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CULTURE MUSIQUE: Guy Boucher cherche encore sa jolie Rose
Par Benoit Voyer
30 octobre 2025
Guy Boucher a longtemps cherché sa jolie Rose.
Né en 1943, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie, la coqueluche du petit écran a étudié à l’École nationale de théâtre puis il a obtenu quelques rôles à la radio et à la télévision de Radio-Canada.
En 1963, il devient animateur de l’émission Jeunesse oblige et en 1965, il connait un grand succès sur disque avec la chanson Devant le Juke Box, chantée en duo avec Ginette Sage.
Guy Boucher est décédé le 18 mars 2012. Il est inhumé dans le cimetière Notre-Dame du Rosaire, à Saint-Hyacinthe. Dans l’autre monde, il cherche encore sa Jolie Rose…
Sur Music Youtube:
https://music.youtube.com/watch?v=Q7kO0y0iNeY
Guy Boucher
Guy Boucher
Guy Boucher, l’ex-coqueluche du petit écran, a quitté la région de Sherbrooke pour retourner s’établir à Saint-Hyacinthe, ou il est né en 1943. Il prépare une nouvelle série pour la télévision et collabore à la pastorale au diocèse catholique de Saint-Hyacinthe. Enfin, il compose des chansons que les plus grands interprètes d’ici reprennent avec leur voix et leurs émotions. Guy Boucher a étudié à l’École nationale de théâtre puis il a obtenu quelques rôles à la radio et à la télévision de Radio-Canada. En1963, il devient animateur de l’émission Jeunesse oblige. En 1965, il connait un grand succès sur disque avec la chanson Devant le Juke Box, chantée en duo avec Ginette Sage.
Article paru en octobre 2002
Malgré quelques épreuves qu’il a eues à traverser, Guy Boucher n’a jamais cessé d’être fidèle à l’appel intérieur qu’il a reçu, il y a une vingtaine d'années, lors d’un séjour chez les moines de l’Abbaye Saint-Benoit-du-Lac. Après avoir été l’ami de tout le peuple québécois, grâce à ses rendez-vous sur la scène, à la télévision et à la radio, il s’est retiré, en ermite urbain, pour vivre a plein sa relation avec Dieu. Lorsqu’il est question de son Jésus, son complice de vie, il parle de lui comme s’il le voyait en chair et en os, comme si l’invisible existait vraiment.
A travers son Échange, on découvre en lui les traces d’un grand témoin de la foi et de l’invisible.
BENOIT VOYER – Comment fait-on pour rencontre Dieu?
GUY BOUCHER – Pour chaque personne, ce n’est pas pareil. Moi, ça a été une rencontre radicale! Maintenant, je sais qu’il m’aime et qu’il est miséricordieux. Lorsque je suis sorti de chez les moines, je n’en revenais pas. Je disais à mes amis: “J’ai eu une vie assez mouvementée. J’ai eu trois grands amours dans mon existence. J'ai eu des aventures. Vous savez, de tous les amours que j’ai vécus, il n’y a rien qui peut égaler ce que je vis avec le Seigneur”.
B.V. - Pourquoi?
G.B - Parce que ça ne se vit pas de la même façon! (Il cherche des mots pour parler de son expérience) Le Seigneur habite en nous et il se manifeste dans une dimension qui n’a rien de sexuel. C’est un amour inconditionnel. C’est un amour démuni. Le Seigneur est totalement démuni devant nous...
B.V. - Guy, je suis dans un désert de la foi. Je tente de renouer le contact avec Dieu. J’ai beau lui parler, mais je ne le sens pas présent. C’est ma souffrance... Comment puis-je faire pour renouer le dialogue avec lui? Qu’est que je dois faire pour le sentir présent?
G.B - La première chose à faire est qu’il ne faut pas lâcher. Il faut que tu sois persévérant. Je me permets de te raconter mon histoire. Après ma conversion, j'ai été vraiment choyé pendant deux ans et demi. Très fortement, je ressentais la présence de dieu.
Un jour, je me suis levé et Dieu n’était plus là. J’ai paniqué! Je suis allé voir un religieux pour lui parler de ce que je vivais. Je lui ai dit: “Le Seigneur n’est plus là!” Il m’a dit: “C’est normal! On dirait que le Bon dieu se retire. Ce retrait n’est pas pour te nuire, mais pour te faire grandir. C’est également ainsi pour tous les malheurs qui nous arrivent dans la vie. Si nous n’avions pas d’épreuves, nous ne grandirions pas.”
B.V. - Il se manifeste toujours dans l’épreuve?
G.B. - C’est souvent ainsi! C’est souvent après une maladie ou une épreuve terrible ou une mortalité que tu grandis. Je ne suis pas le seul à dire cela. C'est écrit dans les psaumes! “Pourquoi Seigneur tu n’es plus là? Pourquoi m’as-tu abandonné?” Je t’invite à persévérer...
B.V. - Après l’épreuve, il me sera possible de le sentir autant qu’avant?
G.B. - Mon expérience spirituelle n’est jamais revenue aussi forte que dans mes premières années de conversion, mais ma rencontre avec le Seigneur demeure la chose la plus importante de ma vie. Il n’y a rien pour m’enlever ce que je vis avec lui. C’est trop beau! C’est trop grand!
Certains matins, au moment où je fais oraison avec l’office des lectures, des textes me prennent au cœur avec une telle intensité. Ouf! Ils me donnent de la misère à respirer! Je me lève, je me promène dans la maison... C’est ça, le bon Dieu! La souffrance de son absence que tu vis en toi ressemble à celle du psalmiste.
B.V. - Ta relation à Jésus est tellement rendue importante que tu lui parles chaque matin...
G.B. - Je ne lui parle pas que le matin! Nous nous parlons aussi en soirée... et même en automobile. Je suis tellement bien dans mon auto. Je n’ai même pas de radio! Lui et moi on en profite pour bavarder!
G.B. - Comme un ami!
G.B. - C’est bien plus que ça! Tu sas, quand tu aimes quelque chose ou que tu aimes une personne, tu as le gout d’être avec elle. Tu as le gout d’y communier! Tu as le gout de lui écrire ou de téléphoner... C’est comme ça dans ma relation avec lui. C’est une très grande relation d’amour.
B.V. - Parfois, je doute. Je me demande si tout cela est vrai.
G.B. - Il y aurait 50 théologiens de diverses religions devant moi qui me diraient: “Ce n’est pas vrai tout ça!” Je leur dirais la même chose qu’à toi: “Voyons donc! Je le sais, moi Je l’ai vécu! Et je le vis tout le temps! Dieu n’est qu’amour. Il est complètement démuni devant nous... Il attend toujours après nous qu’on l’aime! Il attend toujours! Il a besoin que tu lui dises que tu l'aimes... Et pour le rencontrer, il faut que tu lui demande! Et n’oublie pas que c'est lui le boss! C’est lui qui va décider du meilleur moment.”
B.V. - Lors de ta conversion, tu as assurément reçu une grâce spéciale pour avoir une telle certitude...
G.B. - J’ai probablement reçu le charisme de la piété. Pour moi, la prière ce n'est vraiment pas une corvée. Sois attentif à la voix qu’il y a en toi. Il t’a aussi donné un charisme particulier.
Tiré de: Benoit Voyer. « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, une division de Québecor, 2005, pp. 53 à 56. Article paru initialement dans la Revue Sainte Anne. Le livre est conservé chez Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à Montréal (BANQ 204.4 V975t 2005).
