspective de cheminement, de service, de partage et d’écoute des gens. Nous ne faisons pas que prendre la parole ! Nous offrons aux gens la chance de s’exprimer, de parler et de partager leurs expériences humaines et spirituelles ».
« Par nos tribunes téléphoniques avec les jeunes et les aînés, poursuit René Barbin, directeur de la programmation de Radio Ville-Marie, nous voulons que notre radio soit un lieu où on peut venir chercher du secours, de l’aide, de l’encouragement quand on s’ennuie, on est seul et qu’on a besoin d’être dépanné ». Monsieur Barbin croit que des tribunes téléphoniques avec des gens spécialisés dans les divers domaines, répondent à ce besoin.
Emmaüs
Pour vraiment actualiser cette présence au monde, Radio Galilée s’inspire de la spiritualité biblique de Jésus apparaissant aux disciples d’Emmaüs.
« Pour le moment, nous sommes en ondes à 16h. Nous arrivons exactement comme Jésus le long de la route avec ces deux disciples, après les événements difficiles de la journée », dit Denis Veilleux.
Il ajoute : « notre spiritualité c’est de marcher avec… d’entendre l’histoire des uns et des autres, de permettre d’exprimer leurs inquiétudes et leurs angoisses, leur beauté, joie et espérance et, à travers cela, se laisser interpeller par Jésus, par son enseignement ».
D’ailleurs, la programmation reflète cette réalité. Les thèmes des émissions vont en ce sens : « Chemin faisant… » (lundi au vendredi de 16h à 18h), « Reste avec nous… » (lundi au vendredi de 21h à 23h), « Agir » (jeudi et vendredi à 19h), « Fraternité » (samedi à 20h), « Des oreilles pour entendre » (samedi à 22h), « de Parole en paroles » (dimanche à 17h), etc.
Comme dans la Galilée d’hier, cette radio veut être le carrefour des nations et le lieu de rencontre des hommes et des femmes portant des expériences multiples.
Musique
À Québec, comme à Montréal, la musique joue un rôle très important. Les grandes œuvres classiques qui s’intègrent bien à la spiritualité sont au rendez-vous.
« On veut introduire le public à la belle grande musique et à la dimension spirituelle des chants populaires », explique René Barbin.
Le contenu de CIRA MF et de CION MF est composé à 60% de musique.
Pour ce qui est des chansonniers religieux, il n’est pas question de diffuser n’importe quoi. « Il y a des choses qui vont passer et d’autres pas. Nous voulons garder un degré de qualité. Nous ne jugeons pas de la bonne intention des auteurs. Nous regardons la qualité des textes, du son et de la musique. Y en a peut-être qui vont se sentir mis de côté mais nous avons nos critères de diffusion. Nous avons une responsabilité auprès des auditeurs, un devoir de qualité. J’aime mieux ne rien faire que de faire les choses à moitié ! » insiste l’abbé Denis Veilleux.
Une chose est certaine, le public entendra le répertoire de l’artiste Robert Lebel. Du côté de Radio Ville-Marie, les critères d’admissibilité sont moins sévères.
Formation
« Nous voulons offrir à nos auditeurs divers genres de formation au plan de la théologie, de la psychologie et de l’histoire des religions. On offre à notre public des émissions culturelles, des études et des analyses de livres. On veut aussi offrir des interviews avec des personnalités importantes comme des philosophes et des théologiens », commente le grand manitou de CIRA MF.
La radio de Québec est moins intellectuelle. Il y a toutefois quelques émissions comme « Déroulement » (lundi au vendredi à 20h), « Histoire religieuse du Québec » (dimanche à 20h) et « Saints et sages » (dimanche à 21h).
Ces stations offrent aussi des émissions d’information et des moments de prière.
Équipes
Les stations religieuses au Québec emploient 10 employés et comptent sur la collaboration de nombreux collaborateurs bénévoles. Radio Ville-Marie ne peut se permettre un budget de plus de 50 000 $ annuellement pour payer ses cinq employés permanents. À CION MF, c’est 125 000 $ qui sont distribués aux jeunes employés. Chaque station vit de la générosité de leurs auditeurs.
LES FRÉQUENCES
CION MF :
Québec : 90,9
Beauce : 102,5
CIRA MF :
Montréal : 91,3
La radio chrétienne en France
En 1981, la France décidait de ne plus mobiliser les ondes radiophoniques. Depuis ce temps, plus de 70 stations chrétiennes sont nées. 434 000 personnes par jour écoutent ces radios nouveau genre.
Les statistiques sont encourageantes : l’auditoire est composé à 52% d’hommes, 32% ont entre 15 et 35 ans, 29% entre 36 et 65 ans et 29% ont plus de 65 ans. 35% de ceux-ci se disent « catholiques pratiquants » et 25% « non pratiquants ».
L’entreprise est énorme. L’ensemble de ces « évangélisateurs des ondes » est composé de 3000 salariés et d’environ 7000 bénévoles.
