Par Benoit Voyer
21 octobre 2026
Comme je l’écrivais, hier, chaque jour, j’essaie de mettre en pratique un conseil spirituel de François Cassingena-Trévedy, un moine catholique de Ligugé. Dans son livre « Quand la Parole prend feu », publié par l’Abbaye de Bellefontaine, il écrit : « La lettre du Dieu tout-puissant à sa créature appelle une réponse ». L’affaire est logique : lorsque je reçois une lettre ou un courriel, la moindre chose est de répondre… minimalement un accusé de réception.
Grégoire Le Grand écrivait à son époque : « Dieu ne nous parle à travers la sainte Écriture que dans un seul but : Nous entraîner à l’amour de lui-même et du prochain ».[1]
De son côté, Pascal écrivait : « Tout ce qui ne va point à la charité est figure. L’unique objet de l’Écriture est la charité. Tout ce qui ne va point à l’unique but en est la figure. Car, puisqu’il n’y a qu’un but, tout ce qui n’y va point en mots propres est figuré ».[2]
La réponse attendue à une lettre d’amour n’est autre qu’une lettre d’amour. Et pour Dieu, cette lettre attendue doit s’écrire à même ma vie. Comment ? En veillant. C’est du moins ce qu’il y a d’écrit dans le mot du jour (cf. Lc 12, 39-48).
Veiller, ce n’est pas simplement attendre Dieu; c’est vivre et agir fidèlement pendant son absence apparente. Veiller, c’est faire le bien.
Je me questionne : Qu'est-ce que Dieu m'a confié ? S'il venait aujourd'hui, me trouverait-il en train d'en prendre soin ?
____________________
[1] Grégoire Le Grand. Homélie X, « sur Ézéchiel », 14, SC 327, p. 398.
[2] Pascal. Pensées, éd. H. Massis, 1935, p. 409.