Article paru en octobre 2002
"Dieu n’est qu’amour:
Il est complètement démuni devant nous!”
Malgré quelques épreuves qu’il a eues à traverser, Guy Boucher n’a jamais cessé d’être fidèle à l’appel intérieur qu’il a reçu, il y a une vingtaine d'années, lors d’un séjour chez les moines de l’Abbaye Saint-Benoit-du-Lac. Après avoir été l’ami de tout le peuple québécois, grâce à ses rendez-vous sur la scène, à la télévision et à la radio, il s’est retiré, en ermite urbain, pour vivre a plein sa relation avec Dieu. Lorsqu’il est question de son Jésus, son complice de vie, il parle de lui comme s’il le voyait en chair et en os, comme si l’invisible existait vraiment.
A travers son Échange, on découvre en lui les traces d’un grand témoin de la foi et de l’invisible.
BENOIT VOYER – Comment fait-on pour rencontre Dieu?
GUY BOUCHER – Pour chaque personne, ce n’est pas pareil. Moi, ça a été une rencontre radicale! Maintenant, je sais qu’il m’aime et qu’il est miséricordieux. Lorsque je suis sorti de chez les moines, je n’en revenais pas. Je disais à mes amis: “J’ai eu une vie assez mouvementée. J’ai eu trois grands amours dans mon existence. J'ai eu des aventures. Vous savez, de tous les amours que j’ai vécus, il n’y a rien qui peut égaler ce que je vis avec le Seigneur”.
B.V. - Pourquoi?
G.B - Parce que ça ne se vit pas de la même façon! (Il cherche des mots pour parler de son expérience) Le Seigneur habite en nous et il se manifeste dans une dimension qui n’a rien de sexuel. C’est un amour inconditionnel. C’est un amour démuni. Le Seigneur est totalement démuni devant nous...
B.V. - Guy, je suis dans un désert de la foi. Je tente de renouer le contact avec Dieu. J’ai beau lui parler, mais je ne le sens pas présent. C’est ma souffrance... Comment puis-je faire pour renouer le dialogue avec lui? Qu’est que je dois faire pour le sentir présent?
G.B - La première chose à faire est qu’il ne faut pas lâcher. Il faut que tu sois persévérant. Je me permets de te raconter mon histoire. Après ma conversion, j'ai été vraiment choyé pendant deux ans et demi. Très fortement, je ressentais la présence de dieu.
Un jour, je me suis levé et Dieu n’était plus là. J’ai paniqué! Je suis allé voir un religieux pour lui parler de ce que je vivais. Je lui ai dit: “Le Seigneur n’est plus là!” Il m’a dit: “C’est normal! On dirait que le Bon dieu se retire. Ce retrait n’est pas pour te nuire, mais pour te faire grandir. C’est également ainsi pour tous les malheurs qui nous arrivent dans la vie. Si nous n’avions pas d’épreuves, nous ne grandirions pas.”
B.V. - Il se manifeste toujours dans l’épreuve?
G.B. - C’est souvent ainsi! C’est souvent après une maladie ou une épreuve terrible ou une mortalité que tu grandis. Je ne suis pas le seul à dire cela. C'est écrit dans les psaumes! “Pourquoi Seigneur tu n’es plus là? Pourquoi m’as-tu abandonné?” Je t’invite à persévérer...
B.V. - Après l’épreuve, il me sera possible de le sentir autant qu’avant?
G.B. - Mon expérience spirituelle n’est jamais revenue aussi forte que dans mes premières années de conversion, mais ma rencontre avec le Seigneur demeure la chose la plus importante de ma vie. Il n’y a rien pour m’enlever ce que je vis avec lui. C’est trop beau! C’est trop grand!
Certains matins, au moment où je fais oraison avec l’office des lectures, des textes me prennent au cœur avec une telle intensité. Ouf! Ils me donnent de la misère à respirer! Je me lève, je me promène dans la maison... C’est ça, le bon Dieu! La souffrance de son absence que tu vis en toi ressemble à celle du psalmiste.
B.V. - Ta relation à Jésus est tellement rendue importante que tu lui parles chaque matin...
G.B. - Je ne lui parle pas que le matin! Nous nous parlons aussi en soirée... et même en automobile. Je suis tellement bien dans mon auto. Je n’ai même pas de radio! Lui et moi on en profite pour bavarder!
G.B. - Comme un ami!
G.B. - C’est bien plus que ça! Tu sas, quand tu aimes quelque chose ou que tu aimes une personne, tu as le gout d’être avec elle. Tu as le gout d’y communier! Tu as le gout de lui écrire ou de téléphoner... C’est comme ça dans ma relation avec lui. C’est une très grande relation d’amour.
B.V. - Parfois, je doute. Je me demande si tout cela est vrai.
G.B. - Il y aurait 50 théologiens de diverses religions devant moi qui me diraient: “Ce n’est pas vrai tout ça!” Je leur dirais la même chose qu’à toi: “Voyons donc! Je le sais, moi Je l’ai vécu! Et je le vis tout le temps! Dieu n’est qu’amour. Il est complètement démuni devant nous... Il attend toujours après nous qu’on l’aime! Il attend toujours! Il a besoin que tu lui dises que tu l'aimes... Et pour le rencontrer, il faut que tu lui demande! Et n’oublie pas que c'est lui le boss! C’est lui qui va décider du meilleur moment.”
B.V. - Lors de ta conversion, tu as assurément reçu une grâce spéciale pour avoir une telle certitude...
G.B. - J’ai probablement reçu le charisme de la piété. Pour moi, la prière ce n'est vraiment pas une corvée. Sois attentif à la voix qu’il y a en toi. Il t’a aussi donné un charisme particulier.
Tiré de: Benoit Voyer. « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, une division de Québecor, 2005, pp. 53 à 56. Article paru initialement dans la Revue Sainte Anne. Le livre est conservé chez Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à Montréal (BANQ 204.4 V975t 2005).
MUSIQUE : Guy Boucher cherche encore sa jolie Rose
Par Benoit Voyer
28 juin 2026
Guy Boucher a longtemps cherché sa jolie Rose.
Né le 29 juin 1938 [1], à Saint-Hyacinthe, en Montérégie. Guy est le fils d’Adélard Boucher et de Laura Gaudreau.
Il est baptisé le lendemain dans l’église catholique Notre-Dame-du-Rosaire. Au registre paroissial, on indique qu’on lui a donné les prénoms de Joseph, Guy et André. Son parrain et sa marraine sont sa sœur Yolande et son frère Hubert.
La coqueluche du petit écran a étudié à l’École nationale de théâtre puis il a obtenu quelques rôles à la radio et à la télévision de Radio-Canada.
En 1963, il devient animateur de l’émission Jeunesse oblige et en 1965, il connait un succès retentissant sur disque avec la chanson Devant le Juke Box, chantée en duo avec Ginette Sage.
Guy Boucher est décédé le 18 mars 2012. Il est inhumé dans le cimetière Notre-Dame du Rosaire, à Saint-Hyacinthe. Dans l’autre monde, il cherche encore sa Jolie Rose.