La programmation varie selon les stations radiophoniques. Chacun cible sa clientèle.
Roc MF à Nord-Pas-de-Calais qui rejoint 50 000 auditeurs par jour, mise sur les jeunes. Créée en 1991, la station diffuse du “dance music”. De plus, à chaque heure de la journée, elle fait tourner 4 disques religieux et donne 4 phrases de la bible.
Radio Notre-Dame diffuse à Paris et dans 7 diocèses d’Ile-de-France (100km autour de Paris) et a 28 employés (150 bénévoles). Son antenne émettrice est située sur la Tour Eiffel. Sa mission consiste à la formation et l’information. La programmation est strictement catholique. Cependant, du temps est laissé aux Églises protestantes (25% du temps d’antenne).
La grille pivote autour de trois axes : spiritualité (émissions bibliques, témoignages de personnalités catholiques, etc.), ouverture au monde et la rencontre de l’autre. Un soir par semaine, le populaire Guy Gilbert anime “Les mercredis des jeunes”.
Le Réseau Fourvière (36 diocèses participants) où il y a 15 salariés dont 6 journalistes aidés de 600 bénévoles laisse à ses associés des plages de programmation qu’ils remplissent à leur guise.
25% de l’horaire quotidien est constitué d’émissions religieuses : prières du matin et du soir, psaumes, commentaires bibliques, le billet d’un évêque, témoignages, enseignements et un dialogue hebdomadaire avec les auditeurs dans le cadre de “Un prêtre vous répond”. La musique meuble 50% de la programmation (75% d’œuvres classiques et 25% de chansons françaises).
L’information est une priorité du réseau. Il y a des flashs d’informations aux heures (6h à 18h), le journal à 7h30, 19h30 et 22h, un bulletin quotidien sur la vie de l’Église locale animé par des correspondants régionaux et le bulletin de Radio Vatican (3 fois par jour).
Enfin, il y a quelques émissions sociales et culturelles pour élargir l’auditoire. Fourvière affiche un œcuménisme discret, réaliste et ouvert comme le demande le pape Jean-Paul II.
(Revue Notre-Dame du Cap, octobre 1995, pp. 10 à 12)
NEUROSCIENCES : Ouvrir aux médicaments les portes du cerveau
Par Benoit Voyer
21 octobre 2026
Dans Le Point du 19 février 2026, on raconte que TheraSonic s’attaque à l’un des grands défis de la médecine : faire pénétrer les médicaments dans le cerveau. La barrière hémato-encéphalique, ce bouclier naturel qui protège notre système nerveux, bloque aussi 98 % des traitements destinés aux maladies neurologiques. Ainsi donc, l’entreprise française a développé une solution non invasive pour ouvrir temporairement cette barrière là où c’est nécessaire.
Le procédé repose sur des ultrasons focalisés et de minuscules bulles de gaz injectées dans le sang. Sous l’effet des ondes, ces microbulles vibrent et écartent légèrement les cellules de la barrière, créant des passages temporaires de quelques heures. Le dispositif comprend un système de navigation pour cibler les zones à traiter, une technologie robotique pour intervenir sur plusieurs régions du cerveau et un contrôle en temps réel pour assurer la sécurité du patient. Le tout sans chirurgie ni anesthésie générale.
Créée à la fin de 2023 par deux chercheurs, Benoît Larrat et Anthony Novell , TheraSonic s’appuie sur plus de quinze ans de recherche. L’équipe compte aussi Hamid Ouamara et Joseph André, responsables des volets technologique et opérationnel. La start-up bénéficie du soutien de CEA Investissement, de M2care et de Gustave Roussy Transfert pour accélérer son passage aux essais cliniques.
FLASH : Au hockey comme en politique
l’écusson est près du cœur!
Le 19 octobre 2026, lors de l’assermentation des 40 députés du Parti libéral du Québec à l’Assemblée nationale, à Québec, le nouveau chef de l’opposition officielle, Charles Milliard, a emprunté une image au hockey pour rappeler à ses joueurs l’importance de l’esprit d’équipe : « Au hockey, chaque joueur porte son nom dans le dos. Il a travaillé fort pour mériter sa place dans l’équipe parce qu’il possède du talent, une personnalité propre et une manière de jouer qui lui est propre. »
Il a rappelé que les joueurs qui sautent sur la glace portent tous le même chandail et que ce qu’ils défendent se trouve à l’avant.
Le chef libéral a reconnu que ses députés auront des débats et ne seront pas toujours d’accord. Il leur faudra parfois accepter de ne pas avoir le dernier mot et faire passer l’intérêt de l’équipe avant leurs préférences personnelles : « Parce qu’au hockey, le nom est dans le dos, mais l’écusson est près du cœur. » Une image que Charles Milliard souhaite voir accompagner ses députés tout au long de la législature. (Benoit Voyer, 21 octobre 2026)
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