Sur Music Youtube :
https://music.youtube.com/watch?v=Q7kO0y0iNeY
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[1] Au sujet de son année de naissance, il y a plusieurs erreurs qui sur Internet. Pour confirmer qu’il est né en 1938, j’ai fait une vérification du registre paroissial de Notre-Dame-du-Rosaire, à Saint-Hyacinthe, et j’ai fait une visite au cimetière du même nom dans la cité maskoutaine.
VISION CATHOLIQUE: L’importance de bâtir sa vie intérieure sur des bases solides
Par Benoit Voyer
4 novembre 2025
Il y a des hauts et des bas dans la vie spirituelle. Il est donc important de se donner des bonnes fondations afin de ne pas sombrer lors des tempêtes qui surgissent dans le brouhaha de l’existence. Lorsque le vent souffle dans notre visage à 100 kilomètres, on est assurément décoiffé et on finit par en perdre nos repères. Il est important de bâtir sa vie intérieure sur des bases solides.
Un jour de 2002, je vis des moments sombres dans ma vie spirituelle. Je m’inquiète de ma relation avec Dieu. Je ne sens plus sa présence. Quand je prie, tout est sec et sans saveur.
Je décide d’en parler à Guy Boucher, une ancienne coqueluche du petit écran qui a vécu une importante conversion spirituelle. Je sais qu’il a une solide vie spirituelle et qu’il pourrait m’aider à comprendre ce que je vis. D’ailleurs, dans mon agenda figure un rendez-vous avec lui. Je dois le rencontrer dans le cadre d’un grand entretien pour la Revue Sainte-Anne [1].
Nous nous asseyons à la table d’un café montréalais et, café à la main, j’aborde directement le sujet : Guy, « comment fait-on pour rencontrer Dieu ? ». Il est étonné de ma question. Il s’attendait à parler de ses souvenirs dans le milieu artistique, mais il sourit. Il semble vraiment heureux de l’angle que je donne à notre conversation.
Il me lance : Tu sais, « pour chaque personne, ce n’est pas pareil. Moi, ça a été une rencontre radicale ! Maintenant, je sais qu’il m’aime et qu’il est miséricordieux. Lorsque je suis sorti de chez les moines, je n’en revenais pas. Je disais à mes amis : “J’ai eu une vie assez mouvementée. J’ai eu trois grands amours dans mon existence. J'ai eu des aventures. Vous savez, de tous les amours que j’ai vécus, il n’y a rien qui puisse égaler ce que je vis avec le Seigneur. »
Pourquoi ? « Parce que ça ne se vit pas de la même façon ! (Il cherche des mots pour parler de son expérience) Le Seigneur habite en nous et il se manifeste dans une dimension qui n’a rien de sexuel. C’est un amour inconditionnel. C’est un amour démuni. Le Seigneur est totalement démuni devant nous… »
J’ose une confidence : « Guy, je suis dans un désert de la foi. Je tente de renouer le contact avec Dieu. J’ai beau lui parler, mais je ne le sens pas présent. C’est ma souffrance… Comment puis-je faire pour renouer le dialogue avec lui ? Qu’est-ce que je dois faire pour le sentir présent ? »
Guy Boucher, oublie que j'enregistre la rencontre. Il me regarde. Il s’adresse à moi comme à un vieil ami : « La première chose à faire est qu’il ne faut pas lâcher. Il faut que tu sois persévérant. Je me permets de te raconter mon histoire. Après ma conversion, j'ai été vraiment choyé pendant deux ans et demi. Très fortement, je ressentais la présence de Dieu. Un jour, je me suis levé et Dieu n’était plus là. J’ai paniqué ! Je suis allé voir un religieux pour lui parler de ce que je vivais. Je lui ai dit : “Le Seigneur n’est plus là !” Il m’a dit : “C’est normal! On dirait que le Bon Dieu se retire. Ce retrait n’est pas pour te nuire, mais pour te faire grandir. C’est également ainsi pour tous les malheurs qui nous arrivent dans la vie. Si nous n’avions pas d’épreuves, nous ne grandirions pas.” »
Je suis étonné d’entendre ça et je lui exprime : « Il se manifeste toujours dans l’épreuve ? »
Il me répond : « C’est souvent ainsi ! C’est souvent après une maladie ou une épreuve terrible ou une mortalité que tu grandis. Je ne suis pas le seul à dire cela. C'est écrit dans les psaumes ! “Pourquoi Seigneur tu n’es plus là ? Pourquoi m’as-tu abandonné ?” Je t’invite à persévérer…
Je demeure inquiet : mais « après l’épreuve, il me sera possible de le sentir autant qu’avant ? »
Il ajoute : « Mon expérience spirituelle n’est jamais revenue aussi forte que dans mes premières années de conversion, mais ma rencontre avec le Seigneur demeure la chose la plus importante de ma vie. Il n’y a rien pour m’enlever ce que je vis avec lui. C’est trop beau ! C’est trop grand ! Certains matins, au moment où je fais oraison avec l’office des lectures, des textes me prennent au cœur avec une telle intensité. Ouf ! Ils me donnent de la misère à respirer ! Je me lève, je me promène dans la maison… C’est ça, le bon Dieu ! La souffrance de son absence que tu vis en toi ressemble à celle du psalmiste. »
Je vois que j’ai affaire à un homme qui a une expérience spirituelle solide. Je lui lance, un peu taquin : « Ta relation à Jésus est tellement rendue importante que tu lui parles chaque matin… »
Les yeux brillants, il me rétorque : « Je ne lui parle pas que le matin ! Nous nous parlons aussi en soirée… et même en automobile. Je suis tellement bien dans mon auto. Je n’ai même pas de radio ! Lui et moi on en profite pour bavarder ! »
Comme un ami ? « C’est bien plus que ça ! Tu sais, quand tu aimes quelque chose ou que tu aimes une personne, tu as le gout d’être avec elle. Tu as le gout d’y communier ! Tu as le gout de lui écrire ou de téléphoner… C’est comme ça dans ma relation avec lui. C’est une très grande relation d’amour. »
Je reviens au motif de ma rencontre : Guy, « parfois, je doute. Je me demande si tout cela est vrai. »
Il me rassure : « Il y aurait 50 théologiens de diverses religions devant moi qui me diraient : “Ce n’est pas vrai tout ça !” Je leur dirais la même chose qu’à toi : “Voyons donc ! Je le sais, moi, je l’ai vécu ! Et je le vis tout le temps ! Dieu n’est qu’amour. Il est complètement démuni devant nous… Il attend toujours après nous qu’on l’aime ! Il attend toujours ! Il a besoin que tu lui dises que tu l'aimes… Et pour le rencontrer, il faut que tu lui demandes ! Et n’oublie pas que c'est lui le boss ! C’est lui qui va décider du meilleur moment.” »
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[1] Benoit Voyer. Les Témoins de l’essentiel, Éditions Logique, 2005, pp. 53 à 56. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/search?q=guy+boucher
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Guy Boucher
Guy Boucher
Par Benoît Voyer, journaliste
SHERBROOKE – Malgré quelques épreuves qu'il a eu à traverser, Guy Boucher n'a jamais cessé d'être fidèle à l'appel intérieur qu'il a reçu, il y a une vingtaine d'années, lors d'un séjour chez les moines de l'abbaye Saint-Benoît-du-Lac. Après avoir été l'ami de tout le peuple québécois, grâce à ses rendez-vous sur la scène, à la télévision et à la radio, il s'est retiré, en ermite urbain, pour vivre à plein avec son amant, un homme qu'il rencontre et touche spirituellement.
Lorsqu'il est question de son Jésus, son complice de vie, il parle de lui comme s'il le voyait en chair et en os, comme si l'invisible existait vraiment. Son exemple de vie rappelle ce qu'écrivait le pape Paul VI dans son encyclique L'Évangélisation dans le monde moderne, qui fêtera en 2005 son trentième anniversaire : « Le monde réclame des évangélisateurs qui lui parlent de Dieu, qu'ils connaissent et fréquentent, comme s'ils voyaient l'invisible. »
À travers son échange avec le journaliste Benoît Voyer, on découvre en lui les traces d'un grand témoin de la foi et de l'invisible.
Comment fait-on pour rencontrer Dieu ?
Pour chaque personne, ce n'est pas pareil. Moi, ça a été une rencontre radicale ! Maintenant, je sais qu'il m'aime et qu'il est miséricordieux.
Lorsque je suis sorti de chez les moines, je n'en revenais pas. Je disais à mes amis : J'ai eu une vie assez mouvementée. J'ai eu trois grands amours dans mon existence. J'ai eu des aventures. Vous savez, de tous les amours que j'ai vécus, il n'y a rien qui peut égaler ce que je vis avec le Seigneur.
Pourquoi ?
Parce que ça ne se vit pas de la même façon ! [il cherche des mots pour parler de son expérience…] Le Seigneur habite en nous et il se manifeste dans une dimension qui n'a rien de sexuel. C'est un amour inconditionnel. C'est un amour démuni. Le Seigneur est totalement démuni devant nous…
Guy, je suis dans un désert de la foi. Je tente de renouer le contact avec Dieu. J'ai beau lui parler, mais je ne le sens pas présent. C'est ma souffrance… Comment puis-je faire pour renouer le dialogue avec lui ? Qu'est-ce que je dois faire pour le sentir présent ?
La première chose à faire est qu'il ne faut pas lâcher. Il faut que tu sois persévérant.
Je me permets de te raconter mon histoire. Après ma conversion, j'ai été vraiment choyé pendant 2 1/2 ans. Très fortement, je ressentais la présence de Dieu.
Un jour, je me suis levé et Dieu n'était plus là. J'ai paniqué ! Je suis allé voir un religieux pour lui parler de ce que je vivais. Je lui ai dit : « Le Seigneur n'est plus là ! »
Il m'a dit : « C'est normal ! »
On dirait que le Bon Dieu se retire. Ce retrait n'est pas pour te nuire, mais pour te faire grandir. C'est également ainsi pour tous les malheurs qui nous arrivent dans la vie. Si nous n'avions pas l'épreuve, nous ne grandirions pas.
Il se manifeste toujours dans l'épreuve ?
C'est souvent ainsi ! C'est souvent après une maladie ou une épreuve terrible ou une mortalité que tu grandis.
Je ne suis pas le seul à dire cela. C'est écrit dans les Psaumes ! « Pourquoi, Seigneur, tu n'es plus là ? Pourquoi m'as-tu abandonné ? » Je t'invite à persévérer…
Après l'épreuve, il me sera possible de le sentir autant qu'avant ?
Mon expérience spirituelle n'est jamais revenue aussi forte que dans mes premières années de conversion, mais ma rencontre avec le Seigneur demeure la chose la plus importante de ma vie. Il n'y a rien pour m'enlever ce que je vis avec lui. C'est trop beau ! C'est trop grand !
Certains matins, au moment où je fais oraison avec l'office des lectures, des textes me prennent au cœur avec une telle intensité. Ouf ! Ils me donnent de la misère à respirer ! Je me lève, je me promène dans la maison…
C'est ça le bon Dieu ! C'est ça le bon Dieu ! La souffrance de son absence que tu vis en toi ressemble à celle du psalmiste.
Ta relation à Jésus est tellement rendue importante que tu lui parles à chaque matin…
Je ne lui parle pas que le matin ! Nous nous parlons aussi en soirée… et même en automobile. Je suis tellement bien dans mon auto. Je n'ai même pas de radio ! Lui et moi on en profite pour bavarder !
Comme un ami !
C'est bien plus que ça ! Tu sais, quand tu aimes quelque chose ou que tu aimes une personne, tu as le goût d'être avec elle. Tu as le goût d'y communier ! Tu as le goût de lui écrire ou de téléphoner… C'est comme ça dans ma relation avec lui. C'est une très grande relation d'amour.
Parfois, je doute. Je me demande si tout cela est vrai.
Il y aurait 50 théologiens de diverses religions devant moi qui me diraient : Ce n'est pas vrai tout ça… Je leur dirais la même chose qu'à toi : Voyons donc ! Je le sais, moi ! Je l'ai vécu ! Et je le vis tout le temps ! Dieu n'est qu'amour. Il est complètement démuni devant nous. Il attend toujours après nous qu'on l'aime ! Il attend toujours ! Il a besoin que tu lui dises que tu l'aimes.
Et pour le rencontrer, il faut que tu lui demandes ! Et n'oublie pas que c'est lui le « boss » C'est lui qui va décider du meilleur moment.
Lors de ta conversion, tu as assurément reçu une grâce spéciale pour avoir une telle certitude…
J'ai probablement reçu le charisme de la piété. Pour moi, la prière, ce n'est vraiment pas une corvée. Sois attentif à la voix qu'il y a en toi. Il t'a aussi donné un charisme particulier.
(Revue Sainte-Anne, octobre 2002, page 393)
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous
Par Benoît Voyer
Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué ou en nous abonnant à vos publications à : fildepresse@benoitvoyer.com
Le pape à Québec
QUÉBEC – Le pape sera à Québec en 2008. Est-ce que ce sera Jean-Paul II ou son successeur ? Personne ne le sait. Une chose est assurée, c'est qu'il sera au Canada pour le Congrès eucharistique international qui coïncidera avec le 400ᵉ anniversaire de la ville de Québec. Cette même année, la municipalité accueillera aussi un congrès international de généalogie et un autre regroupera les professeurs de français de partout autour de la planète.
Mgr Roger Ébacher devient conférencier
GATINEAU – Mgr Roger Ébacher était le conférencier invité de l'Unité pastorale de la Croix pour un entretien sur le thème « Le pardon dans la Bible », le 23 novembre, au sous-sol de l'église Notre-Dame-de-Lorette, dans le diocèse de Gatineau-Hull. Ce n'est pas la première fois qu'une paroisse ou unité pastorale le demande pour une conférence ou encore la prédication d'une retraite pendant le temps de l'avent ou le carême. Il avait donné une journée de ressourcement sur le même thème aux agents de pastorale laïques en paroisse.
Au sujet de l'Opus Dei
MONTRÉAL – Au sujet de l'Opus Dei, Raymond Beaugrand-Champagne, ex-réalisateur à la Société Radio-Canada, a déclaré à la Revue Sainte-Anne : « Je ne comprends pas pourquoi certains craignent ce mouvement fantastique d'une grande simplicité et qui fait tant de bien. Je me souviens de grandes réunions à l'université de Montréal où la joie chrétienne régnait. J'ai lu cependant des articles pénibles et, à mon avis, sans fondements. Je suis d'ailleurs allé au secrétariat central à Madrid, il y a plus de 30 ans, où je fus reçu par le responsable, Me Alvarez, d'une façon si chaleureuse et si intelligente.
Forum-jeunesse
TROIS-RIVIÈRES – L'expérience des Journées mondiales de la jeunesse a éveillé chez les évêques du Québec le besoin d'aller plus en profondeur dans leur rencontre avec les jeunes. C'est pourquoi ils tiendront dans peu de temps un forum-jeunesse afin de saisir la culture des jeunes, écouter ce qu'ils vivent, comment ils perçoivent l'Église et la société. Les échanges pourront porter sur l'un ou l'autre sujet, tels l'éducation, les relations de couple, l'environnement, l'économie, la pauvreté, l'engagement… Il s'agit de réfléchir sur leur culture et leur mentalité dans un climat de confiance et de dialogue. De leur côté, les évêques veulent accueillir les interpellations des jeunes. Le forum-jeunesse réunira des évêques et un certain nombre de jeunes, hommes et femmes, couples et célibataires, étudiants et travailleurs, représentant une réelle diversité. Âgés entre 20 à 30 ans, venant des différentes régions du Québec, les participants seront choisis en raison de leur enracinement dans des groupes et des réseaux, capables de refléter la pensée des jeunes de leurs milieux sur la société et l'Église.
Mariages homosexuels
WINNIPEG – « Il est difficile d'imaginer que l'importance unique du mariage pour les enfants et la société ne sera pas gravement ébranlée par le fait d'inclure dans la définition du mariage des unions qui ne sont pas équipées pour la reproduction », écrit Mgr James Weisgerber, archevêque catholique de Winnipeg, dans un communiqué paru suite à l'annonce du gouvernement du Manitoba de légaliser les mariages entre partenaires de même sexe.
Sœurs de la Charité d'Ottawa
OTTAWA – Sœur Lorraine Desjardins a été élue supérieure générale des Sœurs de la Charité d'Ottawa.
Des ondes bénies
DRUMMONDVILLE – L'église Saint-Frédéric, à Drummondville, un bâtiment patrimonial, loue son clocher à l'entreprise de télécommunication Rogers sans fil inc. Les nouveaux équipements qui ont été installés à cet endroit permettront de décupler la qualité du service de téléphonie cellulaire. Il est de plus en plus fréquent que des clochers d'églises soient utilisés pour ce genre d'installation technique. La location de l'espace permet à cette paroisse de régler une partie de ses problèmes financiers. Elle rapporte annuellement 8000 $, pour cinq ans. Mgr Raymond Saint-Gelais a autorisé la signature du contrat.
Synode des évêques sur l'eucharistie
ALEXANDRIA - En octobre 2005, lors du synode des évêques portant sur l'eucharistie, une rencontre de trente jours tenue au Vatican, à laquelle prendra part le Souverain Pontife et qui marquera la fin de cette année spéciale qui est vouée à ce thème, la délégation canadienne sera composée de quatre évêques : Mgr Gerald Wiesner, O.M.I., évêque de Prince George, Mgr Thomas Collins, archevêque d'Edmonton, Mgr Paul-André Durocher, évêque d'Alexandria-Cornwall et Mgr Clément Fecteau, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire à Saint-Jean-Longueuil, et Mgr Richard Grecco, évêque auxiliaire à Toronto, agiront comme substituts et participeront aussi activement aux travaux préparatoires.
Développement et Paix
GRAND FALLS – Mgr Martin Currie, évêque de Grand Falls, a vu son mandat être reconduit pour une deuxième fois comme représentant de la CECC au sein de Développement et Paix, organisme de solidarité internationale fondé par les évêques canadiens, en 1967. Il poursuit son travail en compagnie de Mgr Luc Cyr, évêque de Valleyfield, lui aussi membre du conseil d'administration de l'organisation.
Histoire paroissiale : un livre
SAINTE-ANNE-DE-PRESSCOTT – « Une église, un monument, une merveille – Histoire de l'église catholique de Sainte-Anne-de-Presscott » est le titre d'un nouveau livre de 88 pages qui vise à mettre en valeur le patrimoine de cette paroisse franco-ontarienne du diocèse d'Ottawa.
Nouveau nom de paroisse
HAWKESBURY – Suite à un regroupement des trois communautés chrétiennes, la paroisse de Hawkesbury, dans le diocèse d'Ottawa, portera maintenant le vocable de Saint-Pierre-Apôtre. Chaque église garde son appellation d'origine.
Franciscains de l'Emmanuel
MONTRÉAL – Les Franciscains de l'Emmanuel, fraternité franciscaine initiée par le frère Denis-Antoine Lévesque, regroupent actuellement 68 membres. À Amqui et à Montréal, ils sont : Quatre frères consacrés internes et quatre candidats sont en réflexion ; s'ajoutent à eux cinq membres externes (avec six candidats) et 16 amis associés. Au Cameroun (Afrique), ils regroupent 59 membres externes, 10 jeunes hommes sont en cheminement pour devenir membres externes et 92 amis associés s'ajoutent à eux. L'Association de fidèles est actuellement dirigée par le frère François-Marie Garon.
Le Paradis de l'abbé Claude
MONTRÉAL – L'abbé Claude Paradis, animateur de pastorale au centre hospitalier de Verdun, s'est joint à la communauté de l'Arche, à Montréal. Il est aussi devenu membre du conseil d'administration de la Fédération des Arches au Québec. Enfin, il est membre de l'équipe de l'émission de télévision Évangélisation 2000, diffusée aux réseaux TVA et TQS.
L'Exode – Centre de réhabilitation
MONTRÉAL – Avec le clinicien Sylvain Proulx, le père André Dumont, fondateur du centre de réinsertion sociale L'Exode, à Montréal, a fait l'élaboration de 60 ateliers thérapeutiques à couleur holistique, c'est-à-dire avec une approche globale de la personne incluant la spiritualité. En 2002, il publiait, en collaboration avec Alphonse Nadeau, le livre « Trajectoire d'un géant – Ubald Villeneuve » L'homme qui a changé notre regard sur la toxicomanie » (Éditions Anne Sigier). En 2004, l'Exode a reçu l'obtention de la certification du ministère de la santé du Québec pour ses trois pavillons.
Tran Lam
QUÉBEC – Le deuxième livre de Tran Lam sera publié en 2005 chez Novalis. On se souvient de son livre choc « La survivante – La guerre des autres », paru, il y a déjà quelques mois, aux Éditions Alain Stanké, une division de Québécor.
Les 10 ans de Radio-Ville-Marie
MONTRÉAL – Radio-Ville- Marie célèbre cette année son 10ᵉ anniversaire. Jean-Guy Roy, directeur général de la station, est de toutes les festivités.
Exposition sur les Sœurs du Bon-Conseil
MONTREAL – L'Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil, 1215, boul. Saint-Joseph est, à Montréal, présente en ce moment l'exposition « Un siècle d'action sociale – Marie Gérin-Lajoie et les Sœurs du Bon-Conseil ». Lors de votre visite, peut-être rencontrerez-vous Sœur Angèle ! Elle habite cette maison.
Guy Boucher à Saint-Hyacinthe
SAINT-HYACINTHE – Guy Boucher, l'ex-coqueluche du petit écran, a quitté la région de Sherbrooke pour s'établir à Saint-Hyacinthe. Il prépare une nouvelle série pour la télévision, collabore à la pastorale du diocèse de Saint-Hyacinthe et est à la recherche d'interprètes pour les chansons qu'il a composées depuis plusieurs années.
Vie universitaire
MONTRÉAL – Entre 1997 et 2001, 5800 doctorats et 37 175 maîtrises ont été décernés au Québec.
Pas de chœurs gais à l'église
SASKATOON – Mgr Rodney Andrews, évêque anglican de Saskatoon, a interdit aux chœurs Bridge City, de Saskatoon, et Prairie Pride, de Regina, de donner un spectacle commun à la cathédrale anglicane St. John's, le 13 novembre. Mgr Andrews s'est dit désolé d'avoir informé les chorales aussi tard, ajoutant qu'il avait agi dès qu'il a été informé du problème. Il a pris la décision de refuser l'accès à la cathédrale aux chanteurs et chanteuses gais et lesbiennes à la suite d'appels de fidèles. Le concert a donc eu lieu au temple de l'Église unie de la municipalité.
Les Carmélites à Lanoraie
LANORAIE – Les Carmélites de Montréal veulent établir leur nouveau monastère à Lanoraie, en banlieue de Montréal. Les 18 religieuses habiteraient l'endroit. Les Carmélites ont sécurisé une option d'achat sur une ancienne terre à tabac de 237 arpents située en bordure de la route 138, entre Lanoraie et Lavaltrie. Les religieuses y relocaliseront le cimetière de la congrégation qui regroupe 30 religieuses décédées. Mgr Gilles Lussier et la municipalité ont donné leur accord au projet.
Hommage à Mgr Donat Robichaud
SHIPPAGAN – Le premier salon du livre de la péninsule acadienne a eu lieu en octobre. Pour l'occasion, on a rendu hommage à Mgr Donat Robichaud pour son apport exceptionnel à sa communauté et à l'Acadie tout entière.
Des pasteurs veulent se syndiquer
TORONTO – Un syndicat du clergé ? Cela pourrait arriver chez les ministres de l'Église unie du Canada. Ils pourraient joindre le syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA). Deux ministres de l'Église unie du Canada et l'épouse d'un pasteur, représentant quelque 30 ecclésiastiques en Ontario et un nombre non précisé dans l'ouest du pays, ont rencontré des responsables des TCA, en novembre. Ils veulent se syndiquer à cause de la conduite de certains paroissiens à leur endroit, de leurs bas salaires et d'un manque de sécurité. Cette Église protestante, la plus importante au pays, compte environ 4000 pasteurs et trois millions de fidèles au Canada.
Les évêques canadiens au Vatican
OTTAWA – Du 10 au 23 novembre, comme chaque année, une délégation de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a participé à une série de rencontres avec les représentants de la curie romaine. Elle était formée de : Mgr Brendan M. O'Brien, archevêque de Saint-Jean de Terre-Neuve et président de la CECC, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke et vice-président de la Conférence, et Mgr Mario Paquette, secrétaire général de l'organisme.
Lac à l'épaule
VICTORIAVILLE – Les 10 et 11 novembre, une centaine de personnes mandatées ont réfléchi aux enjeux qui se rencontrent dans le quotidien d'une Église appelée à vivre un passage important. L'objectif de cette rencontre officielle était de proposer aux participants d'avancer dans l'Église qui advient. Les objectifs spécifiques ont été définis comme suit : faire le point sur ce qui a été vécu depuis dix ans dans le diocèse ; entrevoir les enjeux de l'avenir ; nommer les impacts de ces enjeux sur l'exercice des ministères et identifier les passages à vivre. Cette rencontre était organisée à l'initiative de Mgr Raymond Saint-Gelais, évêque de Nicolet. Le diocèse de Nicolet compte 85 paroisses dont 57 sont regroupées pour former 15 unités pastorales. Il y a, dans l'Église nicolétaine, 143 prêtres diocésains, dont 46 prêtres ont une responsabilité paroissiale. Ils travaillent en collaboration avec 25 diacres permanents et 41 agents de pastorale mandatés.
Le pape écrit à Mgr Ébacher
GATINEAU – À l'occasion de son 25ᵉ anniversaire d'épiscopat, le pape Jean-Paul II a transmis ses bons vœux à Mgr Roger Ébacher, archevêque de Gatineau-Hull. Il lui écrit : « À l'occasion du jubilé d'argent de ton épiscopat, nous t'encourageons chaleureusement, vénérable frère, toi qui tous les jours accomplis avec soin ton devoir de pasteur et de maître en veillant à la saine doctrine et en l'expliquant, tout en lui offrant un témoignage par l'exemple d'un travail de qualité. En vérité, nous prions Dieu instamment pour qu'Il mène à son terme ce que nous pressentons déjà et qu'Il t'enrichisse encore de plus grands dons, en t'accordant une généreuse récompense pour tes mérites. Ces vœux, qui viennent du fond du cœur, nous désirons te les confirmer par notre bénédiction apostolique. »
Fête interculturelle
GATINEAU – Le 27 novembre, à l'église Saint-Rosaire, à Gatineau, a eu lieu une fête diocésaine missionnaire et interculturelle pour les jeunes adultes. Cette fête était organisée conjointement par deux comités diocésains, celui de la pastorale missionnaire et, l'autre, de la jeunesse. Le thème de la rencontre était : « Avec les jeunes de tous les pays, viens… » Il y a eu quatre ateliers : « Mission et mission », « La mission dans la Bible », « L'accueil… de l'étranger » et « Partir pour qui ? Pourquoi ? » Il s'agit d'une première pour ces deux comités diocésains.
Les évêques et le mariage
CORNWALL – La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) proclame de nouveau son opposition au mariage de conjoints de même sexe. À la clôture de leur assemblée plénière annuelle, qui a eu lieu à Cornwall, en Ontario, les 80 évêques présents ont adopté une motion qui promulgue la reconnaissance du mariage comme l'union légitime entre un homme et une femme. La proposition présentée par les quatre membres du bureau de direction de la Conférence a été approuvée à l'unanimité.
Enseignement religieux
MONTRÉAL – Les évêques du Québec demandent au gouvernement québécois, dirigé par Jean Charest, de maintenir l'enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques. « Il nous apparaît nécessaire de demander une reconduction des clauses dérogatoires pour un enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques. » « Les efforts entrepris depuis l'adoption de la Loi 118 doivent se poursuivre dans le cadre d'une option possible entre un enseignement moral et religieux catholique ou protestant, d'une part, et un enseignement de morale et de culture religieuse, d'autre part. » Le contenu des nouveaux programmes devrait être « toujours plus adapté à la réalité d'une société multiculturelle profondément enracinée dans un terreau chrétien. »
Le premier métier du cardinal Marc Ouellet
QUÉBEC – L'archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, a déjà travaillé au poste de terrassier dans le nord du Québec. Il avait 15 ans. Son compagnon de travail était son frère Jacques, 17 ans. C'est ce que révèle un article paru dans la célèbre revue Sélection du Reader's Digest de novembre. « Notre première tâche – creuser une fosse d'irrigation entre deux fermes, dont une appartenait à notre oncle Wilfred – semblait assez simple. La tranchée devait faire un mètre de profondeur, un mètre et demi de largeur et un kilomètre de longueur », a-t-il confié. Cet été-là, il a appris que « même les corvées les plus difficiles sont réalisables un jour à la fois ».
Hommage à Mgr Cabana
SHERBROOKE – L'Université de Sherbrooke a honoré un des principaux artisans de sa création en baptisant le bâtiment central de son campus principal du vocable de Pavillon Georges-Cabana, en l'honneur de l'ancien archevêque de Sherbrooke.
Inventaire des églises du Québec
La Fondation du patrimoine religieux du Québec a déposé sur Internet un inventaire exhaustif de tous les lieux de culte érigés avant 1975. Quelques clics sur le bouton de la souris font apparaître à l'écran près de 3000 églises, temples, synagogues et mosquées.
(Revue Sainte-Anne, février 2005, pp. 60 à 62)
Les grands orgues
Par Benoit Voyer
28 février 2025
Ce n’est plus un secret, j’aime beaucoup la musique classique et, de manière plus sensible, les airs joués aux grands orgues. Je vous en parlais, il y a quelques mois [1].
Je suis un peu marginal. Je le sais. En 2025, on ne peut pas dire que les grands orgues sont bien populaires. Depuis quelques années, il est même très rare de les entendre à la radio.
Je suis devenu un adepte des grands orgues en 1995 et 1996, à la veille de mes 30 ans. Cette année-là, j’étais rédacteur en chef intérimaire de la Revue Notre-Dame du Cap, le magazine du sanctuaire du même nom à Trois-Rivières.
Au fil des célébrations, grâce au talentueux organiste Gilles Rioux, qui était titulaire des orgues du sanctuaire du cap, j’ai découvert le charme de cet instrument. Ce musicien qu’on n’entend plus depuis quelques années, était un virtuose. Grâce à ses interprétations musicales, il avait le don de nous émouvoir, parfois de nous faire pleurer ou de nous procurer des moments de joie. A mes yeux, Rioux était et demeure un génie de l’orgue. Avec ses interprétations musicales, il a su me transporter au septième ciel.
L’organiste du secteur de Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, a quelques enregistrements à son actif dont « Ave Maria au Grand orgue de la Basilique Notre-Dame du Cap » et « Fantachorus » dont des extraits jouaient régulièrement sur les ondes du réseau FM de Radio-Canada dans les années 1990.
A la mi-novembre 1996, Gilles Rioux enregistrait des airs indémodables. Le projet de la maison Phonovox [2] consistait en un coffret de de 7 disques contenant les symphonies pour orgues du Français Charles-Marie Widor, titulaire des orgues de Saint-Sulpice a la fin du IXe siècle.
Cinq organistes étaient les vedettes dans cette série : Jacques Boucher de Montréal, Jean-Guy Proulx de Rimouski, Benjamin Waterhouse (2 disques), Jacquelin Rochette de Saint-Hyacinthe de Québec et Rioux (2 disques). Ce dernier interprétait les 3e et 7e symphonies et « Les 3 nouvelles pièces ».
Plus tard, je découvrirai d’autres virtuoses de talent dont Jacques Boucher, Pierre de Grand’Maison, Vincent Boucher, l’actuel titulaire des orgues de l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, Dom André Laberge, de l’Abbaye Saint-Benoit-du-Lac, et Pierre Gadbois, le titulaire de l’orgue de la Basilique Sainte-Anne, à Varennes, où repose sainte Marguerite d’Youville.
J’ai aussi découvert des grands orgues dont les sonorités me plaisent particulièrement. Mon préféré demeure celui de l’église de Saint-André de Kamouraska, au Bas Saint-Laurent, où sont inhumés sous l’église Rémi Garneau et Désanges Gagné, mes arrière-arrière-grands-parents.
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[1] Benoit Voyer. « Mon amour pour les grands orgues », 17 octobre 2024 benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/10/mon-amour-pour-les-grands-orgues.html
[2] Benoit Voyer. « Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux », L’Hebdo Journal, 17 novembre 1996, p. 43
Les grands orgues
Par Benoit Voyer
22 juin 2025
Ce n’est plus un secret, j’aime beaucoup la musique classique et, de manière plus sensible, les airs joués aux grands orgues. J’en parle souvent [1].
Je suis un peu marginal. Je le sais. De nos jours, on ne peut pas dire que les grands orgues sont bien populaires. Depuis quelques années, il est même très rare de les entendre à la radio.
Je suis devenu un adepte des grands orgues en 1995 et 1996, à la veille de mes 30 ans. Cette année-là, j’étais rédacteur en chef intérimaire de la Revue Notre-Dame du Cap, le magazine du sanctuaire du même nom à Trois-Rivières.
Au fil des célébrations, grâce au talentueux organiste Gilles Rioux, qui était titulaire des orgues du sanctuaire du cap, j’ai découvert le charme de cet instrument. Ce musicien qu’on n’entend plus depuis quelques années, était un virtuose. Grâce à ses interprétations musicales, il avait le don de nous émouvoir, parfois de nous faire pleurer ou de nous procurer des moments de joie. A mes yeux, Rioux était et demeure un génie de l’orgue. Avec ses interprétations musicales, il a su me transporter au septième ciel.
L’organiste du secteur de Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, à quelques enregistrements à son actif dont « Ave Maria au Grand orgue de la Basilique Notre-Dame du Cap » et « Fantachorus » dont des extraits jouaient régulièrement sur les ondes du réseau FM de Radio-Canada dans les années 1990.
A la mi-novembre 1996, Gilles Rioux enregistrait des airs indémodables. Le projet de la maison Phonovox [2] consistait en un coffret de de 7 disques contenant les symphonies pour orgues du Français Charles-Marie Widor, titulaire des orgues de Saint-Sulpice a la fin du IXe siècle.
Cinq organistes étaient les vedettes dans cette série : Jacques Boucher de Montréal, Jean-Guy Proulx de Rimouski, Benjamin Waterhouse (2 disques), Jacquelin Rochette de Saint-Hyacinthe de Québec et Rioux (2 disques). Ce dernier interprétait les 3e et 7e symphonies et « Les 3 nouvelles pièces ».
Plus tard, je découvrirai d’autres virtuoses de talent dont Jacques Boucher, Pierre de Grand’Maison, Vincent Boucher, l’actuel titulaire des orgues de l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, Dom André Laberge, de l’Abbaye Saint-Benoit-du-Lac, et Pierre Gadbois, le titulaire de l’orgue de la Basilique Sainte-Anne, à Varennes, où repose sainte Marguerite d’Youville.
J’ai aussi découvert des grands orgues dont les sonorités me plaisent particulièrement. Mon préféré demeure celui de l’église de Saint-André de Kamouraska, au Bas Saint-Laurent, où sont inhumés sous l’église Rémi Garneau et Désanges Gagné, mes arrière-arrière-grands-parents.
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[1] Benoit Voyer. « Mon amour pour les grands orgues », Benoit Voyer en liberté, 17 octobre 2024
[2] Benoit Voyer. « Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux », L’Hebdo Journal, 17 novembre 1996, p. 43
22 juin 2025
Ce n’est plus un secret, j’aime beaucoup la musique classique et, de manière plus sensible, les airs joués aux grands orgues. J’en parle souvent [1].
Je suis un peu marginal. Je le sais. De nos jours, on ne peut pas dire que les grands orgues sont bien populaires. Depuis quelques années, il est même très rare de les entendre à la radio.
Je suis devenu un adepte des grands orgues en 1995 et 1996, à la veille de mes 30 ans. Cette année-là, j’étais rédacteur en chef intérimaire de la Revue Notre-Dame du Cap, le magazine du sanctuaire du même nom à Trois-Rivières.
Au fil des célébrations, grâce au talentueux organiste Gilles Rioux, qui était titulaire des orgues du sanctuaire du cap, j’ai découvert le charme de cet instrument. Ce musicien qu’on n’entend plus depuis quelques années, était un virtuose. Grâce à ses interprétations musicales, il avait le don de nous émouvoir, parfois de nous faire pleurer ou de nous procurer des moments de joie. A mes yeux, Rioux était et demeure un génie de l’orgue. Avec ses interprétations musicales, il a su me transporter au septième ciel.
L’organiste du secteur de Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, à quelques enregistrements à son actif dont « Ave Maria au Grand orgue de la Basilique Notre-Dame du Cap » et « Fantachorus » dont des extraits jouaient régulièrement sur les ondes du réseau FM de Radio-Canada dans les années 1990.
A la mi-novembre 1996, Gilles Rioux enregistrait des airs indémodables. Le projet de la maison Phonovox [2] consistait en un coffret de de 7 disques contenant les symphonies pour orgues du Français Charles-Marie Widor, titulaire des orgues de Saint-Sulpice a la fin du IXe siècle.
Cinq organistes étaient les vedettes dans cette série : Jacques Boucher de Montréal, Jean-Guy Proulx de Rimouski, Benjamin Waterhouse (2 disques), Jacquelin Rochette de Saint-Hyacinthe de Québec et Rioux (2 disques). Ce dernier interprétait les 3e et 7e symphonies et « Les 3 nouvelles pièces ».
Plus tard, je découvrirai d’autres virtuoses de talent dont Jacques Boucher, Pierre de Grand’Maison, Vincent Boucher, l’actuel titulaire des orgues de l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, Dom André Laberge, de l’Abbaye Saint-Benoit-du-Lac, et Pierre Gadbois, le titulaire de l’orgue de la Basilique Sainte-Anne, à Varennes, où repose sainte Marguerite d’Youville.
J’ai aussi découvert des grands orgues dont les sonorités me plaisent particulièrement. Mon préféré demeure celui de l’église de Saint-André de Kamouraska, au Bas Saint-Laurent, où sont inhumés sous l’église Rémi Garneau et Désanges Gagné, mes arrière-arrière-grands-parents.
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[1] Benoit Voyer. « Mon amour pour les grands orgues », Benoit Voyer en liberté, 17 octobre 2024
[2] Benoit Voyer. « Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux », L’Hebdo Journal, 17 novembre 1996, p. 43
MUSIQUE : L’organiste Gilles Rioux
Par Benoit Voyer
29 juin 2026
Ce n’est plus un secret, j’aime beaucoup la musique classique et, de manière plus sensible, les airs joués aux grands orgues. J’en parle souvent [1].
Je suis un peu marginal. Je le sais. De nos jours, on ne peut pas dire que les grands orgues sont bien populaires. Depuis quelques années, il est même très rare de les entendre à la radio.
Je suis devenu un adepte des grands orgues en 1995 et 1996, à la veille de mes 30 ans. Cette année-là, j’étais rédacteur en chef intérimaire de la Revue Notre-Dame du Cap, le magazine du sanctuaire du même nom à Trois-Rivières.
Au fil des célébrations, grâce au talentueux organiste Gilles Rioux, qui était titulaire des orgues du sanctuaire du cap, j’ai découvert le charme de cet instrument.
Ce musicien est né le 16 avril 1965, à Saint-Louis-du-Ha-Ha, dans le secteur du Témiscouata, au Bas-Saint-Laurent. Il est le fils cadet de Roland Rioux (1918-2006) et Anne-Marie Rossignol (1919-2007). Gilles Rioux est un lointain cousin de la lignée d’Alvina Lévesque, mon arrière-grand-mère.
Malheureusement, on n’entend plus beaucoup parler de Gilles Rioux depuis quelques années. Pourtant, c’était un virtuose.
À travers ses interprétations musicales, il avait le don de nous émouvoir, parfois de nous faire pleurer ou de nous procurer des moments de joie. À mes yeux, Rioux était et demeure un génie de l’orgue. Avec ses interprétations musicales, il a su me transporter au septième ciel.
L’organiste du secteur de Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, à quelques enregistrements à son actif dont « Ave Maria au Grand orgue de la basilique Notre-Dame du Cap » et « Fantachorus », dont des extraits jouaient régulièrement sur les ondes du réseau FM de Radio-Canada dans les années 1990.
À la mi-novembre 1996, Gilles Rioux enregistrait des airs indémodables. Le projet de la maison Phonovox [2] consistait en un coffret de 7 disques contenant les symphonies pour orgues du Français Charles-Marie Widor, titulaire des orgues de Saint-Sulpice à la fin du IXᵉ siècle.
Cinq organistes étaient les vedettes dans cette série : Jacques Boucher de Montréal, Jean-Guy Proulx de Rimouski, Benjamin Waterhouse (2 disques), Jacquelin Rochette de Saint-Hyacinthe de Québec et Rioux (2 disques). Ce dernier interprétait les 3ᵉ et 7ᵉ symphonies et « Les 3 nouvelles pièces ».
Plus tard, je découvrirai d’autres virtuoses de talent, dont Jacques Boucher, Pierre de Grand’Maison, Vincent Boucher, l’actuel titulaire des orgues de l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, Dom André Laberge, de l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac, et Pierre Gadbois, le titulaire de l’orgue de la basilique Sainte-Anne, à Varennes, où repose sainte Marguerite d’Youville.
J’ai aussi découvert des grands orgues dont les sonorités me plaisent particulièrement. Mon préféré demeure celui de l’église de Saint-André de Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent, où sont inhumés sous l’église Rémi Garneau et Désanges Gagné, mes arrière-arrière-grands-parents.
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[1] Benoit Voyer. « Mon amour pour les grands orgues », 17 octobre 2024. www.benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/10/mon-amour-pour-les-grands-orgues.html
[2] Benoit Voyer. « Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux », L’Hebdo Journal, 17 novembre 1996, p. 43.
Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux
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Benoit Voyer
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Le projet de la maison Phonovox consiste en un coffret de de 7 disques contenant les symphonies pour orgues du Français Charles-Marie Widor, titulaire des orgues de Saint-Sulpice a la fin du IXe siècle.
Cinq organistes seront les vedettes de cette série : Jacques Boucher de Montréal, Jean-Guy Proulx de Rimouski, Benjamin Waterhouse (2 disques), Jacquelin Rochette de Saint-Hyacinthe de Québec et le madelinois (2 disques) qui interprétera les 3e et 7e symphonies et « Les 3 nouvelles pièces ».
« C’est un risque financier de faire des disques avec des musiciens qui ne sont pas très connus. Mais c’est en les faisant connaître qu’on risque de faire de l’argent », explique Gilles Rioux. L’avantage des productions de ce genre musical est qu’elles demeurent longtemps sur le marché avant d’être retirées. Ce n’est pas pour rien que le dicton affirme que la musique classique est éternelle.
L’organiste de Cap-de-la-Madeleine a déjà deux enregistrements à son actif « Ave Maria au Grand orgue » et « Fantachorus » dont des extraits jouent régulièrement sur les ondes du réseau FM de Radio-Canada.
(L’Hebdo Journal, 17 novembre 1996, p. 43)
VISION CATHOLIQUE: Les Trinitaires dans le cimetière Sainte-Antoine-de-Padoue, a Longueuil
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